Vaucluse : les victimes de l’amiante lassées de la passivité des élus

Mi-septembre, une des filiales de la SNCF a été condamnée à indemniser 39 salariés en Paca pour ne pas avoir assez assuré leur sécurité contre l’exposition à l’amiante, notamment en gare d’Avignon. Une décision qui renvoie à l’inlassable combat de la Cavam (Coordination des associations de victimes de l’amiante), qui s’est réunie il y a une semaine à Paris.

L’association, qui regroupe 22 associations – dont le Caps 84 (Collectif amiante Pays des Sorgues) –, s’agace d’une inaction générale pour éradiquer ce fléau. « Le gouvernement et trop d’élus de terrain restent passifs, voire indifférents, déplore la Cavam dans un communiqué. Partout, le même scénario se répète. Nous sommes reçus, écoutés, parfois même encouragés, mais les suites sérieuses ne viennent pas et pendant ce temps, le nombre de décès provoqués par l’amiante ne cesse d’augmenter. »

Diagnostic dans les écoles, départements totalement démunis de déchetteries capables d’accueillir l’amiante ou « projets industriels alternatifs qui s’enlisent faute de financement, de terrain ou de volonté politique », les griefs demeurent. La Cavam martèle une « revendication centrale : la création d’un pôle public d’éradication de l’amiante ». Elle « appelle le gouvernement, les élus, les collectivités et les employeurs à passer enfin des paroles aux actes ».

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