Lancée lundi, la concertation préalable volontaire initiée par l’association des salariés de la Centrale (ATCG) a donné lieu à une première réunion publique tenue elle, ce mardi soir. Objectif : présenter le projet biométhane, qu’ils portent conjointement avec la société Gazotech. Si le projet a majoritairement été soutenu par les riverains présents, nombreuses ont été les interrogations et surtout les oppositions au projet, tel quel. À commencer par l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution de Gardanne (ANLP) qui a tenu une prise de parole unique avant de quitter la salle avec la FNE13 et les CIQ Gardanne Est et Langarie. « Aucune véritable co-construction n’a été organisée avec les associations locales, aucune étude globale sérieuse n’a été présentée sur les impacts cumulés avec la centrale P4 aujourd’hui et tous les autres demains », déroulait Marie Christine Borgna, pour l’ALNP, précisant rester « disponibles pour une véritable concertation indépendante ». Jean-Louis Debard, pour la CEPG (Convergence écologique du Pays d’Aix), estimait que « les associations comme les populations ont été mises à l’écart, cantonnées dans des réunions de cadre de vie inefficaces et limité dans leur objectif ». La réunion passée, il concède : « On est prêts à discuter. Les moyens qu’ils ont sont limités, et pour nous aussi. » Jean-Michel Rocassalva, secrétaire de la CGT de la Centrale, rapporte de son côté que « les garants [de la concertation] ont proposé à ces associations de nous rencontrer avant la réunion publique. Ils ne l’ont pas souhaité (…) on a jamais été opposés à présenter notre projet à qui que ce soit ».
Autour du biométhane, le débat reste ouvert pour les salariés de la centrale de Gardanne

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