Tag: Théâtre

  • [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    Toute la journée, un marché des producteurs et des artisans, ainsi qu’un vide-grenier, auront lieu avenue du Docteur Tondut. Dans la matinée, il sera possible de visiter le patrimoine de la commune avec un guide, le rendez-vous est donné à l’entrée de la salle des fêtes à 10h.

    Musique et apéro

    Avant le déjeuner, Fruiventoux, une association de défense de l’AOP muscat du Ventoux, offre un apéritif en musique avec des déambulations du groupe Condor jouant du galoubet-tambourin, instruments traditionnels provençaux. Pour l’après-midi, la mairie a prévu une visite du moulin La Colombe, suivie d’une deuxième possibilité de visiter le patrimoine de la commune. La journée se conclut avec un concert gratuit du groupe Condor à 21h.

    Gabrielle Cartellier

    Rendez-vous : parking de la salle des fêtes.

  • [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    Depuis le 6 juillet, les parcs et jardins du premier et septième arrondissement accueillent le festival « Avant le soir », celui-ci a donné rendez-vous aux Marseillaises et Marseillais tout au long de l’été pour une trentaine de soirées dédiés au théâtre. Au cours de ces 30 soirées, une dizaine de troupes ont pu se produire, avec des styles divers comme du théâtre musical, du cabaret théâtre ou encore des représentations de conte théâtral.

    Pour sa dernière représentation le vendredi 28 août, c’est le collectif du transbordeur, sur le thème du théâtre musical, qui clôturera l’évènement avec son spectacle La Ravanne de Daniella. Celui-ci est issu de l’adaptation du roman jeunesse éponyme d’Amarnath Hosany. Il aborde les questions d’égalité filles-garçons et de liberté d’être soi en mêlant théâtre, conte et musique « séga », français et créole mauricien.

    L’évènement, comme toutes les autres représentations qui ont pu avoir lieu, est totalement gratuit et accessible aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations sont à retrouver sur le site de l’été marseillais.

    Louis Golliot

  • À Alès, le Cratère lance une saison de folie

    À Alès, le Cratère lance une saison de folie

    Sous le chapiteau pouvant accueillir jusqu’à 650 personnes et qui est également doté d’un espace bar-restauration et d’un espace d’exposition, Olivier Lataste, le directeur du Cratère, était fier de présenter la programmation de la saison 2026-2027. Une saison intitulée « La Prairie en folie », qui se déroulera entièrement « hors les murs ». En effet, les travaux au Cratère ont débuté en mars dernier et doivent durer 18 à 20 mois pour une réouverture au public prévue début 2028.

    « Pour l’instant, le planning des travaux est respecté. En attendant, nous allons continuer d’adapter l’accueil sous ce chapiteau pour qu’il soit le plus agréable possible. On nous a par exemple fait remarquer que les sièges étaient un peu durs donc nous allons tous les molletonner », explique Olivier Lataste. Le 5 septembre, jour du forum des associations à Alès, les équipes du Cratère accueilleront aussi le public sur l’esplanade devant le chapiteau pour lui présenter la saison et répondre à ses éventuelles questions. Deux spectacles gratuits (14h30 et 17h30) rythmeront aussi cet après-midi.

    Les grands rendez-vous

    Le premier grand rendez-vous à lancer la saison au Cratère sera le Rebond du festival C’est pas du luxe, qui est issu d’un partenariat avec les associations Un toit pour tous, le CCAS, Appel et la Croix-Rouge. Quatre spectacles gratuits de danse et de cirque sont proposés les 9 et 10 octobre. L’événement sera immédiatement suivi de la Semaine Méditerranée (13 au 18 octobre) où « nous avons pu faire venir des artistes du Maghreb, d’Égypte ou du Liban », précise Lataste. Deux expositions accompagneront ces cinq jours de représentations, dont l’une sur Gaza et l’autre proposée par SOS Méditerranée pour l’anniversaire de l’association. Le mois d’octobre continuera d’être chargé avec la traditionnelle semaine du Hip-hop (19 au 25 octobre), organisée en partenariat avec l’association All Style qui accueille encore les meilleurs danseurs internationaux de la discipline et propose de nombreux ateliers à Alès mais aussi à La Grand-Combe, à Allègre-les-Fumades, à Bessèges, Uzès et Bagnols-sur-Cèze. Le 5e battle international, moment phare de la semaine, aura lieu le 24 octobre (15h).

    Le festival Temps du Cirque prendra le relais à partir du 5 novembre pour une dizaine de jours où les acrobaties seront à l’honneur. À ne pas manquer : les voltigeurs de la compagnie grand-combienne Cirkvost, dont les trois représentations promettent le plus grand des spectacles.

    Comme chaque année, le Cratère mettra les femmes en haut de l’affiche avec le festival Les femmes font bouger le monde (du 2 au 13 mars). Autre incontournable pour la scène nationale alésienne : le festival Itinérances. Ce festival de cinéma d’Alès revient pour une 45e édition du 19 au 29 mars. Puis, le Cratère clôturera la saison des grands événements avec La Prairie en fête les 24 et 25 avril, un week-end où la Prairie accueillera toutes sortes d’animations gratuites comme du Tai-chi, yoga, DJ Set et des constructions en bambou.

    Un théâtre très politique

    À la manœuvre sur la programmation, Olivier Lataste, qui n’avait pas hésité à monter au créneau lors de l’entre-deux-tours des élections municipales pour réaffirmer son opposition au Rassemblement national, n’a de nouveau pas hésité à programmer des pièces sociales et politiques. Ce sera notamment le cas avec L’art d’avoir toujours raison, méthode simple, rapide et infaillible pour remporter une élection, de la compagnie Cassandre, qui ouvrira la saison sous le chapiteau le 29 septembre. Du pain et des jeux, qui « prend comme point de départ un match de foot pour raconter notre société », est programmé le 7 octobre. Le football sera encore au programme avec Nous le Red Star (16 et 17 décembre). La pièce revient sur l’histoire de ce club populaire qui a marqué plusieurs générations.

    Marasme, une pièce du collectif La Cabale repérée lors du festival d’Avignon, devrait également surprendre plus d’un spectateur le 16 janvier. Côté humour, c’est Djamil le Shlag, de la bande à Pierre-Emmanuel Barré et Guillaume Meurice, qui se produira le 30 janvier grâce à un partenariat avec le festival Lol et Lalala. Olivier Lataste a également souhaité mettre en avant deux pièces prévues les 26 et 27 février : Le dîner chez les Français de V. Giscard d’Estaing nous replonge dans ce septennat de 1974 à 1981 puis, le lendemain, la même troupe jouera Génération Mitterrand, un dialogue entre trois électeurs socialistes en 1981 qui ont pris des trajectoires différentes depuis : l’un vote Mélenchon, l’autre Macron et le troisième Le Pen.

    Trois autres dates sont à cocher avec L’ange du foyer (6 mars) qui traite des féminicides, Parler pointu (20 et 21 avril) du Gardois Benjamin Thozolan qui offre un pastis pendant la pièce aux spectateurs tout en abordant l’histoire de son accent, puis la Géopolitique du petit pois (27 avril), une pièce écologiste où le spectateur repart avec des tonnes de connaissances.

    Danse, concert et arts de rue

    Pour les amateurs de musique, la saison s’ouvrira avec l’incontournable Orchestre national de Barbès (2 octobre), qui vient de fêter ses 30 ans d’existence. Le 4 novembre, la danse s’emparera du chapiteau avec les locaux de la compagnie Pernette pour leur spectacle Murmures, qui fait défiler les quatre saisons. Pernette reviendra sous le chapiteau le 23 janvier avec Wakan, un spectacle « nourri des danses sacrées du monde, de ces liens invisibles entre terre, ciel et corps ». À ne pas rater non plus le concert dessiné Méditerranée, histoires d’un continent kaléidoscope d’Aurel et Christine Zayed, qui est un prolongement de la bande dessinée du même nom (24 mars).

    Côté cirque, la compagnie Gravity, constituée de huit Australiens qui avaient déjà enchanté Alès, jouera Ten Thousand Hours les 4, 5 et 6 février, une « ode aux innombrables heures passées à devenir ce qu’ils sont aujourd’hui  ».

  • Italien et Français fêtent ensemble leur patrimoine médiéval à Embrun

    Italien et Français fêtent ensemble leur patrimoine médiéval à Embrun

    Avec le temps incertain, les gens se sont concentrés vers le centre-ville plutôt qu’en montagne, peut-être pour notre plus grand bonheur », suppose Chantal Eymeoud, maire d’Embrun. Alors que des nuages gris s’accolent aux montagnes, le public est au rendez-vous en cœur de ville pour la fête médiévale, ces jeudi et vendredi 20 et 21 août. Et cette année, les festivités prennent un accent italien. La ville d’Embrun, en coopération avec la Fondation Amleto Bertoni de Saluces (Saluzzo), commune du Piémont italien, a convié trois compagnies d’artistes de l’autre côté des Alpes pour animer la fête médiévale. Un projet baptisé « Pont » qui fait partie du programme plus large de coopération européenne « Alcotra », entre les Alpes françaises et italiennes, et qui se déroule à l’occasion des fêtes médiévales puis du festival du livre médiéval et antique en octobre à Saluces.

    Le projet Pont s’appuie sur deux rendez-vous culturels organisés de part et d’autre de la frontière : les fêtes médiévales d’Embrun et le festival du livre médiéval et antique en octobre à Saluces. Ainsi, parmi les artistes italiens invités pour les festivités embrunaises, le public découvre l’un des plus anciennes traditions festives italiennes : les « sbandieratori », (lanceurs de drapeaux), qui perpétuent un art hérité du Moyen-Âge, celui des porte-étendards des villes italiennes, qui, avec le temps, ont fait du port de drapeau une véritable chorégraphie virtuose. En parallèle, la compagnie « El Giullari Del Diavolo » propose un spectacle comique mêlant jonglage, acrobatie et performances avec le feu. Enfin, l’artiste Rose Zambezzi propose un numéro de haute volée de danse avec des sphères de cristal.

    Trois compagnies italiennes invitées

    « L’objectif est bien sûr de favoriser la rencontre entre la population et les artistes des deux côtés des Alpes, de valoriser notre histoire médiévale commune et de promouvoir une culture accessible à tous », résume Chantal Eymeoud. En plus de l’accueil de plusieurs compagnies italiennes lors de la fête médiévale, le projet comprend aussi la création d’expositions et de conférences historiques bilingues consacrées au Moyen-Âge, des visites guidées en italien et des ateliers interactifs.

  • [C’est l’été] Six siècles d’histoire de La Ciotat racontés sur les planches

    [C’est l’été] Six siècles d’histoire de La Ciotat racontés sur les planches

    « Le concept de ce spectacle, c’est de mettre en valeur des personnages qui ont marqué l’histoire de La Ciotat et La Provence », explique Mireille Benedetti, présidente de l’association « La Ciotat, il était une fois » et scénariste et metteuse en scène du spectacle La Ciotat, il était une fois 600 ans d’histoire. « Je voulais mettre en valeur la particularité de La Ciotat : les habitants se sont toujours battus pour préserver l’authenticité et les valeurs de la ville », ajoute-t-elle. Le spectacle commence en 1429, date de création de la ville, marquant la prise d’indépendance par rapport à la ville voisine, Ceyreste. « Il y a neuf actes, un final et un entracte », précise Mireille Benedetti.

    Pour petits et grands

    Le spectacle « est prévu pour touristes et locaux, petits et grands », insiste-t-elle. La scénariste travaille depuis six mois sur le spectacle. Au printemps, l’association a lancé des castings pour réunir 100 acteurs, « la plus petite à 2 ans et demi, le plus âgé 83 ans », dit-elle. Pour les combats, ce sont des escrimeurs professionnels, provenant de la troupe des Dragons de Condé de Fréjus. Les 100 comédiens incarneront au total 500 personnages.

    Les portes du Théâtre de la mer s’ouvriront, jeudi et vendredi, à partir de 18h. Dès 18h30, des animations sont prévues pour « vivre agréablement l’attente ». Une taverne gourmande tenue par l’association sera sur place. Le spectacle commence à 20h. « Il reste des places ! », indique Mireille Benedetti. Pour s’en procurer, il y a une billetterie en ligne sur « Helloasso.com La Ciotat, il était une fois ». Il est également possible d’obtenir des billets, ce mardi matin et à partir de 20h au comité des fêtes de La Ciotat, puis mercredi, jeudi et vendredi dès 17h au Théâtre de la mer. Un accès PMR est prévu. Le tarif est de 20 euros pour les adultes, 15 euros pour les enfants de moins de 12 ans et pour les groupes à partir de 10 personnes.

    Gabrielle Cartellier

  • [Grand entretien] Yves Pujol : « La culture ne doit pas être le parent pauvre »

    [Grand entretien] Yves Pujol : « La culture ne doit pas être le parent pauvre »

    La Marseillaise : Vous êtes parrain depuis la première édition de ce festival, en quoi est-ce important ?

    Yves Pujol :

    Le but premier, c’est d’aider à récupérer des sous pour une association qui s’occupe des enfants ou des gens malades, là en l’occurrence l’association UJM Clarté. Ça c’est le premier but. Le deuxième, c’est que cela permet à des artistes de se faire découvrir, pour ceux qui ne sont pas connus dans notre région, et puis à d’autres de pouvoir avoir un petit peu de temps de scène.

    C’est une manière aussi de donner ce qu’on a reçu ? D’aider de jeunes talents, comme les Chevaliers du Fiel ou Patrick Sébastien l’ont fait pour vous ?

    Y.P. : Oui, sauf que la différence cette fois, c’est que les artistes qui vont passer là ne sont pas de jeunes talents. Ce sont des artistes confirmés qui sont de la région.

    Nous ne sommes pas dans l’optique d’un tremplin pour des jeunes. C’est plutôt des artistes confirmés qui viennent faire 20-25 minutes chacun pour la bonne cause. Après, dès que j’ai l’occasion de donner du temps de jeu à des jeunes artistes qui se lancent, je le fais, oui, parce que des gens comme Patrick Sébastien ou les Chevaliers du Fiel l’ont fait pour moi et d’autres l’ont fait pour eux.

    Justement les baisses des dotations mettent en difficulté scènes, théâtres, troupes… Vous portez quel regard sur cette situation ?

    Y.P. : Je ne fais pas trop de politique… Après, je pense que la culture, il ne faut pas la délaisser, quoi qu’il se passe. On a vu avec le Covid, qu’on a été les premiers à s’arrêter et les derniers à reprendre… Ce qui s’explique et ce qui se comprend aussi. Mais la culture c’est ce qui reste quand on n’a plus rien, il ne faut pas qu’elle serve de variable d’ajustement, notamment quand nous sommes dans une crise mondiale, comme lors de la pandémie. Il ne faut pas que ce soit le parent pauvre. C’est trop important.

    Concernant votre chronique, « demande-moi quand tu sais pas » sur France 3 Paca, où en êtes-vous ?

    Y.P. : ça fait maintenant 5 ans et on en est à plus de 250 mots, on va s’approcher des 300 cette année. C’est une belle réussite, c’est une chronique qui plaît bien. On est à près de 60 millions de vues cumulées sur les réseaux sociaux. Les gens dans la rue m’arrêtent en me disant « demande-moi, si tu sais pas ! ». C’est une belle surprise !

    C’est une nécessité de diversifier les supports, de varier les médias aujourd’hui ?

    Y.P. : On continue de tourner avec le groupe Aïoli, j’ai fait du cinéma, du théâtre, du one-man-show… tout ça c’est une grande commode qui appartient à l’artistique. Et dans cette commode-là, il y a plein de tiroirs, le vecteur, le prisme change, mais le but est le même : donner des émotions. C’est quasiment pour moi le même métier.

    On a vu ces dernières années une explosion des propositions de stand-up, de one-man-show, on a même l’impression que le rire est partout. Comment vous positionnez-vous par rapport à ce phénomène ?

    Y.P. : Personnellement, je suis plutôt plus vers la fin que vers le début ! Donc je regarde ça avec un petit peu de recul. Mais c’est vrai que, comme on dit, trop d’humour, tue l’humour. C’est vrai que maintenant on met l’humoriste partout, dans des magazines de santé, à la radio, à la télé, bientôt au JT, ça va arriver… Sauf qu’à moment donné, quand on a trop d’humour, même si c’est bien fait, on passe à côté. On rigole, on sourit, alors qu’il y a dix ans on aurait éclaté de rire. Après c’est la nouvelle forme d’humour des jeunes et c’est tant mieux, parce qu’il faut un renouvellement, créer des styles, donc de ce point de vue là, c’est impeccable.

    Après, il y aura un effet comme à l’époque de la Star Ac’ beaucoup de gens voulaient chanter, puis peu sont restés. Je pense que dans le stand-up, c’est pareil, après le pic que nous sommes en train de connaître, certains qui ont du talent, qui excellent dans leur art vont rester.

    Il y a aussi des différences de formations, vous êtes allé au conservatoire d’art dramatique de Toulon, puis au cours Florent…

    Y.P. : Moi, à mon époque, pour monter sur scène en solo, il fallait être comédien, parce c’est de la comédie. Maintenant, plus besoin de passer par les cours de théâtre ou avoir fait du théâtre pour monter sur scène pour raconter des blagues et faire des vannes, on fait 2-3 vannes, elles marchent, elles marchent pas, c’est pas grave, on passe à autre chose. C’est une façon différente de travailler, dans la tradition du stand-up américain. Et c’est parfait, je trouve ça très bien.

    Mais je pense que la vie va faire que certains vont rester, ceux qui développent des personnages par exemple, comme Jérome Commandeur ou Laura Felpin, et d’autres vont partir…

    Et votre actu ?

    Alors, nous faisons pendant tout l’été, avec Aïoli, une tournée mondiale dans le Var ! Et puis je vais poursuivre avec mon dernier spectacle, Parce que Pujol, avec notamment une date le 31 décembre, au théâtre Colbert, à Toulon.

    Propos recueillis par Sylvain fournier

  • [C’est l’été] Un festival de théâtre s’invite dans les jardins marseillais

    [C’est l’été] Un festival de théâtre s’invite dans les jardins marseillais

    « Bravo ! », s’exclament les spectateurs à la fin de la pièce de théâtre Impeccable, jouée au square Albrecht, ce lundi, à l’occasion de la sixième édition du festival Avant le soir. L’unique personnage du spectacle, Viktor, interprété par le comédien Mathieu Tanguy, quitte la scène sous les applaudissements du public. « Ça m’a vraiment plu, j’ai pleuré à la fin. On a envie de lui demander si c’est son histoire », s’émeut Séverine, 53 ans, habituée du festival. Organisé par la mairie des 1er et 7e arrondissements dans le cadre de l’Été marseillais, ce festival propose trente spectacles gratuits, depuis le 6 juillet et jusqu’au 28 août. Avec une petite particularité : les représentations prennent place dans les squares et jardins des deux arrondissements. « L’idée est d’ouvrir le théâtre à tout le monde. Ça peut être un lieu qui intimide un peu et qui peut paraître très fermé. Avec ce festival, il suffit de pousser la porte de son square pour y avoir accès », explique Maëlle Charpin, responsable de l’accueil des spectateurs et des artistes du festival.

    Des comédiens locaux

    Avant le soir est piloté par la compagnie de théâtre marseillaise Didascalies & Co. Son fondateur et directeur, Renaud Marie Leblanc est derrière la programmation de la manifestation depuis sa création. Cette année, elle mêle théâtre, théâtre musical et conte théâtral. Les comédiens des dix spectacles, joués à trois reprises tout l’été, sont originaires de la région. Une volonté de l’organisation, qui souhaite faire connaître les artistes locaux aux Marseillais et touristes de passage. « On peut penser à une idée écologique du spectacle. On va souvent chercher des artistes qui viennent de loin. Alors qu’en réalité, ici, ça fourmille d’artistes. Il est bon de les connaître », assure Maëlle Charpin, qui fut chargée de diffusion dans la compagnie.

    Le festival existe depuis six étés. « Il y a des fidèles d’années en années. Je vois aussi des personnes qui reviennent chaque été et qui, pour certaines, n’allaient pas au théâtre avant d’aller à Avant le soir. Ce festival sert vraiment à décloisonner la culture », défend celle qui est aussi comédienne et metteuse en scène. Selon elle, il fait même naître une vocation chez certains spectateurs. De son côté, le comédien Matthieu Tanguy soutient lui aussi cette initiative. « Avec les difficultés que connaît le monde de la culture, ce festival est une vraie force ».

    Fanny Velay

  • Quand l’extrême droite cogne à poing fermé sur la culture

    Quand l’extrême droite cogne à poing fermé sur la culture

    Lorsque l’actualité se bouscule, il arrive qu’on passe à côté d’un des très nombreux dérapages des élus d’extrême droite du département. Des loupés que l’été nous permet de réparer afin de ne pas laisser se ramollir la bataille des idées. Et décrypter ce qui se cache sous les anathèmes et les prises de position flattant les plus bas instincts.

    Ainsi lorsque le député RN de la circonscription de Draguignan Philippe Schreck, candidat heureusement battu aux municipales, épingle le budget de fonctionnement du Musée des Beaux-Arts de Draguignan, il faut plus y voir un exercice de pure démagogie plutôt qu’un réel souci pour les deniers publics. En brandissant des chiffres, ici 1,2 million d’euros, pour, en vrai populiste, brandir le spectre d’une culture élitiste devant les yeux de ceux qui pensent ne pas y avoir accès et que le Rassemblement national n’a aucunement pour projet d’émanciper. L’objectif, met en garde l’ancien maire PS de la ville, Christian Martin est de « choquer tel un triste épouvantail ceux qui ne connaîtraient pas encore ce musée ou penseraient à tort qu’il ne leur est pas destiné ».

    Alors même si on connaît « la finesse » de ce parlementaire du parti à la flamme qui a qualifié les juges qui ont condamné Marine Le Pen de « mollahs » et appelé avec toute la retenue qu’on lui connaît, à l’insurrection, mieux vaut ne pas prendre à légère ses incantations, même si cette fois il n’appelle pas à se soulever face à « la dictature des juges ». N’empêche qu’en disant « tout le bien » qu’il pense du Musée des Beaux-Arts de Draguignan, un équipement public dont la qualité est saluée par la presse nationale, il exprime ses préférences pour une culture rance et sans aucune ambition, comme ses coreligionnaires, d’ailleurs.

    En pure démagogie

    On se souvient par exemple des violentes attaques en conseil municipal de Toulon par la députée RN Laure Lavalette à l’encontre de la programmation du Théâtre Liberté et de son directeur d’alors, l’acteur et metteur en scène Charles Berling. Là aussi il était question de budget. « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… [par la] propagande LGBTQI [dispensée] avec l’argent du contribuable », s’immisçait-elle.

    On sait que le Rassemblement national a une vision assez très étriquée de la culture.

    Ici, ce qui est attaqué c’est le coût pour la collectivité d’un musée qui collabore avec les plus grands établissements en France et à l’étranger, qui lui prêtent des œuvres majeures.

    Plutôt une aubaine, donc pour les habitants de ce territoire qui ont la possibilité de mieux connaître leur patrimoine et de découvrir de nouvelles sensibilités artistiques, à l’instar de l’exposition présentée actuellement (Les Roches rouges) qui magnifie la beauté de l’Estérel, insiste Christian Martin.

    Et puis si la critique porte sur son financement public, la billetterie ne couvrant que partiellement la vie de l’établissement, il faut rappeler que « c’est le cas des musées mais aussi des écoles, depuis que l’enseignement est obligatoire, laïc et gratuit ». Et on comprend comment l’extrême droite entend « investir » dans l’avenir.

    Une politique du sabre ultralibéraliste aux antipodes des intérêts des classes populaires, dans notre département comme partout en France. Une imposture qu’il est donc important de continuer à dénoncer même en plein cœur de l’été.

    À méditer.

  • [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    Au programme, des chansons, de la magie et une belle soirée en perspective aux côtés notamment de la chorale Chœur du Sud, du groupe Bande à Part et de l’artiste Julie Zenatti.

    Lundi 10 août de 21h à 23h. Gratuit.

  • [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    Théâtre, clown, balades contées… vous attendent dès ce lundi 10 août et jusqu’au 13 août.

    Entre 5 et 10 euros.