À Avignon, Marie-Anne Bertrand conteste toute diffamation

« Ma démarche s’inscrit strictement dans le cadre légal et dans l’exercice normal de mon mandat », écrit dans un communiqué ce mercredi 22 avril Marie-Anne Bertrand, élue d’opposition d’Avignon (L’Après), en réponse à l’annonce d’une plainte de l’adjoint à la propreté Michel Adam à son égard en plein conseil municipal ce lundi 20 avril (notre édition de ce mercredi 22 avril). Ceci fait suite à une question à propos d’une lettre ouverte d’agents municipaux de la propreté qui verraient d’un mauvais œil la présence de celui qui était jusqu’en 2024 directeur du service propreté dans l’équipe municipale.

À l’issue de la lecture du contenu de la lettre, suivie d’une demande d’éclaircissement de la situation, Marie-Anne Bertrand demandait alors aussi de confirmer que « Michel Adam, qui a rédigé le marché public et qui a contrôlé et traité avec la société ELITE, prestataire de la ville depuis plusieurs années, n’est intervenu à aucun moment et à quelque titre que ce soit dans la gestion de la société ELITE durant son activité au sein du service de la propreté urbaine de la ville d’Avignon, mais aussi après avoir quitté la collectivité entre avril 2024 et mars 2026 ».

Olivier Galzi a fustigé la lecture de ces propos, d’après lui, « diffamatoires, haineux et mensongers qui ont été tenus sur internet sur un réseau social » et qu’« en les lisant, vous les faites vôtres. Vous transformez une injure en un propos public de la part d’une élue de la République », sans répondre à la question initiale. Contactée par La Marseillaise sur la suite des éventuelles poursuites en justice et sur une éventuelle réaction à la situation, la municipalité n’a pas répondu dans les délais de rédaction de cet article.

« Une tentative d’intimidation »

Marie-Anne Bertrand se défend dans son communiqué en citant « l’article L.2121-13 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) : tout membre du conseil municipal a le droit d’être informé des affaires de la commune. De même, l’article L.2121-19 du CGCT garantit aux conseillers municipaux le droit d’exposer en séance des questions orales relatives aux affaires de la commune ». Elle estime avoir fait l’objet de « propos que je considère comme menaçants et de nature à porter atteinte à ma dignité d’élue, incluant l’évocation de poursuites judiciaires à mon encontre ». Elle annonce solliciter la protection fonctionnelle si la plainte est bien déposée.

Son parti exprime également son soutien « devant ce qu’on peut appeler une tentative d’intimidation de son élue ». « L’Après 84 tient à faire savoir que Marie-Anne n’a fait que remplir sa mission d’élue en posant une question sur un sujet que Monsieur le maire a soulevé tout au long de sa campagne, et en se faisant la porte-parole du personnel », est-il ensuite ajouté. Tandis que Marie-Anne Bertrand se « réserve la possibilité de saisir les autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur les éléments évoqués, dans le respect du droit et des procédures en vigueur ».

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