Tag: pollution

  • La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    Le sport automobile se retrouve régulièrement sous le feu des critiques concernant ses nuisances écologiques. C’est pourquoi les institutions tentent, depuis plusieurs années, de décarbonner cette industrie à travers différents moyens : promotion de l’usage électrique et du biocarburant, développement de l’hydrogène, ainsi que de lignes de transports en commun pour les déplacements des spectateurs, principal facteur de pollution des compétitions de sport mécanique (82%).

    Des politiques sur lesquelles s’engage le Circuit Paul-Ricard, notamment au travers du compostage de ses biodéchets, l’installation de ruches et de panneaux photovoltaïques, la réduction et la surveillance des nuisances sonores, ou encore l’usage de voitures électriques pour ses équipes techniques. À cet égard, un comité consultatif environnemental est censé se tenir deux fois par an, pour présenter « les projets réalisés pour l’environnement, les résultats des études scientifiques commentées par des spécialistes, les innovations technologiques mises en œuvre afin de garantir la tranquillité publique », indique la direction du circuit.

    Problème : aucun ne se serait tenu depuis plus de deux ans, comme le rapporte l’association Groupe Vigilance 83. « C’est la seule rencontre où nous, voisins du circuit, pouvons faire valoir nos avis et ressentis sur la tranquillité publique, auprès des responsables du circuit, des maires, et des organismes d’État », affirme son président Michel Lahuet dans une lettre adressée au préfet du Var.

    Un comité prévu le 7 juillet

    Un signe, pour le Groupe Vigilance, que « la concertation environnementale n’est plus une priorité pour le nouveau directeur du circuit [Nicolas Deschaux, Ndlr.]. Les nuisances sonores et les troubles environnementaux s’amplifient avec (…) des roulages avec des nuisances sonores de 80 db ». Sur ce constat, l’association invite le préfet à se faire « témoin, du respect ou non, des voisins du Circuit ».

    De son côté, la direction du circuit informe qu’un comité « prévu le 10 mars a notamment dû être reporté au 7 juillet en raison de la période de réserve liée aux élections municipales », précisant qu’une réunion de concertation s’était tenue le 30 avril « en présence des représentants de la préfecture, ainsi que de membres des associations environnementales locales ».

  • L’échangeur nord est enfin complet et mis en service

    L’échangeur nord est enfin complet et mis en service

    Après 20 mois de travaux et 20 millions d’euros d’investissements, l’échangeur « Salon Nord » est enfin complet ! Les premières voitures ont pu emprunter le complément de l’aménagement historique, attendu depuis près de 50 ans, ce jeudi à 17h30.

    Le président de la Métropole et maire de la commune Nicolas Isnard (LR) réagit : « Ce qui se passe a beaucoup de signification : c’est rendre possible ce qui a longtemps été impossible et inimaginable dans cette ville, réparer une ineptie vieille d’un demi-siècle. (…) C’est ce que nous attendions tous pour évacuer un certain nombre de nuisances qui s’étaient accumulées avec le temps (…) et qui faisaient courir aux habitants des risques, des gênes sonores et de la pollution. »

    Jusqu’ici, le demi-échangeur ne permettait d’accéder à l’A7 que vers le nord, en direction d’Avignon et de Lyon, obligeant de nombreux automobilistes à traverser Salon-de-Provence pour se diriger vers le sud. Avec la création de deux nouvelles bretelles – une entrée vers Aix-en-Provence/Marseille et une sortie depuis le sud vers Salon – les échanges seront désormais possibles dans les deux sens de circulation.

    Un projet de territoire

    Situé sur l’un des axes majeurs du sud de la France, emprunté quotidiennement par jusqu’à 135 000 véhicules en période estivale, cet aménagement va donc désengorger la commune de 44 500 habitants. « C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour la mobilité quotidienne en Pays salonais, avec des bénéfices très concrets, se félicite Sabine Granger, directrice générale de Vinci Autoroutes et d’ASF. Grâce à cette nouvelle infrastructure, le trafic de transit dans le centre-ville va se réduire d’environ 4 000 véhicules par jour et surtout le trafic de poids lourd va diminuer de 50%. » La société concessionnaire estime également que les temps de trajets pourraient être divisés par deux le matin en direction du sud. Nicolas Isnard insiste : ce projet dépasse sa seule ville. Selon lui, il concernerait 70 000 à 80 000 habitants.

    Le préfet de région Jacques Witkowski donne sa vision sur ces aménagements de mobilité : « Je suis plutôt un bétonneur (…) parce qu’on a besoin de ces équipements pour ne pas thromboser un certain nombre d’activités. On a d’autres projets routiers importants sur la Métropole : en partant d’ici pour aller vers le Grand Port maritime, un contournement de Martigues qui est en route et puis peut-être un contournement d’Arles dont je dis qu’il faut qu’il se fasse. »

  • L’État passe au rabot ses chercheurs et ingénieurs

    L’État passe au rabot ses chercheurs et ingénieurs

    Un pillage en règle des fonds de la recherche publique. Comme à Paris, Toulouse ou Grenoble, ingénieurs, chercheurs, directeurs de recherche se sont retrouvés ce jeudi 11 juin sur la place Charles-de-Gaulle pour dénoncer les baisses de subventions successives opérées par l’État envers les établissements publics de recherches. CNRS, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria)… Tout le monde est concerné.

    « Ils sont allés taper dans les fonds de roulement, les ressources propres fléchées et non fléchées. On est à l’os », résume Didier Gori, secrétaire régional du SNTRS (Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique)-CGT Provence Corse, ingénieur chimiste de l’environnement.

    Concrètement, toutes les strates du budget des laboratoires sont touchées. D’abord l’argent que ces derniers réussissent à décrocher dans le cadre de partenariat avec les entreprises, « qui améliore l’ordinaire et permet notamment d’acquérir du matériel ou de l’entretenir », commente le syndicaliste. C’est sur cet apport aussi que « nous réalisons les travaux préliminaires de nos recherches qui vont nous servir à décrocher des projets, car nous devons tout justifier », ajoute Véronique Alphand, du Syndicat national de la recherche scientifique (SNCS)-FSU, chercheure en chimie « en interface avec la biologie ».

    Les financements obtenus auprès de l’Agence nationale de recherche (ANR), de l’Europe sont aussi concernés assurent les syndicats. L’Agence voyant ses possibilités revues à la baisse de 9% s’indigne Didier Gori. « France 2030 sera impactée de 100 millions, la Mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur (Mires) de 139 millions d’euros », liste-t-il. Des coupes qui s’ajoutent au milliard d’euros d’économie annoncé par le gouvernement sur les services publics, avec 62,2 millions en moins pour les établissements de recherche publique.

    Les CDD gelés au CNRS

    Les conséquences se font sentir. Dans une lettre adressée ce vendredi 8 juin aux directeurs d’instituts, délégués régionaux et directeurs d’unités, le patron du CNRS détaille des mesures conservatoires pour coller au budget « rectificatif » où Bercy réclame l’annulation de 20 millions d’euros supplémentaires. Sur la « masse salariale limitative », 70% des recrutements ou renouvellement d’agents en CDD sont gelés jusqu’au 30 septembre. Sur les fameuses « ressources propres », 100% des recrutements d’agents en CDD sont gelés. À noter que le CNRS Paca Corse, avec ses 82 structures de recherche, 1 008 chercheurs, 1 238 ingénieurs, techniciens et administratifs dont 727 contractuels, 222 doctorants, et 277 millions d’euros de budget annuel est parmi « les investissements les plus conséquents du CNRS en région », indique son site Internet.

    Conditions de travail dégradées, turn-over important dans l’administratif, manque d’attractivité, s’ajoutent à la mise en péril des projets témoignent les manifestants. Nathan qui travaille au laboratoire d’astrophysique de Marseille, déplore la mise en concurrence à l’intérieur même de l’unité. « On met à mal la recherche fondamentale », se désole un autre collègue. Tout ça au profit d’une « économie de guerre », s’agace Didier Gori, alors que face « aux défis environnementaux, climatiques, sociétaux », la recherche a toute sa place, estime-t-il, lui qui travaille justement au quotidien sur la pollution.

    « Un pays qui n’investit plus dans sa recherche, c’est un pays qui perd sa souveraineté », pose le syndicaliste. Et un « déni démocratique », embraye Véronique Alphand. « Lutter contre le complotisme ambiant, montrer que la science ça sert c’est aussi ça l’intérêt de la recherche », assène-t-elle.

  • L’eau potable impropre à la consommation sur le port de Fos

    L’eau potable impropre à la consommation sur le port de Fos

    Interdite depuis l’année dernière, la consommation d’eau « humaine » est toujours proscrite pour ceux qui travaillent sur le Grand port maritime de Marseille (GPMM) a confirmé à nos confrères de Marsactu ce mercredi 10 juin le préfet des Bouches-du-Rhône. En cause : la présence de PFAS, des polluants dits « persistants », notamment produits par les entreprises de la chimie, à des seuils dépassant la limite de 0,1 microgrammes par litre pour 20 d’entre eux identifiés.

    Cet arrêté instaure depuis le 27 avril « des restrictions d’usage de l’eau destinée à la consommation [des] 50 000 personnes alimentées (…) par le GPMM, dans une logique de précaution et de protection des populations et dans l’attente de la mise en place d’un système de traitement », indique l’Agence régionale de santé (ARS) Paca dans une communication en date du 3 juin. Des prélèvements effectués en novembre 2024 explique l’ARS montrent la présence de PFAS sur la partie Ouest du GPMM. Elle constate « une non-conformité de l’eau à la limite de la somme des 20 PFAS », les 10 résultats s’échelonnant « entre 0,365 µg/l et 0,750 µg/l, la médiane s’élevant à 0,500 µg/l », précise-t-elle. Si la réglementation a changé le 1er janvier 2026 permettant au préfet d’intervenir, le GPMM a anticipé a-t-il indiqué à nos confrères interdisant la consommation dès 2025. Sur la source de cette pollution, « des études de modélisation pour retracer les PFAS » leur indique-t-il.

  • Des opérations pour préserver la Méditerranée

    Des opérations pour préserver la Méditerranée

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée chaque année à la date du 8 juin, l’Institut océanographique Paul-Ricard organise son traditionnel BiodiverSeaDay sur l’île des Embiez. Depuis près de 25 ans, cette opération de nettoyage du littoral engage le grand public autour de la pollution marine grâce au ramassage des déchets accumulés sur les plages et dans la mer.

    Menée en partenariat avec la Capitainerie du port des Embiez, l’initiative se distingue par une collecte réalisée à pied et en plongée sous-marine. « Le ramassage est suivi d’une caractérisation des déchets collectés, pour sensibiliser et prévenir les pollutions marines », explique Marion Djama, chargée de mission à l’Institut océanographique Paul-Ricard.

    Pour l’édition 2026 du BiodiverSeaDay, 60 collaborateurs du groupe Pernod Ricard France participeront à l’initiative, en plus des plaisanciers et des bénévoles conviés chaque année à l’événement. En 2024, cette mobilisation avait permis de ramasser pas moins de 780 kg de déchets, selon l’Institut.

    Au-delà de la recherche, l’Institut Paul-Ricard a aussi pour mission de faire connaître la Méditerranée. La sensibilisation et l’éducation à l’environnement sont un axe fort de l’Institut, que ce soit à destination du grand public ou des scolaires. Chaque été, des ateliers sont organisés sur l’île des Embiez, notamment des balades naturalistes et des énigmes, qui se font en présence d’un membre de l’équipe scientifique.

    « Depuis sa création, l’Institut cherche à vulgariser ses connaissances scientifiques pour familiariser le plus grand nombre avec le milieu marin, précise Marion Djama. Ces événements clés permettent une transmission du savoir qui est essentielle car lorsqu’on connaît bien, on protège bien. »

    Des ateliers ouverts

    au grand public

    Pour célébrer ses 60 ans, l’Institut dévoilera par ailleurs une nouvelle programmation, le 11 juin, ouverte au grand public. À cette occasion, plusieurs activités seront proposées sur l’ensemble de la journée. L’Institut inaugurera ses nouveaux outils et supports de sensibilisation, parmi lesquels un cabinet de curiosités et les ateliers de la mer, pour faire découvrir les espèces marines, ainsi que leurs différents habitats. Cette année est aussi marquée par l’installation d’un récif artificiel dans le port, destiné à contribuer à la restauration de la biodiversité en zone portuaire.

    Créé en 1966 par Paul Ricard et Alain Bombard, l’Institut océanographique est né avec l’ambition de lutter contre les premières pollutions industrielles en Méditerranée. Dès les années 1950, Paul Ricard avait acquis l’île des Embiez pour y préserver la faune et la flore, avant d’y installer son centre de recherches. Au fil des décennies, ses missions se sont élargies jusqu’à lui conférer une renommée internationale aujourd’hui. Lors d’une conférence de presse organisée le 1er juin au Club Pernod Ricard à Marseille, sa directrice, Patricia Ricard, petite-fille du fondateur, a rappelé la philosophie qui anime toujours l’établissement : « Soixante ans ont passé, mais notre méthode reste la même. Nous travaillons avec des entreprises responsables et compétentes, avec les acteurs locaux et les enfants. Surtout, nous mettons la science au service de la connaissance. »

    Si la lutte contre la pollution demeure une priorité, Patricia Ricard insiste sur l’urgence climatique : « Le défi majeur est la décarbonation de la société car l’océan se réchauffe à une vitesse inédite. » L’Institut poursuit sa mission fondatrice : mieux connaître la Méditerranée pour mieux la préserver.

  • Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Une réunion pour faire un point de situation. C’est ce que proposent, ce lundi 8 juin, Union Calanque littoral, l’association Santé Littoral Sud, Fare Sud au centre social Mer et Colline, engagées depuis des années pour réduire l’exposition des habitants et des visiteurs du littoral Sud aux polluants.

    Leur recours a permis de contraindre l’État, par une décision de justice en décembre 2024, de mener à bien un vaste chantier de dépollution entre le Mont Rose et Callelongue d’ici juin 2038. Si les associations se félicitent de « l’engagement de la préfecture » et « du professionnalisme des équipes de l’Ademe (Agence pour la transition écologique) qui ont appliqué les normes en vigueur », lors des travaux menés du 1er septembre au 31 mars, elles posent la question de l’avenir de l’usine Le gré Mante.

    Un véritable serpent de mer. Fermée en 2009, l’usine de production d’acide tartrique, précédée par une activité de traitement du plomb et de soude, a laissé près de 8,5 hectares de sol pollué au plomb, à l’arsenic, au zinc ou au cadmium, avec des « seuils inacceptables dépassés », pointe dans une étude l’Institut national de veille sanitaire.

    Une lettre au préfet

    Ce qui n’a pas empêché les promoteurs de proposer de nombreux projets immobiliers, au grand dam des riverains, qui ont soulevé les conséquences de l’arrivée massive de nouveaux habitants, sans moyens de transport supplémentaires, ni équipements publics. Le dernier, déposé en août 2025, porté par le fonds d’investissement Ginkgo propriétaire du site, et le promoteur Constructa, prévoit environ 130 logements, et reste pour le moment suspendu. Ginkgo a également été condamné par la justice à dépolluer et mis en demeure par la préfecture de sécuriser le site.

    Inquiètes, les associations relèvent elles que « ces travaux de dépollution (…) n’appliquent pas les mêmes standards que sur les calanques » et de s’interroger : « La dépollution sera-t-elle conforme à la réglementation des sites et sols pollués, la seule pouvant garantir la sécurité des futurs habitants et des riverains ? » Dans une lettre adressée au préfet le 13 mai, l’association santé littoral Sud rappelle que les trois parcelles du site « qualifiées de zones concentrées » en termes de pollution « au sens de la réglementation actuelle » nécessitent des « mesures de gestion adaptées au niveau de la pollution ». Elle s’inquiète d’un plan qui prévoit « un simple recouvrement de terre de 50 cm », alerte sur les jours d’épisodes orageux méditerranéens qui peuvent faire subir au terrain « en déclivité », un « fort lessivage » entraînant des « déchets en contrebas jusqu’au village de la Madrague ». Elle se demande également comment concilier « l’extrême sensibilité d’un secteur résidentiel où vivront des familles avec une utilisation limitée des espaces communs des résidences… »

    À 18h au 16 bd de la Verrerie (8e)

  • Le collectif Stop Croisières mobilise un large public

    Le collectif Stop Croisières mobilise un large public

    La pollution est visible en ville. J’imagine que c’est un accélérateur pour développer des maladies », s’interroge Gauthier. À ses côtés, Anne-Laure complète : « Il faut se questionner sur l’accès à la mer dans une ville comme Marseille. Quelle occupation sur l’espace public ? »

    À l’image de ces deux trentenaires, le public est varié sur l’esplanade du J4. Disposée en file indienne, une série de stands, sous les pins parasols, interpelle largement les passants sur la mer et son accès. Clean my Calanques sensibilise à l’entretien du littoral avec une collecte mensuelle ; Attac dénonce le projet d’une aérogare liée à un tourisme de luxe et invite à remplir le questionnaire réalisé par l’Association Environnement Estaque (AEE).

    Au milieu, bien sûr, le collectif Stop Croisières, qui est à l’initiative de cette manifestation pour la seconde année consécutive. Il informe le public et présente deux maquettes : « un J4 confisqué » et « un J4 pour toutes et tous ». Celles-ci ont été réalisées, d’un côté, à partir des projets économiques du Port, et de l’autre, à partir d’une première concertation menée auprès des habitants l’année dernière. Enfin, l’association Estaque environnement (AEE) et son président, Pierre-Yves Gilles, est à l’origine du formulaire de concertation intitulé : « Et si vous décidiez de l’avenir du J4 ? »

    « Les croisières sont un sujet clivant, mais le sujet de l’accès à la mer nous concerne tous. Au vu de la chaleur urbaine, c’est une question de justice sociale. Je pense vraiment qu’il faudrait faire une convergence des luttes du sud au nord », explique le retraité avec enthousiasme, à la sortie d’un petit bain de mer avec les Libres nageurs, dans la « piscine naturelle », devant le Mucem.

    Des questions générales, un rappel des différents projets et une dizaine de propositions interrogent les participants sur la priorité absolue qu’ils souhaitent donner à l’esplanade du J4, récemment rebaptisée esplanade Gisèle-Halimi. Les résultats de l’enquête seront diffusés largement, assure cet ancien universitaire. Dans l’eau, encore pas mal de monde qui entonne un joyeux « ça nage pour moi », sur l’air du tube de Plastic Bertrand. Force est de constater qu’en fin de journée, la vie est belle sur l’esplanade.

    Site web : stop-croisières.org

  • Chiens intoxiqués au lac : la cyanobactérie hautement suspectée

    Chiens intoxiqués au lac : la cyanobactérie hautement suspectée

    Une cyanobactérie, voilà le très probable responsable de l’intoxication de cinq chiens, dont trois en sont décédés, en mars et avril, après s’être baignés dans le lac de Pelleautier. C’est ce qu’indique l’ASA du Canal de Gap, qui gère le plan d’eau et qui y a interdit l’accès à la baignade. Pour Philippe Combrouze, hydrologue spécialiste de ces micro-organismes, leur présence anormalement élevée vient d’un apport excessif de phosphore et d’azote. « Cela provient soit de nos eaux usées, insuffisamment traitées, soit d’une certaine forme d’agricultrice, que je n’appelle plus agriculture mais agro-industrie, qui conduit à déverser dans les milieux beaucoup de nutriments, sous forme de lisier ou d’engrais. »

    Chaque année, avec le retour des beaux jours et des baignades, des dizaines de cas d’intoxications ont lieu dans l’hexagone.

    Or, les concentrations de cyanobactéries ne sont pas près de s’arrêter selon Philippe Combrouze : « Le réchauffement climatique favorise leur développement. On a de plus en plus de périodes de sécheresse. En agriculture par exemple, on va avoir un épandage de lisier sec, qui ne circule pas sur le bassin-versant. Ces périodes de sécheresse se terminent souvent par des orages et inondations. D’un coup, vous avez un lessivage du bassin-versant qui amène ces nutriments vers un milieu aquatique récepteur. Cet apport brutal va y créer ces concentrations de cyanobactéries. » Sans solution connue pour les éliminer, la prévention reste le seul remède selon l’hydrologue.

  • Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Au Grand Avignon, on avait laissé le dossier ZFE en rade, au stade la consultation publique, reportée à la hâte en avril 2025. ZFE pour zones à faibles émissions. Un dispositif visant à interdire la circulation des véhicules les plus polluants, en fonction des vignettes Crit’Air. Créées en 2019, ces zones avaient été supprimées il y a un an par les députés (LFI, LR et RN) dans le cadre d’un amendement au projet de loi de simplification économique.

    Un vote qui vient d’être retoqué par le conseil constitutionnel. Le 21 mai dernier, les Sages ont censuré cet amendement, estimant qu’il s’agissait d’un cavalier législatif. Autrement dit que le texte initialement voté n’avait pas de lien avec le projet de loi. Mais les conséquences de la décision du conseil constitutionnel restent assez floues. Impossible de savoir si les ZFE déjà en vigueur sont réintroduites de facto ou si celles en jachère doivent être réenclenchées : « Il est prématuré d’apporter une réponse à ce stade car l’annonce est très récente, nous répond l’agglo. Nous avons besoin d’éclaircissements sur le sujet et le Grand Avignon va se rapprocher du législateur afin d’obtenir des précisions. »

    Pour rappel, la ZFE du Grand Avignon devait concerner les 16 communes et aurait pris effet fin 2025. Le projet soumis à consultation publique ne visait que les poids lourds mis en circulation depuis plus de 20 ans. Une ZFE minimaliste pour ne pas pénaliser les ménages les plus modestes dans l’impossibilité de changer de véhicule. Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon, ne serait pas non plus un grand partisan des ZFE.

  • [La région face à l’IA] Les Pennes à la peine face à son data center

    [La région face à l’IA] Les Pennes à la peine face à son data center

    « Il est hors de question que le projet se fasse en l’état », maintient le maire (DVD) des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. Annoncé en grande pompe lors du sommet Choose France en 2024, avec un investissement annoncé de 2 milliards d’euros du groupe japonais Telehouse, le projet du data center Cézanne fait toujours des vagues dans la commune. Les deux cabinets d’avocats mandatés par la nouvelle municipalité tirent les mêmes conclusions : « Si la commune s’engageait dans le retrait d’un permis de construire qu’elle a elle-même instruit, il y aurait des pénalités de plusieurs centaines de milliers d’euros », relate l’édile. Encore candidat, celui-ci avait négocié avec le porteur du projet. Mais les recours déposés par le CIQ, puis par la commune voisine de Saint-Victoret, ont coupé net tous les échanges. Alors que l’État pourrait accélérer les procédures et réduire la durée de ces recours, il espère relancer une nouvelle concertation. Sur la base des premières avancées obtenues : la récupération de la chaleur fatale, l’enterrement des lignes électriques, la construction d’infrastructures pour les riverains qui pourraient aussi bénéficier de l’énergie solaire produite. De quoi faire passer la pilule.