Tag: réunion publique

  • La protection de l’enfance, un enjeu de politique publique

    La protection de l’enfance, un enjeu de politique publique

    Le cerveau de l’enfant est vulnérable et malléable, il se façonne dans la relation à l’adulte », rappelle Vincent Théron dans son intervention au conseil de canton de Martigues mardi soir, salle Dufy. Cette idée tirée de l’œuvre de la pédiatre Catherine Gueguen résume l’enjeu de la protection de l’enfance, qui fait l’objet d’assises obtenues par le groupe communiste au Département les 18 et 19 novembre.

    Comme à Gardanne à la mi-octobre, les témoignages en attestent. « J’ai été victime d’inceste il y a plus de 20 ans. Ça a déclenché des handicaps chez moi » illustre cette jeune femme, « les enfants victimes de violences se construisent de manière bancale et les rendent plus vulnérables à l’âge adulte, par exemple aux violences conjugales ». Cette autre jeune femme membre du Mouvement des jeunes communistes rebondit : « L’Éducation nationale a mis en place un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Mais quel est le suivi ? » pose-t-elle. « Il faut donner les outils aux jeunes pour s’exprimer, au travers de l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité », affirme-t-elle.

    Former à détecter

    Victime devenue travailleuse sociale, l’adjointe Marceline Zéphir considère que « la politique de la Ville permet de prévenir ces problèmes quand elle met en place des activités gratuites et des accompagnements financiers, psychologiques ou sociaux ». Le maire (PCF) Gaby Charroux complète : « Cela nécessite une vigilance permanente » des agents, « nous avons eu des expériences où il nous est arrivé de prendre des mesures d’éloignement contre des adultes ». « Nous formons l’ensemble de nos animateurs et de nos structures comme les CIS ou centres aérés qui sont un pilier préventif », poursuit cette agente de la Ville, « dès qu’on a un doute, nous faisons des informations préoccupantes », le dispositif de signalement des mineurs en danger.

    Mais au-delà de la Ville, Marceline Zéphir insiste sur le besoin « de développer les mesures d’Action éducatives en milieu ouvert », pour maintenir les mineurs en famille, « parfois mieux que d’être placé loin ». Mais aussi, l’élue appuie « le suivi des enfants jusqu’à 21 ans dans le cadre du contrat jeunes majeurs », contrairement à certains départements où « quand t’es majeur, tu te démerdes ».

    La conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti rappelle que « le service public et le tissu associatif ne sont pas des chances mais des choix politiques ». Son binôme Gérard Frau affirme dans ce sens que ces témoignages et propositions « doivent créer l’exigence que nous allons porter » lors des assises de la protection de l’enfance. Le prochain rendez-vous est à Arles, samedi 7 novembre à 17h en la Bourse du Travail.

  • À Manosque, le projet de renouvellement urbain présenté au public

    À Manosque, le projet de renouvellement urbain présenté au public

    Plus de mixité sociale en mélangeant logements privés et sociaux : tel est l’objectif affiché du projet de renouvellement urbain du quartier prioritaire Alicante – les Plantiers, présenté jeudi soir lors d’une réunion publique organisée au cinéma CGR, à Manosque. « Le projet a démarré en 2018 avec ce qu’on appelle le NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain), créé pour mener à bien la politique de reconquête de certains espaces publics qui abritaient des populations fragiles qui vivaient très en deçà des seuils de pauvreté, comme c’est le cas sur le quartier Alicante, en déshérence depuis de trop nombreuses années », a expliqué le maire, Camille Galtier, également président de l’intercommunalité DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération).

    Deux bâtiments abritant des logements sociaux ont déjà été démolis dans le cadre de ce projet, et un troisième viendra s’ajouter prochainement. Ce dernier, l’Alicante, a pris du retard en raison de la résistance d’un propriétaire qui refuse de vendre son logement au prix proposé par l’agglomération. Le bâtiment devrait être démoli « d’ici quelques semaines », selon le maire, dont le but est de « tout détruire d’ici le mois de janvier ». Il s’est défendu face aux critiques jeudi, avançant que tous les habitants avaient été indemnisés et relogés dans « des logements de meilleure qualité ».

    Une deuxième médiathèque, un hôtel d’entreprises et une maison France Services doivent notamment être implantés dans le futur quartier transformé, qui sera renommé Pompidou. Le projet doit être livré dans sa totalité fin 2030, et la première livraison devrait avoir lieu en juin 2029 avec le CCAS.

  • Nouveau camouflet pour le châtelain de Rocher Mistral

    Nouveau camouflet pour le châtelain de Rocher Mistral

    Une ordonnance de non-lieu a été rendue dans une procédure de diffamation publique engagée par Vianney d’Alençon, le propriétaire de Rocher Mistral, pour des propos tenus en juillet 2025, dans une réunion publique à La Barben sur les spectacles de ce Puy-du-Fou provençal écrits « sans comité scientifique digne de ce nom » et qui s’arrêtent à une « glorification de la France d’ancien régime, blanche, catholique ».

    La plainte visait Xavier Daumalin, professeur émérite d’université, spécialiste de l’histoire économique et sociale de la Provence. M. Daumalin, qui bénéficiait du statut de témoin assisté, a démontré qu’il n’avait fait que porter une critique historique et scientifique dénuée d’imputations diffamatoires sur ces spectacles. Le non-lieu rendu est définitif, le plaignant n’ayant pas fait appel.

    Un nouveau revers pour Vianney d’Alençon condamné le 23 septembre 2026 en appel à Aix-en-Provence à une peine aggravée pour des aménagements sans autorisation dans son château classé monument historique. La cour l’a condamné à la remise en état des lieux dans le délai d’un an sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à 50 000 euros d’amende pour sa société Rocher Mistral et à 5 000 euros d’amende à titre personnel.

    Quelques jours avant la fermeture de Rocher Mistral fin août pour 18 mois de travaux, Vianney d’Alençon se plaignait encore dans Le Figaro des obstacles administratifs et réglementaires qui entraveraient ses ambitions entrepreneuriales. Il révélait dans sa tribune avoir « échangé directement plusieurs fois » sur son dossier avec Emmanuel Macron et que « dans la foulée, une équipe de l’Élysée a été mandatée », mais que pour autant, « rien n’a bougé ; pire le dossier s’est enlisé ». Si même les conseillers du monarque sont infichus d’aider le seigneur de la Barben, c’est bien la fin du régime !

  • Hautes-Alpes : après la crue, les habitants veulent peser sur les décisions

    Hautes-Alpes : après la crue, les habitants veulent peser sur les décisions

    La crue du 28 août dernier a lourdement marqué les esprits de l’ensemble de la vallée de la Vallouise. En témoignent les quelque 280 personnes présentes, mardi soir, à la réunion publique organisée dans la petite commune de L’Argentière-la-Bessée. Le Collectif citoyen de Vallouise-Pelvoux, créé quelques jours après l’évènement, est à l’origine de cette soirée.

    « Le soir du 28 août, l’ensemble de la population a été sidéré », a rappelé Jean-Paul Roux, habitant de la vallée et membre du collectif. Il a insisté sur la « grande tristesse » générale de voir la route d’accès au Pré de Madame Carle arrachée, lieu « qui fait vivre économiquement le fond de vallée » et par ailleurs site emblématique d’alpinisme. « Nous avons besoin de comprendre l’origine d’un phénomène d’une telle ampleur et les risques que l’on encourt ici, a-t-il poursuivi. Et surtout, nous ne voulons pas nous faire imposer des décisions par Paris, par Gap ou par un préfet. » « Il est important d’avoir un discours éclairé par des experts avant de prendre des décisions, a complété l’ancien élu Joël Giraud, et de faire entendre les vallées qui font face à ces nouveaux défis. »

    Pour permettre aux habitants de comprendre comment les pluies torrentielles sont parvenues à faire de tels dégâts, Bernard Francou, géomorphologue et glaciologue et Vincent Koulinski, ingénieur spécialiste de l’aménagement des vallées torrentielles ont posé les bases scientifiques et techniques du sujet. Sandrine Caroly, chercheuse en ergonomie et travaillant sur la gestion des risques naturels, a ensuite donné des pistes pour créer « des espaces de discussions entre les différents points de vue, pour permettre de trouver des solutions et des compromis ». « Actuellement, après le passage de la crue, nous avons un danger de chutes de blocs rocheux, des coupures et destructions de la route, et un lit de rivière très large et encombré », a expliqué le glaciologue, qui a précisé que des évènements similaires, voire plus catastrophiques, vont se multiplier à cause du changement climatique.

    Les questions soulevées lors de cette réunion restent pour l’heure sans réponse : De quelle manière faut-il reconstruire la route ? Faudra-t-il interdire l’accès aux voitures et privilégier les navettes ? Le curage des cours d’eau est-il une solution envisageable ? « Il n’y a pas de solution magique, a résumé Vincent Koulinski. Habiter en montagne est aujourd’hui difficile : on fait face à une menace existentielle. Mais avec la mobilisation de tous, on peut réduire les risques. »

  • Sur le terrain pour les assises de la protection de l’enfance à Gardanne

    Sur le terrain pour les assises de la protection de l’enfance à Gardanne

    « La question des moyens est cruciale. Ce n’est pas juste parce qu’on en veut toujours plus, mais parce qu’on souffre de nos conditions de travail et qu’on ne prend pas en charge nos publics correctement comme on le voudrait. » La frustration de Sabrina, conseillère en économie sociale à la Caf, fait écho à de nombreuses autres interventions de travailleurs sociaux lors de la rencontre-débat sur la protection de l’enfance organisée par le PCF de Gardanne, mercredi soir.

    Cette rencontre s’inscrit dans la préparation des assises départementales de la protection de l’enfance, dont les conseillers départementaux communistes Gérard Frau et Magali Giorgetti sont coorganisateurs, les 17 et 18 novembre. Le Département, « chef de file de l’action sociale » comme le qualifie l’élu, est compétent en la matière depuis le transfert opéré par l’État « sous Sarkozy et sans les moyens qui vont avec », complète Magali Giorgetti. Face à la cinquantaine de participants, les élus promettent de « porter leur parole » lors de ces assises.

    Les témoignages sont édifiants. « Je travaille dans un établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés, dont la moitié ont plus de 20 ans. Il manque de place pour les adultes et les enfants n’ont pas d’autre endroit où aller », explique Samia. La travailleuse pointe également « des délais de 6 mois ou plus pour obtenir une orientation » de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    « Un autre système »

    Magali Giorgetti indique avoir « toujours dénoncé le délai et le fait que ces dossiers papiers à refaire tous les ans étaient infaisables pour les parents ». Mais avoir une notification n’est pas gage de tranquillité. Cette accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH) en lycée indique avoir « perdu deux élèves car leurs dossiers étaient périmés », quand ce n’est pas « faire la garderie pour des enfants qui auraient aimé d’autres sections », indiquant prendre en charge « sept élèves pour 5 heures chacun, pour 24 heures de travail ».

    Gérard Frau reprend un chiffre : « 15% des 3 500 enfants placés au titre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ont une notification MDPH, parmi les 10 000 enfants qui dépendent de l’ASE. Les besoins ne font qu’augmenter, quand 15 000 enfants naissent avec un handicap chaque année en France ». Mais l’élu note « un préalable aux moyens : la volonté politique. Le Département est à droite, l’État aussi. S’il n’y a pas de volonté politique, il n’y aura pas de moyens alors que les besoins sont tellement immenses et la société est de plus en plus dure ». Magali Giorgetti pointe aussi le fait que « l’intervention sociale du Département en milieu scolaire ne commence qu’au collège, mais pas avant. À l’école, c’est renvoyé aux maires. Il faut passer d’un système qui tente de réparer à une véritable politique de prévention qui accompagne les jeunes de la plus tendre enfance à la majorité, avec un ministère dédié car il s’agit de la responsabilité de l’État ».

    La prochaine réunion publique sur le même thème est organisée à Septèmes-les-Vallons le 20 octobre à 18h, salle Fernand-Rosse.

  • À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    En septembre dernier, le conseil municipal annonçait la mise en place d’une complémentaire santé communale pour les Gardannais. La mutuelle Just, choisie par la majorité pour porter ce dispositif, organisait donc une réunion publique, ce lundi à la Maison du peuple Roger-Meï, qui intervient deux semaines après la signature d’une convention avec la Ville, le 1er octobre. Près de 200 personnes ont répondu présent.

    Le choix d’instaurer une mutuelle communale avait déjà été un argument de campagne, pour la majorité. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précisait, lors du dernier conseil municipal, Claire Campodonico, élue à la santé et vice-présidente du CCAS. « à aucun moment nous n’avons parlé d’argent, c’est une vraie solution de complémentaire santé que vous propose le maire et ses élus », rappelait également, en introduction de la réunion publique, David François, responsable Paca pour la mutuelle Just. Celle-ci a été présentée comme « indépendante » et à « but non lucratif ». à l’issue d’une réunion d’élus, quelques questions ont pu être posées. Plusieurs permanences ont également été proposées aux Gardannais souhaitant être accompagnés dans leurs démarches ou obtenir davantage de renseignements. Mais pour les deux élues d’opposition de gauche présentes dans la salle, qui avaient déjà émis des réserves sur le choix de Just, certaines zones d’ombre restent à éclaircir.

    Demande de transparence

    « On a beaucoup de questions, notamment sur la manière dont ils ont été choisis (…) Quelle mise en concurrence, sur quels critères, pourquoi eux et pas d’autres ? Nous n’avons pas la réponse », estime Marion Robert, élue d’opposition de gauche, qui souhaite plus de « transparence » à ce sujet. « On a l’impression que la commune se porte en “apporteur d’affaire” pour cette mutuelle », estime l’opposition, qui ajoute ne pas être « opposée du tout » au principe de proposer une complémentaire santé aux plus précaires, l’ayant elle-même proposée lors de sa campagne municipale.

    « J’ai contacté toutes les mutuelles sur la commune qui faisaient de la mutuelle communale. Notre but était d’en trouver une qui avait des avantages au niveau des couvertures et des tarifs, répond Claire Campodonico. On a retenu celle-ci puisqu’elle était la plus avantageuse, avec le plus de garanties et d’avantages. Ils prennent toutes les pathologies (en compte), n’ont pas de carence, remboursent les licences sportives, c’est rare… La proximité était également prise en compte. Le fait qu’ils viennent sur place, pour répondre aux questions des habitants, était un point important. » Selon l’élue, 150 demandes de rendez-vous avec Just ont été recensées, à l’issue de la réunion.

  • Aix Avenir lance son plan pour une ville plus fraîche

    Aix Avenir lance son plan pour une ville plus fraîche

    « Nous avions déjà dans notre programme cette ambition. Nous n’avons pas gagné les élections, mais on ne peut pas rester les bras ballants. » Ainsi résume Marc Pena, à la tête du groupe d’opposition de gauche Aix Avenir, l’initiative présentée dans son local du Puits-Neuf. Dès ce jeudi soir et pour les prochains mois, le groupe propose des réunions publiques de travail autour de la construction d’un « plan fraîcheur ». Un condensé de propositions « réalisables » pour faire face aux canicules dès l’été prochain, qui seront ensuite soumises à la majorité municipale.

    Le contexte est présenté dès l’ouverture de cette première rencontre : un été marqué par trois épisodes caniculaires, d’autant plus difficiles à vivre à Aix-en-Provence, dont « les projections sont particulièrement inquiétantes », estime Marc Pena. Celui-ci rappelle que « d’ici à 2100, Aix pourrait devenir la ville la plus chaude de France, avec une hausse des températures pouvant atteindre 4,8 degrés de plus ».

    L’élu poursuit : « Alors que le gouvernement prévoit de diviser, dans ce budget, par trois les crédits du Fonds vert (…), nous ne pouvons plus compter sur l’état pour porter nos politiques à la hauteur de l’urgence. » Avant de prévenir la dizaine de participants présents : « L’opposition ne peut pas simplement s’opposer, elle doit être proactive. Mais attention, à tous ceux qui ne sont pas des élus ou engagés autour de nous, on ne veut rien instrumentaliser. » Le plan, se veut « sérieux, une politique publique qui concerne tout le monde, sans oublier une catégorie de la population. Il faut qu’elle concerne tous le territoire et tous les aspects de politique publique de cette ville. On n’a eu que des réponses fragmentées, jusque-là, de la majorité », précise Cyril Di Méo, élu d’Aix Avenir.

    « être force de proposition »

    Avant de se mettre au travail, un premier tour de table a été organisé autour du ressenti de chacun après les fortes chaleurs de cet été. Deux groupes ont ensuite été constitués : l’un chargé de réfléchir aux mesures « à court terme », l’autre aux mesures « à moyen ou long terme ».

    Parmi les participants, les canicules subies ces derniers mois ont souvent constitué la principale motivation pour assister à cette première réunion. « Terrible. Je me suis dit “il faut faire quelque chose” », déroule Laurence. Si elle ne sait « pas trop » quoi attendre des réunions, elle assure « écouter ».

    « Un mois d’octobre à 25 degrés, ce n’est pas normal. J’espère être force de proposition. Mais on a tous des idées, notamment en prenant exemple sur des villes et villages qui ont déjà beaucoup plus avancé sur l’adaptation [climatique, Ndlr] », espère de son côté Evelyne, militant Les écologistes.

  • Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    On a vécu un été caniculaire terrible, avec cinq canicules en cinq mois. À Aix-en-Provence, il n’y a eu quasiment aucune mesure d’urgence de prise, quand d’autres villes ont, par exemple, ouvert les piscines municipales gratuitement », constate Clément Frel-Cazenave, militant Les Écologistes et élu dans le groupe d’opposition municipale à gauche (Aix Avenir).

    Ses membres veulent, dès ce jeudi soir, lancer une série de réunions de concertations et de « coconstruction » en vue de travailler « sur des mesures pour créer un plan fraîcheur à Aix, qu’on proposera à partir d’avril ou de mai », précise Clément Frel-Cazenave, qui poursuit : « Il faut qu’on prenne le relais, il faut que le groupe municipal se saisisse de la question, mais pas pour travailler tout seul, pour travailler avec les habitants, les associations, les entreprises, la société civile, tous ceux qui le veulent (…). Ce ne seront pas des meetings politiques, ce seront vraiment des réunions de travail ». Chacun est invité à s’inscrire, pour participer aux rencontres, qui auront lieu tous les deuxièmes jeudis du mois, dans le local du Puits Neuf qu’occupe le groupe d’opposition.

    « Mettre les mains dans

    le cambouis »

    Le premier rendez-vous est prévu ce jeudi 8 octobre, dès 18h30. L’idée première, selon les élus, est de recenser les différentes problématiques liées à la canicule, rapportées par les Aixois, la façon dont elles ont été vécues, avant d’élaborer et proposer des mesures. « Ce sera ensuite notre rôle d’élus de voir ce qui est faisable, voir ce qui relève de la compétence communale, ce qui relève de la compétence métropolitaine ou régionale… », déroule Clément Frel-Cazenave.

    Reste la question de leur mise en œuvre dans un contexte budgétaire contraint, alors que la Métropole peine à voter son budget. Pour le groupe, certaines mesures pourraient être déployées sans peser lourdement sur les finances publiques. Exemple : ouvrir les piscines municipales gratuitement, comme plusieurs villes alentour ont pu le faire lors des grosses vagues de chaleur. « Mais faire de la politique, c’est aussi faire des choix, des arbitrages. Ce seront nous qui ferons (les) premiers. Ensuite, à la municipalité de décider, où non, s’ils reprennent quelques propositions (…). Je veux bien constater l’inaction chaque année, mais à un moment, il faut mettre les mains dans le cambouis pour que l’on puisse avancer (…). Les orientations budgétaires peuvent être revues, on ne dit pas qu’il faut démolir pour ensuite construire des parcs, on dit qu’il y a aussi de l’existant à remettre en place. Ce sera tout l’intérêt de ces réunions », tranche l’élu Les Écologistes. Les inscriptions aux réunions, restent ouvertes.

    Inscriptions via : contact@aixavenir.fr

  • À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    « Une première victoire, la suite au prochain numéro… » C’est devant une salle tout acquise à la défense de la gratuité des transports que le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), a fait un point de situation après l’annonce, le 24 septembre, de la suppression de cette dernière par le président de la Métropole Aix-Marseille Provence, Nicolas Isnard (LR). Avant de suspendre sa décision, ce lundi, avec un moratoire .

    Pas question de revenir sur un acquis vieux de dix-sept ans. « Il m’a parlé d’un moratoire “indéterminé”, qu’il dure encore en 2027, 2028 et au-delà ! » s’enflamme l’élu. Il prévient, fort « de la déferlante populaire » matérialisée par les 14 000 signatures recueillies sur une pétition : « On n’a pas gagné la bataille, il faut rester mobilisés, ne pas baisser la garde. » Et de craindre le « piège tactique ». Le maire d’Aubagne espère aussi que le « front républicain va tenir », affichant le soutien de ses homologues de La Penne-sur-Huveaune, La Destrousse, Belcodène, Saint-Zacharie et Peypin. Une représentante de la France insoumise apporte aussi son soutien. Dans la salle, Jadran Svrdlin au nom de l’Union locale CGT, rappelle que la gratuité n’est pas un coût, mais un choix politique, celui de « financer collectivement » les modes de déplacement.

    « Comme des bêtes »

    Les témoignages affluent. « Ma mère a 73 ans. Elle était en dépression, mais depuis qu’on habite Aubagne, elle reprend du poids, elle sort », raconte un jeune homme. Sans ça, « on ne mange plus, comme des bêtes », s’emballe une retraitée. Le syndicat lycéen, de retour de manifestation, en rajoute une couche.

    Pour Maurice Marsiglia, président de l’association Se déplacer en liberté (Asdel), c’est « la mobilisation qui a fait que M. Isnard a reculé ». Il annonce que l’Asdel prépare un argumentaire à destination des associations et des élus, propose de regrouper les associations en collectif et s’indigne de la mise en place de la tarification sociale. Une manière de « montrer du doigt les pauvres », estime-t-il, quand « 30 à 40% des ayants droit n’y ont pas recours ». Il explique que dans la Métropole, le versement mobilité, source de financement des transports, s’élève à « 2% de la masse salariale des entreprises de plus de onze salariés ». L’Asdel réclame « depuis très longtemps un alignement sur celui de la région parisienne à 3,2%, soit 220 millions d’euros ». De quoi renflouer les caisses. Revenir sur la gratuité, c’est « aller contre le sens de l’histoire », estime Roland Bourglan, qui a rejoint l’Asdel, précisant que « 47 réseaux sont dans la gratuité en France, soit un tiers des réseaux urbains de taille comparable ».

    Le maire d’Aubagne appellera au final à un pacte territorial pour la défense de la gratuité, comme bouclier non négociable, proposant aux habitants de s’en faire les ambassadeurs.

  • Les communistes portent secours à la protection de l’enfance

    Les communistes portent secours à la protection de l’enfance

    « Peser collectivement pour exiger la mise en place d’une véritable politique nationale et départementale ». Après avoir poussé le Département des Bouches-du-Rhône à organiser des assises, les communistes préparent le terrain. Samedi, les sections des 4e, 5e, 9e, 10e et 11e arrondissements ont invité parents, responsables associatifs, citoyens et professionnels du secteur à venir échanger au foyer du Peuple de Mempenti pour enrichir les propositions qui y seront portées.

    Abandonnée au national, sacrifiée dans les Bouches-du-Rhône, la protection de l’enfance ne joue plus son rôle. Une situation « catastrophique dans les Bouches-du-Rhône, où 963 mesures judiciaires pour protéger un enfant en danger, sans le retirer de sa famille, ne sont pas appliquées, où les travailleurs sociaux ne sont plus en capacité de suivre les familles, ni d’accompagner les 5 000 enfants placés », cite à titre indicatif, Gérard Frau. Assurant que « l’État, qui donne les compétences mais pas les moyens, est le premier déficient », le conseiller départemental accuse « l’absence de volonté politique d’un Département, plus riche que d’autres, aux mains de la droite, pointé par un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) et un autre de la Cour des comptes accablants ».

    Nathalie Tessier inaugure la délégation aux droits des enfants mise en place par le Printemps Marseillais « à construire avec l’Unicef ». Des premiers travaux sont à l’œuvre : « la création d’un baromètre des droits, un conseil pour laisser s’exprimer une jeunesse qui parle, un travail sur la prostitution… ». Magali Giorgetti, conseillère départementale, s’élève « contre la marchandisation » du secteur, « où les structures sont en concurrence sur des appels d’offres publics et tirent sur l’emploi » et propose « qu’il revienne dans le giron de l’état ».

    Zéro de conduite

    Cadre de santé aux urgences gynécologiques, Bénédicte Lamourette témoigne être en présence « au quotidien avec des enfants de Marseille ou venus d’autres communes où il y a encore moins de structures » et déplore « l’inexistence de plateforme dédiée aux violences sexuelles ». Elle propose de s’appuyer sur des expériences telle que « l’Amicale du Nid, qui a recensé 87 cas de viols cet été ».

    Des données qui manquent cruellement, sans lesquelles « on ne peut faire aucun travail, aucun suivi car on ne sait pas ce qui se passe. Les observatoires départementaux de la protection de l’enfance ont été créés en 2007. Ici, 20 ans après on a zéro chiffre » rappelle Johanne Ghénard, conseillère technique à la protection de l’enfance. Parmi les interventions dans la salle, Sophie Guérard, adjointe au maire apporte sa contribution : « Dans les réunions, on entend que les satisfecits des institutions. Ces assises doivent déboucher sur des actes ». Les communistes y veilleront.

    Les réunions publiques à venir

    Le 14 octobre à 18h15, halle Léo Ferré à Gardanne.

    Le 20 octobre à 18h15, salle Fernand Ros à Septèmes-les-Vallons.

    Le 3 novembre à 18h, Espace Simone Veil, salle Raoul Dufy à Martigues.

    Le 7 novembre à 17h, à la section PCF, place Voltaire, Arles.

    Le 12 novembre à 18h, Salle Gagarine ou Cinéma Le Méliès à Port-de-Bouc (à préciser).

    M.G