Le plan de végétalisation ne suffit pas pour l’opposition arlésienne

« Ce n’est pas une somme très importante, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières » assure le maire (Horizons) Patrick de Carolis au conseil municipal de jeudi soir, au moment de voter une subvention de 5 000 euros pour le CCAS de la ville du Porge, sinistrée des incendies de Gironde. Le rassemblement national est le seul groupe à ne pas voter pour : « On s’abstient car le montant est trop faible. La solidarité vient pallier aux manquements de l’État » s’explique Rémy Benson (RN).

Bien qu’en accord, les élus de l’Union pour Arles se demandent aussi quelles conclusions tirer du changement climatique. Pierre Grand questionne : « En 2030, Arles se rapprochera d’une ville du sud de l’Espagne comme Séville. Vous annoncez un plan de végétalisation mais les urbanistes pointent surtout les surfaces sombres et l’absence de courant d’air. Envisagez-vous d’installer ombrières et brumisateurs ? »

Une étude à prolonger

« Le cœur de ville très minéral est mal adapté à ces canicules » répond Patrick de Carolis, « Une première étude visant à végétaliser le bâti tel qu’il est et a été conçu existe, mais elle est insuffisante et nous allons la prolonger. Mais dans l’immédiat, c’est la végétalisation d’urgence », indique l’édile. Catherine Balguerie-Raulet, élue de la majorité, abonde : « Nous n’allons pas planter 300 000 arbres tout de suite mais déjà des arbres matures pour rafraîchir. Mais il faut aussi de l’eau, un groupe de travail s’est constitué avec des citoyens depuis l’annonce », indique-t-elle, promettant de tenir l’assemblée informée des travaux.

L’autre question de Pierre Grand portait sur la préparation aux évènements climatiques graves tels qu’inondations ou crues du Rhône. « Nous sommes prêts et les services des risques majeurs aussi »; affirme l’adjoint Pierre Raviol.

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