Tag: Olivier Galzi

  • Nommé sur le banc du Congo, Claude Le Roy garde son siège d’élu municipal d’Avignon

    Nommé sur le banc du Congo, Claude Le Roy garde son siège d’élu municipal d’Avignon

    Depuis plus de 10 ans, les politiques sont limités dans le cumul des mandats. Mais le législateur n’a rien prévu sur l’enchevêtrement entre mandat politique et sportif. Un cas rare qui s’applique pour Claude Le Roy. À 78 ans, le doyen du conseil municipal s’apprête à reprendre du service professionnel comme sélectionneur de l’équipe de foot du Congo. L’entraîneur, qui n’avait plus de poste depuis cinq ans, a été nommé mardi dernier.

    Depuis fin mars, celui qui avait ouvert le très clivant meeting d’entre deux tours d’Olivier Galzi (DVD), est aussi conseiller municipal délégué à la citoyenneté, à la laïcité et à l’académie sportive. Comment dès lors mener à bien cette double mission, un pied à Brazzaville, l’autre à Avignon ? Contacté, Claude Le Roy n’a pu être joint. Côté Ville en revanche, que l’intéressé avait prévenu de sa nomination, le cumul ne pose pas de problème : « Claude Le Roy est un conseiller, pas un adjoint. À ce titre il n’a pas la nécessité d’engagement des adjoints. Être conseiller municipal n’est pas un métier. Claude Le Roy a son métier, c’est son droit. Nous sommes heureux qu’il fasse briller par son nom, la ville d’Avignon », nous répond-on dans l’entourage du maire.

    Il est vrai que le poste de sélectionneur est moins contraignant que celui de coach en club, qui nécessite une présence quotidienne sur place. Mais lors de son intronisation, Olivier Galzi avait fait part de « l’exigence énorme » qu’il attendait de ses élus. Un précepte qui, visiblement, visait surtout les adjoints, augmentés de 35%. Un conseiller municipal émarge, lui, à 904 euros bruts.

  • Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Cela ne faisait guère de doute et cela a été officialisé mercredi soir : Olivier Galzi a de l’ambition au-delà d’Avignon et du Grand Avignon. Le nouveau maire (DVD) a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires », avec déjà des vues pour le « Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », écrit-il sur ses réseaux sociaux. Vendredi dernier, à l’issue du conseil municipal consacré à l’élection de grands électeurs supplémentaires, il avait temporisé sur le sujet des sénatoriales, confirmant « vouloir peser » et renvoyant à « une position du groupe la semaine prochaine ».

    C’est donc chose faite, avec comme premier socle, l’ensemble de ses colistiers. Olivier Galzi est persuadé que sa victoire à Avignon le 22 mars est le fruit d’un prétendu attelage sans étiquette, attaché d’abord au territoire avant les courants politiques. « Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain », revendique celui qui est aussi président du Grand Avignon.

    Encore novice en politique il y a quelques mois, Olivier Galzi aurait donc inventé un modèle duplicable à l’envi. « Aux prochaines échéances, faisons en sorte que notre territoire soit le premier à porter cette vision encore plus loin et que, demain peut-être, d’autres régions s’en inspirent », enjoint-il. Premier test donc, les sénatoriales. Sollicité, le maire d’Avignon n’a pas souhaité en dire davantage, pour le moment, que le communiqué. Mais, comme pressenti, Anaïs Hausmann incarnera le mouvement pour le scrutin du 27 septembre. L’adjointe avignonnaise et compagne du maire devait l’officialiser ce vendredi.

    Ça grince à droite

    Si des discussions sont toujours prévues avec le sénateur LR sortant Jean-Baptiste Blanc, il ne semble guère faire de doute qu’Anaïs Hausmann mènera sa propre liste. Dans l’entourage du maire, on fait savoir qu’il n’y a aucune volonté de concurrence. Mais l’avidité politique d’Olivier Galzi froisse la majorité départementale de droite qui s’attendait à davantage d’humilité. Avec 95 grands électeurs, la majorité avignonnaise devra cependant en convaincre environ 200 de plus pour décrocher un siège. Un travail souterrain a démarré et s’intensifiera à la rentrée de septembre auprès des quelque 1 300 grands électeurs, dont les voix sont très disputées.

  • Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Combien de listes aux sénatoriales seront à la disposition des quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens le 27 septembre ? Si les candidatures ne seront officiellement déposées qu’à partir du 7 septembre, les prétendants sont déjà en campagne. De manière officielle, comme les sénateurs sortants Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS), ou encore en sous-main pour d’autres qui n’ont pas encore officialisé ou réfléchissent.

    Notamment au centre droit. Actuellement, l’espace se polarise autour de Jean-Baptiste Blanc, qui a reçu l’investiture LR, et rêve d’une « liste d’union sacrée » qui pourrait viser au moins deux sièges. Le sénateur discute toujours avec Olivier Glazi, maire (DVD) d’Avignon, qui compte « peser » dans la campagne. La majorité avignonnaise doit arrêter une position dans la semaine et valider la candidature de l’adjointe Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi. Une rencontre Blanc-Galzi-Hausmann est prévue le 15 juin mais l’hypothèse d’une alliance n’est pas la plus épaisse.

    D’autres Vauclusiens sont tentés par un rapprochement avec Olivier Galzi. Comme Adrien Morenas, ex-député macroniste de la 3e circonscription jusqu’en 2022. « Je prospecte pour une liste d’union du centre, d’Édouard Philippe au centre gauche, confie l’ex-parlementaire, adhérent Renaissance, mais aujourd’hui sans mandat. Je discute avec des élus locaux, je suis en contact avec Olivier Galzi, sa méthode est intéressante, j’adorerai qu’il m’apporte son soutien, si j’y vais c’est pour mener la liste. » À ce stade, difficile d’imaginer le maire d’Avignon se ranger derrière un ex-député macroniste. « Soit je porte la liste, soit je n’y vais pas », assure Adrien Morenas.

    L’élue régionale Sylvie Viala « prépare une liste »

    S’il ne cherche pas le soutien de Renaissance, l’ex-présidente du parti macroniste en Vaucluse, Malika Di Fraja a, elle, fait acte de candidature à l’investiture. Et ce, il y a un mois dans un communiqué assez lunaire où elle se lance juste en réponse à la diffusion de « Maréchal nous voilà » dans les rues de Carpentras le 8 mai. Sollicitée, Malika Di Fraja est aux abonnés absents. Lors de la campagne des municipales, on l’avait aperçue à plusieurs reprises lors de meetings d’Olivier Galzi. Éric Bruxelle, adjoint au maire (Renaissance) à L’Isle-sur-la-Sorgue pourrait prétendre à l’investiture. Enfin, la présidente vauclusienne du Modem, Sylvie Viala, est aussi sur les rangs, sans exclusive de son parti. « Je prépare une liste et un projet mais il est trop tôt pour en parler », nous confie l’Avignonnaise, également conseillère régionale, donnant rendez-vous « à la fin du mois ». Tout en précisant qu’il n’y aurait « que des élus » sur sa liste. Fermant donc la porte à Adrien Morenas ou Malika Di Fraja.

  • Le projet de propreté collaborative lancé à Avignon

    Le projet de propreté collaborative lancé à Avignon

    Sur la place des Corps-Saints, dans le centre-ville d’Avignon, une vingtaine d’agents de la propreté de la Ville étaient en action à l’occasion du premier test de « l’opération quartiers propres », comme l’a nommée la municipalité. Objectif : « Montrer l’engagement sans faille de tous les services de la Ville au profit d’un cadre de vie agréable, tout en mobilisant et sensibilisant les citoyens au travers d’une démarche participative. »

    C’est aux alentours de 9h que le maire Olivier Galzi (DVD), qui avait porté comme l’une de ses priorités le sujet de la propreté lors de sa campagne, est arrivé sur place, troquant son costume contre un t-shirt blanc, un gilet jaune et une pince à déchets. « Tout ce qui était dégueulasse a été refait. Le but est de faire un choc de propreté. Si c’est propre, que le quartier est nickel, les habitants feront plus attention », assure-t-il, évoquant le décapage du sol, le remplacement d’un boîtier électrique dans un coin ou encore le nettoyage des tags et autres autocollants sur les poteaux. « L’extrême gauche nous fait la guerre », peste-t-il en retirant un sticker d’un collectif d’artistes opposés au système du Festival Off, bien que le rapport ne soit pas établi. Et d’évoquer de possibles poursuites contre les organisations dont on trouve plusieurs autocollants dans les rues, « type Jeune Garde », assure-t-il. Bien que des affichages de collectifs d’extrême droite soient également nombreux dans les rues de la Cité des Papes.

    Un peu plus loin, au square Perdiguier, un ramassage était aussi organisé avec les élèves de l’école Bouquerie. « Les enfants s’en rappelleront toute leur vie et en parleront autour d’eux », assure Olivier Galzi.

    Un quartier par mois

    Une opération qui a démarré à 5h du matin et qui devrait être la première d’une longue série. En juin, ce sera au tour du quartier du Pont-des-Deux-Eaux, en extra-muros. « On va en faire un par mois », assure Michel Adam, adjoint à la propreté. Le maire a, concernant la verbalisation de ceux qui participent aux dépôts sauvages, évoqué l’utilisation de la vidéosurveillance pour attraper les contrevenants.

    Outre ce projet, les élus ont aussi précisé d’autres actions, comme la mise en place d’une brigade d’intervention rapide. Constituée de six agents, celle-ci interviendrait dans la journée après le signalement d’un habitant via le numéro Allô mairie « afin de lutter contre les dépôts sauvages d’ordures », précise la municipalité. Une benne à encombrants a été mise en place pour la journée, comme c’est déjà arrivé lors de la précédente mandature.

    Et d’insister toujours sur une « remobilisation des agents du service », en rapport avec la visite de début de mandat du premier édile dans les services, alors que l’adjoint à la propreté, qui était anciennement chef des services de la propreté sous Marie-Josée Roig puis Cécile Helle, était ciblé. Une plainte pour diffamation contre l’élue d’opposition Marie-Anne Bertrand a été déposée après une question sur le sujet en conseil municipal. Celle-ci conteste.

  • Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Dans le salon du maire d’Avignon ce mardi 26, à l’occasion de la visite du consul général de Chine à Marseille, Youlin He, le premier magistrat Olivier Galzi a annoncé souhaiter « une coopération beaucoup plus importante » avec le pays du Milieu.

    Une collaboration dans les domaines du tourisme, des industries culturelles et créatives, mais aussi des technologies de pointe autour de l’agriculture développées à Agroparc « qui intéressent beaucoup le gouvernement chinois », explique le maire. « Avignon a une très belle histoire. On va trouver une coopération pour aider les peuples de la France et de la Chine dans tous ces domaines », explique le diplomate chinois, qui affirme qu’il s’agit de sa troisième visite à Avignon. A aussi été évoqué un jumelage « à hauteur de la ville », assure Olivier Galzi, à savoir avec la ville de Yiwu qui est « un modèle de production », assure Youlin He.

    « Deux piliers »

    Le maire s’est aussi permis une pique à l’ancienne municipalité, assurant que la relation entre Avignon et la Chine était « quasi inexistante ». Et ce alors qu’il existait bien un jumelage avec le district de Bao’an-Shenzen où vivent 3 millions de personnes depuis 2023. « Ce n’est pas qu’il n’était pas important mais il n’était pas valorisé », assure le maire. Mais cette nouvelle possibilité « est un deuxième pilier », poursuit-il. « Les relations avec Yiwu et Bao’an peuvent exister et avancer en même temps », confirme le consul.

  • [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    Le 27 septembre, quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens sont appelés à élire les trois sénateurs auquel le Vaucluse a droit. Pour être élu, entre 280 et 300 voix sont nécessaires. Il y a presque six ans, la droite, qui avait conduit deux listes distinctes, avait obtenu deux sièges : Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). À la tête d’une liste d’union de la gauche, Lucien Stanzione (PS) avait glané le 3e siège.

    Dans quatre mois, un chamboulement des forces politiques de la Haute assemblée reste plausible à la lecture du résultat des municipales. Avec plusieurs données : la droite est ressortie confortée voire en progrès, la gauche en net retrait et l’extrême droite en hausse. Reste l’inconnue Olivier Galzi. Le nouveau maire (DVD) d’Avignon a déjà assuré qu’il faudrait compter sur lui et plus largement son « mouvement large sans étiquette, qui s’est levé pour faire bouger les lignes ». « Nous devons continuer à avoir notre mot à dire d’une manière ou une autre dans les échéances qui arriveront », précisait-il il y a deux semaines.

    À gauche, Stanzione repart

    Entre les lignes, on devine que rien n’est encore acté : liste autonome ou bien volonté d’être représenté en bonne position sur une autre liste. L’hypothèse qu’Anaïs Hausmann incarne ce mouvement pour les sénatoriales est une option sérieuse. L’adjointe au maire et compagne d’Olivier Galzi, a assuré une présence remarquée à l’assemblée générale des maires de Vaucluse en début de mois.

    Si chez les sénateurs sortants à droite Alain Milon est encore dans l’expectative, Jean-Baptiste Blanc est lui officiellement candidat. « Je suis pour une liste d’union la plus totale et parfaite, qui pourrait rêver de plusieurs sièges car si on multiplie les listes, on va favoriser le RN », prophétise-t-il. Le sénateur sortant devait rencontrer en fin de semaine Olivier Galzi pour mettre sur la table ses sujets là. En attendant, il s’est lancé dans une campagne active défendant son bilan et rencontrant de nombreux maires, dont quelques-uns de 50 nouveaux élus lors des municipales. Toujours à droite, la présidente du Département Dominique Santoni suit de près les tractations. Seconde de la liste Blanc en 2020, une candidature n’est pas à exclure bien qu’elle reste très attachée à l’ancrage local.

    À gauche, un espoir de conserver un sénateur existe même si arithmétiquement, Lucien Stanzione est en difficulté par rapport à 2020, avec les pertes à gauche d’Avignon et de Carpentras. Le sénateur pourrait avoir le soutien de l’ensemble de la gauche -sauf LFI qui songe aussi à monter une liste- et compte sur son bilan et le réseau tissé auprès des maires au-delà des étiquettes politiques pour rempiler. Ce 3e siège sera aussi disputé par l’extrême droite. En termes de grands électeurs, le RN, avec a priori son délégué départemental Thierry D’Aigrement en tête de liste, n’aurait pas l’étiage suffisant pour être assuré d’un poste. Mais la théorie ne se traduit pas toujours dans la pratique.

  • Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon

    Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon

    Après avoir fait le tour des stands d’abricots d’Aubignan, de cerises de Mallemort ou encore d’asperges de Mazan, il y voit un « genre de marché qu’on a envie de pousser car c’est du circuit court avec des produits de qualité ». S’il n’y a pas de producteurs d’Avignon même, il pointe « un écosystème » et ne voit pas de « concurrence au niveau local », mais plus « une idée de complémentarité ». Une nouvelle visite est programmée ce vendredi (17h) sur la place de l’église de Montfavet.

  • À Avignon, le maire lance la révision du plan de circulation Faubourg

    À Avignon, le maire lance la révision du plan de circulation Faubourg

    Après la clé en or des frères Grimm qui ouvre un coffre mystérieux, Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a sorti une « clé de 13 » dorée pour faire tomber les sens interdits de la cité des Papes. Une manière pour le moins théâtrale – peut-être un reste de son passé de présentateur – d’annoncer, ce mercredi, le lancement de la révision du plan Faubourg.

    Après avoir dévissé, avec cette fameuse clé mixte plaquée or (offerte par ses soutiens après sa victoire aux élections, dit-il), devant la presse et les caméras de la communication de la Ville, un panneau « Sens interdit » de l’avenue Croix-des-Oiseaux, désormais donc remise en double sens de circulation, le premier édile a dévoilé les grandes lignes de ce projet.

    Une première phase est lancée ce mercredi 20 mai, après avoir été annoncée ces derniers jours aux habitants par des panneaux sur les axes concernés. Elle comprend des modifications de circulation dans sept rues et avenues de la ville. Un premier jet « sans le moindre coût » du « monstre, de l’aberration » que représente, d’après lui, le plan de modification de la circulation mis en place fin 2021 et qui visait alors à « réduire le trafic de transit dans les faubourgs, apaiser la circulation, développer les pistes cyclables et zones 30 et favoriser les déplacements à pied et à vélo », comme l’expliquait la municipalité à l’époque, alors dirigée par Cécile Helle (PS).

    Dans un premier temps, en plus de la Croix-des-Oiseaux, la bretelle vers Pierre-Semard depuis l’avenue Pierre-de-Coubertin est rouverte à tous les véhicules, l’avenue du Martelange est remise en double sens, le sens de circulation de la rue Delsuc est inversé, la rue Jacques-Tati est mise en double sens, le feu du carrefour de la Porte du Rocher est « amélioré » et le tunnel du Blanchissage est rouvert aux voitures dans le sens nord-sud.

    « Tout le monde prenait ces sens interdits. Donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », argumente Olivier Galzi, tout en assurant que les axes choisis sont issus de « témoignages recueillis tout au long de la campagne auprès des habitants » et que « les effets de ces mesures seront évalués au fil des mois ».

    Deuxième phase cet été

    À ses côtés, Nicolas Donadille, élu délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, assure que cette mesure « ne va pas opposer les modes de déplacements », malgré le fait que le retour au double sens laisse moins de place aux cyclistes sur les voies.

    Il en profite également pour dévoiler les contours de la deuxième phase de ce plan, qui devrait être mise en place pendant l’été, plutôt après le Festival qui se termine fin juillet. Une seconde partie « plus structurante » n dont le coût est estimé à 250 000 euros. Elle prévoit notamment l’amélioration de l’éclairage du tunnel du quai de la Ligne, la mise en place d’un double sens porte Saint-Lazare et la réouverture du sens sud-nord sur l’avenue Monclar. Mais aussi, plus tard, la mutualisation des centres de supervision urbaine d’Avignon et du Grand Avignon, notamment pour coordonner tram et circulation.

    L’opposition pointe des contradictions

    Le groupe d’opposition Ensemble et Solidaires, dans lequel se trouve Fabrice Tocabens (PS), ancien adjoint de Cécile Helle qui avait porté le plan Faubourg à Avignon, a émis un communiqué pour cibler plusieurs points du projet. Ils visent tout d’abord l’absence de « concertation avec les riverains ». Mais aussi « la réduction et la suppression des voies cyclables » sur l’avenue de la Croix-des-Oiseaux ou sur l’avenue Martelange. Tandis que la mise en circulation de l’avenue Monclar-Nord « va inévitablement créer de l’insécurité routière et du stationnement anarchique sur les trottoirs et les voies cyclables les plus utilisées d’Avignon, c’est un contresens historique ». Ils affirment qu’ils resteront vigilants « aux risques de voir revenir, tant en centre-ville que dans les faubourgs, une circulation de transit, historiquement de 14 000 véhicules sur les quatre boulevards, et aux conséquences néfastes pour les riverains et les piétons ». Et demandent en conclusion un « vrai débat » autour des transports, avec divers sujets comme le RER métropolitain, la jonction des autoroutes A7 et A9, la gratuité Avignon Nord-Avignon Sud ou encore la relance d’une LEO « finançable et repensée ».

  • Les organisations économiques avec Olivier Galzi pour la LEO

    Les organisations économiques avec Olivier Galzi pour la LEO

    Un « pack territorial », comme le qualifie le premier édile, afin de poursuivre « une priorité absolue pour l’attractivité, la compétitivité et le développement du bassin de vie avignonnais », explique le Grand Avignon dans un communiqué de presse. « Après l’union politique, l’union économique derrière un projet crucial pour notre territoire ! », se félicite le maire de la Cité des Papes sur ses réseaux sociaux. « L’État doit impérativement se saisir du projet des tranches 2 et 3, majeures pour l’économie locale, l’attractivité et le développement du territoire », assure la CPME de Vaucluse.

  • Une marche blanche pour éveiller les consciences

    Une marche blanche pour éveiller les consciences

    J’aimerais que la mort de mon papa serve à quelque chose », lâche, les larmes aux yeux et la voix tremblante, Niha à la fin de la marche blanche en hommage à son père, Ahmed, Avignonnais de 79 ans fauché le 8 mai dernier par un motard alors qu’il traversait sur un passage piéton de la Rocade. Environ 300 personnes étaient présentes et sont venues se recueillir.

    En tête du cortège, photos du défunt en main, la famille et les amis d’Ahmed portaient également un message sur un grand drap blanc : « Les rodéos tuent. Agissons maintenant ! » Car le motard, arrêté après l’accident alors qu’il était en train de fuir après avoir échappé à un contrôle de police, qui a percuté le septuagénaire, était en roue arrière.

    « Le but n’est pas de faire le buzz ni d’appeler à la haine. On appelle à une prise de conscience de toutes et tous, à tous les niveaux. Il faut arrêter de banaliser ce genre de drame », abonde Niha devant l’endroit où son père a perdu la vie. « Il faut sécuriser ce passage piéton de l’enfer. On a attendu un drame pour enfin en parler », regrette Leïla Addabbani, habitante du quartier et organisatrice de la marche. « Ce n’est pas la première fois qu’il se passe quelque chose sur ce passage. Un gamin a été percuté il y a un mois et on n’en a entendu parler nulle part ni vu personne se déplacer », abonde, amer, Esteban, 20 ans, qui habite à une centaine de mètres et dont le père a été témoin de l’accident.

    Premières actions

    Sur place, quelques personnes ont fait tourner une pétition pour demander la rouverture d’un passage souterrain permettant de traverser la voie se trouvant quelques pas plus loin. « Ce tunnel permettait autrefois aux piétons de traverser cet axe en toute sécurité. Depuis sa fermeture, les habitants sont contraints de traverser directement une rocade très fréquentée. Ce drame bouleversant rappelle une nouvelle fois la dangerosité de ce passage », explique Aissa Mohamed, habitant porte le texte.

    En fin d’hommage et « à la demande de la famille », assure-t-il au micro, le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), a également tenu à glisser quelques mots. Il affirme avoir résolu les « problèmes immédiats » à proximité des lieux, comme l’éclairage au-dessus du passage, et pousse pour que « les réponses aux rodéos soient extrêmement sévères » car « ce sont des actes criminels, une mise en danger volontaire de l’autre ». Un peu plus loin se trouvait également le député de la circonscription Raphaël Arnault (LFI) qui, tout en confiant être présent « en tant que citoyen », appelle à « une prise de conscience de la jeunesse ». « Il faut faire son propre bilan et éviter de tomber dans les écueils », conclut-il. Les élus écologistes d’Avignon, Mouloud Rezouali et Samir Allel, étaient également présents. « Ce drame rappelle une réalité que nous ne pouvons plus ignorer : la première des injustices sociales, c’est l’insécurité », pointent-ils de leur côté dans un communiqué.