Tag: Mouvement pour la paix

  • À Toulon, un Village de la Paix dressé face à l’économie de guerre

    À Toulon, un Village de la Paix dressé face à l’économie de guerre

    C’est dans le plus grand port militaire d’Europe que s’ouvre, ce vendredi, ce rassemblement entièrement consacré à la paix, à quelques jours seulement de la Journée internationale lui étant consacré (21 septembre). L’événement est organisé notamment par la CGT, la FSU, Solidaires, le CASI Cheminots Paca, le Mouvement de la Paix, le PCF, La France insoumise et l’association Vigilance et Initiatives syndicales antifascistes (Visa).

    L’objectif affiché par les organisateurs est de créer un lieu de rencontre et de discussion en mettant en avant le droit international et le rôle de l’ONU, tout en interrogeant la militarisation en cours de la jeunesse ainsi que l’économie de guerre, mise en œuvre au détriment d’autres services publics essentiels comme l’éducation, la santé et la transition écologique.

    Pour les organisations, le débat dépasse largement la seule question du nombre de conflits armés qui ensanglantent le monde aujourd’hui. Elles entendent donc aussi interroger la place croissante prise par les dépenses militaires dans les choix économiques et politiques. Elles dénoncent ainsi une « militarisation » grandissante et la course aux armements qui ne sont pas sans conséquences. Avec l’inquiétude de voir progressivement s’installer dans la société une forme de banalisation de la guerre et de ses impératifs.

    « On veut parler de la paix alors que tout nous pousse à parler d’autre chose, et notamment de la guerre », déclare le secrétaire général de l’Union départementale de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Le responsable syndical insistant sur le fait que « la guerre n’est pas une fatalité, mais se construit par ceux qui ont le pouvoir et l’argent ».

    Une manifestation où il sera aussi question, bien sûr, de progrès social, sans lequel aucune paix durable n’est envisageable, rappelle-t-il.

    La paix est un enjeu

    de classe

    Et de poursuivre : « Dans ce pays qui a toujours été une espèce de phare qui éclaire le monde, même s’il brille un peu moins aujourd’hui, il y a urgence à donner la parole à tous ceux qui s’élèvent contre ce qui nous est présenté comme une fatalité, parce que tout, aujourd’hui, nous conduit à la guerre ».

    Nadine Nazzi, qui prendra la parole pour le PCF, rappelle de son côté que « l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) est une organisation politique et militaire aux objectifs bellicistes, née en 1949 pour combattre l’URSS ». Selon elle, l’organisation aurait donc dû disparaître après la chute de cette dernière en 1991. Mais, affirme-t-elle au contraire, elle « est devenue bien plus dangereuse et toxique qu’elle ne l’était au moment de la fin de la guerre froide ».

    Les budgets militaires imposés aux États membre avec la règle des 2% du PIB agissent également comme une perfusion d’argent public pour le secteur privé, dénonce la communiste. Elle ajoute : « C’est le concept de capitalisme monopoliste d’État, où l’État finance massivement les industries d’armements pour maintenir l’activité économique ».

    Cela, bien entendu, au détriment des populations qui subissent des politiques d’austérité, « des dizaines de milliards d’euros étant détournés vers l’achat d’avions, comme le F-35 américain, ou de systèmes de missiles ». Et de conclure : « Au PCF, notre conception d’une nation ouverte, fraternelle et solidaire est la base de notre conception de la République portant une politique de paix. Il est urgent d’ouvrir, en France, un vrai débat populaire sur ce que doit être une politique de Défense et de sûreté libérée de l’OTAN, assurant la liberté et l’indépendance des peuples dans une Europe et un bassin méditerranéen de la paix et de la sécurité collective, sous l’égide de la charte de l’ONU ».

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille

    Rendez-vous à 18h, ce 21 septembre, place du Général-de-Gaulle, pour une manifestation puis un meeting au Kiosque à musique, square Léon-Blum.

    Martigues

    Après-midi festive et culturelle avec ateliers et exposition, au jardin de Ferrières, le mercredi 23 septembre de 13h30 à 18h, suivi de discours puis d’une clôture musicale.

    Istres

    Rassemblement au portail d’Arles, ce dimanche 20 septembre, à 11h.

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le 23 septembre, à la Pyramide de la paix, à partir de 14h, pour une exposition puis un meeting à 18h.

  • Solidarité, dialogue et progrès social au Village de la paix à Toulon

    Solidarité, dialogue et progrès social au Village de la paix à Toulon

    C’est dans un contexte international particulièrement tendu que s’ouvre vendredi sur la place d’Armes une manifestation tout entière consacrée à la paix et portée par des organisations syndicales, politiques et associatives souhaitant, dans leur diversité, impliquer la population dans ce débat de société escamoté en lui fournissant d’autres grilles d’analyses.

    Le temps d’une journée, la place d’Armes, rebaptisée pour l’occasion place de la paix, se transforme en un lieu de rencontres et d’échanges réunissant tous ceux qui ont la volonté de faire de la paix non pas une idée abstraite, mais une démarche qui se construit au quotidien. L’objectif est aussi de créer un espace où chacun peut s’exprimer, s’informer et découvrir les initiatives qui existent localement en faveur du vivre-ensemble, de la solidarité et du dialogue.

    À la tribune vont s’enchaîner les responsables syndicaux de la CGT, FSU et Solidaires. Et politiques avec le PCF et LFI. Chacun apportant sa pierre à l’édifice en décortiquant les enjeux et les propositions pour bâtir la paix. Ce qui passe aussi par lutter contre les discriminations, favoriser la solidarité et permettre à chacun de trouver sa place dans la société. Bref, par le progrès social.

    Le mouvement de la paix et l’association Vigilance
    et Initiatives Syndicales Antifascistes (Visa) apportant également leur expertise sur les menaces qu’il convient urgemment de déjouer.

    Un lieu pour se rencontrer et échanger ouvert à tous à partir de 17h30 et qui se terminera par un concert après avoir permis aux participants de partager ensemble un repas.

  • La paix se bâtit dans le débat et la diversité avec la CGT le 18 septembre à Toulon

    La paix se bâtit dans le débat et la diversité avec la CGT le 18 septembre à Toulon

    Cette année, l’initiative de la CGT, qui avait permis au mois d’avril d’ouvrir le débat en pointant les dérives, tant dans les discours que dans les faits, visant à la militarisation des esprits, revient la semaine prochaine avec le soutien d’autres forces progressistes syndicales, politiques et associatives. Le rendez-vous est fixé au 18 septembre à partir de 17h30 sur la place d’Armes.

    « On a décidé de réunir cette fois tous ceux qui partagent nos valeurs sur le sujet et qui vont essayer, j’espère, de construire une maison commune autour de la paix et contre l’extrême droite, explique le secrétaire général de l’Union départementale CGT, Richard Roméo Giberti. La situation impose d’essayer de nous organiser pour faire face au rouleau compresseur médiatique et politique déployé en face. »

    Un événement ancré dans une brûlante actualité, insiste-t-il, puisque « jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, autant de conflits armés n’ont simultanément ensanglanté la planète ».

    Une exigence politique sociale et humaine

    Face à cette réalité, pas question de se résigner et d’accepter sans réagir la normalisation de la guerre. Les organisations réaffirment donc que « la paix n’est pas une utopie, mais une exigence politique, sociale et humaine qui se construit, s’organise et se défend ». L’occasion de mettre sur le devant de la scène un sujet de société dont il est urgent de s’emparer et de débattre. « L’extrême droite, avec son positionnement nationaliste et xénophobe, ne peut qu’exacerber les tensions à l’international. Ce qui s’aggrave avec la mise en place du protectionnisme et l’augmentation des budgets militaires », met en garde Pascal Brun, pour l’organisation Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa).

    « L’école de la République a pour objectif de former des citoyens libres et éclairés, capables d’esprit critique. Elle n’a pas vocation à devenir un lieu de promotion des objectifs militaires de recrutement », insiste Alain Tournay, dirigeant de la FSU dans le Var. Il dénonce notamment la proposition de loi du député du Calvados Christophe Blanchet (MoDem), examinée à l’Assemblée en mars, visant à renforcer l’enseignement des questions de défense nationale chez les élèves de collège et de lycée. Et d’ajouter : « Nous continuons de dénoncer l’entrisme de l’Armée dans tous les établissements scolaires et nous nous opposons à toute forme d’embrigadement de la jeunesse ».

    Même son de cloche pour Zoé Desmoulins (Solidaires), qui insiste sur l’importance, à ses yeux, de « refuser les dispositifs qui militarisent nos classes, comme le port de l’uniforme, la levée du drapeau ou le chant de La Marseillaise tous ensemble, qui sont des symboles de militarisation de la jeunesse ». Des symboles prisés par l’extrême droite. Un seul et même combat, donc.

  • Toulon. Un village pour informeret débattre

    Toulon. Un village pour informeret débattre

    La CGT a toujours été pour la paix entre les peuples », rappelle Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD varoise. Un engagement sans faille contre la guerre qui prend encore hélas cette année une importance capitale au regard de « la situation génocidaire en Palestine », insiste-t-il. Le village pour la paix dressé ce dimanche matin sur la place d’Armes à Toulon est là pour mettre en avant l’urgence de « s’occuper des questions qui sont en rapport à la chose militaire ». Ce qui rejoint les revendications de la CGT avec le Pôle public national de Défense. C’est-à-dire du contrôle de la vente des armes par les représentants de la nation.

    « J’ai été embauché à l’arsenal dans les années 80 par le ministère de la Défense. Je travaillais pour la défense de mon pays », intervient à ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal). Or, ajoute-t-il c’est devenu depuis quelque temps, le ministère des Armées. Un changement d’intitulé pas si anodin que ça parce que ça se traduit dans les faits par une tout autre logique, déplore le syndicaliste, « avec un budget basé sur l’export ». « Et ça, pour nous, c’est contre-nature, parce que quand on fait de l’export d’armes, on sait très bien que malheureusement, un jour ou l’autre, ceux à qui on importe, ils vont s’en servir », conclut-il.

    « La paix, ce n’est pas un état qui se définirait par l’absence de guerre mais un objectif qui passe forcément par la justice », rappelle Éric Brune pour la Fédération nationale des Travailleurs de l’État.

    Parmi les stands présents, celui aussi de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), un combat qui s’inscrit tout naturellement, explique Pascal Brun, dans la Journée internationale pour la paix dans le monde. « L’antifascisme, c’est lutter contre les différences, contre la haine, contre les nationalismes qui sont la plupart du temps à l’origine des guerres », rappelle-t-il