Tag: Arles

  • La Région Paca mobilise son fonds climatique

    La Région Paca mobilise son fonds climatique

    Le président de la Région Sud, François de Canson (DVD), a annoncé vendredi la mobilisation du fonds régional d’adaptation au changement climatique, afin de soutenir les agriculteurs touchés par les intempéries. Ce fonds est doté chaque année de 5 millions d’euros pour répondre aux situations de crise. Une partie de cette enveloppe a déjà été mobilisée pour accompagner les collectivités et les agriculteurs sinistrés à la suite des mégafeux de l’été.

    Sollicitée, la Région indique que « le montant des besoins est actuellement en cours d’évaluation, en concertation étroite avec les collectivités concernées, les représentants du monde agricole et les services de l’État, afin d’apporter une réponse adaptée à l’ampleur des dommages constatés ». « Les critères d’éligibilité sont actuellement élaborés en lien avec les représentants du monde agricole », précise la collectivité, qui privilégie pour le moment une « logique d’aide forfaitaire, permettant d’accélérer le versement des soutiens  ».

    La demande se fera en ligne

    « Afin d’agir sans attendre, la Région va lancer, dans les prochains jours, un prérecensement des exploitations agricoles touchées par les inondations », pour identifier précisément les besoins, précise la Région.

    Le dispositif d’aide sera présenté lors de l’assemblée régionale plénière du 11 décembre. La Région indique qu’une fois adopté, les agriculteurs concernés pourront déposer leur demande directement sur la plateforme en ligne dédiées aux aides régionales. « La Région veillera à garantir une procédure simple et accessible afin que les exploitants puissent en bénéficier dans les meilleurs délais », conclut la collectivité.

  • Le Département débloque un million pour les agriculteurs

    Le Département débloque un million pour les agriculteurs

    L’eau s’est à peine retirée, lundi matin, qu’elle en a laissé des traces fraîches au Mas Compagnon de Raphèle-les-Arles. La boue sur le chemin torturé, la marque du niveau atteint sur la carrosserie d’une Jaguar et, plus problématique encore, le foin de Crau, dont l’odeur âcre a remplacé le parfum habituel des prairies. « Maintenant qu’il n’y a plus d’eau, il faut survivre », résume Manon Bonnet, exploitante au Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) des Enganes.

    Cette éleveuse de brebis déplore la mort de 150 de ses agneaux, rentrés à l’abri pour être protégés de la pluie annoncée. Ils ont été pris au piège de l’eau, montée très vite mardi dernier, jusqu’à 90 centimètres.

    Il faut trouver du foin

    « On n’a jamais été inondés depuis dix ans que je suis ici, l’eau est montée de 30 centimètres en une heure », relate l’éleveuse. Mais pour les brebis et leurs petits rescapés, d’autres soucis s’annoncent. « Les agneaux sortis de l’eau ont changé d’odeur et les mères ne les reconnaissent plus », explique Manon Bonnet, alors qu’il reste « entre deux mois et deux mois et demi d’allaitement ». Dans cette situation, « l’alimentation est prioritaire », indique l’éleveuse, qui doit investir dans « des granulés à base de lait » pour les agneaux et trouver du foin en quantité suffisante pour compenser les stocks souillés par l’eau. « Nourrir les animaux trois mois de plus au foin aura un impact financier énorme sur l’hiver », détaille Mandy Graillon, 1ère adjointe (DVD) d’Arles.

    C’est pour cela que la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, a annoncé la création d’un fonds de secours exceptionnel d’un million d’euros pour les agriculteurs sinistrés, lors de sa visite au Mas Compagnon, lundi. « Nous intervenons en solidarité des agriculteurs face aux pertes de foin et de luzerne pour alimenter leurs bêtes », explique l’élue. « Nous allons établir les problématiques par catégorie et nous adapterons l’indemnisation aux filières », précise la présidente, rapportant aussi que « les riziculteurs ont perdu la moitié de leur production », soit 2 500 hectares.

    Lucien Limousin , vice-président du Département (DVD) délégué à l’agriculture, indique que l’indemnisation se fera « en lien avec la chambre d’agriculture, les groupements de défense sanitaire » et les associations d’éleveurs pour la prévention en santé animale. Pour l’heure, les élus ne sont pas en mesure d’avancer le nombre d’exploitations touchées, estimant qu’il est encore trop tôt pour dresser un bilan précis.

    L’après-crise occupe déjà les esprits. La présidente du Département indique mandater la chambre d’agriculture pour étudier l’état des nombreux canaux du territoire, pointés du doigt par plusieurs éleveurs pour leur mauvais entretien. « Les canaux à côté des routes n’ont jamais été curés sur la D83 bis », s’agace un agriculteur présent au rendez-vous. « On va vérifier. Si on ne le fait pas tous les 8 ans, on va voir pour le faire tous les 5 ans », conclut Martine Vassal.

  • [Intempéries] Les agriculteurs du Pays d’Arles en peine face aux pertes subies

    [Intempéries] Les agriculteurs du Pays d’Arles en peine face aux pertes subies

    Dans l’arrière-cour du Mas Castelet, en périphérie du hameau de Moulès à l’est d’Arles, la motopompe de la Ville tourne en continu pour tenter de résorber ce qui ressemble désormais à un étang au milieu des champs. Le canal de Craponne, qui délimite la propriété de celle située en face, en constitue l’exutoire. « Sur 2 ou 3 km c’est pareil », déplore la première adjointe (DVD) d’Arles, Mandy Graillon, en montrant l’étendue d’eau qui longe le canal de Craponne au ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

    Si la majeure partie du territoire arlésien est revenue à la normale après les intempéries, certains secteurs, comme Moulès, Raphèle, Mas-Thibert ou encore le Vigueirat, restaient en difficulté vendredi.

    Mais les difficultés ne font que commencer pour le monde agricole. La première adjointe mentionne « 2 700 hectares de riz et luzerne perdus », alors que le foin manque déjà pour l’élevage. Un facteur de « colère » du secteur, déjà « en tension face à la ligne THT », selon l’élue. À cela, le ministre rappelle qu’il existe des dispositifs de solidarité qui seront mobilisés « rapidement et en diligence avec la chambre d’agriculture ». La rapidité est essentielle pour Antonia Allard, adjointe de quartier et éleveuse de toros conviée à la séquence. « Il faut nous entendre quand on dit qu’on n’y arrivera pas. »

    Le Département réunit

    les agriculteurs lundi

    Le ministre Mathieu Lefèvre indique avoir « conscience de la perte de rendement » et renvoie aux fonds de réarmement agricole, de la compétence des préfets. Là encore, le ministre insiste sur l’imminence de la reconnaissance de catastrophe naturelle, la semaine prochaine, qui permettra aux acteurs privés de déclencher leur demande d’indemnisation.

    De son côté, la présidente du Département, Martine Vassal (DVD), annonce réunir les agriculteurs, la semaine prochaine, au vu « des pertes sèches comme ici en Camargue, pour voir comment les aider ». Le Département précise, dans un communiqué, que de nouvelles mesures seront annoncées lundi matin en ce sens. « Nous devons agir avec la chambre d’agriculture, les organisations professionnelles et l’État. Le Département prendra sa part d’effort de solidarité », développe la présidente.

    De la même manière, la Région Paca a annoncé mobiliser un fonds régional d’urgence de 5 millions d’euros pour « rétablir les transports, aider les communes à remettre en état leurs équipements et permettre aux agriculteurs comme aux entreprises de se relever », selon le président de Région, François de Canson (DVD), de passage à Arles dans la journée de vendredi.

  • [Tennis] L’ascension se poursuit pour l’Arlésien Clément Chidekh

    [Tennis] L’ascension se poursuit pour l’Arlésien Clément Chidekh

    Quelle que soit l’issue de son quart de finale contre Francisco Cerundolo, Clément Chidekh savait déjà qu’il vivait la plus belle semaine de sa carrière. Vainqueur de Botic Van de Zandschulp (38e mondial) et Jacob Fearnley (n°87), l’Arlésien, sorti des qualifications, n’avait pas lâché un set depuis qu’il a mis les pieds à Bruxelles. Ce vendredi, lors de l’ATP 250 belge, le Tricolore n’a pas fait le poids face au grand frère de Juan Manuel. Opposé au 21e mondial, Chidekh a été dominé de la tête et des épaules et a pu constater l’écart qui le sépare des meilleurs joueurs de la planète. Victoire 6-2 6-4 de Cerundolo, qualifié pour le dernier carré, en Belgique.

    Dès les premiers points de la partie, le Sud-Américain a imprimé le rythme, mettant les bouchées doubles. Létal, précis dans ses attaques, il a breaké d’entrée son adversaire français (0-2). L’Argentin a ensuite soigné ses jeux de service et n’a pas concédé de balle de break durant la première manche. Ses accélérations dévastatrices, avec notamment des revers long de ligne, lui ont permis de breaker une seconde fois. 6-2 en 29 minutes, le travail était à moitié fait.

    Malgré la perte du premier set, Clément Chidekh a continué de s’encourager après certains points clés gagnés. Il a tenté de mettre en difficulté le huitième de finaliste de l’Open d’Australie 2026, mais ce dernier était sur des rails, prêt à toutes les éventualités. À 1 partout dans la seconde manche, Francisco Cerundolo a une nouvelle fois pris le service du Tricolore découvrant entièrement ce niveau, à 25 ans. Sa qualité de retour a frôlé la perfection et le match s’est rapidement terminé. Il aura fallu 1 heure et 16 minutes pour voir le numéro 21 à l’ATP sécuriser une nouvelle demi-finale sur le circuit principal. Une logique, cette fois, respectée.

    Des histoires comme celle-ci, la planète tennis en fait naître toutes les semaines. Parfois, un déclic ne tient qu’à un fil. Clément Chidekh n’était à l’origine pas prévu dans le tableau des qualifications à Bruxelles. Après plusieurs désistements, le natif d’Arles y entre et ne va qu’une bouchée de deux Belges : Gilles Arnaud Bailly (6-1, 6-3) puis Gauthier Onclin (6-2, 7-6). Pas une manche lâchée, comme lors de ses deux premiers matches dans le tournoi principal.

    Son meilleur classement en carrière lundi

    Le séjour bruxellois lui a été plus que bénéfique. Avec ce quart de finale, il récolte 50 points supplémentaires, lui permettant d’accéder à la 134e place mondiale. Lundi prochain, lors de l’actualisation hebdomadaire du classement ATP, il accédera donc à son meilleur rang en carrière. Une nouvelle étape clé pour celui qui souffrait d’un syndrome de l’imposteur lorsqu’il grimpait sur le circuit principal. Cette pensée évaporée, le joueur de 25 ans peut voir plus haut et se rapprocher du Top 100 d’ici la fin de l’année. L’ancien universitaire américain a prévu de retourner en Amérique du Nord dans les prochaines semaines, puisqu’il est inscrit aux Challengers de Charlottesville et Knoxville en tant que tête de série. Avec une confiance boostée suite à sa semaine belge.

  • La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    Les points de rendez-vous :

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés, au 125 La Canebière

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat

    Miramas

    9h.Blocage du lycée Cocteau

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique Villard.

  • Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    « On a exactement les mêmes revendications qu’eux ». C’est donc tout naturellement que Lucile Venet, professeure de biologie au lycée Pasquet et syndicaliste FSU, est venue soutenir la mobilisation lycéenne arlésienne, ce mardi. Il y avait déjà du monde au départ, à 10h, devant la Bourse du travail d’Arles. Le cortège a rejoint la sous-préfecture, où une délégation de lycéens et de syndicalistes enseignants a été reçue. Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont compté 1 100 participants, contre 530 selon la police.

    Le cortège mêlant lycéens, professeurs, syndicalistes et parents était accompagné par un fort dispositif de service d’ordre de la CGT, les chasubles rouges de l’hôpital d’Arles et des dockers ouvrant et fermant la marche. « Notre présence dans leur manif, c’est pour que tout se passe bien, ces jeunes veulent être écoutés et la violence est tout ce qu’ils trouvent à la fin », explique Magali Raffin, professeure en lycée pro et militante de la CGT Éduc’action.

    Tout part de la Bourse du travail

    Tout est parti d’une rencontre. « Des élèves du lycée Pasquet sont venus nous rencontrer à la Bourse du travail pour nous demander de l’aide et du soutien. On leur a proposé d’organiser une AG et cette manif », détaille Magali Raffin. « C’est un symbole énorme » pour cette dirigeante de l’Union locale CGT en lutte pour garder son local à la Bourse du travail.

    Ce soutien est bienvenu pour les lycéens. Amaury Stantina rappelle que la semaine dernière, lors du blocage du lycée Pasquet, « la police était des deux côtés de la rue, ne laissant aucune fuite possible, et gazait sans sommations ». Il estime qu’« il est nécessaire que les syndicats de travailleurs et de lycéens se retrouvent pour demander un changement de politique » face à « la violence systémique et le manque d’argent partout ». Et illustre : « Ça fait une semaine qu’on est dans la rue et là, on voit 500 millions d’euros en moins pour l’éducation nationale » dans le projet de budget du gouvernement. « Un foutage de gueule » assène-t-il.

    Pour la Bourse du travail, comme pour les profs et les élèves, il s’agit d’un « rendez-vous de convergence des luttes ». Une convergence dont Lucile Venet et Amaury Stantina espèrent qu’elle sera victorieuse.

  • Fortes mobilisations lycéennes partout dans la Région

    Fortes mobilisations lycéennes partout dans la Région

    A Toulon

    Depuis 7h, les lycéens de Bonaparte rejoints par des camarades d’autres établissements, bloquent leur lycée, avec le soutien de syndicalistes (CGT, FSU, Solidaires, FO). Un cortège sera lancé à partir de 9h et arpentera les rues de la ville, jusqu’à la Préfecture, où un rendez-vous entre syndicats, lycéens et le préfet du Var est prévu à 12h30.

    Parmi les syndicalistes CGT, on trouve des militants venus de différents secteurs (Educ’action, Retraités, Cheminots…). «Il y a eu un appel aux militants qui a été lancé pour sécuriser le cortège et protéger les minots», explique Colette Moulun, de la CGT Finances Publiques. «Et puis leur apporter du soutien dans leur action. Si les jeunes sont dans la rue c’est qu’il y a un malaise profond. Dans la société actuelle, ils ont toutes les raisons d’être inquiets. Le traitement que le gouvernement leur réserve est dégueulasse (sic), entre manque de professeurs, parcoursup, la militarisation, le chômage, les mauvaises conditions de travail, et plus largement le climat et toutes les conséquences du capitalisme, la jeunesse a un avenir des plus sombres.»

    Comme de nombreux parents d’élèves, Marjorie est présente ce matin en compagnie de ses deux filles, Rose, élève au lycée Jean Aicard de Hyères, et Emma, étudiante en Master à Toulon. «Je suis là, déjà, par rapport aux difficultés induites par parcoursup et pour l’accès aux masters», indique-t-elle. « Le projet de loi du sénat limite la progression des enfants après le bac, c’est inadmissible.» Mais de manière générale, elle désire également soutenir un mouvement qu’elle considère comme injustement discrédité et réprimé : «Je vois les réseaux sociaux, les médias, et je suis choquée. Là, on voit que les gamins ont des pancartes, écoutent de la musique, alors que les images qui tournent ne montrent que de la violence, des enfants qui perdent leurs yeux… Ils ont le droit de manifester. Ce ne sont pas des méchants, pas des casseurs juste des élèves qui en ont marre de leur situation scolaire.»

    À Toulon, les manifestants sont arrivés devant la Préfecture du Var vers midi. Une délégation composée de représentants de plusieurs lycées du Var, de syndicalistes et d’enseignants s’apprête à être reçue par le préfet du Var d’ici quelques instants.

    Guillaume Afonso, le directeur de cabinet du préfet du Var, briefe la délégation avant que celle-ci ne soit reçue.

    Reçus par le préfet et le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) du Var, lycéens et étudiants Toulonnais dénoncent le dédain qui leur a été opposé. Il est 14 heures. «C’est de l’irrespect envers la jeunesse. Nous sommes légitimes de nous exprimer», s’indigne Camille, membre du conseil de vie lycéenne du lycée Bonaparte. «Leur logiciel n’a pas changé, vous oui, et le monde s’est déplacé quelques vertèbres grave à vous. Gloire à vous !» les a encouragés Richard Romeo-Giberti, secrétaire de la CGT du Var, les enjoignant à «poursuivre le mouvement».

    A Gap

    À Gap, le cortège a prévu de passer par plusieurs lycées. Quelques minutes avant le rassemblement, les syndicats (CGT, FO, Solidaires, FSU, La Conf’) s’organisent.

    A Avignon

    Devant le lycée Mistral, à Avignon, quelques centaines de jeunes se rassemblent avant de rejoindre les élèves d’autres rassemblement. Les syndicats et les parents d’élève entourent les manifestants qui chantent devant l’établissement, fermé aujourd’hui.

    14h30, c’est maintenant au tour des étudiants de manifester dans Avignon. Plus de 500 lycéens et étudiants défilent ensemble avec le soutien des syndicats et des enseignants. Le tout dans le calme.

    A Marseille

    La circulation a été fermée au niveau des Réformés à Marseille. La tête de cortège avec les lycéens encadré par les syndicats s’est mis en marche sur la Canebière.

    Après un vote à main levé les lycéens ont répondu favorablement à la proposition de rencontre avec la Direction des services de l’éducation nationale, à la condition que ses représentants sortent de leurs bureaux pour les rencontrer. Le cortège doit arriver en fin de matinée devant la DSDEN à Nédelec.

    Le cortège marseillais s’est arrêté sur le cours Belsunce. Dans foule, des lycéens, des étudiants, des enseignants, des parents. La manifestation repart en direction de la rue de Colbert en scandant « la jeunesse emmerde le Front national» balancé dans la sono du camion en tête.

    Il est midi, et l’intersyndicale annonce 30000 manifestants a Marseille. La préfecture de police en a compté 4800.

    La manifestation marseillaise prévue pour s’arrêter devant la DSDEN s’achève. A 12h30, certains jeunes décident de poursuivre la manifestation sans l’intersyndicale.

    À Martigues

    Après une marche de la place Jean-Jaurès jusqu’à l’hôtel de ville, les syndicats, les enseignants et les soutiens du mouvement lycéen ont longuement applaudi les élèves.

    Le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF) reçoit une délégation de lycéennes et de lycéens dans la mairie pour écouter leurs doléances et les accompagner dans leurs futures actions

    À Arles

    1100 lycéens et travailleurs ont défilé de la bourse du travail jusqu’à la sous-préfecture, sous la protection du service d’ordre de la CGT.

    A Aix-en-Provence

    «Étudier est un droit, pas un privilège», scandent lycéens et étudiants qui déambulent en masse sur l’avenue des Belges.

    Les manifestants sont passés devant le campus Schuman, toujours fermé. Ils sont 1300, selon les derniers chiffres de la police, «à peu près 2000», selon les syndicats.

    Le cortège est arrêté devant le rectorat. Un «temps de discussion» y est improvisé. Une libération de l’étudiant arrêté hier, lors des mobilisations devant le lycée Célony, est de nouveau demandée.

    Appels à rejoindre les prochaines mobilisations de lycéens, à «se structurer» pour un mouvement dans la durée… les organisations syndicales étudiantes qualifient la mobilisation «d’historique depuis mai 68» , et promet une «lutte jusqu’à la victoire»!

    Les lycéens le rappellent : «nous ne sommes pas là juste parce que nous n’avons plus de téléphones en cours». Ils rappellent la source de leur colère : des classes surchargées, des conditions de travail dégradées, un manque d’enseignants…». «Ce n’est que le début de la mobilisation lycéennes» préviennent-ils.

    «Aujourd’hui on est plus réprimés que protégés même si manifester est un droit!», scandent les étudiants. Le cortège est désormais devant le tribunal d’Aix, qui a fermé ses grilles par mesure de sécurité, pour protester contre l’interpellation d’un des manifestants hier, devant le lycée Célony.

    A Manosque

    Les lycéens manifestent calmement devant trois lycées de la ville et bloquent les rues de la commune depuis ce matin, aux côtés d’enseignants, de parents d’élèves, de la FSU, la CGT ou encore du PCF.

  • Les attaques contre les Bourses du travail se multiplient

    Les attaques contre les Bourses du travail se multiplient

    Si pendant la campagne des élections municipales le Rassemblement national ne parle que de sécurité et de nouveaux moyens alloués à la police, ses premières décisions une fois élu pourraient être écrites à l’avance. Le programme est simple : annuler tous les événements culturels qui ne leur conviennent pas, couper les subventions aux associations, notamment celles à vocation sociale, puis déloger les syndicats. La troisième phase est lancée à Bagnols-sur-Cèze. Après avoir annulé une dizaine de spectacles à son arrivée puis supprimé une aide de 190 000 euros à deux centres sociaux, Pascale Bordes (RN) a donc demandé aux associations et aux syndicats de quitter leurs locaux de Mendès-France d’ici le 30 novembre.

    Si cette décision pouvait logiquement être attendue, la demi-douzaine d’associations sur place qui partagent ces locaux avec la CGT, la CFDT, FO et la CFTC a été surprise par cette décision. Pour l’heure, associations et syndicats ont décidé d’écrire à la municipalité pour lui demander des précisions, notamment concernant l’avenir du bâtiment. Ils n’ont reçu aucune réponse. Si la CGT a déjà annoncé qu’elle ne quitterait pas les locaux dans ces conditions et qu’elle était prête à se battre, les autres syndicats et les associations disent encore attendre quinze jours avant de communiquer et d’agir. « Nous n’avons reçu aucune réponse à nos différents courriers, ni aucun retour sur l’engagement de la municipalité à revenir vers les syndicats et les associations pour donner la position de sa majorité sur le décalage de la date d’expulsion », précise Pascal Le Boulch, secrétaire de l’UL CGT de Bagnols, qui souhaite désormais interpeller la communauté d’agglomération et la préfecture.

    Les Bourses du travail transformées en ZAD

    Les syndicats bagnolais s’apprêtent donc à rentrer en résistance, comme le font leurs collègues à Arles et Carcassonne. Dans la préfecture de l’Aude, le nouveau maire Christophe Barthès (RN) a décidé dès le 30 avril, pour son deuxième conseil municipal, de mettre fin à la mise à disposition des locaux municipaux occupés par la CGT, la CFDT, Solidaires et la FSU. Rapidement les quatre syndicats se sont mis d’accord pour s’opposer à cette expulsion. Début juin, un commissaire de justice est venu constater que les syndicats occupaient toujours les locaux et la CGT a alors indiqué vouloir engager une procédure judiciaire. Lors d’une manifestation devant la mairie pour s’opposer à cette décision le 26 juin, le maire n’a pas hésité à sortir un tuyau d’arrosage et à asperger les manifestants depuis sa fenêtre. En attendant une éventuelle décision du tribunal, les syndicats continuent d’occuper leurs locaux.

    Une situation similaire se déroule à Arles. Il y a trois ans, le maire Patrick de Carolis (Horizons) a lui aussi refusé de renouveler la convention permettant à l’UL CGT d’occuper la Bourse du travail, comme c’est le cas depuis 120 ans. Le 9 juillet, le tribunal administratif de Marseille a finalement donné raison au maire et a demandé à la CGT de libérer les locaux occupés. Il prévoit une astreinte de 50 euros par jour si les mesures d’exécution ne sont pas justifiées dans les deux mois suivant la notification du jugement.

    Mais malgré cette décision, la CGT résiste et demande un moratoire sur les expulsions des syndicats de leurs locaux. Le 17 septembre, Sophie Binet, la secrétaire nationale de la CGT, s’est déplacée à Arles pour affirmer que la Bourse du travail était désormais une « zone à défendre » (ZAD).

    Non loin de là, la Maison des syndicats de Tarascon pourrait aussi se transformer en ZAD. Là aussi, le maire RN nouvellement élu, Alexandre Ducouret, a mis fin à la convention d’occupation des locaux par la CGT et FO notamment. Et là aussi, les syndicats ont refusé de partir. Le bras de fer entre les nouveaux maires d’extrême droite et les syndicats est lancé.

  • La Bourse du travail d’Arles privée d’agent d’accueil dès lundi

    La Bourse du travail d’Arles privée d’agent d’accueil dès lundi

    « Si on est là, c’est qu’on a l’intention de ne pas partir », affirme d’emblée Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca, en conférence de presse à la Bourse du travail d’Arles, vendredi midi. Les six unions départementales ont investi la Bourse du travail d’Arles pour leurs travaux en soutien à la lutte de l’Union locale CGT face à la procédure d’expulsion demandée par le maire (Horizons), Patrick de Carolis.

    Car depuis le mardi 29 septembre dernier, la Ville a élargi le conflit. « Le maire nous a signifié mettre fin à la mise à disposition de l’agent d’accueil et d’entretien des locaux », explique Nicolas Bourcy, secrétaire de l’UL CGT. « Ce poste a été créé en 1900 par la même délibération du conseil municipal qui installait la Bourse du travail et qui n’a jamais été remise en cause », précise-t-il.

    « Elle a été convoquée le mardi 29, à 17h30, pour lui dire oralement qu’elle doit aller à l’espace Van-Gogh le lendemain, sans ordre de mission écrit », reprend Nicolas Bourcy. « Elle a demandé à être accompagnée par le syndicat, ce qui lui a été refusé. C’est une façon brutale de s’en prendre à une fonctionnaire et dépositaire de mandats syndicaux », estime le responsable.

    Une « attaque » financière

    Le profil de l’agent muté n’est pas anodin. « C’est une militante de la CGT, mandatée à la Formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, équivalent des anciens CHSCT dans la fonction publique », précise Nicolas Bourcy, qui voit dans cette mesure « une attaque contre l’ouverture du bâtiment ».

    Sur un autre terrain et toujours mardi 29 septembre, l’UL CGT d’Arles a également été informée que « le maire d’Arles a demandé au tribunal administratif de rehausser le montant de l’astreinte financière », d’après Nicolas Bourcy, ainsi que le paiement de l’astreinte jusqu’alors fixée à 50 euros par jour depuis la mi-septembre.

    Pour Patrice Kantarjian, il s’agit de « la remise en cause du rôle de la CGT dans la société ». « Ce matin, des lycéens ont toqué à notre porte car ils savent qu’on peut les aider à se débarrasser de ceux qui nuisent à leur combat, à visibiliser leurs revendications », assure le secrétaire régional. « La CGT contrevient à certains intérêts. Mais notre rôle dans le dossier Fibre Excellence nous honore, nous avons pris nos responsabilités, contrairement à ce que dit le maire de Tarascon, allié de Patrick de Carolis, quand nous avons protégé l’usine, remis les installations de sécurité en marche et mis en lumière l’incapacité du mandataire », assène Patrice Kantarjian.

    « S’acharner à museler la CGT depuis trois ans est une pratique de mairies d’extrême droite », tranche Nathalie Bazire, secrétaire confédérale CGT. « Il faut se raisonner et retrouver la voie de la négociation », appuie-t-elle.

    Contactée, la Ville d’Arles a refusé de répondre à nos questions.

  • Unis contre la ligne THT mais divisés sur le contournement

    Unis contre la ligne THT mais divisés sur le contournement

    « Non à la THT, c’est aussi non à l’autoroute » affirme Lucille Venet (Union pour Arles) au conseil municipal de jeudi. Après l’unanimité « contre » la ligne THT en Camargue, l’élue pointe « des contradictions » de la majorité sur le projet de contournement autoroutier. « Il va détruire 150 ha de zones agricoles, plus que la THT ne le ferait, et augmenter le CO² car plus de routes amènent plus de circulation » d’après Lucille Venet, qui parle d’un « racket quotidien pour les travailleurs allant à Nîmes ou Fos », et insiste sur « les 71,88% d’avis défavorables au projet dans l’enquête publique ».

    Un référendum citoyen ?

    Le maire (Horizons) Patrick de Carolis objecte : « C’est dans l’intérêt de la ville pour la pour désengorger, ses quartiers, mieux les relier au centre-ville, ouvrir la ceinture de la RN113 et revoir le plan de mobilité douce », affirme l’édile. Reconnaissant que certaines terres agricoles en pâtiront, il affirme que « beaucoup sont prêts à comprendre cette situation ». Et fustige : « Un tiers des contributeurs à l’enquête publique ne sont pas d’Arles, il y a surreprésentation des opposants » insiste l’édile. Lucille Venet estime que « L’échantillon de 1 608 personnes est statistiquement fiable. C’est comme les élections, tout le monde ne vote pas et pourtant y’a un maire », avec une pointe d’humour. Sandra Monteils (UpA) demande « Pourquoi ne pas faire le choix que nous portons de référendum citoyen ? ». Patrick de Carolis répond « croire » dans le projet et estime que « c’est à l’État de prendre ses responsabilités ».

    Nicolas Koukas (PCF) prévient des « conséquences de modifier notre Plan local d’Urbanisme [PLU, ndlr], si l’État était maître d’ouvrage du projet, certaines décisions d’urbanisme reviendraient au Préfet et non du maire ». La 1re adjointe Mandy Graillon oppose que « faire une route n’est pas un gros mot, on ne peut pas arrêter quand on construit des logements et équipements publics ».