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  • Ouverture imminente pour une section de la déviation d’Orange

    Ouverture imminente pour une section de la déviation d’Orange

    Alors qu’en termes d’infrastructure routière en travaux dans le Vaucluse, les regards sont tournés vers le carrefour de Bonpas au sud d’Avignon, le Département est en train d’achever un autre chantier majeur et onéreux : celui de la déviation d’Orange. Démarré en juillet 2023, le contournement routier de la cité des Princes sera, ce lundi 19 octobre, opérationnel aux deux tiers.

    Le Conseil départemental, qui a récupéré la gestion du dossier embourbé auprès de l’État en 2019, va mettre en circulation 1,9 km des 3,1 km de l’ouvrage : soit la section dite 2, entre l’avenue des Crémades et la RD 975 (route de Camaret). Sur site ce mardi matin, c’était peinture fraîche avec traçage du marquage au sol et pose des ultimes glissières de sécurité sur le pont de franchissement de la voie ferrée. Ce nouvel ouvrage ayant été le plus lourd à réaliser sur l’ensemble du chantier, nécessitant d’anticiper 4 ans à l’avance auprès de la SNCF. Quelques panneaux de signalisations restent aussi à poser, de même que des plantations le long de la déviation se poursuivront durant l’automne.

    Une partie en 2×2 voies

    et l’autre en 2×1

    « On sera sur une 2×1 voie dont les études de trafic prévoient le passage de 15 000 véhicules par jour dont 8% de poids lourds », chiffre Marjorie Climent, conductrice d’opération au Département. La section 1, qui relie le rond-point du Coudoulet aux Crémades (1,2 km), est parallèlement en cours de finalisation et doit ouvrir d’ici à fin janvier 2027. « Là, on sera sur une 2×2 voies avec 20 000 véhicules », précise Marjorie Climent. « Elle est achevée à 60-70% », estime Thierry Nouguier, contrôleur de travaux. Si un premier goudronnage a eu lieu, la section aura droit à une seconde couche d’enrobé. « Il reste notamment à finaliser un bassin de rétention et des murs anti bruits [sur un total cumulé d’environ 425 m] », détaille le contrôleur de travaux.

    Inscrite dans les documents d’urbanisme il y a plus de 40 ans, la déviation doit éviter un fort trafic de transit dans Orange mais structure également le réseau routier entre la vallée du Rhône et le bassin vaisonnais. D’un montant total de 50 millions d’euros, les travaux sont financés à 42% par le Département, 22% par l’État, 17% par la Ville, 11% par la Région et 8% par l’Agglo.

  • Vaucluse : un bus médical mobile pour dépister le cancer du sein

    Vaucluse : un bus médical mobile pour dépister le cancer du sein

    Jacqueline Bouyac, vice-présidente de la Région, le confesse. « Moi la première, on se dit toutes, oui je vais prendre rendez-vous et on laisse traîner alors qu’il ne faut pas négliger ce dépistage ». Ce mardi matin, devant la gare de Jonquières, l’élue traduit un chiffre : seules 57% des femmes en âge cible (50-74 ans) du dépistage du cancer du sein réalisent une mammographie au mieux tous les deux ans.

    Pour améliorer ce taux, qui est pénalisé aussi par les délais de rendez-vous de plusieurs mois, et en ciblant les communes rurales et populations plus vulnérables, un mammobile vient d’être lancé. Soutenu par la Région, l’Agence régionale de santé ou l’assurance maladie, ce bus itinérant permet de réaliser des radios et échographies du sein. Un projet porté par trois centres de cancérologie de la région (Sainte-Catherine à Avignon, IPC à Marseille et Lacassagne à Nice). Après des passages dans les Bouches-du-Rhône mais aussi dans le Mercantour, ce mammobile faisait étape pour la première fois en Vaucluse.

    Un examen pris en charge à 100%

    Sur rendez-vous, 17 femmes ont pu être dépistées. À l’instar d’Isabelle, 57 ans, dont le profil ressemble à celui décrit par Jacqueline Bouyac. « J’avais deux ans de retard pour une mammographie, on reporte en se disant qu’on a pas le temps, c’est ma fille qui travaille à l’IPC qui a pris rendez-vous pour moi », témoigne cette professeure vivant à Camaret. Bien lui en a pris car les résultats de la mammographie ont décelé un kyste, fort heureusement « sans gravité » après une échographie plus poussée. « Il y a un staff complet, c’est très rassurant », approuve Isabelle.

    Si le mammobile est mis en lumière en ce mois d’Octobre rose, le dispositif est voué à s’inscrire dans la durée. Ici, « cela évite de se rendre à Orange ou Carpentras et permet d’aller vers les personnes isolées, de manière intimiste et personnalisée », apprécie Maëva Renaudeau, adjointe au maire de Jonquières en charge de la santé. Mais « le chemin est encore long pour atteindre l’objectif de 80% de taux de dépistage », admet Nadia Bendraya, directrice adjointe de l’ARS Vaucluse. « Les difficultés financières ne doivent pas être un obstacle à la santé », assure Hugo Magnard, sous directeur de la caisse d’assurance maladie 84. Ce dépistage étant couvert à 100% par la CPAM, « sans avance de frais ».

    Octobre rose à l’hôpital d’Avignon

    Dans le cadre d’Octobre rose, l’hôpital d’Avignon organise, ce mercredi 14, une journée d’information, de prévention et d’accompagnement gratuite et ouverte à tous à partir de 10h. Le public et les professionnels pourront rencontrer les équipes de l’hôpital ainsi que des partenaires engagés dans l’accompagnement des personnes touchées par la maladie. Plusieurs stands seront proposés : stand d’autopalpation sur mannequin, conseils nutritionnels adaptés, ateliers autour des soins de support… Concert (10h-11h) et exposition photos sont aussi au programme.

  • Avignon : le foyer pour enfants Le Regain va rester définitivement fermé

    Avignon : le foyer pour enfants Le Regain va rester définitivement fermé

    Il n’y aura pas eu de regain de confiance entre, d’un côté le conseil départemental et la préfecture, et, de l’autre, l’association Coallia. Alors que tout le monde s’accorde sur le fait que la protection de l’enfance traverse une situation préoccupante en Vaucluse (notre édition de jeudi), le département perd une structure d’accueil. Un arrêté en date du 8 octobre, cosigné par Dominique Santoni, présidente LR du Département, et Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, acte la « cessation définitive de la totalité des activités de la Mecs [maison d’enfants à caractère social] Le Regain ». La structure accueillait 29 jeunes, dont 12 en internat rue de l’Arousaire à Avignon, et 17 en semi-autonomie, dans des logements diffus.

    En avril, les mêmes autorités de tutelle avaient pris une décision similaire, mais provisoire pour six mois (notre édition du 14/04). Plusieurs inspections accablantes avaient constaté l’absence totale d’encadrement, des activités éducatives inexistantes, des locaux dégradés ou la présence d’alcool et de produits stupéfiants. Ainsi, malgré plusieurs rencontres et deux visites en juin et le 6 octobre, mais aussi la « transmission par Coallia de 184 pièces depuis le 30 mars en réponse aux injonctions formulées », Département et préfecture jugent que les conditions ne sont pas réunies pour rouvrir et rétablir le fonctionnement normal du foyer.

    Coallia prêt à se défendre devant la justice

    L’arrêté relève que la dernière visite du 6 octobre « permet d’identifier des manquements persistants, présentant un risque pour les mineurs et une impossibilité de reprise de l’activité en sécurité ». En creux, les autorités de tutelle dénoncent un décalage entre le discours de son gestionnaire et la réalité : « Les écarts concernent plusieurs composantes essentielles du fonctionnement de l’établissement : la constitution et la stabilité des équipes, l’organisation et la gouvernance de l’encadrement de proximité, la traduction opérationnelle du projet d’établissement et le contenu concret de l’action éducative. »

    Par conséquent, « la persistance, la nature et le cumul des difficultés qui perdurent après les six mois, période laissée au gestionnaire pour y remédier, remettent en cause la capacité même de celui-ci à garantir l’exercice de la mission autorisée », juge l’arrêté. Celui-ci précise que « des mesures nécessaires ont été prises » pour assurer le placement des mineurs de la Mecs. Contacté, le Département n’a pas souhaité communiquer davantage, notamment sur le devenir en lui-même du site.

    Comme en avril, où Coallia dénonçait « un contrôle à charge », le gestionnaire n’entend pas se laisser faire. Sollicité, ce géant associatif créé en 1962 (5 000 salariés, plus de 700 établissements), spécialisé dans l’accompagnement de publics fragilisés, « exprime sa profonde incompréhension et sa vive préoccupation face à cette décision radicale ». Sans entrer dans le détail des manquements reprochés, Coallia les réfute : « La protection des jeunes accompagnés demeure notre priorité. L’association a engagé des mesures d’amélioration et en a présenté l’état d’avancement aux autorités. Au vu des éléments dont elle dispose et des actions correctives engagées, elle ne partage pas l’analyse selon laquelle les jeunes auraient été exposés à un risque justifiant une décision de cette nature. » Coallia se réserve même le droit de contester l’arrêté et « étudie les voies de recours ouvertes, y compris juridictionnelles ». Un recours peut être déposé sous deux mois.

  • Inéligible, la députée Lorho (RN) de Vaucluse doit veiller aux immunités

    Inéligible, la députée Lorho (RN) de Vaucluse doit veiller aux immunités

    Marie-France Lorho nommée membre titulaire de la commission chargée de l’application de l’article 26 de la Constitution. L’information, parue au journal officiel du 10 octobre, peut sembler anodine. Elle l’est beaucoup moins au regard du profil de la députée RN d’Orange et de ladite commission.

    À l’Assemblée nationale, cette instance paritaire de 15 députés est « chargée de l’examen des demandes de suspension de la détention, des mesures privatives ou restrictives de liberté ou de la poursuite d’un député ». En clair, elle statue sur l’immunité parlementaire. Y trouver Marie-France Lorho a de quoi laisser pantois : fin janvier, elle a été condamnée – en même temps que Yann Bompard alors maire (Ligue du sud) d’Orange – à 18 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics et subornation de témoins. Même en ayant fait appel, l’exécution provisoire la rend inéligible et elle ne pourra se présenter aux prochaines législatives.

    La députée condamnée et inéligible a donc autorité pour décider parmi ses collègues qui mérite ou non son immunité. Contactée, Marie-France Lorho éteint la polémique : « Cela a été une erreur, j’ai posé ma démission ce matin [lundi] à la première heure », assure-t-elle. Quant à savoir comment elle s’est retrouvée malgré tout nommée, mystère : « Je ne sais pas, ce n’est pas de mon fait, je suis droite dans mes bottes et ne risquais pas de siéger dans cette commission. » Où a aussi été nommé son voisin vauclusien, Hervé de Lépinau (RN).

  • Les maires ne veulent pas voir filer leur urbanisme au Grand Avignon

    Les maires ne veulent pas voir filer leur urbanisme au Grand Avignon

    De PLU à PLUi ? Dans la jungle des acronymes administratifs, la loi a posé le principe, depuis 2014, que le plan local d’urbanisme propre à chaque commune soit désormais régi à l’échelle intercommunale (PLUi). En clair, que les communes membres de l’Agglomération disposent de règles similaires en matière d’aménagement et d’urbanisation. Aujourd’hui, le Grand Avignon ne dispose d’aucun PLUi et la situation devrait rester inchangée.

    Pourtant, comme nous le précise l’Agglo, « lorsque ce transfert n’est pas déjà intervenu, la loi prévoit qu’il devient effectif le 1er juillet de l’année suivant le renouvellement général des conseils municipaux et communautaires, soit, au regard du calendrier électoral actuel, le 1er juillet 2027 ». Mais les maires peuvent s’y opposer. Pas tous seuls, mais à plusieurs. Deux conditions sont nécessaires pour bloquer l’élaboration du PLUi : « L’opposition doit être exprimée par au moins 25% des communes membres représentant au moins 20% de la population de l’intercommunalité », expose le Grand Avignon. Soit ici, a minima quatre communes totalisant 40 000 habitants.

    Les communes doivent se positionner avant janvier. « Cela ne se fera pas, je ne connais aucune commune qui est favorable », indique Joël Guin. Le maire (DVD) de Vedène et son conseil municipal ont voté à l’unanimité, le 24 septembre dernier, pour s’opposer au transfert de la compétence urbanisme. « Le cadre sera trop rigide et pas assez réactif », juge Joël Guin. Deux jours plus tôt, la commune gardoise de Pujaut avait aussi délibéré en ce sens, alors qu’elle doit adopter son premier propre PLU d’ici à la fin de l’année. « On souhaite garder notre indépendance et avoir la main sur le développement urbanistique de nos villages qui reste particulier à chaque territoire », estime la maire Sandrine Soulier (SE), qui ferraille contre la « loi SRU qui ne peut pas s’appliquer partout ». Pujaut ne compte même pas 2% de logements sociaux et, début 2025, le préfet du Gard avait même pris le stylo à la place du maire pour délivrer la construction de 18 logements sociaux.

    À deux pas de là, Jacques Demanse, maire (PCF) de Sauveterre, se dit aussi « contre » ce transfert, mais n’a pas encore délibéré. Pas de position arrêtée pour l’heure à Velleron, où « le sujet n’a pas encore été abordé au sein de la majorité », glisse le maire Philippe Armengol (DVG).

    Olivier Galzi n’en fera pas un casus belli

    Quant à la ville-centre, Avignon, on sait le projet déjà mort-né. « Le quota d’opposition sera là, je me serai posé la question si ma position pouvait faire basculer le choix », répond Olivier Galzi (DVD), maire et aussi président du Grand Avignon. « Cela aurait pu avoir du sens, mais déjà que les maires redoutent d’avoir moins de pouvoir, alors si on leur enlève l’urbanisme, ce serait encore plus compliqué », analyse-t-il.

    L’Agglo se pliera donc aux choix des communes et « arrêtera sa position une fois les communes consultées et leurs orientations connues, en conséquence, aucune démarche d’élaboration d’un PLUi n’est engagée à ce jour », assure la collectivité. Olivier Galzi n’en fera pas un casus belli, « il y a assez d’autres sujets », importants à traiter. Notons tout de même que le Grand Avignon dispose d’un programme local de l’habitat avec des objectifs partagés de construction de logements. Dont le bilan est famélique, notamment dans la réalisation de logements sociaux qui a atteint, en 2024, seulement un quart de l’objectif.

  • Une ultime séance en mode tapis rouge pour Dominique Santoni

    Une ultime séance en mode tapis rouge pour Dominique Santoni

    Dans un petit mois, Max Raspail rependra le flambeau de Dominique Santoni dans l’hémicycle. Non pas que le maire (DVG) de Blauvac ambitionne – a priori – de devenir président du Département mais, c’est lui, en tant que doyen des élus qui sera chargé de présider la séance d’installation du nouveau président, consécutive à l’élection de Dominique Santoni au Sénat. Une séance qui devrait intervenir début novembre.

    En attendant, ce vendredi, c’est bien dans le fauteuil de présidente que s’est assise une dernière fois Dominique Santoni. Un ultime round qui s’est déroulé à l’inverse d’un train de sénateur : 50 minutes pour 40 délibérations, adoptées sans presque une intervention. Tout juste le partenariat avec la mutuelle sociale agricole (MSA) pour accompagner les agriculteurs au RSA a suscité quelques questions à gauche. Alexandre Roux (DVG), lui-même agriculteur, a demandé si la profession devait se soumettre aux 15 heures d’activité d’insertion par semaine [réponse, non], quand Rémy Blanc (PCF) en a profité pour évoquer la décision du Conseil d’État de rétablir dans ses droits une allocataire suspendue (notre édition de vendredi).

    Les séances du Conseil départemental ne donnent jamais lieu à de vifs asticotages, celle de ce vendredi en a été l’illustration criante. « Personne ne peut contester le bilan, tout au long des 5 années, il y a quand même eu beaucoup de votes unanimes ou des abstentions », analyse Dominique Santoni, estimant que sa méthode de « consensus, consultations et concessions » contribue à ce résultat. « Gardons-nous du bruit inutile et des querelles, gardons le sens de l’intérêt général », enjoint-elle pour la suite.

    En ouverture de l’ordre du jour, la présidente a évidemment dressé son bilan et s’est fait applaudir dans tous les rangs. Sans que personne, aussi bien dans sa majorité, que dans les oppositions de gauche ou d’extrême droite, ne vienne abonder, nuancer ou critiquer. Même le préfet, présent pour présenter le rapport d’activité des services de l’État en Vaucluse, a salué « l’engagement pour le territoire » de Dominique Santoni.

    Cette dernière a pu livrer un plaidoyer pro domo sur une demi-décennie à la tête de Vaucluse. « Nous pouvons regarder le travail accompli avec fierté, nous avons fait 95% de ce qu’on avait promis », dit-elle. Le tout en investissant 175 millions d’euros par an et en conservant un faible taux d’endettement. Et de balayer les différents champs d’interventions du Conseil départemental : aménagements et routes (chantier de Bonpas, déviation d’Orange dont l’ouverture est une question de jours), financement au Sdis, états généraux de l’eau, appui d’ingénierie aux 151 communes, modernisation des collèges, insertion (dispositifs d’accompagnement du RSA) et même santé avec le recrutement de médecins salariés. Rien, en revanche dans son propos, sur la protection de l’enfance ou les personnes âgées et handicapées, compétences majeures des Départements.

    Pas de confirmation

    pour sa succession

    « Je quitte la fonction de présidente, pas la maison du département », martèle Dominique Santoni, qui reste conseillère départementale mais abandonne son mandat d’élue municipale à Apt. Et se défend d’avoir choisi le confort du Sénat plutôt que livrer une périlleuse bataille aux départementales de 2028. « Je n’ai pas choisi la facilité, les sénatoriales ont été une élection compliquée », soutient-elle. Hervé de Lépinau (RN) s’est aventuré à poser la question de sa succession. « On a évoqué dans la majorité la personne qui va me succéder », répond-elle sans livrer de nom, bien que tous les regards se soient portés sur Christian Mounier, vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture, et qui est ensuite resté auprès de Dominique Santoni devant la presse. La présidente a toutefois esquivé toutes les questions autour du nom de son successeur.

  • À Agroparc, les riverains veulent garder leur impasse

    À Agroparc, les riverains veulent garder leur impasse

    On avait laissé l’association Zap Agroparc il y a plus d’un an, après l’abandon par le Grand Avignon de son projet de recyclerie/déchetterie sur un terrain proche de l’aéroport. Voilà qu’une autre problématique survient : la mise en circulation complète de la rue Lucie-Aubrac, qui devait desservir la déchetterie.

    Or, dans des arrêtés municipaux de 2007 et 2022, cette voirie est considérée en impasse avec un talus et une grande portion non bitumée. L’association organise, ce samedi (11h) sur site, un rassemblement contre cette mise en circulation. « Les habitants de l’impasse et du quartier viennent de découvrir il y a une semaine, par eux-mêmes, grâce à un compteur de véhicules installé par la mairie, que l’impasse était en train d’être ouverte, au motif de travaux sur la voie adjacente avenue de la Pinède, expose la Zap Agroparc. Ceci va relier notre rue située dans une zone résidentielle à la circulation de l’avenue de l’Aérodrome et ses 10 750 véhicules/jour mais aussi au VC 5 de Morières avec ses 5 000 véhicules par jour. »

    Un arrêté municipal, pris le 2 octobre, établit pendant un an jusqu’au 10 octobre 2027, « la réouverture à la circulation de la rue Lucie-Aubrac pour permettre une déviation en dérogeant à l’arrêté de mise en impasse ». Outre « l’opacité complète de ce projet », sans « panneau alors que les travaux ont démarré », les riverains dénoncent les « mises en danger des habitants et de l’environnement ». Car « cette route traverse des parcelles qui font actuellement l’objet d’un contentieux porté par notre association concernant le PLU [plan d’urbanisme], un corridor écologique avec des espèces protégées ayant été mis en évidence », assure la Zap.

  • La Rose d’or, 20 ans de passion médiévale

    La Rose d’or, 20 ans de passion médiévale

    De 35 associations il y a 20 ans au début, ce sont désormais 112 troupes et 1 300 participants attendus ce week-end à Avignon. Soit « 80% des troupes d’histoire médiévale du sud de la France, de Bordeaux à Monaco », s’enorgueillit le président de la Rose d’or, dont le nom renvoie à une récompense pontificale offerte à des seigneurs méritants de la chrétienté.

    Si sur la Barthelasse le samedi sera uniquement réservé aux troupes, une grande parade des compagnies est organisée en centre-ville (14h-15h45) depuis la porte de l’Oulle jusqu’au palais des Papes. L’événement grand public en lui-même se tient le dimanche (10h-18h) au centre de loisirs de la Barthelasse. Campements, reconstitutions, ateliers, marché médiéval, joutes, archers, batailles ou divers concours – dont celui de porter de chefs et de concubines – sont au programme.

    Capitale de l’histoire médiévale ?

    Quelque 4 000 personnes sont attendues avec une focale, cette année, sur le « Complot de la Louve », événement historique de 1326 qui bouleversa la monarchie anglaise.

    Mais le point presse, lundi, de la manifestation a été l’occasion pour la Ville d’annoncer la création d’un nouvel événement autour de l’histoire médiévale : les Pontificales, qui se tiendront du 6 au 9 mai, lors du week-end du pont de l’Ascension. Une promesse de campagne d’Olivier Galzi (DVD) qui compte faire d’Avignon « la capitale de l’histoire médiévale » dont le « classement au patrimoine mondial de l’Unesco » en est l’illustration. Le maire n’a pas encore dévoilé les modalités ni le programme des Pontificales, « mais l’idée est de mettre en valeur le patrimoine et que tout le monde joue le jeu avec, par exemple, les commerçants costumés comme à Nîmes lors des journées romaines ».

    La Ville se défend de vouloir faire de l’ombre à la Rose d’or. « On connaît très bien la structure qui va organiser les Pontificales, nous ne pouvions pas porter une 2e fête d’une telle ampleur qui ne sera pas un copié collé de la Rose d’or », jure Patrick Duval qui conclut : « Si Paris vaut bien une messe, Avignon vaut bien deux fêtes historiques. »

    * Gratuit pour les moins de 12 ans. Entrée 6 euros ou 5,50 euros en prévente sur billetweb.fr

  • RSA : le conseil départemental de Vaucluse retoqué sur une suspension

    RSA : le conseil départemental de Vaucluse retoqué sur une suspension

    Depuis cinq ans, le Vaucluse est le département qui accuse la plus forte baisse du nombre d’allocataires du RSA, à -32% quand la moyenne nationale tourne autour de -4% sur la même période. Si le Département vante sa politique de « remise au travail », syndicats et élus de gauche dénoncent une marche forcée avec une politique drastique de suspensions/radiations, comme l’exposait encore la CGT fin juin en amont de la séance plénière.

    Le 21 septembre dernier, une décision de justice vient de recadrer le conseil départemental : le Conseil d’État a demandé au Département de revoir sa copie sur le cas d’une allocataire, qui ne s’était pas présentée à une réunion obligatoire, et dont les droits avaient été suspendus pour 4 mois en 2024. Or, cette dernière s’était justifiée en présentant un arrêt maladie qui autorisait les sorties du domicile. Si au départ, le tribunal administratif de Nîmes avait rejeté la demande de l’allocataire, le Conseil d’État vient de la rétablir dans son bon droit. Il annule le jugement du tribunal administratif du 30 avril 2025 et condamne le Département à verser 3 000 euros aux avocats de l’allocataire. La juridiction estime que « la preuve d’un motif légitime tenant à l’état de santé de l’intéressé peut être apportée notamment par la production d’un arrêt de travail, sans que puisse être opposée à son bénéficiaire la circonstance que cet arrêt autoriserait la sortie du domicile ».

    « Le Conseil d’État rappelle que la solidarité ne peut pas se gérer à coups de soupçons », réagit, dans un communiqué, Rémy Blanc. Le conseiller départemental PCF note que « cette décision éclaire d’une lumière crue les pratiques de contrôle et de suspension du RSA en Vaucluse ». « La solidarité départementale semble avoir pour objectif, non pas d’accompagner les personnes vers l’autonomie, mais de faire sortir des personnes du RSA à tout prix. Elle accentue ainsi des situations de vulnérabilité et entraîne la bascule de la précarité vers la grande précarité », conclut Rémy Blanc. Contacté le Département, prend acte de la décision et s’y pliera, assurant désormais qu’un arrêt de travail, même autorisant les sorties, sera un motif valable pour décliner un rendez-vous.

  • Le Département de Vaucluse reste au secours des pompiers dans l’incendie social

    Le Département de Vaucluse reste au secours des pompiers dans l’incendie social

    Des banderoles « pompiers en grève », toujours visibles sur les camions des pompiers vauclusiens, rappellent que l’incendie social chez les soldats du feu n’est pas circonscrit. Depuis le 8 septembre et jusqu’au 20 octobre, un préavis national court chez les pompiers professionnels. « Des revendications légitimes en raison d’une sollicitation opérationnelle croissante », pose Thierry Lagneau, président du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) 84, au moment, ce jeudi, de présenter la nouvelle convention liant le Département de Vaucluse et le Sdis.

    Si sa signature ne figure pas encore à l’ordre du jour de la séance plénière de ce vendredi (lire ci-contre), le cadre est formalisé. « En cinq ans, le nombre d’interventions a progressé de 25% [50 000 interventions par an], derrière ces chiffres, il y a une nécessité de moyens humains et matériels non négligeable », estime Thierry Lagneau.

    Ainsi, de 38,9 millions d’euros en 2026, la part du Département prévoit de passer à 41,2 millions l’an prochain et 42,3 millions en 2028. « C’est un montant important mais totalement indispensable », juge Dominique Santoni. La présidente LR du conseil départemental souligne que la collectivité abonde pour 64% dans le budget de fonctionnement du Sdis, le reste provenant de l’État. Dans le détail annuel, 464 000 euros sont consacrés à la prime de feu, 300 000 euros à la location d’un hélicoptère bombardier d’eau ou 900 000 euros dédiés au renouvellement de la flotte. 400 000 euros sur deux ans serviront à financier l’embauche de pompiers professionnels. Actuellement au nombre de 500, ils sont épaulés par 1 900 pompiers volontaires. « Il y a nécessité de recruter pour évoluer vers les gardes de 12h et non plus de 24h », assure Christophe Paichoux, directeur du Sdis 84, allusion à cette forte revendication des grévistes.

    Pour le patron des pompiers, la convention « témoigne de moyens conséquents, une dépense obligataire mais surtout une ressource pour le département et assurer l’équité dans la distribution des secours ». Il rappelle que si cet été le Vaucluse a plutôt été épargné par les incendies, ce n’est pas que le fruit du hasard : « On a l’impression qu’il ne s’est rien passé mais on a enregistré plus de 500 départs de feu, si 99% ont été stoppés avant d’avoir parcouru 5 ha, c’est grâce à l’hélicoptère, à notre maillage sur le terrain ou au dispositif prévisionnel dans les massifs », insiste le colonel Paichoux