Tag: arbres

  • [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    En plus, toute la journée, plusieurs chœurs marseillais investiront les allées, sous les arbres et au détour des chemins, pour surprendre les promeneurs par des chants venus du monde entier. À la manière de crieurs publics, les chanteuses et chanteurs surgiront spontanément parmi le public, sans scène ni annonce, pour célébrer musicalement le lancement du festival. Ce projet original des « chanteurs de jardin » est né lors d’un voyage à Pékin en 2007, où des groupes de chanteurs répétaient librement dans les parcs, au bord des lacs ou au sommet des collines, pour le plaisir des passants. Cette façon de faire a séduit les organisateurs. Depuis, ils ont décidé de reproduire cette expérience chaque année dans les espaces verts marseillais.

    Le festival se poursuit jusqu’en octobre et investira différent lieux emblématiques de Marseille tel que la Cité de la musique avec le concert de Leï, « Feu de vie », ou encore l’Église Saint-Pierre-Saint-Paul accueillant l’ensemble vocal Gyptis dirigé par Bénédicte Pereira.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] La pré-rentrée au grand air à Malaucène

    [C’est l’été] La pré-rentrée au grand air à Malaucène

    Et si, avant de retrouver cartables et cahiers, vous preniez le temps de ralentir sous les arbres ? Ce jeudi après-midi, l’ancien camping du Grozeau, à Malaucène, se transforme en terrain de jeu et de découverte pour une pré-rentrée pas comme les autres.

    Au programme : grimpe dans les arbres dès 7 ans, lecture perchée, hamac et coin détente au sol. Les enfants pourront aussi laisser parler leur imagination avec un atelier de dessin autour du thème de l’arbre, tandis qu’une pause fraîcheur est prévue avec des boissons aux plantes.

    Cette parenthèse est proposée gratuitement par l’association Copains des Bois qui invite petits et grands à renouer avec la nature à travers des activités pédagogiques. L’objectif : passer davantage de temps dehors, partager, explorer et se reconnecter aux autres et à son environnement. Pour cette pré-rentrée, le collectif s’associe à Sous la Cîme, structure basée à Vaison-la-Romaine, spécialisée dans la grimpe d’arbres et les animations nature en famille. L’événement est gratuit, sur réservation.

    De 16h à 19h.

    Infos et réservations sur la page Facebook des Copains des Bois.

  • Le vigneron gardois Franck Renouard a planté 2 500 arbres sur son domaine

    Le vigneron gardois Franck Renouard a planté 2 500 arbres sur son domaine

    C’était un pari insensé, mais Nadine et Franck Renouard l’ont fait ! Tout a commencé en 2000, lors d’un repas entre amis, un soir, en Petite Camargue : « On avait un peu fêté Bacchus et on s’est dit : tiens on va faire du vin. C’est parti comme ça… », se souvient Franck Renouard.

    Passionné de vin et d’écologie, ce couple de chirurgiens-dentistes qui vit alors à Paris décide de franchir le pas et de créer un vignoble de toutes pièces. « Quand on est arrivés, il n’y avait rien, que quelques vieilles vignes qu’on a récupérées. On a tout construit de zéro. C’était un projet complètement fou, inconscient, qui a été très dur pendant 10 ans », confie Franck Renouard. Mais ça en valait la peine ! 26 ans plus tard, le domaine Scamandre, situé à Vauvert, n’a plus rien à prouver : ses vins, dont l’élaboration repose sur une alliance subtile entre tradition et rigueur scientifique, comptent parmi les meilleures références de la Vallée du Rhône.

    Conduit en agriculture biologique, le domaine s’étend sur 30 ha dont 10 ha de vignes, qui comptent 18 cépages différents. Les rendements sont volontairement maîtrisés, les vendanges réalisées exclusivement à la main et les vinifications se font en barrique. Mais ce qui fait surtout la singularité du domaine de Scamandre, c’est le choix qui y a été fait, très tôt, de planter des arbres, notamment au milieu et en bordure des vignes. Le domaine fait ainsi partie des quelques pionniers qui se sont lancés dans l’agroforesterie il y a environ 20 ans.

    « On s’était associés, dès nos débuts, avec un œnologue de Bordeaux, Stéphane Beuret. Quand je lui demandais de me parler des grands vins, à chaque fois on revenait sur la biologie, le sol. On s’est donc posé très vite la question : comment faire pour que le sol soit le plus équilibré possible ? », relate Franck Renouard.

    « Les arbres sont de grosses sources d’humus »

    La rencontre avec la Scop gardoise Agroof, spécialiste de l’agroforesterie, va déterminer le choix de la vitiforesterie (agroforesterie viticole). Outre une forêt d’un hectare de chênes plantée quelques années plus tôt, « on a commencé en 2010 à planter des arbres dans les vignes et en bordure, pour faire des haies. Avec l’expertise d’Agroof, on a développé l’agroforesterie dans une perspective de biodiversité et d’amélioration du sol. Si vous voulez que votre sol retienne l’eau, il faut de l’humus. Or les arbres sont de grosses sources d’humus par leurs racines et par leurs feuilles », détaille le vigneron. Aujourd’hui, le domaine compte 2 500 arbres. « Au début, on était un peu romantiques, on a mis des fruitiers dans les vignes, qui sont quasiment tous morts… Désormais on a restreint notre palette : on plante plutôt des chênes, des oliviers, des essences locales endémiques qui s’adaptent plus facilement. »

    Concernant le potentiel protecteur des arbres contre le dérèglement climatique, « il faut être très prudent », insiste ce scientifique de formation. « Il faudrait pouvoir comparer, avec deux parcelles identiques, une avec des arbres et l’autre sans. Toutefois, j’ai la sensation que ça sert à quelque chose. Par exemple, les haies protègent des vents. Car un des gros problèmes du dérèglement climatique, ce sont les vents chauds, qui brûlent les plantes. Par ailleurs, les arbres transpirent, donc apportent une petite humidité (2% de plus autour d’un arbre). Sans oublier que grâce à leurs racines, ils vont pomper de l’eau qu’ils font remonter, et je pense que c’est un bienfait pour la vigne qui est autour. »

    L’agroforesterie présente également un indéniable intérêt pour la biodiversité. « J’ai identifié 39 espèces d’oiseaux différentes sur le domaine ! Il y a aussi les lézards, les serpents. Un peu les insectes, mais on est une goutte d’eau car on est entouré de beaucoup de fruitiers qui traitent tout le temps », poursuit Franck Renouard, qui mentionne également « l’aspect esthétique » de ces paysages rompant avec la monotonie de la monoculture de la vigne.

    En décembre, Franck et Nadine Renouard planteront « 200 nouveaux arbres dans une parcelle de très vieux carignan. Et je vais refaire des haies qui vont protéger des parcelles du mistral ». Pour lui, ce choix est une évidence. « La question c’est : est-ce qu’aujourd’hui on peut encore faire de l’agriculture, de la viticulture avec 20 ha sans un arbre ? Si vous n’avez pas d’humus, le sol ne retient pas l’eau. Si je retournais 20 ans en arrière, je replanterais beaucoup plus vite des arbres », assure-t-il.

  • Marseille : le désastre de Bonneveine, un bourbier politique

    Marseille : le désastre de Bonneveine, un bourbier politique

    À l’initiative de LFI et de la coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille (Donut Infolab, Alternatiba Marseille, Climat Paca, Eden Initiative, etc.), une petite manifestation d’une vingtaine de personnes s’est tenue devant la mairie centrale à 18h « pour rendre le massacre à son auteur » en déposant sous les fenêtres de Benoît Payan des tronçons d’arbres.

    « Du grand n’importe quoi » assène Romain Simmarano, le conseiller municipal (Renaissance) d’opposition pour qui « Bonneveine est plus qu’une simple faute politique, c’est un symptôme : la mairie est littéralement à l’arrêt, alors que Marseille a besoin de mouvement, d’énergie, d’envie, de résultats ! »

    Mardi matin, les tronçonneuses ont continué à hacher menu les 26 pins matures déstabilisés par les travaux et abattus la veille malgré la forte mobilisation citoyenne et associative. « C’est un désastre à partir d’une connerie initiale de la ville. S’il y avait eu un management compétent, on n’en serait pas là ! », peste Richard Hardouin, le président de France nature environnement 13, venu voir le désastre, mais empêché par les policiers municipaux d’approcher des cratères. « On aurait pu sauver des arbres en les élaguant ou en les étayant », estime le défenseur de l’environnement. « C’est choquant d’avoir constitué fin juillet un groupe avec des riverains responsables, de se réunir le 10 août avec Perrine Prigent, l’adjointe aux espaces verts, qui n’a pas attendu le délai de 15 jours qu’elle avait proposé. Ils ont abattu même des arbres non préconisés par l’expertise d’ONF Vegetis. » Une habituée du parc fulmine : « C’est un scandale sans nom. Quand on voit que des pompiers sont morts pour sauver des forêts dans les Landes ! »

    Plus loin, un militant s’est perché dans un grand pin condamné. Jean-Luc, habitant du Roy d’Espagne, entend ainsi protester « contre le plan de découpe lancé subitement par un bureau d’études qui a décidé sans l’avis des riverains avec sa vision de la nature, de lancer une guerre éclair. Ce sont des arbres matures qui rendaient service aux habitants. Les arbres ne sont pas des biens mobiliers. Le parc doit se faire autour des arbres existants. » Il finit par descendre, aidé d’un escabeau amené par la police.

    Invités à une réunion à la Direction de la Nature en Ville, avenue Clot-Bey, les représentants du collectif de riverains sont ressortis dépités. « On a été reçu par trois seconds couteaux des espaces verts, sans répondant, qui en ont dit le moins possible. Il n’y avait pas Perrine Prigent l’adjointe aux espaces verts, ni Marc Foveau le DGA qui avait lancé l’invitation », se désole encore Alain Senentz président du collectif de riverains.

  • Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille

    Colère citoyenne pour sauver 37 arbres du Parc Bonneveine à Marseille

    Plusieurs dizaines de riverains, de membres d’associations dont Extinction Rebellion et des militants LFI, dont Victoire Diethelm et Imran Trocmé, conseiller d’arrondissement dans le 4/5, se sont opposés, lundi matin, à l’abattage de 37 nouveaux arbres du parc public de Bonneveine. La coalition citoyenne Comm’un Possible Marseille s’interroge sur ce marché public de réhabilitation à 2,5 millions d’euros, sans attributaire connu.

    La Ville avait annoncé vendredi l’opération en brandissant une expertise de mars dernier d’ONF Vegetis. « Au total, 37 arbres présentent un niveau de risque élevé de chute, susceptible de porter atteinte à la sécurité des usagers et des riverains », écrit la Ville qui s’engage à planter « 210 nouveaux arbres tiges, d’une hauteur de 3 à 4 mètres ».

    L’annonce a été vécue comme une trahison par le collectif de riverains après déjà 14 arbres abattus. « Lors de la réunion du 10 août en mairie centrale, le directeur général adjoint et l’adjointe en charge des espaces verts, Mme Prigent, s’étaient engagés à nous transmettre la totalité des tests de l’ONF, la liste et l’emplacement des arbres à abattre et de nous laisser 15 jours avant de faire un point avec eux et de prendre la décision finale », dénonce Alain Sennetz, président du collectif.

    « On a attendu

    la fin de la nidification »

    Soutien de leur lutte, Richard Hardouin, le président de la FNE 13, dénonce « incompétence, défaut de transparence et parjure » de la ville. Lundi, face à la mobilisation citoyenne, c’est une policière municipale puis un haut fonctionnaire de la ville qui se sont collés à la tâche, aucun élu de la municipalité n’étant venu défendre la décision. « Il n’y a pas d’arrêté municipal pour l’abattage, tout simplement parce qu’il y a danger imminent », relaye la policière. « On a des expertises qui démontrent la dangerosité de ces arbres. On a attendu la fin de la nidification pour ne pas porter atteinte à des espèces protégées », complète Marc Foveau, patron de la Direction de la Ville du Quotidien.

    « On ne peut pas admettre d’être pris pour des idiots parce qu’ils cherchent à s’en tirer en disant que la fragilité structurelle vient des conditions de plantation initiales du parc en 1976 ! C’est une manœuvre », proteste Jérôme Nardi du collectif. Le rapport de l’ONF consulté par La Marseillaise énonce dit que le retrait d’enrobé et de pavage en septembre 2025 « a induit une désolidarisation du sol, aggravant une structure déjà peu cohésive. Impact immédiat : modification brutale des conditions racinaires entraînant une instabilité mécanique ». À 17h15, le prestataire lançait ses tronçonneuses. Tout a été décapité malgré des heurts entre des opposants et la police venue en nombre.

  • [C’est l’été] La forêt de Janas à La Seyne

    [C’est l’été] La forêt de Janas à La Seyne

    En vélo ou à pieds, cette forêt de 391 hectares, jonchée au sud est du massif du Cap Sicié, offre des possibilités infinies de promenades plus ou moins longues, et de flâneries sous les pins d’Alep, les chênes-lièges, les chênes verts et les eucalyptus, accompagnés d’un bon bouquin ou d’un pique-nique. La faune y est également très variée, entre oiseaux, lézards, petits mammifères et insectes. Si vous vous aventurez en lisière des bois, vous pourrez découvrir de sublimes panoramas sur la Méditerranée, à l’est, au sud et à l’ouest, et de nombreuses plages confidentielles, situées en contrebas des falaises et accessibles via le sentier du littoral.

  • La digue de la Durance anticipe le scénario du pire

    La digue de la Durance anticipe le scénario du pire

    Dans le lit de la Durance, à quelques mètres de la bien nommée zone d’activité Bords de Durance de Cavaillon, un peu moins d’une dizaine de tractopelles et autres camions disposent des blocs de pierres de plusieurs centaines de kilos sur plusieurs dizaines de mètres le long de la digue.

    Une opération de « confortement » de l’ouvrage afin de résister aux crues centennales. Le tout est piloté par le Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) qui a présenté, jeudi 13 août, les avancées de l’opération qui devrait être terminée d’ici la fin de l’année. « On avait diagnostiqué des faiblesses dans l’ouvrage construit dans les années 90. Avec ces travaux, le tout peut résister à un débit jusqu’à 5 000 mètres cubes par seconde, ce qui équivaut aux crues centennales », explique Bertrand Jacopin, directeur des études et travaux pour le SMAVD.

    Parmi les aménagements réalisés, les plus visibles sont ces gros blocs empilés sur plusieurs mètres de haut mais aussi dans le sol, le long de la digue. C’est ce qu’on appelle les « enrochements ». Ce qui permet à l’installation de moins subir les effets de l’eau. Ce que l’on voit moins, c’est la modification de la structure même de la digue et du talus, la partie visible de l’extérieur. « L’eau s’infiltre et il y a un risque d’érosion venant de l’intérieur. Il fallait donc le modifier », poursuit Bertrand Jacopin. Des arbres plantés le long de l’ouvrage ont également dû être déplacés. La plupart ont été plantés en centre-ville de Cavaillon. Quelques centaines de mètres plus loin, c’est un mur de béton qui a été renforcé. Des sortes de clous de plusieurs mètres ont été ajoutés pour éviter que la structure ne bascule en cas de crue.

    Crues attendues

    en octobre

    « Cela va protéger plus de 30 000 personnes », se réjouit le responsable des travaux. Des critiques avaient cependant émané de collectifs de sinistrés qui estimaient que des projets de la sorte ne protègent qu’une partie de la population. « On ne peut pas mettre des digues de partout. Ce serait bien trop cher. D’autant que le chantier sera sans impact pour l’hydraulique », évacue Bertrand Jacopin.

    Le chantier doit également se faire dans un temps limité. Dès le mois d’octobre, les premières crues empêchent tout véhicule de s’approcher du lit du fleuve. Tandis qu’au printemps, différentes espèces se reproduisent dans le secteur, empêchant toute activité. D’après le SMAVD, les températures très chaudes de l’été annoncent généralement de fortes crues. L’occasion pour la digue confortée de prouver sa valeur.

  • Le plan de végétalisation d’Arles reçu froidement par l’opposition

    Le plan de végétalisation d’Arles reçu froidement par l’opposition

    L’urgence climatique appelle une stratégie beaucoup plus globale », affirme le groupe d’opposition de l’Union pour Arles dans son communiqué de jeudi, en réponse au plan de végétalisation d’Arles annoncé le 22 juillet par la Ville dirigée par Patrick de Carolis (Horizons).

    Au menu du plan municipal, « végétaliser davantage la ville et identifier les espaces où le végétal peut apporter un bénéfice climatique concret », « créer davantage d’ombre et de fraîcheur dans les espaces publics », et « mieux adapter les logements et les bâtiments anciens aux enjeux du confort d’été ». La Ville indique planter 300 arbres chaque année pour un investissement moyen de 100 000 euros à cet effet.

    Les oppositions républicaines ont accueilli froidement ces propositions. À gauche, l’Union pour Arles regrette de ne pas y « intégrer la rénovation thermique des logements, la désimperméabilisation massive des sols, des îlots de fraîcheur, des fontaines et points d’eau, des ombrières, la végétalisation des écoles, l’adaptation des matériaux utilisés dans l’espace public, mais également la protection des populations les plus fragiles » car « le changement climatique est aussi une question de justice sociale » selon le groupe.

    « Impossible seuls »

    « Nous ne pourrons pas relever seuls un défi d’une telle ampleur » alerte l’Union pour Arles, qui demande comme durant la campagne « l’ouverture d’une négociation avec l’État » pour obtenir un statut particulier pour la plus grande commune de France, pour « financer durablement l’adaptation au changement climatique » et les propositions du groupe.

    L’opposant (DVC) Jean-Michel Jalabert estime quant à lui que « l’effet d’annonce prend le pas sur une véritable stratégie : on rebaptise l’existant », pointant « des plantations d’arbres déjà engagées et difficilement entretenues » et « un permis de végétaliser qui existe déjà depuis 15 ans ».

  • Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Végétalisation, nouvelles places de stationnement et pistes cyclables : à Toulon, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny se refait une beauté. Les travaux engagés par la métropole Toulon Provence Méditerranée et la Ville de Toulon ont débuté au mois de juin. Un chantier d’envergure, qui s’étend du boulevard Bazeilles jusqu’au stade Mayol. Objectif : transformer « cet axe très routier en un axe tourné vers les mobilités douces », explique la mairie sur son site internet. L’opération devrait coûter aux collectivités 7 millions d’euros.

    Pour conjuguer « déplacements et végétalisation », la métropole et la ville veulent planter une centaine d’arbres : jacarandas, ficus australiens ou savonniers, afin de créer des îlots de fraîcheur. Autre point clé de cette transformation, l’ancienne station-service, au niveau du rond-point Bonaparte, devrait disparaître, remplacée par un « espace partagé ». Au programme : des places de stationnement et un lieu arboré.

    Si de nombreux travaux sont nécessaires pour cela, Josée Massi, maire (DVD) de Toulon et présidente de la Métropole l’assure : « Notre volonté est que cette requalification entraîne le moins possible de perturbations sur la circulation ». Les travaux doivent en revanche permettre de délimiter les « zones réservées à la voiture de celles octroyées aux piétons », argumente la mairie.

    Vers les mobilités douces

    Passant de quatre à trois voies, « un abaissement naturel de la vitesse » devrait être constaté, selon Josée Massi, permettant « l’accueil d’autres modes de déplacement, à savoir les bus et les vélos », précise-t-elle.

    « Longtemps perçue comme un simple couloir de transit automobile entre le Mourillon et le port, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny accusait un déficit de continuité pour les piétons et les cyclistes », affirme la mairie, qui souhaite « s’attaquer à cette rupture ». Une fois la partie sud de l’avenue terminée, ce sera au tour de la partie nord d’être transformée, pour une fin des travaux prévus fin 2027.

  • La cour de l’école Mazargues en travaux avant la rentrée scolaire

    La cour de l’école Mazargues en travaux avant la rentrée scolaire

    Trois grands platanes ombragent la cour de l’école Mazargues Centre, dans le 9e arrondissement de Marseille, de leur feuillage. À la rentrée, l’établissement, comprenant cinq classes, accueillera 129 élèves. « Les platanes sont les meilleurs climatiseurs et les meilleurs parasols en Provence », assure Nassera Benmarnia, adjointe au maire de Marseille déléguée au bâti scolaire. La plantation des arbres fait partie de la naturalisation de la cour. La désimperméabilisation est le second objectif de ces travaux estivaux suite à des inondations dans plusieurs écoles. Des bancs doivent être installés à la Toussaint, précisent les élus.

    Désimperméabiliser,

    le nerf de la guerre

    « L’école Mazargues Centre fait partie des 12 écoles intégrées au Plan école dans les 9e et 10e arrondissements de Marseille », explique Pierre Huguet, premier vice-président délégué à l’Amélioration du cadre de vie à la Métropole et adjoint au maire. Une enveloppe de 12,6 millions d’euros est dédiée à ces travaux d’été pour 200 écoles, sur les 471 écoles prioritaires. « Sur ce budget, 1,7 million est consacré aux travaux des écoles du secteur », précise-t-il. « 600 000 euros sont uniquement consacrés à la désimperméabilisation », poursuit Nassera Benmarnia. L’élue ajoute : « Pour l’école Mazargues Centre, cela a coûté 130 000 euros. »

    Pour désimperméabiliser, il est nécessaire de « tout décaper ». « On a mis à peu près 50 centimètres de matériau de drainage sur lequel on est venu poser des pavés drainants », détaille Delphine Lizé, directrice du Patrimoine scolaire et des crèches. Dans la cour, quelques ouvriers finissent d’aménager le sol. Nassera Benmarnia se prend les pieds dans un pavé. « Ce serait bête que je retarde les travaux », plaisante-t-elle. « Désormais, quand il va pleuvoir, l’eau s’infiltrera et cela évitera des inondations dans l’école », conclut Delphine Lizé.

    D’autres écoles des 9e et 10e arrondissements bénéficient des travaux d’été du Plan école, comme la maternelle de Menpenti ou l’école élémentaire Coin-Joli. Concernant l’école Granados, « le chantier a pris un tout petit peu de retard », conclut Pierre Huguet.

    Gabrielle Cartellier