Ces interventions des modifications des jours et horaires d’ouverture, voire des fermetures. Ainsi, la principale bibliothèque, Ceccano, vient de fermer et rouvrira le 1er septembre. Un laps de temps permettant un nettoyage en profondeur aussi bien du mobilier, sols que des livres et étagères. Ce mardi, la bibliothèque Renaud-Barrault rouvre après 15 jours de ménage-fermeture. À noter que les bibliothèques Pierre Boulle, Champfleury, Paul et Alice Cluchier et Saint-Chamand ne rouvriront qu’en septembre. Détail sur bibliotheques.avignon.fr
Tag: Municipalité
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À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée
« Nous sommes navrés d’avoir à renouveler notre ferme opposition, quitte à saisir toutes les instances compétentes, à la cession de la propriété Fraisse léguée sous conditions à la ville d’Ollioules, telle qu’elle est présentée au conseil municipal. » Les élus d’opposition du groupe « Ollioules Autrement », Claudie Cartereau-Zunino (Les Écologistes) et Christian Bercovici (PCF) sont intervenus en séance publique pour faire lecture du courrier adressé au maire (LR) Robert Beneventi et à son adjointe à l’urbanisme Laeticia Quilici.
Pour mémoire suite à leur demande auprès du préfet d’exercer un contrôle de légalité sur l’opération, le projet initial avait été suspendu. Ils s’étonnent donc aujourd’hui que le nouveau présenté ne tienne pas compte, selon eux, des causes initiales du report. Le représentant de l’État dans le département pointant alors un « projet s’éloignant de l’objectif poursuivi par le legs ».
« Or non seulement les conditions du legs ne sont toujours pas respectées, mais elles ne le sont pas non plus dans le cahier des charges sur lequel devaient s’appuyer les candidats à l’achat de la propriété », dénonce la gauche.
Et de rappeler une fois encore que Cécile Beckeric (épouse Fraisse), décédée en juin 2017, a fait dont de cette propriété à la collectivité à la condition que soit créé sur celle-ci un lieu destiné à la petite enfance. Ce qui n’est manifestement toujours pas le cas aujourd’hui, du moins pas dans son intégralité, environ un tiers seulement du bâti à venir.
Le projet pour lequel le groupe Suprana se porte acquéreur prévoit la construction d’une école de 11 classes de la maternelle au collège. Ce qui présente pour commencer une vision quelque peu élargie du terme petite enfance.
Mais ce qui choque encore plus la gauche et les écologistes c’est la nature de l’établissement hors contrat avec l’Éducation nationale qui doit y être érigé : le cours Tabarly, une école du réseau Espérance banlieues.
« Peut-être n’avez-vous pas eu le loisir de lire les nombreux articles parus dans la presse nationale et syndicale évoquant les différentes enquêtes judiciaires concernant le réseau Espérance banlieues ? », lancent les élus d’opposition au maire. Plusieurs enquêtes sont actuellement en cours, mais aucune condamnation judiciaire définitive n’a eu lieu.
« Quand on sait que le fondateur du réseau Espérance banlieues, Éric Mestrallet est proche des milieux catholiques intégristes dont certains militent pour l’abolition de la République, vous comprendrez qu’on s’étonne que la municipalité d’Ollioules puisse faciliter l’installation d’un établissement scolaire appartenant à ce réseau », ajoutent les élus. Et de conclure : « La ville ne peut pas trahir les conditions du legs et laisser se construire sur la propriété autre chose qu’un établissement pour jeunes enfants de 0 à 6 ans ! » Pour la municipalité, « la principale critique du préfet, qui avait évoqué l’existence d’un “risque juridique”, portait sur des activités annexes aujourd’hui abandonnées ». Le nouveau programme s’inscrit donc, pour elle, dans une parfaite conformité.
L’opposition va donc porter l’affaire devant le tribunal administratif.
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Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille
Plusieurs dizaines de riverains, de membres d’associations dont Extinction Rebellion et des militants LFI, dont Victoire Diethelm et Imran Trocmé, conseiller d’arrondissement dans le 4/5, se sont opposés, lundi matin, à l’abattage de 37 nouveaux arbres du parc public de Bonneveine. La coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille s’interroge sur ce marché public de réhabilitation à 2,5 millions d’euros, sans attributaire connu.
La Ville avait annoncé vendredi l’opération en brandissant une expertise de mars dernier d’ONF Vegetis. « Au total, 37 arbres présentent un niveau de risque élevé de chute, susceptible de porter atteinte à la sécurité des usagers et des riverains », écrit la Ville qui s’engage à planter « 210 nouveaux arbres tiges, d’une hauteur de 3 à 4 mètres ».
L’annonce a été vécue comme une trahison par le collectif de riverains après déjà 14 arbres abattus. « Lors de la réunion du 10 août en mairie centrale, le directeur général adjoint et l’adjointe en charge des espaces verts, Mme Prigent, s’étaient engagés à nous transmettre la totalité des tests de l’ONF, la liste et l’emplacement des arbres à abattre et de nous laisser 15 jours avant de faire un point avec eux et de prendre la décision finale », dénonce Alain Sennetz, président du collectif.
« On a attendu
la fin de la nidification »Soutien de leur lutte, Richard Hardouin, le président de la FNE 13, dénonce « incompétence, défaut de transparence et parjure » de la ville. Lundi, face à la mobilisation citoyenne, c’est une policière municipale puis un haut fonctionnaire de la ville qui se sont collés à la tâche, aucun élu de la municipalité n’étant venu défendre la décision. « Il n’y a pas d’arrêté municipal pour l’abattage, tout simplement parce qu’il y a danger imminent », relaye la policière. « On a des expertises qui démontrent la dangerosité de ces arbres. On a attendu la fin de la nidification pour ne pas porter atteinte à des espèces protégées », complète Marc Foveau, patron de la Direction de la Ville du Quotidien.
« On ne peut pas admettre d’être pris pour des idiots parce qu’ils cherchent à s’en tirer en disant que la fragilité structurelle vient des conditions de plantation initiales du parc en 1976 ! C’est une manœuvre », proteste Jérôme Nardi du collectif. Le rapport de l’ONF consulté par La Marseillaise énonce dit que le retrait d’enrobé et de pavage en septembre 2025 « a induit une désolidarisation du sol, aggravant une structure déjà peu cohésive. Impact immédiat : modification brutale des conditions racinaires entraînant une instabilité mécanique ». À 17h15, le prestataire lançait ses tronçonneuses. Tout a été décapité malgré des heurts entre des opposants et la police venue en nombre.
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À Avignon, un arrêté contesté contre l’occupation de l’espace public
Le maire d’Avignon Olivier Galzi a, dans un arrêté signé vendredi 31 juillet, décidé d’interdire, sous conditions, « l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques » dans une trentaine de rues du centre-ville.
De façon plus détaillée, le document, sur lequel aucune communication n’a été faite pour l’heure par la municipalité hors publication sur la page web listant les actes administratifs, vise l’occupation de l’espace public « lorsqu’elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, à porter atteinte à la sécurité publique, à la salubrité publique, notamment lorsqu’elle s’accompagne de nuisances sonores ». Mais aussi, dans un deuxième article, les « regroupements de plusieurs chiens en stationnement prolongé ou continu sur la voie publique, même accompagnés de leurs maîtres ou tenus en laisse ». Et ce globalement dans les mêmes conditions que les individus, à savoir s’ils « portent atteinte à la sûreté ou à la commodité de passage sur les voies pour une entrave à la libre circulation des autres usagers », s’ils sont « accompagnés d’un comportement agressif de nature à présenter un danger avéré pour les usagers ou les autres animaux » ou encore s’ils « sont accompagnés d’aboiements intempestifs de nature à troubler la quiétude et la tranquillité du voisinage ».
Une interdiction limitée à la période « touristique et estivale », soit du 1er mai au 31 octobre, du lundi au samedi de 11h à 23h, ainsi que les jours fériés. Et dans un périmètre, comme évoqué précédemment, lui aussi limité à une trentaine de rues et places de l’intra-muros. Comme par exemple la rue de la République, la place Pie, la rue Carnot, la rue Bonneterie, la place de l’Horloge, le parvis de la cité administrative ou encore le square Agricol Perdiguier. Un recours est possible dans les deux mois suivant la publication de l’arrêté.
« Pas de public visé »
À quel besoin répond ici Olivier Galzi, lui qui qualifiait par exemple, durant la campagne, la rue de la République, concernée par l’arrêté, de « cour des miracles » ? Contactée par La Marseillaise, la municipalité assure qu’il fait suite « à des constats des forces de l’ordre, à des signalements de riverains, d’usagers et de commerçants, ainsi qu’à des actions préalables de prévention et de médiation ». Et que « dans sa mission première au service des Avignonnais, la Ville a la responsabilité de garantir à chacun un usage serein de l’espace public ». Tout en assurant que « l’arrêté réglemente des comportements susceptibles de constituer un trouble à l’ordre public » et « qu’il ne vise pas une catégorie particulière de population ».
Une décision qui ne passe pas du côté de Rémy Blanc, élu d’opposition (PCF) du groupe Nouvelle Avignon Populaire. Auprès de La Marseillaise, il estime que « c’est bien un arrêté anti-mendicité » dont « la limitation dans le temps le rendrait malheureusement légal ». « Ce qui interpelle, c’est l’aspect répressif sans que derrière, rien ne soit mis dans la balance concernant la fragilité des personnes. Nombreuses sont celles en rupture de soins, touchées par des addictions. Certes, la mairie ne peut pas tout faire, mais elle doit apparaître comme volontariste en renforçant des dispositifs, en travaillant avec l’ARS ou en s’attelant à la question de la crise du logement. Et non pas déplacer ou cacher le problème », poursuit le conseiller municipal. Qui pointe également une atteinte « aux libertés fondamentales ». Des discussions sont en cours pour le dépôt d’un recours contre le texte.
Pour la Ville d’Avignon, l’arrêté « ne se substitue pas à l’action sociale ». La mairie évoque le travail mené avec le CCAS, le SIAO, les maraudes, ou encore les médiateurs municipaux. Le tout coordonné par le Plan local des Solidarités. Et rappelle que « chaque année, environ 2 000 personnes bénéficient de la domiciliation auprès du CCAS, plus de 400 personnes d’un accompagnement social global et près de 250 ménages sont accompagnés dans le cadre du dispositif « Logement d’abord », notamment pour prévenir les expulsions. »
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Un incendie frappe un bâtiment de l’école des Grands Cyprès à Avignon
Depuis l’angle de la rue Madame-de-Sévigné, à Avignon, ce mercredi 29 juillet au matin, on pouvait encore apercevoir quelques dizaines de pompiers s’affairer sur le toit d’un bâtiment en construction de l’école des Grands Cyprès, qui était en train de brûler. L’incendie, qui s’est déclaré dans la nuit autour de 2h30, a mobilisé une cinquantaine de personnes. Le feu a été maîtrisé dans l’après-midi, sans causer de dégâts aux structures voisines. Aucune victime n’est à déplorer.
D’après le commandant Pailloux, qui dirige les opérations sur place, le feu aurait pris à l’arrière du bâtiment, au pied de l’un des pylônes en bois. « Au regard de sa conception, du cadrage en bois avec de l’isolant en paille compressée, c’est difficile à éteindre et c’est pour ça qu’on y est encore », poursuit le responsable.
Sur place, les soldats du feu retirent, panneau par panneau, la toiture pour tenter d’accéder aux structures et surtout à cet isolant afin de le décompresser pour faciliter l’extinction.
Si la municipalité confirme que l’origine du feu « devra être déterminée par l’enquête » et que la rentrée scolaire sera maintenue normalement, le maire, Olivier Galzi (DVD), assure sur son compte Facebook qu’il « semble être d’origine criminelle ». « Ceux qui ont déclenché cet incendie ont détruit un lieu qui devait servir à l’accueil des enfants du quartier et d’Avignon. Ils ont mis en danger la vie des pompiers et détourné leurs efforts alors que des incendies réclament des renforts dans d’autres endroits critiques », poursuit le premier édile. L’élu ajoute que la mairie va porter plainte contre X. Deux jours auparavant, les dortoirs de l’école maternelle ont été vandalisés.
Retards en vueLe bâtiment était destiné à devenir la « Cité éducative » de l’école et à abriter les activités périscolaires. Mais il « ne pourra donc pas ouvrir comme prévu », confie Olivier Galzi. La municipalité précise dans un communiqué qu’elle « travaille d’ores et déjà à des solutions alternatives afin d’assurer la continuité des activités qui devaient y être organisées ». Derrière la rubalise de sécurité, Khalid El Yousoufi, conseiller municipal d’opposition (LFI), mais aussi enseignant de l’école des Grands Cyprès, affiche son désarroi. « La construction avait déjà du retard, donc on va encore en avoir pour un ou deux ans. Ce bâtiment devait surtout accueillir les élèves de la maternelle puis de l’élémentaire pour permettre des travaux dans les locaux, qui sont dans un état catastrophique », confie-t-il, aux côtés du député Raphaël Arnault (LFI). Aux abords de l’école, des parents d’élèves sont dans l’attente. « On devait bientôt avoir une nouvelle école. Mais je sens que ça va traîner encore longtemps », glisse une maman de deux enfants scolarisés dans l’établissement.
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Lutte pour la gestion du Couvent de la Belle de Mai
Un havre de paix, poumon vert du quartier de la Belle de Mai (3e), sur lequel habitants et collectifs socioculturels locaux espèrent bien garder le contrôle. Le Couvent Levat, couvrant presque deux hectares de terres entretenues pendant plus de 150 ans par les Sœurs Victimes du Sacré-Cœur de Jésus, est depuis 2017 la propriété de la Ville de Marseille. Sa gestion, d’abord confiée exclusivement à l’association Juxtapoz, est aujourd’hui également assurée par l’association l’Hydre, responsable des jardins. Or, la convention liant la municipalité aux structures qui occupent les lieux doit prendre fin en décembre 2026. Inquiets face aux « incertitudes quant au devenir de ce lieu exceptionnel et essentiel pour le quartier », 18 organisations socioculturelles et collectifs ainsi qu’une centaine d’habitants de la Belle de Mai se sont organisés, dès janvier 2025, pour imaginer collectivement le futur des lieux. Ils créent, en décembre 2025, l’association Levat, porteuse du projet d’exploitation. Mais voilà qu’après plusieurs mois de concertations, diagnostics et discussions, la Ville annonce lancer prochainement un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour renouveler les modalités d’occupation. De quoi mettre en rogne les militants surmobilisés depuis plusieurs semaines. « Nous avons invité toutes les parties prenantes à se joindre à nos réunions : l’association Juxtapoz, les artistes résidents [dans le couvent, devenu une résidence d’artistes sous l’impulsion de Juxtapoz, Ndlr] mais aussi la mairie. Nous avons ensemble travaillé à l’écriture d’une proposition et ce travail a été encouragé par la municipalité, retrace Cécile Kohen, bénévole de Levat, présente lors d’un rassemblement festif organisé dans le jardin du site samedi. Et nous apprenons maintenant que, suivant une logique néolibérale, elle veut nous mettre en concurrence avec d’autres organisations pour confier la gestion de ce site. Ce n’est pas acceptable. »
Impasse juridique ?De son côté, la Ville de Marseille, qui reconnaît avoir régulièrement échangé avec Levat, assure avoir fait expertiser la demande d’occupation de l’association de gré à gré, autrement dit sans mise en concurrence. Elle indique que ladite demande « n’a pas été retenue sur le plan juridique, la dominialité [caractère de ce qui appartient au domaine public, Ndlr] du jardin impliquant un AMI ». La municipalité annonce par ailleurs vouloir créer un jardin public sur le site du Levat, qui jouissait jusqu’alors du statut de propriété privée de la personne publique. Dans une lettre communiquée aux élus et en s’appuyant sur le Code général de la propriété des personnes publiques, l’association, qui compte dans ses rangs plusieurs juristes, défend que des dérogations pourraient s’appliquer à la mise en concurrence.
« Nous avons une légitimité, en tant qu’habitants et acteurs associatifs locaux qui avons la connaissance et l’expérience du lieu, et qui avons travaillé à l’élaboration d’un projet adapté aux usagers, à hériter de cette gestion », clame Pamela Pantoja, militante de Levat.
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![[Regard sur l’Italie] Le refuge de Visconti accueille Letizia Battaglia](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/ff53df785860351848cb13a8550ddd4d.png)
[Regard sur l’Italie] Le refuge de Visconti accueille Letizia Battaglia
Journaliste et romancière, Stefania Nardini vit entre Naples et Rome
Il y a un petit coin dans l’immensité de la Méditerranée où terre et mer s’embrassent au nom de la beauté. C’est un bois – le bois de Zaro – dont l’ombre vient découper le bleu de la mer. Et c’est ici, sur l’île d’Ischia, à Forio, à quelques encablures de Naples, que la beauté a élu domicile. Il s’agit de La Colombaia, la demeure du grand cinéaste Luchino Visconti ; jusqu’au 30 août, elle accueille une magnifique exposition de photographies de Letizia Battaglia. L’artiste sicilienne retrace l’histoire à travers ses images, transmettant cette émotion que seul un détail peut susciter. Intitulée « Senza chiedere permesso » (Sans demander la permission), l’exposition réunit 35 photographies qui, telles un hymne à l’engagement citoyen, révèlent à la fois la violence de l’histoire et le courage de la vie. Parmi les visages présentés figurent ceux de Pasolini, Falcone et Mattarella. Des figures humaines dont l’histoire est racontée avec cette singularité propre au regard de Letizia Battaglia. « Quiconque possède un appareil photo, détient un moyen puissant et merveilleux d’exister, d’être, de vivre et de rencontrer le monde », écrit l’artiste.
La Colombaia, à Forio d’Ischia, est un petit coin de Méditerranée où la présence du légendaire Luchino Visconti se fait sentir dans les moindres recoins de la villa. Le maestro est arrivé à Ischia en 1945 ; c’est ici que sont nés certains de ses chefs-d’œuvre, tels que Senso, Les Nuits blanches et Le Guépard. Durant les étés qu’il y passait, la villa fourmillait d’icônes du cinéma et de la culture du monde entier. Au milieu des allées de chênes verts et des pièces donnant sur la mer, on pouvait croiser Maria Callas, Alain Delon (qui était très lié avec le réalisateur), Romy Schneider et Helmut Berger, ainsi que des intellectuels de la trempe de Pasolini et Truman Capote. Véritable joyau architectural mêlant différents styles, la villa surplombe une mer qui semble libérer ses souvenirs ancestraux dans l’écho du ressac. J’ai découvert ce refuge magique alors qu’il était à l’abandon, ravagé par le pillage et le vandalisme. La Colombaia a connu deux renaissances : la première en 2001, pour le 25e anniversaire de la mort de Visconti, sous l’égide d’une fondation publique qui y a géré un musée et une école de cinéma jusqu’en 2015, une initiative qui a finalement échoué en raison de problèmes de gestion et de contraintes bureaucratiques. Puis, en 2023, grâce à des fonds alloués par le ministère de la Culture, la municipalité a obtenu les ressources nécessaires à d’importants travaux de restauration, rendant ainsi au lieu sa vocation artistique et sa beauté. « Ce fut une aventure », explique Anniria Punzo, directrice artistique de la villa, « qui a activement impliqué les habitants. Malheureusement, en raison des années d’abandon, beaucoup d’éléments ont été perdus. Aujourd’hui, toutefois, ce lieu a retrouvé la vie en hommage à Visconti et à son amour pour l’île. »
Flâner à La Colombaia est une expérience véritablement unique. Le cinéma – et plus particulièrement le grand cinéma de Visconti – y perdure à travers des affiches d’époque et des livres miraculeusement retrouvés… Parallèlement, trente-cinq photographies de Letizia Battaglia rendent hommage à sa sensibilité artistique tout en s’inscrivant dans un récit unique : celui de la culture italienne qui, comme par enchantement, suscite l’espoir d’un avenir meilleur. « Dans les images exposées, Letizia Battaglia présente une archive à la fois intime et civique, personnelle et collective », explique la commissaire Chiara Arturo. « Ses photographies sont d’une grande qualité formelle, mais elles possèdent surtout une immense puissance éthique. Les regarder n’est pas un acte neutre. »
Le maquis méditerranéen qui borde le vaste jardin entourant La Colombaia demeure le témoin silencieux de la vie du maestro Visconti ; ses cendres reposent au sein de cette nature sauvage. Un coin de Méditerranée qui, pour une fois, se fait hymne à la paix.
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La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions
Après la mairie RN de Carpentras, qui supprime les subventions du Planning familial, c’est au tour de la municipalité de Monteux, également passée RN en mars dernier, de réduire de 90 % celle accordée à la Maison des Jeunes et de la Culture de sa ville.
Dans un message posté sur ses réseaux sociaux, la structure, qui accueille un peu plus de 500 personnes à travers des activités sportives et des événements divers, explique que cette aide passe de 45 000 euros à 5 000. Elle ajoute que les subventions de fonctionnement et celle du festival des cultures urbaines des vacances d’automne, respectivement de 1 350 et 1 500 euros, sont, elles, supprimées. Et explique prendre acte de cette décision et que le conseil d’administration va se réunir en cette fin de semaine « pour mesurer l’impact sur la vie de l’association ».
RépartitionLe maire d’extrême droite, Patrice de Camaret, a justifié, lors du conseil municipal, cette décision en s’appuyant sur les comptes de l’association. Ceux-ci étant, d’après lui, assez fournis. « La collectivité doit soutenir en priorité les associations qui en ont réellement besoin, et non celles qui disposent d’une trésorerie solide », stipule la collectivité. Et assure que cette « décision ne remet pas en cause l’utilité de la MJC ni son travail auprès des Montiliens », mais « traduit une volonté de justice dans la répartition de l’argent public, au bénéfice d’associations qui, elles, ont un besoin réel et immédiat de soutien ».
Les élus d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. « Il le vend comme une nécessité économique, mais pour moi, c’est idéologique », glisse Michel Mus (DVG). Car, dans le même temps, les subventions aux associations sportives augmentent de 8 %.

![[Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/0d4cbc446f80e81c3b66e944199a4ad4.jpg)
