Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

« Comme bien d’autres lieux culturels, on a aujourd’hui beaucoup moins de moyens. Nous avons donc dû resserrer la programmation, aller à l’essentiel », amorce Francesca Poloniato lors de la présentation de saison 2026-27 du Zef. Résultat : « 70 à 80 000 euros en moins sur le budget », notamment induits par la Région et l’État, et « 10 spectacles en moins », résume la directrice de cette scène nationale de Marseille, en poste depuis 2015, qui a annoncé partir à la retraite à l’issue de cette saison. « Je partirai avec le sentient d’avoir donné le meilleur de moi-même », rappelle-t-elle avant que des applaudissements nourris ne saluent son dévouement de 12 ans. Loin de se satisfaire des baisses de subventions, Francesca Poloniato estime que ces contraintes budgétaires « nous ont poussés à nous interroger sur ce que nous avions vraiment envie de défendre ». Illustration dès les 7 et 8 octobre au Merlan avec Le paradoxe de John. Conçue et mise en scène par Philippe Quesne, dans le cadre du festival Actoral, une pièce qui se demande « à quoi sert l’art dans notre vie ».

Multiplicité des arts

Fidèle à son ADN, le Zef suit toujours le fil rouge de la danse. Des Murmures de la forêt chorégraphiés par Nathalie Pernette aux danses altruistes d’Ambra Senatore (Le moulin des autres), en passant par les Braises sur lesquelles souffle Michel Kelemenis ou Lullaby shot, « lâcher prise militant et libérateur » de Leïla Ka, en collaboration avec l’Association de promotion de l’Espace culturel Busserine. La saison sera aussi traversée par le cinéma et la musique, mais surtout le théâtre. Parmi les propositions, des créations de « la bande du Zef » comme Le rituel du verre d’eau, enquête d’Anaïs Allais Benbouali autour des couples franco-algériens dont elle est elle-même l’un des fruits, ou encore la comédie musicale de Myriam Marzouki, Violetta ne veut plus mourir dans la dernière scène.

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