Tag: Avignon

  • Une soirée pour soutenir la lutte contre le racisme

    Une soirée pour soutenir la lutte contre le racisme

    Le mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) organise une soirée solidaire ce vendredi 6 novembre au théâtre des Carmes à Avignon. Dont la recette « aidera à financer nos activités, aide juridique et administrative, actions de solidarité, interventions dans les établissements scolaires », précise l’organisation.

    Car si le programme se veut convivial, avec des lectures de Paul Fructus, des contes de Jihad Darwiche et des « chansons engagées » d’Isabelle Desmero, le tout agrémenté de quelques boissons et grignotages, les finances de la structure sont en difficulté. « Le Mrap vit des aides de l’État s’il considère que la lutte contre le racisme et l’intégration de travailleurs en France est une priorité. Mais c’est de moins en moins le cas », constate Françoise Darwiche, coprésidente.

    Appel aux bénévoles

    L’occasion de mettre en avant également les activités de l’association. Une dizaine de bénévoles actifs se relaient au sein du local avignonnais pour les deux permanences hebdomadaires. « Il y a une quinzaine de personnes en moyenne chaque jour. Mais mercredi dernier, il y a eu 29 passages, ce qui est assez exceptionnel », glisse Isabelle Fructus, également coprésidente. Des victimes d’agressions racistes viennent y demander des conseils, mais aussi des personnes en voie de naturalisation. « Des personnes qui viennent avec des sacs entiers de papiers qu’il faut trier, cela prend un temps fou », poursuit la présidente qui appelle également de nouveaux bénévoles à rejoindre l’équipe.

    Un lieu que loue le Mrap depuis trois ans après avoir perdu son local prêté par la mairie. « Il faut aussi chauffer l’espace et cela coûte très cher. Il faut stocker plusieurs milliers de dossiers, ce qui prend de la place », poursuit Françoise Darwiche.

    Théâtre des Carmes à 19h.
    Prix libre.

  • Appeler le 18, ce n’est pas « commander une pizza »

    Appeler le 18, ce n’est pas « commander une pizza »

    Un clip vidéo décalé de moins d’une minute fait mouche. Un homme compose le 18 « pour une urgence » et souhaite l’arrivée des pompiers « dans 10 minutes si possible avec un supplément grande échelle et gyrophare ». Entre temps, un sapeur pompier apparaît à l’écran pour apporter une autorité bienveillante avec un slogan : « On ne commande pas un pompier comme on commande une pizza ». Voilà le message délivré depuis ce mardi par les sapeurs pompiers de Vaucluse qui ont lancé une campagne de communication qui sera largement relayée sur les réseaux sociaux, cinémas mais aussi en mairies ou emplacements médicaux.

    « Il y a un problème d’éducation de la population, parfois des gens en panne sur autoroute nous appellent », constate le commandant David Chesnel, qui a en charge la gestion de la plateforme d’appels au sein du Sdis de Vaucluse, là où transitent toutes les conversations du 18, 15 et du 112. « Les gens ne savent pas comment est traité leur appel, pensent que faire le 18 est un dû pour avoir les pompiers, le but de la campagne est de leur expliquer comment cela fonctionne », poursuit David Chesnel. « On ne dit surtout pas aux gens, n’appelez plus mais on souhaite changer leur perception sans les culpabiliser avec comme mots d’ordre appelez, expliquez et faites confiance », abonde Martine Casadeï, cheffe de l’administration générale au Sdis qui a piloté la campagne réalisée par l’agence de com’ avignonnaise Sur le pont !

    À peine 15% des appels amènent les pompiers

    Si a priori le Vaucluse est l’un des premiers Sdis à lancer une telle campagne, c’est parce que le nombre d’appels est en croissance permanente. 360 000 appels reçus l’an dernier – 18, 15 et 112 confondus – soit +6% en un an. « Cela fait environ 1 000 appels par jour et, en réalité, seuls 140 ont déclenché une intervention des pompiers, chiffre le colonel hors classe Paichoux, patron du Sdis. Loin de moi de penser que près de 900 appels sont inutiles, des gens en détresse ont besoin d’assistance, on va avoir le même niveau d’attention, mais chaque appel répond à une situation différente et un traitement différencié », fait-il valoir. Ainsi, en fonction du degré d’assistance, trois possibilités s’offrent : soit un simple conseil téléphonique, soit un transport sanitaire par ambulance, soit une urgence et, là, les pompiers interviennent.

    « La population doit comprendre que l’engagement des pompiers n’est pas automatique mais seulement réservé à des urgences vitales, il faut vraiment faire confiance à l’opérateur en ligne », plaide Christophe Paichoux. En ces temps où certains services d’urgences incitent d’abord à faire le 15 avant de se déplacer, et où joindre un médecin est de moins en moins aisé, en bout de chaîne les appels d’urgence progressent. « Les gens sont habitués à l’immédiateté, à consommer des services publics comme des services marchands mais nous sommes un service d’urgence qui ne peut être partout à la fois au risque ensuite de ne plus être disponible pour les urgences vitales », avertit le chef des pompiers. Surtout dans le contexte actuel où les pompiers, sursollicités, ont largement exprimé leur mal être et revendications par la grève depuis septembre.

  • Christian Mounier élu président avec une majorité renforcée

    Christian Mounier élu président avec une majorité renforcée

    Cette fois, pas de coup de Jarnac ou d’élection incertaine. À l’inverse de 2021 où les blocs de droite et gauche étaient au coude-à-coude lors de l’élection de Dominique Santoni (LR) à la présidence du Département, ce lundi Christian Mounier (DVD) a pris la suite sans trembler. Celui qui était jusque-là vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture a été élu avec 15 voix. Il devance Sophie Rigaut (PS) qui a glané 8 suffrages et Anthony Zilio, maire (DVC) de Bollène (3 voix). Huit abstentions ont été enregistrées, émanant a priori quasi toutes de l’extrême droite qui n’avait pas présenté de candidat.

    Sans surprise également, il a fallu trois tours de scrutin pour remplacer Dominique Santoni, contrainte de laisser la présidence après avoir été élu sénatrice fin septembre. Comme martelé depuis son élection au palais de Luxembourg, l’ex-présidente « ne quitte pas le Vaucluse » et présidera d’ailleurs le groupe de la majorité (lire ci-dessous). Pour être élu dès le premier tour, il aurait fallu disposer d’une majorité absolue (18 voix). Assez improbable vu la configuration de l’hémicycle. Seul le 3e tour désignait un vainqueur à la majorité relative -celui qui a le plus de voix l’emporte-. Si Sophie Rigaut et Anthony Zilio ont à chaque fois obtenu 8 et 3 voix, Christian Mounier est passé de 14 à 15 voix entre le 1er et le 2e tour, faisant reculer l’abstention de 8 à 9 suffrages.

    Comme nous l’indiquions dans notre édition du week-end, Anthony Zilio s’est contenté de 3 voix. En revanche, la gauche qui en escomptait 10 a connu un peu de déperdition. À l’inverse, la majorité de droite certifiait avoir sécurisé 13 voix et en compte donc 2 de plus. Une a été officialisée : celle de Léa Louard, élue en 2021 à gauche avec son binôme écologiste Samir Allel… Fantomatique depuis 5 ans, elle siégeait ce lundi à une nouvelle place dans la majorité, aux côtés de Dominique Santoni. Un retour aux sources pour celle qui, en 2014, avait été élue au conseil municipal d’Avignon sur la liste de droite.

    Le secret bien gardé

    de l’isoloir

    Après les votes, dans les couloirs du Département, difficile de percer le secret de l’isoloir. Quels sont les deux élus supplémentaires à avoir voté Christian Mounier ? Où sont parties les deux autres voix classées à gauche ? Chacun doutait un peu de tout le monde… « La gauche dévisse et la droite a sensiblement besoin de l’extrême droite pour gagner », commente Anthony Zilio. Allusion à l’hypothèse, qui circulait déjà la semaine dernière, du possible vote de Jonathan Argenson, dernier rescapé de la bompardie, à Christian Mounier. Une chose est sûre : même avec une gauche à taux plein et une droite un peu affaiblie, l’issue du scrutin n’aurait rien changé. « Je suis certainement le moins politique de vous tous, à vous de déterminer qui m’a apporté ces voix », ne s’aventure pas à analyser Christian Mounier, questionné à l’issue de la séance.

    « Il y a eu des votes cachés », ne peut que constater Sophie Rigaut. L’élue du canton de Vaison préfère aller de l’avant : « On va continuer à travailler pendant un an et demi en intergroupe sur les sujets évoqués dans ma candidature ». Une heure et demie plus tôt, Sophie Rigaut a été la première à se déclarer dans l’hémicycle. En « femme de gauche et fière », elle souhaitait « impulser plusieurs inflexions sur la politique trop rigoureuse du Département car nous disposons de marges de manœuvre ». Protection des plus vulnérables, aide soutenue à la construction d’Ehpad et de logements sociaux, évaluation du dispositif RSA ont été cités.

    Anthony Zilio avait, comme mercredi face à la presse, mis en avant une candidature de dépassement. « Le sens de ma démarche est de dépasser les blocs droite/gauche, je ne suis pas candidat pour défendre un camp ou un autre mais pour rassembler, non pas une alliance de circonstance mais une majorité de travail », plaide le maire de Bollène, redoutant que le choix Mounier soit celui « de l’immobilisme qui se traduira dans 18 mois par l’extrême droite ». Post séance, Anthony Zilio craint que 5 cantons basculent (Pernes, Cavaillon, Apt, Valréas et Vaison). Même s’il savait qu’il ferait « 3 voix », il ne « regrette pas » sa candidature. Il appelle à davantage d’investissement et d’aides aux communes et donne « rendez-vous en 2028 ».

    Enfin, dernier à se déclarer, Christian Mounier. Ou plutôt à se faire déclarer. Car c’est Dominique Santoni qui a pris la parole pour, succinctement, appeler à « préserver notre dynamique » et « apporter le soutien de notre majorité à Christian ». À voir désormais comment cette majorité se traduira dans les futurs votes. Et ce dès le 20 novembre, date de la prochaine plénière, consacrée aux orientations budgétaires.

  • Une présidence bien plus que dans les pas de Santoni

    Une présidence bien plus que dans les pas de Santoni

    À 15 mois des prochaines élections départementales, il ne faut pas s’attendre à une révolution à la tête du Département. Élu ce lundi, Christian Mounier (DVD) compte marcher dans les pas de Dominique Santoni voire même enfiler ses chaussons. « Je n’étais pas programmé pour ce poste, je ne remplace pas Dominique Santoni, je vais essayer de lui succéder au mieux », livre l’ex-maire de Cheval-Blanc devant la presse.

    À quelques mètres de là, l’intéressée ne perd pas une miette des premiers mots de son ex-vice président dont elle a officialisé la candidature en séance (lire ci-dessus). « Il est le meilleur pour assurer la stabilité, indique la nouvelle sénatrice qui va désormais prendre la présidence… du groupe majoritaire. Et quand on lui demande si Christian Mounier ne serait pas son homme de paille, Dominique Santoni répond par une pirouette malicieuse : « C’est un agriculteur… ». « Je dois tout à Dominique Santoni, elle a été une présidente exceptionnelle », ne tarit pas d’éloges Christian Mounier qui met en avant le projet plutôt que sa personne. « Que ce soit Mounier, Jean-Pierre ou Jean-Paul, on ne va rien changer ». Y’aura-t-il une patte Mounier ? « Elle ne sera pas différente de la patte Santoni, on continue de la même façon tout ce qu’on avait défini », assure-t-il.

    Pour son premier discours face aux élus, Christian Mounier (67 ans) s’est placé en « président de transition », sorti « de la faculté de Cheval-Blanc », avec comme mots d’ordre « continuité, stabilité, unité ». Sa seule « ambition ? » « Servir le Vaucluse avec humilité et neutralité ». Longtemps agriculteur, il a démarré son discours en mettant en avant ce secteur-là, « première activité économique de Vaucluse ». Élu départemental depuis 2015, il se revendique « d’un autre bon sens, celui paysan qui vient de la terre », loin « de ce monde politique nouveau qui parle beaucoup et regarde son nombril en comptant frénétiquement le nombre de like qu’il obtient sur Facebook ». Une pierre dans le jardin du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Dans un communiqué de « félicitations », celui-ci espère toutefois « ouvrir ensemble une nouvelle dynamique, fondée sur le dialogue » et « renforcer les coopérations entre le Département et Avignon ».

  • Jour J pour le vote de la nouvelle présidence au conseil départemental

    Jour J pour le vote de la nouvelle présidence au conseil départemental

    En 2021, Dominique Santoni (LR) était devenue la première femme présidente du Département. La désormais sénatrice, contrainte de quitter la présidence, espère qu’un homme lui succédera, ce lundi matin (9h30). Les 34 conseillers départementaux sont appelés à élire leur nouveau président qui achèvera le mandat jusqu’à la mi-2028.

    Bien qu’il ne se soit pas officiellement déclaré, Christian Mounier est attendu pour incarner la continuité de la majorité de droite. Et a donc l’appui de Dominique Santoni. L’ex-maire de Cheval-Blanc, vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture, semble favori du scrutin et devrait concourir face à deux autres candidats : Anthony Zilio (DVC) et Sophie Rigaut (PS). Le premier, maire de Bollène, espère tout de même rassembler les deux blocs de droite et de gauche. En 2021, bien qu’issu de la gauche, il avait voté Dominique Santoni à l’issue d’un scrutin très disputé, la droite l’emportant de 14 voix face aux 12 de la gauche (Jean-François Lovisolo) et huit abstentions du RN.

    L’élection se joue sur trois tours maximum. Pour l’emporter, il faut une majorité absolue (18 voix ici) lors des deux premiers tours. Le 3e se joue à la majorité relative – celui qui a le plus de voix l’emporte –, comme ce fut le cas il y a cinq ans. En cas d’égalité, c’est le doyen qui est élu. En l’occurrence, Christian Mounier (67 ans) qui devance de huit ans Sophie Rigaut, quand Anthony Zilio affiche 41 ans.

  • À Avignon, des manifestants parqués mais déterminés

    À Avignon, des manifestants parqués mais déterminés

    Comme une semaine plus tôt, le préfet avait interdit, ce samedi, toute manifestation dans le centre-ville et le long des remparts d’Avignon. Un scénario similaire s’est déroulé avec un rassemblement statique toléré entre 10 heures et midi, qui s’est ensuite dispersé dans le plus grand des calmes. Et ce même si les 180 forces de sécurité n’ont pas hésité à fouiller des sacs, confisquer des pancartes et dresser 43 verbalisations tout au long de la journée.

    Une manifestation avait pourtant été déclarée par Solidaires, mercredi, et le tribunal administratif a rejeté le recours en référé visant à la maintenir. « Il n’y a même pas eu d’audience, le juge a statué sans recevoir qui que ce soit, on a affaire à une justice bourgeoise aux ordres de la macronie dont leur seul but est de tuer dans l’œuf la résurgence des Gilets jaunes et la mobilisation lycéenne », dénonce Thierry Juny, co-délégué de Solidaires 84. Dans la bonne humeur, les quelques 300 à 400 manifestants ont chanté et improvisé une chenille, seule manière de défiler. Une présence un peu en-deçà de samedi dernier, « beaucoup se réservent pour ce jeudi », glisse un habitué. La CGT a déposé un parcours entre le cours Jean-Jaurès et le palais des papes et espère pouvoir l’honorer.

    « Créer un rapport de force par la grève »

    La vingtaine, Solène et Lola sont des habituées des mobilisations depuis un mois, surtout à Marseille, où elles devraient être aussi jeudi. « On est venu à Avignon justement parce que c’est interdit et montrer qu’on n’accepte pas de subir cette loi du silence imposée », expose Solène, qui brandit une pancarte aux couleurs d’une enseigne de grande distribution, « Super fâchée, tous unis contre la vie chère ». Roger, 74 ans, ancien charpentier, jamais encarté ni syndiqué, mais « bien ancré à gauche » est là « à chaque fois, pour les jeunes générations ». Rétablissement de l’ISF ou taxe Zucman lui semblent de premières mesures immédiates à instaurer.

    Dans le rassemblement, quelques épars drapeaux syndicaux de la FSU, CGT ou FO. « On est parqués, mais plus déterminés que jamais, ce ne sont pas ces intimidations du gouvernement qui nous feront reculer », assène Tanguy Langlet, secrétaire de FO éducation. « Toutes les revendications sont légitimes, autour de la vie chère, pour la jeunesse, les salaires », plaide-t-il. Jérôme, ergothérapeute et militant CGT à l’hôpital de Montfavet, apprécie « la diversité intergénérationnelle » du rassemblement et veut agréger tout le monde jeudi : « Depuis dix ans, on ne peut pas dire que tous nos besoins fondamentaux autour de la santé, l’éducation ou la justice aient été comblés » « Toutes les luttes, même hors syndicales, sont respectables, mais à un moment, elles doivent converger pour créer un véritable rapport de force qui passe par la grève, développe Thierry Juny. Si tu bloques pas l’économie et que tu tapes pas au portefeuille des patrons, il n’y a rien qui bouge. » « Allez, à jeudi », entend-on dans la foule au moment de se disperser. « Et oui, ça approche »…

  • Le marché de Noël sera de retour devant la mairie d’Avignon

    Le marché de Noël sera de retour devant la mairie d’Avignon

    Certains diront que c’est le sapin qui cache la forêt de Noël. Ce vendredi, la Ville a – déjà – présenté son programme* des animations de fin d’année avec, comme grande nouveauté, le retour du marché sur la place de l’Horloge. Une promesse de campagne du maire Olivier Galzi (DVD) qui se concrétise et qui fait figure d’attraction dans un contexte financier tendu. Fini donc le feu d’artifice hivernal et les parades passent de trois à une, le 19 décembre. « Le feu d’artifice a été tiré avant qu’on arrive », ironise Olivier Galzi qui se dispensera d’une dépense à 100 000 euros pour le spectacle pyrotechnique. « L’an passé ces festivités ont coûté 500 000 euros, là on sera à 250 000 », chiffre-t-il, se défendant d’avoir voulu « éteindre la lumière ».

    Voilà pour le cadre politico-financier. Cela n’empêche pas le maire d’être « joyeux, Noël n’est pas un gros mot, cela me met en joie », pose-t-il. Le retour du marché devant la mairie est « un symbole de rassemblement intergénérationnel ». Cantonné à une vingtaine de chalets place Pie jusque-là, ce marché regroupera 39 forains du 28 novembre au 2 janvier, « qui n’auront pas le dos tourné aux bars et restaurants de la place de l’Horloge », précise Corinne Chatriot, première adjointe déléguée au commerce. « On aurait eu 90 chalets, on les remplissait », assure Richard Hémin, président de la fédération des commerçants du centre-ville.

    Outre ce marché, l’animation phare sera l’installation d’un palais des glaces sur la place du palais des papes, du 28 novembre au 3 janvier. Une structure de 250 m2 où 20 blocs de glace seront sculptés comme autant d’œuvres. « Il y aura les symboles de Noël mais aussi du patrimoine avignonnais comme le pont », dévoile Corinne Chatriot. Une visite d’au moins 30 minutes mais qui sera payante [8 euros en tarif plein, mais à moitié prix pour les Avignonnais (4 euros et 2,5 euros pour les 3-11 ans)]. La place Pie accueillera, elle, des manèges, diverses animations et un village gourmand. Une patinoire sera installée à Montfavet. L’ensemble des musées et bibliothèques seront mobilisés aussi avec des expositions et spectacles – gratuits cette fois – autour de Noël. Le coup d’envoi des festivités sera donné le 28 novembre avec le lancement des illuminations (18h, cours Jean-Jaurès).

  • Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Une nouvelle fois, Marseille s’annonce comme être l’épicentre de la colère sociale, dans la région, pour ce samedi et « l’acte III » du mouvement social de la jeunesse. De nombreux appels à la manifestation sont relayés sur les réseaux sociaux et font état de plusieurs rendez-vous dans la cité phocéenne, notamment à 14h aux Réformés. Le comité de lutte des étudiants d’Aix-Marseille université, tout comme l’assemblée générale des étudiants ou encore la coordination des Gilets jaunes, partagent le rendez-vous. La fédération des Bouches-du-Rhône du PCF donne rendez-vous à 14h sur les escaliers de la gare Saint-Charles et appelle « les communistes à se retrouver pour un rassemblement en point fixe, dans une zone non concernée par l’interdiction préfectorale ».

    Halloween oblige, certains mots d’ordre tournent autour des déguisements et autres appels nocturnes comme à la Plaine… De quoi faire craindre le pire du côté des forces de l’ordre (lire article ci-contre).

    À la différence du samedi précédent, cette fois, les syndicats locaux ne sont pas organisateurs de la manifestation marseillaise et n’ont pas non plus attaqué l’arrêté préfectoral devant la justice. L’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône ne communique pas sur l’événement. Mais plusieurs organisations de la CGT, comme les Unions locales Marseille Sud, de la Joliette ou encore celle du centre-ville appellent tout de même à la mobilisation. Quand la FSU 13 dénonce un « arrêté liberticide » et appelle à « poursuivre et amplifier les mobilisations », notamment en vue de la grève interprofessionnelle et intersyndicale du 5 novembre. Le syndicat Solidaires 13 adopte la même position que la semaine passée, « en grève et dans la rue », pour cette date.

    Les syndicats présents

    en Vaucluse et dans le Var

    Notons enfin qu’un autre appel à la manifestation est relayé par plusieurs organisations syndicales et progressistes, dont le PCF, pour Aix-en-Provence.

    Dans le Var comme en Vaucluse, les syndicats sont à l’initiative des mobilisations du samedi. Pour le premier département, c’est une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires qui a déposé un parcours de manifestation, validé en préfecture et qui s’élancera depuis la Bourse du travail de Toulon (notre article du 30/10). L’intersyndicale étant soucieuse « de ne pas reproduire » la situation de la semaine précédente où la mobilisation avait été ballottée entre interdiction préfectorale et autorisation à la dernière minute après une contestation en justice. Cette fois, et malgré les arrêtés d’interdiction, les Varois pourront bien battre le pavé sereinement.

    En Vaucluse, l’Union départementale CGT, avec Solidaires et FO, appelle à la mobilisation à Avignon, notamment pour faire « face à la criminalisation du mouvement social ». Sur fond de bras de fer avec la préfecture puisque cette dernière juge « cette manifestation illégale » à la suite de la prise d’arrêtés d’interdiction. Et ce malgré la déclaration de la manifestation et des discussions qui n’ont pas pu aboutir à un compromis sur le trajet. « Aucun accord sur un parcours alternatif n’a pu être trouvé », justifie la préfecture. Pas de quoi refroidir les représentants du monde du travail, qui maintiennent bien l’appel à la mobilisation devant la préfecture à 10h et déposent un recours contre ledit arrêté. Plus que ça : une large intersyndicale, avec l’Unsa, la CFDT, la FSU et la LDH dénonce la situation dans un communiqué commun, ce vendredi. Rappelons que la manifestation du 24 octobre s’était globalement déroulée dans le calme pour la Cité des Papes.

    Multiples rassemblements dans les Alpes du Sud

    Du côté des départements des Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes, pas de gros point de rendez-vous, mais une multiplication de mobilisations et pas d’interdiction de manifester. On recense au moins quatre appels aux rassemblements pour le premier département, mais une seule manifestation est déclarée : à Barcelonnette par la CGT, FSU et Solidaires. Plusieurs ronds-points sont ciblés comme à Digne-les-Bains et Forcalquier ou la place de la République de Sisteron, dès le matin. Principe similaire pour les Hautes-Alpes avec deux appels à la mobilisation, à Gap et Briançon, à 14h.

  • Les syndicats de Vaucluse mobilisés ce 31 octobre

    Les syndicats de Vaucluse mobilisés ce 31 octobre

    La CGT de Vaucluse, l’Union syndicale Solidaires 84 et FO Enseignement 84 appellent à la mobilisation à 10h devant la préfecture de Vaucluse, à Avignon. Une manifestation déclarée par Solidaires. Le déroulé d’un éventuel parcours est encore en attente.

    Solidaires rappelle que, malgré l’interdiction de rassemblement dans un large périmètre à Avignon, « plus de 700 personnes se sont réunies samedi dernier à Avignon, afin de protester contre la vie chère, de demander de vraies mesures d’augmentation des rémunérations et bien évidemment en soutien aux revendications de la jeunesse ». En plus de ce samedi 31 octobre, l’organisation appelle à « construire une semaine noire et les conditions de la grève générale et reconductible à partir du 5 novembre ! »

    « Alors que le gouvernement s’obstine dans ses choix austéritaires, les travailleur·ses refusent de payer la facture ! D’autres choix sont possibles pour répondre aux urgences sociales, renforcer les solidarités et faire passer les salariés avant les profits », pousse de son côté la CGT de Vaucluse, rappelant également la date du 5 novembre.

    Un appel également partagé par FO Enseignement 84 qui, dans son appel, se mobilise « pour défendre le droit de manifester, contre la violence d’État et la répression judiciaire mises en œuvre pour empêcher l’expression des revendications ».

    Le préfet interdit

    Dans un communiqué émis ce jeudi 29 octobre, l’organisation syndicale regrette notamment que le gouvernement « continue de mépriser les organisations syndicales : nous ne sommes ni des “influenceurs”, ni les extincteurs d’une crise dont seul le gouvernement est responsable ».

    La préfecture annonce, ce jeudi 29 octobre, qu’elle renouvelle l’interdiction de manifester dans le centre-ville d’Avignon et sur les rues et boulevards autour des remparts pour ce samedi. « Ce dispositif, et l’action efficace des forces de police et de gendarmerie, ont permis d’éviter de nouveaux pillages et de nouvelles dégradations le samedi 24 octobre, malgré la présence de groupes déterminés à reproduire ces exactions », assure-t-elle dans le même communiqué.

    Dans le même temps, le couvre-feu pour les mineurs non accompagnés est également renouvelé sur la Cité des Papes, de 18h à 6h du matin.