Cette année, l’initiative de la CGT, qui avait permis au mois d’avril d’ouvrir le débat en pointant les dérives, tant dans les discours que dans les faits, visant à la militarisation des esprits, revient la semaine prochaine avec le soutien d’autres forces progressistes syndicales, politiques et associatives. Le rendez-vous est fixé au 18 septembre à partir de 17h30 sur la place d’Armes.
« On a décidé de réunir cette fois tous ceux qui partagent nos valeurs sur le sujet et qui vont essayer, j’espère, de construire une maison commune autour de la paix et contre l’extrême droite, explique le secrétaire général de l’Union départementale CGT, Richard Roméo Giberti. La situation impose d’essayer de nous organiser pour faire face au rouleau compresseur médiatique et politique déployé en face. »
Un événement ancré dans une brûlante actualité, insiste-t-il, puisque « jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, autant de conflits armés n’ont simultanément ensanglanté la planète ».
Face à cette réalité, pas question de se résigner et d’accepter sans réagir la normalisation de la guerre. Les organisations réaffirment donc que « la paix n’est pas une utopie, mais une exigence politique, sociale et humaine qui se construit, s’organise et se défend ». L’occasion de mettre sur le devant de la scène un sujet de société dont il est urgent de s’emparer et de débattre. « L’extrême droite, avec son positionnement nationaliste et xénophobe, ne peut qu’exacerber les tensions à l’international. Ce qui s’aggrave avec la mise en place du protectionnisme et l’augmentation des budgets militaires », met en garde Pascal Brun, pour l’organisation Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa).
« L’école de la République a pour objectif de former des citoyens libres et éclairés, capables d’esprit critique. Elle n’a pas vocation à devenir un lieu de promotion des objectifs militaires de recrutement », insiste Alain Tournay, dirigeant de la FSU dans le Var. Il dénonce notamment la proposition de loi du député du Calvados Christophe Blanchet (MoDem), examinée à l’Assemblée en mars, visant à renforcer l’enseignement des questions de défense nationale chez les élèves de collège et de lycée. Et d’ajouter : « Nous continuons de dénoncer l’entrisme de l’Armée dans tous les établissements scolaires et nous nous opposons à toute forme d’embrigadement de la jeunesse ».
Même son de cloche pour Zoé Desmoulins (Solidaires), qui insiste sur l’importance, à ses yeux, de « refuser les dispositifs qui militarisent nos classes, comme le port de l’uniforme, la levée du drapeau ou le chant de La Marseillaise tous ensemble, qui sont des symboles de militarisation de la jeunesse ». Des symboles prisés par l’extrême droite. Un seul et même combat, donc.

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