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  • Appeler le 18, ce n’est pas « commander une pizza »

    Appeler le 18, ce n’est pas « commander une pizza »

    Un clip vidéo décalé de moins d’une minute fait mouche. Un homme compose le 18 « pour une urgence » et souhaite l’arrivée des pompiers « dans 10 minutes si possible avec un supplément grande échelle et gyrophare ». Entre temps, un sapeur pompier apparaît à l’écran pour apporter une autorité bienveillante avec un slogan : « On ne commande pas un pompier comme on commande une pizza ». Voilà le message délivré depuis ce mardi par les sapeurs pompiers de Vaucluse qui ont lancé une campagne de communication qui sera largement relayée sur les réseaux sociaux, cinémas mais aussi en mairies ou emplacements médicaux.

    « Il y a un problème d’éducation de la population, parfois des gens en panne sur autoroute nous appellent », constate le commandant David Chesnel, qui a en charge la gestion de la plateforme d’appels au sein du Sdis de Vaucluse, là où transitent toutes les conversations du 18, 15 et du 112. « Les gens ne savent pas comment est traité leur appel, pensent que faire le 18 est un dû pour avoir les pompiers, le but de la campagne est de leur expliquer comment cela fonctionne », poursuit David Chesnel. « On ne dit surtout pas aux gens, n’appelez plus mais on souhaite changer leur perception sans les culpabiliser avec comme mots d’ordre appelez, expliquez et faites confiance », abonde Martine Casadeï, cheffe de l’administration générale au Sdis qui a piloté la campagne réalisée par l’agence de com’ avignonnaise Sur le pont !

    À peine 15% des appels amènent les pompiers

    Si a priori le Vaucluse est l’un des premiers Sdis à lancer une telle campagne, c’est parce que le nombre d’appels est en croissance permanente. 360 000 appels reçus l’an dernier – 18, 15 et 112 confondus – soit +6% en un an. « Cela fait environ 1 000 appels par jour et, en réalité, seuls 140 ont déclenché une intervention des pompiers, chiffre le colonel hors classe Paichoux, patron du Sdis. Loin de moi de penser que près de 900 appels sont inutiles, des gens en détresse ont besoin d’assistance, on va avoir le même niveau d’attention, mais chaque appel répond à une situation différente et un traitement différencié », fait-il valoir. Ainsi, en fonction du degré d’assistance, trois possibilités s’offrent : soit un simple conseil téléphonique, soit un transport sanitaire par ambulance, soit une urgence et, là, les pompiers interviennent.

    « La population doit comprendre que l’engagement des pompiers n’est pas automatique mais seulement réservé à des urgences vitales, il faut vraiment faire confiance à l’opérateur en ligne », plaide Christophe Paichoux. En ces temps où certains services d’urgences incitent d’abord à faire le 15 avant de se déplacer, et où joindre un médecin est de moins en moins aisé, en bout de chaîne les appels d’urgence progressent. « Les gens sont habitués à l’immédiateté, à consommer des services publics comme des services marchands mais nous sommes un service d’urgence qui ne peut être partout à la fois au risque ensuite de ne plus être disponible pour les urgences vitales », avertit le chef des pompiers. Surtout dans le contexte actuel où les pompiers, sursollicités, ont largement exprimé leur mal être et revendications par la grève depuis septembre.

  • Christian Mounier élu président avec une majorité renforcée

    Christian Mounier élu président avec une majorité renforcée

    Cette fois, pas de coup de Jarnac ou d’élection incertaine. À l’inverse de 2021 où les blocs de droite et gauche étaient au coude-à-coude lors de l’élection de Dominique Santoni (LR) à la présidence du Département, ce lundi Christian Mounier (DVD) a pris la suite sans trembler. Celui qui était jusque-là vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture a été élu avec 15 voix. Il devance Sophie Rigaut (PS) qui a glané 8 suffrages et Anthony Zilio, maire (DVC) de Bollène (3 voix). Huit abstentions ont été enregistrées, émanant a priori quasi toutes de l’extrême droite qui n’avait pas présenté de candidat.

    Sans surprise également, il a fallu trois tours de scrutin pour remplacer Dominique Santoni, contrainte de laisser la présidence après avoir été élu sénatrice fin septembre. Comme martelé depuis son élection au palais de Luxembourg, l’ex-présidente « ne quitte pas le Vaucluse » et présidera d’ailleurs le groupe de la majorité (lire ci-dessous). Pour être élu dès le premier tour, il aurait fallu disposer d’une majorité absolue (18 voix). Assez improbable vu la configuration de l’hémicycle. Seul le 3e tour désignait un vainqueur à la majorité relative -celui qui a le plus de voix l’emporte-. Si Sophie Rigaut et Anthony Zilio ont à chaque fois obtenu 8 et 3 voix, Christian Mounier est passé de 14 à 15 voix entre le 1er et le 2e tour, faisant reculer l’abstention de 8 à 9 suffrages.

    Comme nous l’indiquions dans notre édition du week-end, Anthony Zilio s’est contenté de 3 voix. En revanche, la gauche qui en escomptait 10 a connu un peu de déperdition. À l’inverse, la majorité de droite certifiait avoir sécurisé 13 voix et en compte donc 2 de plus. Une a été officialisée : celle de Léa Louard, élue en 2021 à gauche avec son binôme écologiste Samir Allel… Fantomatique depuis 5 ans, elle siégeait ce lundi à une nouvelle place dans la majorité, aux côtés de Dominique Santoni. Un retour aux sources pour celle qui, en 2014, avait été élue au conseil municipal d’Avignon sur la liste de droite.

    Le secret bien gardé

    de l’isoloir

    Après les votes, dans les couloirs du Département, difficile de percer le secret de l’isoloir. Quels sont les deux élus supplémentaires à avoir voté Christian Mounier ? Où sont parties les deux autres voix classées à gauche ? Chacun doutait un peu de tout le monde… « La gauche dévisse et la droite a sensiblement besoin de l’extrême droite pour gagner », commente Anthony Zilio. Allusion à l’hypothèse, qui circulait déjà la semaine dernière, du possible vote de Jonathan Argenson, dernier rescapé de la bompardie, à Christian Mounier. Une chose est sûre : même avec une gauche à taux plein et une droite un peu affaiblie, l’issue du scrutin n’aurait rien changé. « Je suis certainement le moins politique de vous tous, à vous de déterminer qui m’a apporté ces voix », ne s’aventure pas à analyser Christian Mounier, questionné à l’issue de la séance.

    « Il y a eu des votes cachés », ne peut que constater Sophie Rigaut. L’élue du canton de Vaison préfère aller de l’avant : « On va continuer à travailler pendant un an et demi en intergroupe sur les sujets évoqués dans ma candidature ». Une heure et demie plus tôt, Sophie Rigaut a été la première à se déclarer dans l’hémicycle. En « femme de gauche et fière », elle souhaitait « impulser plusieurs inflexions sur la politique trop rigoureuse du Département car nous disposons de marges de manœuvre ». Protection des plus vulnérables, aide soutenue à la construction d’Ehpad et de logements sociaux, évaluation du dispositif RSA ont été cités.

    Anthony Zilio avait, comme mercredi face à la presse, mis en avant une candidature de dépassement. « Le sens de ma démarche est de dépasser les blocs droite/gauche, je ne suis pas candidat pour défendre un camp ou un autre mais pour rassembler, non pas une alliance de circonstance mais une majorité de travail », plaide le maire de Bollène, redoutant que le choix Mounier soit celui « de l’immobilisme qui se traduira dans 18 mois par l’extrême droite ». Post séance, Anthony Zilio craint que 5 cantons basculent (Pernes, Cavaillon, Apt, Valréas et Vaison). Même s’il savait qu’il ferait « 3 voix », il ne « regrette pas » sa candidature. Il appelle à davantage d’investissement et d’aides aux communes et donne « rendez-vous en 2028 ».

    Enfin, dernier à se déclarer, Christian Mounier. Ou plutôt à se faire déclarer. Car c’est Dominique Santoni qui a pris la parole pour, succinctement, appeler à « préserver notre dynamique » et « apporter le soutien de notre majorité à Christian ». À voir désormais comment cette majorité se traduira dans les futurs votes. Et ce dès le 20 novembre, date de la prochaine plénière, consacrée aux orientations budgétaires.

  • Une présidence bien plus que dans les pas de Santoni

    Une présidence bien plus que dans les pas de Santoni

    À 15 mois des prochaines élections départementales, il ne faut pas s’attendre à une révolution à la tête du Département. Élu ce lundi, Christian Mounier (DVD) compte marcher dans les pas de Dominique Santoni voire même enfiler ses chaussons. « Je n’étais pas programmé pour ce poste, je ne remplace pas Dominique Santoni, je vais essayer de lui succéder au mieux », livre l’ex-maire de Cheval-Blanc devant la presse.

    À quelques mètres de là, l’intéressée ne perd pas une miette des premiers mots de son ex-vice président dont elle a officialisé la candidature en séance (lire ci-dessus). « Il est le meilleur pour assurer la stabilité, indique la nouvelle sénatrice qui va désormais prendre la présidence… du groupe majoritaire. Et quand on lui demande si Christian Mounier ne serait pas son homme de paille, Dominique Santoni répond par une pirouette malicieuse : « C’est un agriculteur… ». « Je dois tout à Dominique Santoni, elle a été une présidente exceptionnelle », ne tarit pas d’éloges Christian Mounier qui met en avant le projet plutôt que sa personne. « Que ce soit Mounier, Jean-Pierre ou Jean-Paul, on ne va rien changer ». Y’aura-t-il une patte Mounier ? « Elle ne sera pas différente de la patte Santoni, on continue de la même façon tout ce qu’on avait défini », assure-t-il.

    Pour son premier discours face aux élus, Christian Mounier (67 ans) s’est placé en « président de transition », sorti « de la faculté de Cheval-Blanc », avec comme mots d’ordre « continuité, stabilité, unité ». Sa seule « ambition ? » « Servir le Vaucluse avec humilité et neutralité ». Longtemps agriculteur, il a démarré son discours en mettant en avant ce secteur-là, « première activité économique de Vaucluse ». Élu départemental depuis 2015, il se revendique « d’un autre bon sens, celui paysan qui vient de la terre », loin « de ce monde politique nouveau qui parle beaucoup et regarde son nombril en comptant frénétiquement le nombre de like qu’il obtient sur Facebook ». Une pierre dans le jardin du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Dans un communiqué de « félicitations », celui-ci espère toutefois « ouvrir ensemble une nouvelle dynamique, fondée sur le dialogue » et « renforcer les coopérations entre le Département et Avignon ».

  • Christian Mounier élu nouveau président du département de Vaucluse

    Christian Mounier élu nouveau président du département de Vaucluse

    Le Vaucluse a un nouveau président : Christian Mounier, candidat de la majorité de droite. Ancien maire (DVD) de Cheval-Blanc et actuel vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture, il a été élu ce lundi matin après trois tours de vote. Avec 15 voix, il arrive en tête devant la socialiste Sophie Rigaut (8 voix) et le maire (DVC) de Bollène Anthony Zilio (3 voix). Huit bulletins blancs ont aussi été enregistrés, émanant vraisemblablement des élus d’extrême droite qui n’avaient pas présenté de candidat.

    Un scrutin rendu obligatoire après la démission de Dominique Santoni, ex-présidente LR élue sénatrice fin septembre.

    Plus d’informations dans La Marseillaise du 3 novembre.

  • Jour J pour le vote de la nouvelle présidence au conseil départemental

    Jour J pour le vote de la nouvelle présidence au conseil départemental

    En 2021, Dominique Santoni (LR) était devenue la première femme présidente du Département. La désormais sénatrice, contrainte de quitter la présidence, espère qu’un homme lui succédera, ce lundi matin (9h30). Les 34 conseillers départementaux sont appelés à élire leur nouveau président qui achèvera le mandat jusqu’à la mi-2028.

    Bien qu’il ne se soit pas officiellement déclaré, Christian Mounier est attendu pour incarner la continuité de la majorité de droite. Et a donc l’appui de Dominique Santoni. L’ex-maire de Cheval-Blanc, vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture, semble favori du scrutin et devrait concourir face à deux autres candidats : Anthony Zilio (DVC) et Sophie Rigaut (PS). Le premier, maire de Bollène, espère tout de même rassembler les deux blocs de droite et de gauche. En 2021, bien qu’issu de la gauche, il avait voté Dominique Santoni à l’issue d’un scrutin très disputé, la droite l’emportant de 14 voix face aux 12 de la gauche (Jean-François Lovisolo) et huit abstentions du RN.

    L’élection se joue sur trois tours maximum. Pour l’emporter, il faut une majorité absolue (18 voix ici) lors des deux premiers tours. Le 3e se joue à la majorité relative – celui qui a le plus de voix l’emporte –, comme ce fut le cas il y a cinq ans. En cas d’égalité, c’est le doyen qui est élu. En l’occurrence, Christian Mounier (67 ans) qui devance de huit ans Sophie Rigaut, quand Anthony Zilio affiche 41 ans.

  • À Avignon, des manifestants parqués mais déterminés

    À Avignon, des manifestants parqués mais déterminés

    Comme une semaine plus tôt, le préfet avait interdit, ce samedi, toute manifestation dans le centre-ville et le long des remparts d’Avignon. Un scénario similaire s’est déroulé avec un rassemblement statique toléré entre 10 heures et midi, qui s’est ensuite dispersé dans le plus grand des calmes. Et ce même si les 180 forces de sécurité n’ont pas hésité à fouiller des sacs, confisquer des pancartes et dresser 43 verbalisations tout au long de la journée.

    Une manifestation avait pourtant été déclarée par Solidaires, mercredi, et le tribunal administratif a rejeté le recours en référé visant à la maintenir. « Il n’y a même pas eu d’audience, le juge a statué sans recevoir qui que ce soit, on a affaire à une justice bourgeoise aux ordres de la macronie dont leur seul but est de tuer dans l’œuf la résurgence des Gilets jaunes et la mobilisation lycéenne », dénonce Thierry Juny, co-délégué de Solidaires 84. Dans la bonne humeur, les quelques 300 à 400 manifestants ont chanté et improvisé une chenille, seule manière de défiler. Une présence un peu en-deçà de samedi dernier, « beaucoup se réservent pour ce jeudi », glisse un habitué. La CGT a déposé un parcours entre le cours Jean-Jaurès et le palais des papes et espère pouvoir l’honorer.

    « Créer un rapport de force par la grève »

    La vingtaine, Solène et Lola sont des habituées des mobilisations depuis un mois, surtout à Marseille, où elles devraient être aussi jeudi. « On est venu à Avignon justement parce que c’est interdit et montrer qu’on n’accepte pas de subir cette loi du silence imposée », expose Solène, qui brandit une pancarte aux couleurs d’une enseigne de grande distribution, « Super fâchée, tous unis contre la vie chère ». Roger, 74 ans, ancien charpentier, jamais encarté ni syndiqué, mais « bien ancré à gauche » est là « à chaque fois, pour les jeunes générations ». Rétablissement de l’ISF ou taxe Zucman lui semblent de premières mesures immédiates à instaurer.

    Dans le rassemblement, quelques épars drapeaux syndicaux de la FSU, CGT ou FO. « On est parqués, mais plus déterminés que jamais, ce ne sont pas ces intimidations du gouvernement qui nous feront reculer », assène Tanguy Langlet, secrétaire de FO éducation. « Toutes les revendications sont légitimes, autour de la vie chère, pour la jeunesse, les salaires », plaide-t-il. Jérôme, ergothérapeute et militant CGT à l’hôpital de Montfavet, apprécie « la diversité intergénérationnelle » du rassemblement et veut agréger tout le monde jeudi : « Depuis dix ans, on ne peut pas dire que tous nos besoins fondamentaux autour de la santé, l’éducation ou la justice aient été comblés » « Toutes les luttes, même hors syndicales, sont respectables, mais à un moment, elles doivent converger pour créer un véritable rapport de force qui passe par la grève, développe Thierry Juny. Si tu bloques pas l’économie et que tu tapes pas au portefeuille des patrons, il n’y a rien qui bouge. » « Allez, à jeudi », entend-on dans la foule au moment de se disperser. « Et oui, ça approche »…

  • Le marché de Noël sera de retour devant la mairie d’Avignon

    Le marché de Noël sera de retour devant la mairie d’Avignon

    Certains diront que c’est le sapin qui cache la forêt de Noël. Ce vendredi, la Ville a – déjà – présenté son programme* des animations de fin d’année avec, comme grande nouveauté, le retour du marché sur la place de l’Horloge. Une promesse de campagne du maire Olivier Galzi (DVD) qui se concrétise et qui fait figure d’attraction dans un contexte financier tendu. Fini donc le feu d’artifice hivernal et les parades passent de trois à une, le 19 décembre. « Le feu d’artifice a été tiré avant qu’on arrive », ironise Olivier Galzi qui se dispensera d’une dépense à 100 000 euros pour le spectacle pyrotechnique. « L’an passé ces festivités ont coûté 500 000 euros, là on sera à 250 000 », chiffre-t-il, se défendant d’avoir voulu « éteindre la lumière ».

    Voilà pour le cadre politico-financier. Cela n’empêche pas le maire d’être « joyeux, Noël n’est pas un gros mot, cela me met en joie », pose-t-il. Le retour du marché devant la mairie est « un symbole de rassemblement intergénérationnel ». Cantonné à une vingtaine de chalets place Pie jusque-là, ce marché regroupera 39 forains du 28 novembre au 2 janvier, « qui n’auront pas le dos tourné aux bars et restaurants de la place de l’Horloge », précise Corinne Chatriot, première adjointe déléguée au commerce. « On aurait eu 90 chalets, on les remplissait », assure Richard Hémin, président de la fédération des commerçants du centre-ville.

    Outre ce marché, l’animation phare sera l’installation d’un palais des glaces sur la place du palais des papes, du 28 novembre au 3 janvier. Une structure de 250 m2 où 20 blocs de glace seront sculptés comme autant d’œuvres. « Il y aura les symboles de Noël mais aussi du patrimoine avignonnais comme le pont », dévoile Corinne Chatriot. Une visite d’au moins 30 minutes mais qui sera payante [8 euros en tarif plein, mais à moitié prix pour les Avignonnais (4 euros et 2,5 euros pour les 3-11 ans)]. La place Pie accueillera, elle, des manèges, diverses animations et un village gourmand. Une patinoire sera installée à Montfavet. L’ensemble des musées et bibliothèques seront mobilisés aussi avec des expositions et spectacles – gratuits cette fois – autour de Noël. Le coup d’envoi des festivités sera donné le 28 novembre avec le lancement des illuminations (18h, cours Jean-Jaurès).

  • À gauche, Sophie Rigaut se lance à la présidence du Département de Vaucluse

    À gauche, Sophie Rigaut se lance à la présidence du Département de Vaucluse

    C’était attendu, c’est désormais officiel : Sophie Rigaut (PS) brigue la présidence du conseil départemental. L’élue du canton de Vaison-la-Romaine a officialisé, vendredi, sa candidature dans un communiqué de presse. Ce lundi à partir de 9h30, les 34 conseillers départementaux se réunissent pour désigner un successeur à Dominique Santoni (LR). La présidente a dû démissionner de sa fonction – elle reste conseillère départementale – après son élection au Sénat.

    « Je suis la candidate d’un collectif, avec mes collègues, il nous paraît important de marquer une candidature avec des priorités sur lesquelles il y a une attente, même s’il reste 18 mois de mandat », confie, à La Marseillaise, celle qui préside le groupe « Pour un Vaucluse solidaire et écologique ». « Notre assemblée a la responsabilité majeure de porter les politiques de solidarité territoriale et humaines indispensables à nos concitoyens », souligne-t-elle dans sa déclaration.

    Avantage Mounier ?

    À l’instar de ses prises de parole régulières en séance sur la protection de l’enfance, Sophie Rigaut entend « protéger les plus vulnérables d’entre nous en proposant une prise en charge adaptée aux enfants placés sous notre protection, à nos aînés, aux personnes en situation de handicap et en situation d’insertion ». Allusion à la gestion décriée du RSA par la majorité de droite. Amplification de « la politique d’accès à la santé », mais aussi plus de « volontarisme » pour construire des « logements abordables » font également partie de la feuille de route. Plan climatique aux collèges, eau, agriculture et soutien aux sapeurs pompiers complètent les axes programmatiques.

    Reste à savoir qui sera séduit par cette candidature dans une assemblée morcelée. Outre Sophie Rigaut, Anthony Zilio est le seul autre candidat déclaré (notre édition de jeudi). Le maire (DVC) de Bollène, qui avait fini par soutenir Dominique Santoni en 2021, se pose en rassembleur des blocs égaux de droite et de gauche [12 élus chacun en théorie]. Côté majorité de droite, aucune annonce officielle n’a été faite, mais Christian Mounier, vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture, sera le candidat. Le groupe RN, fort de 7 élus, devrait se tenir à l’écart des candidatures et s’abstenir. L’extrême droite dispose d’un dernier élu, Jonathan Argenson, dernier survivant de la bompardie (Ligue du sud).

    Sophie Rigaut trace son chemin et, selon nos calculs, pourrait récolter 10 voix. Les 6 de son groupe – outre la sienne, Annick Dubois, Laurence Lefèvre, Alexandre Roux, Fabrice Tocabens et Rémy Blanc – plus 4, venues de Samir Allel (Ecologistes) et du centre gauche. À savoir le binôme Jean-François Lovisolo / Noëlle Trinquier et Max Raspail, le doyen qui présidera la séance. Selon nos informations, sa binôme Myriam Silem pencherait plutôt par le vote Zilio. Contactée, elle n’a pas donné suite. « Chacun vote en son âme et conscience, je suis fière d’avoir rassemblé autour des grandes orientations qui nous tiennent à cœur et qui sont le fruit d’un travail collectif », ne s’appesantit pas Sophie Rigaut. Pas plus que sur la candidature d’Anthony Zilio, avec qui des échanges ont eu lieu jusqu’à lundi. Est-ce que le choix du maire de Bollène a fait douter Sophie Rigaut pour se présenter ? « Non, pas du tout », assure-t-elle.

    Beaucoup d’observateurs doutent du dessein d’Anthony Zilio, qui ne pourrait recueillir que 3 voix : la sienne, son binôme Christine Lanthelme et Myriam Silel. Cela signifierait que la majorité de droite serre bien les rangs et fait bloc derrière Christian Mounier. L’ex-maire de Cheval-Blanc pourrait ainsi glaner 13 suffrages, les 12 de son groupe et celui de Léa Louard (ex-écologiste). Sachant que la majorité absolue est à 18 voix, plusieurs tours sont à prévoir.

  • Casque obligatoire à trottinette : 444 verbalisations à Avignon

    Casque obligatoire à trottinette : 444 verbalisations à Avignon

    Quatre cent quarante-quatre verbalisations dressées en près de 4 mois. Les amendes pleuvent en Vaucluse concernant le non-respect du port du casque sur les trottinettes électriques, rendu obligatoire au 1er juillet. Des données livrées, mardi, par la préfecture. « C’est une mesure qui vise avant tout à sécuriser la personne sur la trottinette et lui faire comprendre que le code de la route s’applique à tous », rappelle Thibault de Cacqueray, directeur de cabinet en pointant que « les usagers ont tendance à ne pas se sentir concernés par le code de la route ».

    Toutefois, peut-être qu’avec 35 euros à payer, la verbalisation fait réfléchir car la préfecture se dit « très satisfaite, on pense que les comportements ont changé ». Pour rappel, la loi impose le casque seulement hors agglomération. Mais depuis cet été, plusieurs préfectures ont pris des arrêtés pour porter cette obligation partout. Le Vaucluse a été l’un des pionniers et « la ministre déléguée chargée de la citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, souhaite généraliser la mesure » et l’inscrire dans la loi.

    Toujours dans le domaine sécurité routière, la préfecture indique avoir suspendu 46 permis de conduire pour usage du téléphone au volant. Là aussi, depuis la mi-mai, le département a durci la réglementation en procédant au retrait du permis – jusqu’à 6 mois – lorsqu’un conducteur est surpris téléphone en main. « Un accident mortel sur 4 est dû à l’inattention du téléphone, l’enjeu, n’est pas tant d’avoir un nombre important de suspensions mais de sensibiliser sur ces risques », redit Thibault de Cacqueray. Selon la préfecture, « tenir un téléphone au volant multiplie par trois le risque de provoquer un accident et lire un message en conduisant multiplie par 23 ce même risque ».

  • Raphaël Arnault entendu par la justice antiterroriste

    Raphaël Arnault entendu par la justice antiterroriste

    Il y a un peu plus d’une semaine, la France insoumise avait dénoncé la tentative d’interpellation du député (LFI-NFP) Raphaël Arnault à la sortie de son train, gare de Lyon, à Paris. Une affirmation contredite par le parquet de Lyon, qui évoquait une remise en mains propres d’une convocation. Et ce en lien avec l’affaire Deranque, du nom de ce militant identitaire tué à Lyon, en février. Un meurtre pour lequel 14 personnes ont été mises en examen, dont Jacques-Élie Favrot, un très proche du député [qui, lui, n’était pas à Lyon lors du meurtre], qui en avait fait son collaborateur parlementaire.

    C’est dans ce cadre que Raphaël Arnault a été auditionné, ce mercredi, par la sous-direction antiterroriste, révèle Le Parisien. Selon l’AFP, l’audition libre a duré plusieurs heures. Une information que l’avocate de Raphaël Arnault, Me Chirinne Ardakani, ne confirme, ni n’infirme. Le conseil de la famille de Quentin Deranque, Me Fabien Rajon, avait demandé aux juges l’audition « pour association de malfaiteurs » du député, cofondateur du mouvement antifasciste la Jeune Garde, aujourd’hui dissous, dont certains membres sont soupçonnés d’être impliqués dans la mort du militant d’extrême droite radicale. Avant que l’audition ne soit connue, Chirinne Ardakani, assurait auprès de Lyon Mag, que son client « n’a rien à se reprocher » et qu’il se tenait à la disposition de la justice.