Tag: Olivier Galzi

  • Avignon : au-delà de l’arrêté, quelles mesures face à la grande précarité

    Avignon : au-delà de l’arrêté, quelles mesures face à la grande précarité

    Ce dimanche 1er novembre doit s’achever l’arrêté municipal « portant réglementation des activités constituant un trouble à l’ordre public ». Un document pris le 24 septembre, quelques jours seulement après que la justice a retoqué un premier arrêté similaire qualifié « d’anti-mendicité », notamment par la Ligue des droits de l’homme et la fédération des acteurs de la solidarité qui avaient déposé un recours. Si un jugement au fond est toujours attendu, ce second arrêté n’avait pas été attaqué dans l’attente – vaine – d’un retour du maire Olivier Galzi (DVD) à ces associations et de la durée plus courte du document. « On va le renouveler pour un mois avec les mêmes conditions, on constate encore des difficultés », indique, ce jeudi à La Marseillaise, la municipalité.

    « Je ne suis pas choqué par le fait qu’Olivier Galzi ait pris un arrêté qui réprime les troubles à l’ordre public », réagit le préfet, interrogé mardi par nos soins. Mais Thierry Suquet précise que sa réponse s’inscrit dans un contexte plus global où l’État et la Ville ont signé en janvier un pacte local des solidarités. « Il a pour objectif d’apporter une réponse individualisée à des gens qui sont en situation de très grande marginalité, qui sont connus des services parce qu’ils passent souvent par la case garde à vue et parce qu’on a mis ce système en place, qui fonctionne, je ne suis pas choqué », argue-t-il. Une défaillance qui avait interpellé le préfet avant l’instauration du pacte. « À l’époque, on pouvait placer un individu en garde à vue pendant 48 heures sans qu’aucuns des services sociaux ne s’en préoccupent », retrace-t-il.

    Vers un nouveau lieu pour l’accueil de nuit

    Là où le maire se borne à récuser tout amalgame entre précarité et délinquance, assurant que son arrêté ne vise pas les plus vulnérables, le préfet estime que l’arrêté est un appui du pacte car il « participe au dispositif et facilite la connaissance des gens parce qu’ils passent par les mains de la police ». Un pacte dont le public cible vise justement l’intra-muros et ne concerne que 15 à 20 personnes. Signé fin janvier par l’ex-maire Cécile Helle (PS), il est aujourd’hui mis en place par son successeur. « Beaucoup de gens intervenaient pour la maraude, de la domiciliation, de la lutte contre la toxicomanie, voire même du logement, mais on avait du mal à avoir de la continuité », rappelle Thierry Suquet. L’idée n’étant plus de fonctionner en silos mais que collectivement une solution très individualisée soit apportée.

    « C’est l’esprit du pacte local des solidarités, abonde Vincent Lelionnais, sous-préfet en charge de la politique de la Ville. On met tous ensemble des services et des acteurs qui travaillent auprès des grands précaires pour créer cette logique de parcours parce qu’on est vraiment sur des fragilités qui commandent d’aller assez loin dans l’accompagnement individualisé. » Coffre-fort numérique pour stocker les documents administratifs et favoriser l’accès aux droits, projet de café social ou « dispositif de la rue à l’emploi qui permet de remettre le pied à l’étrier avec quelques heures de travail par semaine », liste Vincent Lelionnais.

    Autre action forte, le projet à plus long terme d’un nouvel accueil de nuit à la place de l’actuel rue Mérindol, jugé trop vétuste et exigu. Sans augmenter forcément sa capacité de 15 places mais « pour y adjoindre un lieu ressources où on pourra mettre en place cette logique de parcours avec des travailleurs sociaux », détaille Vincent Lelionnais. D’une durée initiale de trois ans, le pacte réunit aussi bien la mairie avec aussi la police municipale, que le SIAO [service qui gère l’hébergement d’urgence], l’Agence régionale de santé, les médiateurs sociaux ou la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités.

  • À Avignon, l’opposition veut transformer la Maison de la tranquillité en poste de police

    À Avignon, l’opposition veut transformer la Maison de la tranquillité en poste de police

    En plein milieu de la rue de la République, les portes de la maison de la tranquillité publique n’auront pas été ouvertes longtemps. Lancée en juillet 2025 pour « lutter contre les incivilités », elle a été fermée par la nouvelle municipalité en ce début d’été 2026.

    Une fermeture que regrette l’élu municipal d’opposition Fabrice Tocabens (PS). Dans un communiqué de presse, il propose au maire « de faire le seul choix sensé en rouvrant au public cette structure et en la transformant en poste de police municipale », et ce, « pour mieux assurer la présence de nos forces de sécurité en cœur de ville ».

    Tandis que le credo du premier édile, Olivier Galzi, est plutôt de « remettre les agents de la police municipale sur le terrain ». Concernant le local de la rue de la République, fin août, il s’étranglait devant le coût de location : « Elle coûte 8 000 euros par mois de loyer alors qu’on a des locaux vacants qu’on est en train de laisser mourir. Or, on a un bail de 10 ans, soit presque un total d’un million d’euros. C’est d’un niveau de non-gestion et d’irresponsabilité totale. À quel moment, vous et moi, vous allez prendre un appartement ou un local et vous allez accepter qu’on vous dise, même si vous le quittez dans un an, pendant 10 ans, vous le paierez ? »

    Logique de proximité

    Une fermeture qui s’inscrit dans un contexte global de fermetures de points d’accueil des services publics à Avignon. Ce que dénonce également Fabrice Tocabens, qui était adjoint au maire en charge des mobilités sous Cécile Helle. « Il s’agit bien d’une volonté déterminée de M. Galzi de réduire les services publics dus aux habitants. C’est un choix catastrophique qui porte atteinte aux intérêts des habitants les plus fragiles, en particulier les personnes âgées », pointe-t-il. Avant d’estimer que cette « stratégie » doit « absolument s’interrompre », en demandant à « revenir à une logique de proximité et d’écoute ».

    Outre la maison de la tranquillité publique, il y a aussi la fermeture de l’épicerie étudiante l’Agoraé, de la mairie de quartier centre ou encore de la maison des Îles de la Barthelasse. Est aussi annoncée la fermeture de postes de police municipale. Tandis que les bibliothèques et les musées ont vu leurs horaires d’ouverture fortement se réduire, le tout sur fond d’économies.

  • Anthony Zilio veut prendre les rênes du Département de Vaucluse

    Anthony Zilio veut prendre les rênes du Département de Vaucluse

    Mitoyen de la mairie de Bollène, le cinéma le Clap met à l’affiche Street Fighter et Le Roi du Game. Anthony Zilio sourit quand on lui demande quel arrière-plan il préfère, pour la photo, entre les deux films. Car, ce mercredi, le maire (DVC) de Bollène s’imagine en haut d’une autre affiche : la présidence du conseil départemental. Lundi prochain, les 32 élus se réunissent pour une séance spéciale consacrée à l’élection d’un nouveau président, le poste étant vacant depuis l’élection au Sénat de Dominique Santoni (LR).

    La courte majorité de droite n’a pas officialisé de successeur, mais plus personne ne fait mystère autour de Christian Mounier, vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture. À gauche, malgré des échanges avec Anthony Zilio (lire ci-dessous), un léger flou demeure autour de Sophie Rigaut (PS) qui devrait candidater. Quant à l’extrême droite (huit élus), réduite au rang de spectateur, l’option pourrait être de ne présenter personne et s’abstenir, comme en 2021. En attendant, Anthony Zilio est donc le premier à officialiser sa candidature, ce mercredi face à la presse, au lendemain d’un courrier adressé aux 26 conseillers départementaux de gauche et de droite. Et ce « en toute indépendance, avec la volonté de rassembler, au-delà de nos sensibilités politiques, c’est une candidature contre personne », pose le maire de Bollène.

    En 2021, pourtant soutenu par la gauche sur son canton, il avait voté pour Dominique Santoni à la présidence, jouant les faiseurs de reine. « On a toujours un bloc de 12 à droite, un bloc de 12 à gauche et nous deux [lui et sa binôme Christine Lanthelme, présente à ses côtés mercredi] au milieu. Est-ce qu’on continue à se regarder les 12 en face-à-face ou est-ce que dans ce moment avec ces échéances importantes en 2027, on ne peut pas porter à 26 conseillers départementaux une majorité stable, ouverte et capable de dépasser les appartenances politiques ? », questionne-t-il. À l’image de sa majorité à Bollène, allant du PS à LR. Il propose une sorte de gouvernance partagée avec des vice-présidences pour toutes les sensibilités

    Mounier,

    « une candidature subie »

    Et si Anthony Zilio « ne regrette pas une seule seconde », d’avoir soutenu Dominique Santoni dont il juge le bilan « positif », il émet de fortes réserves sur Christian Mounier, qui incarne pourtant la continuité. « C’est une personne qui est poussée, une candidature subie et non choisie, je sens qu’on va vers l’immobilisme », attaque-t-il, tandis que lui agirait « sans ambition personnelle » et aurait « tout à perdre ». Sa déclaration de candidature s’appuie sur six priorités, résumées en « protéger et soutenir » : santé, sécurité, solidarités et protection de l’enfance, culture, agriculture et soutien aux communes. Si Anthony Zilio appuie le bilan de Dominique Santoni, il distille quelques piques sur la répartition des centres de santé ou la politique sociale qu’il faut « humaniser » évoquant la gestion du RSA. « La santé financière de notre Département est bonne, mais les Vauclusiens tirent la langue, il faut davantage investir et jouer notre rôle de bouclier », promet le maire de Bollène.

    Qui parmi les élus pourrait être séduit par cette candidature ? « Je n’ai pas vocation à donner des noms », répond-il quand, dans la majorité de droite, on assure que les rangs sont serrés avec même une voix supplémentaire qui pourrait être Léa Louard (ex-écologiste). Certains voient dans cette candidature une façon de jouer le coup d’après en 2028 avec le soutien du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Un projet « Galzilio », ironisent certains ? « Ce n’est pas ma façon de faire, on ne sait pas ce que fera le maire d’Avignon, le bon sens je le porte au quotidien depuis 2020 sans faire de vague », assure Anthony Zilio, qui ne s’aventure pas non plus à donner un nom pour lui succéder en mairie s’il venait à être élu lundi. « Cette candidature ne m’arrachera pas à cette ville », promet-il.

  • Une appli d’alerte pour les commerces d’Avignon

    Une appli d’alerte pour les commerces d’Avignon

    Sur un grand écran, ce jeudi 22 octobre, dans le bureau du maire d’Avignon, s’affiche une carte du centre-ville : divers points bleus représentent les commerces de la ville. Une démonstration de l’application intitulée « Mon Avignon Alerte » avec laquelle, en quelques clics, les commerçants inscrits pourront, dès ce samedi, déclencher une alerte « en cas de danger imminent », explique le maire (DVD), Olivier Galzi.

    L’outil permettra ainsi aux propriétaires et gérants de magasins d’être informés en temps réel d’éventuelles dégradations. Pour rappel, le week-end dernier, six commerces ont été dégradés et pillés. « Il faut d’abord appeler le 17 évidemment. Mais cela permet d’être un complément et d’informer ses voisins. On génère un périmètre et ceux qui reçoivent une alerte seront conscients du danger imminent et pourront fermer leurs grilles », précise Olivier Galzi. Un logiciel développé par son adjoint délégué à la transformation digitale et au système d’information, Matteo Boso. « J’ai travaillé jour et nuit en urgence. On doit pouvoir être réactif », assure celui qui est programmateur de métier. Il est aussi possible de transmettre photos et vidéos dans la même interface.

    Couvre-feu ce week-end

    Durant les prochaines 48 heures, la mission des équipes municipales sera d’enregistrer les 2 000 commerçants dans le système. Il devrait être reconduit pour d’autres manifestations, mais pas à plein temps tout au long de l’année… Son fonctionnement nécessite en effet la supervision d’une personne maîtrisant parfaitement l’outil, en l’occurrence Matteo Boso.

    Dans le même temps, la municipalité indique s’être entretenue avec la préfecture pour d’autres mesures. Elle affirme que les manifestations seront interdites en centre-ville de la Cité des Papes. La Ville annonce également la mise en place d’un couvre-feu visant les mineurs non accompagnés les samedi 24 et dimanche 25 octobre, dans le centre-ville d’Avignon ainsi qu’aux niveaux des centres commerciaux. Une boutique de Mistral Sud avait notamment été pillée, le 17 octobre.

  • Des digues renforcées pour protéger l’île Piot à Avignon

    Des digues renforcées pour protéger l’île Piot à Avignon

    Sous le pont Édouard-Daladier, les rayons de soleil détonent avec les nombreux branchages qui flottent dans le Rhône en arrière-plan, illustration que les crues du fleuve peuvent être très puissantes. Mais désormais, l’île Piot est mieux protégée de ces débordements grâce aux travaux de confortement des digues la protégeant, inaugurés ce mercredi 21 octobre.

    « Il y a des rubans qui ont plus de sens que les autres », lâche ainsi Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon et président du Grand Avignon, en coupant la bande tricolore. Dans toutes les têtes, et dans tous les discours, les crues de 2002 et 2003, pendant lesquelles l’île a été submergée pendant plusieurs jours. C’est justement à la suite de celles-ci que des études avaient été lancées par la ville d’Avignon pour mieux protéger les 5 500 habitants du site.

    23 ans plus tard, 1 200 m de murs verticaux, 130 m d’enrochements, 6,5 m de protections amovibles et 405 m de rehaussement de voies ont été réalisés. Le tout pour un coût total de 3,4 millions d’euros, financés par le Grand Avignon (268 952 euros), l’État (1 340 000 euros), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 005 000 euros), le Département de Vaucluse (335 000 euros), la Ville d’Avignon (330 000 euros) et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) (176 048 euros). « Au moment où l’actualité est assez tragique, il faut faire en sorte de protéger au mieux la population et leurs biens », pointe Thierry Lagneau, président par intérim du département de Vaucluse.

    100 000 habitants

    Le secteur sud de l’île a été priorisé car « plus urbanisé », confirme Camille Riotte, ingénieure en charge de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi). « Il manque maintenant la partie nord dont les études se poursuivent. Et qui, je l’espère, aboutiront d’ici la fin du mandat », lance de son côté le premier édile de la Cité des Papes. Pour rappel, plus de 100 000 habitants du Grand Avignon vivent en zone inondable et 150 communes vauclusiennes sont menacées par ce risque naturel.

  • À Avignon, les policiers municipaux bientôt équipés de tasers et de caméras

    À Avignon, les policiers municipaux bientôt équipés de tasers et de caméras

    Depuis plus de trois mois, Olivier Galzi (DVD) serine que les caisses de la Ville sont vides, accusant l’ancienne majorité de gauche d’avoir laissé un « champ de ruines ». Encore actuellement, des moyens humains sont insuffisants pour ouvrir convenablement les bibliothèques ou les piscines. Mais évidemment, il reste quelques euros à investir, répondant à des choix politiques. « On n’a pas d’argent, mais on peut quand même faire avancer les dossiers sur les trois promesses phares de notre programme », assurait le maire fin août. Notamment sur le volet sécurité, où trois renforts de policiers municipaux en brigade de nuit sont arrivés.

    Mais ce n’est pas tout. À la mi-janvier, la police municipale devrait voir arriver un imposant renfort de matériel : des Taser et des caméras piétons. La Ville vient en effet de lancer un marché, qui court jusqu’au 12 novembre, pour faire l’acquisition, dans un premier temps de 30 pistolets à impulsion électrique (PIE) et 90 caméras piétons. Pas vraiment une surprise, la mesure étant dans le programme du candidat Galzi. « Les policiers gardent leurs armes actuelles, mais le taser sera un complément pour pouvoir avoir une riposte graduée dans les situations sensibles », proposait-il fin janvier. « C’est la suite logique des promesses faites par le candidat », nous répond la Ville, pour qui cet investissement répond à un besoin de « protéger nos agents et réduire leurs risques de blessures graves d’autant qu’il y a la volonté qu’ils soient désormais sur le terrain et non plus dans des bureaux », poursuit la municipalité.

    Batteries, cartouches…

    la facture grimpe

    Le marché, consulté par La Marseillaise, table sur une durée de 4 ans. La municipalité souhaite se doter de tasers 10, soit ce qu’il se fait de mieux actuellement sur le marché. Ils sont d’ailleurs directement reliés à la caméra piéton qui se déclenche lors de son usage et ne doivent servir qu’en cas de légitime défense… « Ces PIE doivent être équipés de systèmes de contrôle permettant d’assurer la traçabilité et la vérification de leur utilisation, et chaque usage donne lieu à un enregistrement visuel et sonore », lit-on dans le marché. « L’utilisation de l’arme est soumise à une mise en garde orale préalable, suivie d’un pointage au faisceau laser vert », précise aussi la commande municipale. Une arme qui ne doit viser ni la tête ni le cou et qui est « interdite à l’encontre des enfants et des femmes enceintes ainsi qu’à l’encontre du conducteur de tout véhicule terrestre en mouvement ».

    L’onde électrique de 50 000 volts est d’une durée maximale de 5 secondes et peut être coupée avant. « Tu vois ce qui se passe, tu es conscient, mais tu es déconnecté, tu ne ressens plus rien, comme une micro-anesthésie », nous glisse un policier municipal, pas en fonction à Avignon, et qui a servi de cobaye lors de sa formation au taser. Une mise en situation qui n’est plus obligatoire lors des formations d’usages. L’autre partie du marché concerne les caméras piétons. La Ville avait fait l’acquisition de quelques unes il y a près de 10 ans mais désormais obsolètes. « Seules quelques caméras sont encore opérationnelles. L’autonomie insuffisante des batteries ainsi que l’impossibilité d’exploiter les vidéos depuis plusieurs sites sont deux points faibles du parc actuel », est-il indiqué dans le marché.

    Si, ni le marché, ni la Ville, n’évoquent la question financière, il s’agit d’un lourd investissement qui avoisinerait les 200 000 euros selon nos estimations. Car au prix d’un taser, autour de 3 000 euros, et de 1 000 euros la caméra, tout un tas d’équipements supplémentaires et obligatoires font grimper la facture : batteries, socles de recharge, étuis, combinaisons d’entraînement, cartouches, licence d’utilisation. Chaque agent formé doit aussi annuellement tirer une cartouche réelle (d’un coût d’environ 220 euros) et deux d’entraînements (35 euros la cartouche). À ce prix-là, pas sûr que la centaine de policiers municipaux soient tous habilités à se servir d’un taser.

  • Les maires ne veulent pas voir filer leur urbanisme au Grand Avignon

    Les maires ne veulent pas voir filer leur urbanisme au Grand Avignon

    De PLU à PLUi ? Dans la jungle des acronymes administratifs, la loi a posé le principe, depuis 2014, que le plan local d’urbanisme propre à chaque commune soit désormais régi à l’échelle intercommunale (PLUi). En clair, que les communes membres de l’Agglomération disposent de règles similaires en matière d’aménagement et d’urbanisation. Aujourd’hui, le Grand Avignon ne dispose d’aucun PLUi et la situation devrait rester inchangée.

    Pourtant, comme nous le précise l’Agglo, « lorsque ce transfert n’est pas déjà intervenu, la loi prévoit qu’il devient effectif le 1er juillet de l’année suivant le renouvellement général des conseils municipaux et communautaires, soit, au regard du calendrier électoral actuel, le 1er juillet 2027 ». Mais les maires peuvent s’y opposer. Pas tous seuls, mais à plusieurs. Deux conditions sont nécessaires pour bloquer l’élaboration du PLUi : « L’opposition doit être exprimée par au moins 25% des communes membres représentant au moins 20% de la population de l’intercommunalité », expose le Grand Avignon. Soit ici, a minima quatre communes totalisant 40 000 habitants.

    Les communes doivent se positionner avant janvier. « Cela ne se fera pas, je ne connais aucune commune qui est favorable », indique Joël Guin. Le maire (DVD) de Vedène et son conseil municipal ont voté à l’unanimité, le 24 septembre dernier, pour s’opposer au transfert de la compétence urbanisme. « Le cadre sera trop rigide et pas assez réactif », juge Joël Guin. Deux jours plus tôt, la commune gardoise de Pujaut avait aussi délibéré en ce sens, alors qu’elle doit adopter son premier propre PLU d’ici à la fin de l’année. « On souhaite garder notre indépendance et avoir la main sur le développement urbanistique de nos villages qui reste particulier à chaque territoire », estime la maire Sandrine Soulier (SE), qui ferraille contre la « loi SRU qui ne peut pas s’appliquer partout ». Pujaut ne compte même pas 2% de logements sociaux et, début 2025, le préfet du Gard avait même pris le stylo à la place du maire pour délivrer la construction de 18 logements sociaux.

    À deux pas de là, Jacques Demanse, maire (PCF) de Sauveterre, se dit aussi « contre » ce transfert, mais n’a pas encore délibéré. Pas de position arrêtée pour l’heure à Velleron, où « le sujet n’a pas encore été abordé au sein de la majorité », glisse le maire Philippe Armengol (DVG).

    Olivier Galzi n’en fera pas un casus belli

    Quant à la ville-centre, Avignon, on sait le projet déjà mort-né. « Le quota d’opposition sera là, je me serai posé la question si ma position pouvait faire basculer le choix », répond Olivier Galzi (DVD), maire et aussi président du Grand Avignon. « Cela aurait pu avoir du sens, mais déjà que les maires redoutent d’avoir moins de pouvoir, alors si on leur enlève l’urbanisme, ce serait encore plus compliqué », analyse-t-il.

    L’Agglo se pliera donc aux choix des communes et « arrêtera sa position une fois les communes consultées et leurs orientations connues, en conséquence, aucune démarche d’élaboration d’un PLUi n’est engagée à ce jour », assure la collectivité. Olivier Galzi n’en fera pas un casus belli, « il y a assez d’autres sujets », importants à traiter. Notons tout de même que le Grand Avignon dispose d’un programme local de l’habitat avec des objectifs partagés de construction de logements. Dont le bilan est famélique, notamment dans la réalisation de logements sociaux qui a atteint, en 2024, seulement un quart de l’objectif.

  • L’Italie (re)prend possession de la Cité des Papes pour dix jours

    L’Italie (re)prend possession de la Cité des Papes pour dix jours

    Une 10e édition de la semaine italienne d’Avignon qui respire encore la « Dolce Vita ». De ce mercredi 7 octobre jusqu’au dimanche 18 octobre, la Cité des Papes retrouve à travers une ribambelle d’événements l’accent de nos voisins.

    « Une histoire qui prend tout son sens dans une ville dont les liens avec l’Italie plongent profondément dans le passé », explique la municipalité dans un communiqué de presse. Toute la ville sera ainsi investie, de la place du Palais des Papes aux musées en passant par l’Opéra. Les liens historiques entre Cité des Papes et pays à la botte seront notamment rappelés.

    En premier lieu avec la visite « La petite Italie dans la cité des Papes », proposée les 8 et 10 octobre afin de remonter le fil « d’une présence italienne ancienne, depuis l’installation de la papauté au XIVe siècle jusqu’aux migrations de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ». Mais aussi une exposition au musée Angladon, une programmation spéciale au cinéma Le Vox sur les grands noms italiens du grand écran ou encore un concert le 17 octobre à la collégiale Saint-Didier.

    Un village italien au cœur de la ville

    Une relation valorisée également à travers le patrimoine, le spectacle vivant, la gastronomie ou encore l’artisanat. Avec dans un premier temps le traditionnel « Villaggio Italiano » ou village italien. Un marché à ciel ouvert sur la place du Palais des Papes où l’on va retrouver une vingtaine d’artisans et producteurs venus directement de l’autre côté des Alpes. Charcuteries, fromages, pâtisseries, truffes, olives, pâtes fraîches, objets en verre de Murano, masques vénitiens, céramiques… La liste de ce que l’on y retrouve est longue. Le tout en musique au rythme des Pasta Divas, quatuor acoustique qui revisite les grandes chansons italiennes.

    « Car c’est peut-être cela, au fond, la Semaine italienne : une invitation à franchir les Alpes sans quitter Avignon et, le temps de quelques jours, à donner à notre ville un sublime air d’Italie », lance le maire d’Avignon (DVD), Olivier Galzi.

    Programme détaillé sur : avignon.fr

  • Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    « Franchement, vous faites un truc qui sert à rien », finit par lâcher Olivier Galzi, las des relances de son opposition de gauche, lundi soir, en clôture du conseil municipal. Le maire (DVD) était sommé de se positionner quant à une motion portée par le groupe de « La nouvelle Avignon populaire (LFI-PCF) ». Lu par Mathilde Louvain, le vœu plaide pour que la direction de l’hôpital « abandonne tout projet de privatisation ou de délégation au secteur privé de sa structure d’accueil de la petite enfance et que la crèche soit pleinement maintenue dans le giron du service public, avec des moyens humains et financiers pérennes garantissant un accueil optimal pour les enfants ».

    Depuis cet été, personnel et usagers, épaulés par l’intersyndicale CGT-FO-CFDT, sont vent debout contre la possible externalisation de ce service interne à l’hôpital, proposant des horaires adaptés au rythme de travail des agents hospitaliers. Mi-septembre, un vif échange a eu lieu directement dans le bureau du directeur, Pierre Pinzelli. Celui-ci assurait qu’aucune décision sur le mode de gestion n’était prise, mais que la crèche nécessitait de lourds investissements de modernisation « et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins ».

    Ce lundi soir, ils étaient une quinzaine devant l’Hôtel de ville à réaffirmer leur attachement à une crèche publique hospitalière. « Nous partageons l’ensemble des objectifs que vous venez d’énoncer, mais le centre hospitalier est un établissement autonome et, par conséquent, c’est lui qui décide du mode de gestion pour sa crèche », répond Olivier Galzi à Mathilde Louvain.

    La crèche, un atout « d’attractivité médicale »

    Trop court pour l’opposition qui demande au maire, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, de se mouiller davantage. « Au conseil de surveillance, je demande de préserver des places pour le personnel hospitalier avec des horaires élargis et une tarification accessible, développe le maire. Je n’interviens pas dans le mode du choix de gestion. J’ai même envie d’aller plus loin : un mode de gestion publique n’est pas une garantie d’un bon service. » Olivier Galzi assure en parallèle travailler « à des solutions pour proposer des places dans les crèches municipales pas très loin » de l’hôpital.

    Quand David Fournier (PS) rappelle que cette crèche « aide à l’attractivité médicale » ou que Oukacha Rtili (LFI) renvoie le maire à son programme municipal « où vous marquiez votre soutien à l’hôpital public », Olivier Galzi se fait le porte-voix du directeur de l’hôpital : « Son souhait est d’optimiser le coût et le service rendu ». Et de clore le débat. « On a fait le tour, vous verrez bien en conseil de surveillance ».

    La motion a été rejetée par toute la majorité, le RN s’abstenant, seules la gauche avec ses dix voix a voté pour.

    ET AUSSI

    Galzi – Rigault, tensions à la chaîne

    Entre le maire et son opposante RN, la soirée a été piquante. Avant même l’entame des rapports, Anne-Sophie Rigault s’est plainte de ne pas disposer d’un bureau, le seul attribué étant à ses yeux« insalubre », déplorant aussi l’absence de réponses à ses questions en amont des séances ou le détail des votes. « Je ne suis pas sourd d’oreille, vous l’aurez à la Saint-Glinglin », s’agace un peu plus tard Olivier Galzi quand son opposante en remet une couche. Le maire dénoncera aussi« un coup politique qui a entravé l’enquête interne »au sujet du vol de viande à la cuisine centrale, affaire pour laquelle Anne-Sophie Rigault a récemment fait un signalement à la justice. « Vous parlez de vol, or, cela n’a pas été caractérisé à l’inverse de votre nouveau sénateur que l’on peut traiter de voleur », balance Olivier Galzi en référence à la condamnation définitive en 2014 de Thierry D’Aigremont à deux ans de prison avec sursis pour recel de vol. L’élue RN avait un peu plus tôt évoqué la défaite aux sénatoriales d’Anaïs Hausmann, compagne du maire, absente lundi soir.

  • Maurras passe finalement à l’as de la Semaine provençale d’Avignon

    Maurras passe finalement à l’as de la Semaine provençale d’Avignon

    La polémique était trop forte. L’association organisatrice de la Semaine provençale a décidé, mardi, de déprogrammer la lecture d’un texte de Charles Maurras, initialement prévue ce vendredi à la bibliothèque Ceccano. Une décision directement prise à la demande du maire Olivier Galzi (DVD) qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ». « L’évocation de son seul nom a suscité tant de remous qu’on préfère avoir une conférence sereine », précise Bernard Deschamps, secrétaire de l’Oustau de la culturo provençalo, à Vaucluse Matin.

    Depuis plus d’une semaine, plusieurs associations (LDH, Libre pensée) ou partis politiques de gauche étaient montés au créneau pour s’opposer à cette séquence, en rappelant le parcours antisémite, nationaliste et xénophobe de l’auteur qui a fondé l’Action française. Une pétition soutenue par des universitaires avait aussi été lancée.

    Il y a une semaine, la Ville avait plaidé pour « une contextualisation claire et indispensable de cette lecture ». Précisons que la conférence incriminée n’est pas annulée en soi. Baptisée « Ils ont aussi écrit en provençal, le saviez-vous ? », elle est maintenue ce vendredi (14h), mais sans lecture de Maurras, donc. « On s’en félicite, la voix de la raison a été entendue », réagit Fabienne Haloui, présidente de la section Avignon-Carpentras-Orange de la Ligue des droits de l’homme. Ce qui n’empêche pas l’association, aux côtés du Mrap, de la CGT spectacle et d’Avignon collectif, de maintenir vendredi (19h, place Pie) une célébration populaire alternative pour rappeler qui était Maurras et lire des textes de poètes provençaux progressistes.