Tag: réunion publique

  • Sur le terrain pour les assises de la protection de l’enfance à Gardanne

    Sur le terrain pour les assises de la protection de l’enfance à Gardanne

    « La question des moyens est cruciale. Ce n’est pas juste parce qu’on en veut toujours plus, mais parce qu’on souffre de nos conditions de travail et qu’on ne prend pas en charge nos publics correctement comme on le voudrait. » La frustration de Sabrina, conseillère en économie sociale à la Caf, fait écho à de nombreuses autres interventions de travailleurs sociaux lors de la rencontre-débat sur la protection de l’enfance organisée par le PCF de Gardanne, mercredi soir.

    Cette rencontre s’inscrit dans la préparation des assises départementales de la protection de l’enfance, dont les conseillers départementaux communistes Gérard Frau et Magali Giorgetti sont coorganisateurs, les 17 et 18 novembre. Le Département, « chef de file de l’action sociale » comme le qualifie l’élu, est compétent en la matière depuis le transfert opéré par l’État « sous Sarkozy et sans les moyens qui vont avec », complète Magali Giorgetti. Face à la cinquantaine de participants, les élus promettent de « porter leur parole » lors de ces assises.

    Les témoignages sont édifiants. « Je travaille dans un établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés, dont la moitié ont plus de 20 ans. Il manque de place pour les adultes et les enfants n’ont pas d’autre endroit où aller », explique Samia. La travailleuse pointe également « des délais de 6 mois ou plus pour obtenir une orientation » de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    « Un autre système »

    Magali Giorgetti indique avoir « toujours dénoncé le délai et le fait que ces dossiers papiers à refaire tous les ans étaient infaisables pour les parents ». Mais avoir une notification n’est pas gage de tranquillité. Cette accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH) en lycée indique avoir « perdu deux élèves car leurs dossiers étaient périmés », quand ce n’est pas « faire la garderie pour des enfants qui auraient aimé d’autres sections », indiquant prendre en charge « sept élèves pour 5 heures chacun, pour 24 heures de travail ».

    Gérard Frau reprend un chiffre : « 15% des 3 500 enfants placés au titre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ont une notification MDPH, parmi les 10 000 enfants qui dépendent de l’ASE. Les besoins ne font qu’augmenter, quand 15 000 enfants naissent avec un handicap chaque année en France ». Mais l’élu note « un préalable aux moyens : la volonté politique. Le Département est à droite, l’État aussi. S’il n’y a pas de volonté politique, il n’y aura pas de moyens alors que les besoins sont tellement immenses et la société est de plus en plus dure ». Magali Giorgetti pointe aussi le fait que « l’intervention sociale du Département en milieu scolaire ne commence qu’au collège, mais pas avant. À l’école, c’est renvoyé aux maires. Il faut passer d’un système qui tente de réparer à une véritable politique de prévention qui accompagne les jeunes de la plus tendre enfance à la majorité, avec un ministère dédié car il s’agit de la responsabilité de l’État ».

    La prochaine réunion publique sur le même thème est organisée à Septèmes-les-Vallons le 20 octobre à 18h, salle Fernand-Rosse.

  • À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    En septembre dernier, le conseil municipal annonçait la mise en place d’une complémentaire santé communale pour les Gardannais. La mutuelle Just, choisie par la majorité pour porter ce dispositif, organisait donc une réunion publique, ce lundi à la Maison du peuple Roger-Meï, qui intervient deux semaines après la signature d’une convention avec la Ville, le 1er octobre. Près de 200 personnes ont répondu présent.

    Le choix d’instaurer une mutuelle communale avait déjà été un argument de campagne, pour la majorité. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précisait, lors du dernier conseil municipal, Claire Campodonico, élue à la santé et vice-présidente du CCAS. « à aucun moment nous n’avons parlé d’argent, c’est une vraie solution de complémentaire santé que vous propose le maire et ses élus », rappelait également, en introduction de la réunion publique, David François, responsable Paca pour la mutuelle Just. Celle-ci a été présentée comme « indépendante » et à « but non lucratif ». à l’issue d’une réunion d’élus, quelques questions ont pu être posées. Plusieurs permanences ont également été proposées aux Gardannais souhaitant être accompagnés dans leurs démarches ou obtenir davantage de renseignements. Mais pour les deux élues d’opposition de gauche présentes dans la salle, qui avaient déjà émis des réserves sur le choix de Just, certaines zones d’ombre restent à éclaircir.

    Demande de transparence

    « On a beaucoup de questions, notamment sur la manière dont ils ont été choisis (…) Quelle mise en concurrence, sur quels critères, pourquoi eux et pas d’autres ? Nous n’avons pas la réponse », estime Marion Robert, élue d’opposition de gauche, qui souhaite plus de « transparence » à ce sujet. « On a l’impression que la commune se porte en “apporteur d’affaire” pour cette mutuelle », estime l’opposition, qui ajoute ne pas être « opposée du tout » au principe de proposer une complémentaire santé aux plus précaires, l’ayant elle-même proposée lors de sa campagne municipale.

    « J’ai contacté toutes les mutuelles sur la commune qui faisaient de la mutuelle communale. Notre but était d’en trouver une qui avait des avantages au niveau des couvertures et des tarifs, répond Claire Campodonico. On a retenu celle-ci puisqu’elle était la plus avantageuse, avec le plus de garanties et d’avantages. Ils prennent toutes les pathologies (en compte), n’ont pas de carence, remboursent les licences sportives, c’est rare… La proximité était également prise en compte. Le fait qu’ils viennent sur place, pour répondre aux questions des habitants, était un point important. » Selon l’élue, 150 demandes de rendez-vous avec Just ont été recensées, à l’issue de la réunion.

  • Aix Avenir lance son plan pour une ville plus fraîche

    Aix Avenir lance son plan pour une ville plus fraîche

    « Nous avions déjà dans notre programme cette ambition. Nous n’avons pas gagné les élections, mais on ne peut pas rester les bras ballants. » Ainsi résume Marc Pena, à la tête du groupe d’opposition de gauche Aix Avenir, l’initiative présentée dans son local du Puits-Neuf. Dès ce jeudi soir et pour les prochains mois, le groupe propose des réunions publiques de travail autour de la construction d’un « plan fraîcheur ». Un condensé de propositions « réalisables » pour faire face aux canicules dès l’été prochain, qui seront ensuite soumises à la majorité municipale.

    Le contexte est présenté dès l’ouverture de cette première rencontre : un été marqué par trois épisodes caniculaires, d’autant plus difficiles à vivre à Aix-en-Provence, dont « les projections sont particulièrement inquiétantes », estime Marc Pena. Celui-ci rappelle que « d’ici à 2100, Aix pourrait devenir la ville la plus chaude de France, avec une hausse des températures pouvant atteindre 4,8 degrés de plus ».

    L’élu poursuit : « Alors que le gouvernement prévoit de diviser, dans ce budget, par trois les crédits du Fonds vert (…), nous ne pouvons plus compter sur l’état pour porter nos politiques à la hauteur de l’urgence. » Avant de prévenir la dizaine de participants présents : « L’opposition ne peut pas simplement s’opposer, elle doit être proactive. Mais attention, à tous ceux qui ne sont pas des élus ou engagés autour de nous, on ne veut rien instrumentaliser. » Le plan, se veut « sérieux, une politique publique qui concerne tout le monde, sans oublier une catégorie de la population. Il faut qu’elle concerne tous le territoire et tous les aspects de politique publique de cette ville. On n’a eu que des réponses fragmentées, jusque-là, de la majorité », précise Cyril Di Méo, élu d’Aix Avenir.

    « être force de proposition »

    Avant de se mettre au travail, un premier tour de table a été organisé autour du ressenti de chacun après les fortes chaleurs de cet été. Deux groupes ont ensuite été constitués : l’un chargé de réfléchir aux mesures « à court terme », l’autre aux mesures « à moyen ou long terme ».

    Parmi les participants, les canicules subies ces derniers mois ont souvent constitué la principale motivation pour assister à cette première réunion. « Terrible. Je me suis dit “il faut faire quelque chose” », déroule Laurence. Si elle ne sait « pas trop » quoi attendre des réunions, elle assure « écouter ».

    « Un mois d’octobre à 25 degrés, ce n’est pas normal. J’espère être force de proposition. Mais on a tous des idées, notamment en prenant exemple sur des villes et villages qui ont déjà beaucoup plus avancé sur l’adaptation [climatique, Ndlr] », espère de son côté Evelyne, militant Les écologistes.

  • Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    On a vécu un été caniculaire terrible, avec cinq canicules en cinq mois. À Aix-en-Provence, il n’y a eu quasiment aucune mesure d’urgence de prise, quand d’autres villes ont, par exemple, ouvert les piscines municipales gratuitement », constate Clément Frel-Cazenave, militant Les Écologistes et élu dans le groupe d’opposition municipale à gauche (Aix Avenir).

    Ses membres veulent, dès ce jeudi soir, lancer une série de réunions de concertations et de « coconstruction » en vue de travailler « sur des mesures pour créer un plan fraîcheur à Aix, qu’on proposera à partir d’avril ou de mai », précise Clément Frel-Cazenave, qui poursuit : « Il faut qu’on prenne le relais, il faut que le groupe municipal se saisisse de la question, mais pas pour travailler tout seul, pour travailler avec les habitants, les associations, les entreprises, la société civile, tous ceux qui le veulent (…). Ce ne seront pas des meetings politiques, ce seront vraiment des réunions de travail ». Chacun est invité à s’inscrire, pour participer aux rencontres, qui auront lieu tous les deuxièmes jeudis du mois, dans le local du Puits Neuf qu’occupe le groupe d’opposition.

    « Mettre les mains dans

    le cambouis »

    Le premier rendez-vous est prévu ce jeudi 8 octobre, dès 18h30. L’idée première, selon les élus, est de recenser les différentes problématiques liées à la canicule, rapportées par les Aixois, la façon dont elles ont été vécues, avant d’élaborer et proposer des mesures. « Ce sera ensuite notre rôle d’élus de voir ce qui est faisable, voir ce qui relève de la compétence communale, ce qui relève de la compétence métropolitaine ou régionale… », déroule Clément Frel-Cazenave.

    Reste la question de leur mise en œuvre dans un contexte budgétaire contraint, alors que la Métropole peine à voter son budget. Pour le groupe, certaines mesures pourraient être déployées sans peser lourdement sur les finances publiques. Exemple : ouvrir les piscines municipales gratuitement, comme plusieurs villes alentour ont pu le faire lors des grosses vagues de chaleur. « Mais faire de la politique, c’est aussi faire des choix, des arbitrages. Ce seront nous qui ferons (les) premiers. Ensuite, à la municipalité de décider, où non, s’ils reprennent quelques propositions (…). Je veux bien constater l’inaction chaque année, mais à un moment, il faut mettre les mains dans le cambouis pour que l’on puisse avancer (…). Les orientations budgétaires peuvent être revues, on ne dit pas qu’il faut démolir pour ensuite construire des parcs, on dit qu’il y a aussi de l’existant à remettre en place. Ce sera tout l’intérêt de ces réunions », tranche l’élu Les Écologistes. Les inscriptions aux réunions, restent ouvertes.

    Inscriptions via : contact@aixavenir.fr

  • À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    « Une première victoire, la suite au prochain numéro… » C’est devant une salle tout acquise à la défense de la gratuité des transports que le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), a fait un point de situation après l’annonce, le 24 septembre, de la suppression de cette dernière par le président de la Métropole Aix-Marseille Provence, Nicolas Isnard (LR). Avant de suspendre sa décision, ce lundi, avec un moratoire .

    Pas question de revenir sur un acquis vieux de dix-sept ans. « Il m’a parlé d’un moratoire “indéterminé”, qu’il dure encore en 2027, 2028 et au-delà ! » s’enflamme l’élu. Il prévient, fort « de la déferlante populaire » matérialisée par les 14 000 signatures recueillies sur une pétition : « On n’a pas gagné la bataille, il faut rester mobilisés, ne pas baisser la garde. » Et de craindre le « piège tactique ». Le maire d’Aubagne espère aussi que le « front républicain va tenir », affichant le soutien de ses homologues de La Penne-sur-Huveaune, La Destrousse, Belcodène, Saint-Zacharie et Peypin. Une représentante de la France insoumise apporte aussi son soutien. Dans la salle, Jadran Svrdlin au nom de l’Union locale CGT, rappelle que la gratuité n’est pas un coût, mais un choix politique, celui de « financer collectivement » les modes de déplacement.

    « Comme des bêtes »

    Les témoignages affluent. « Ma mère a 73 ans. Elle était en dépression, mais depuis qu’on habite Aubagne, elle reprend du poids, elle sort », raconte un jeune homme. Sans ça, « on ne mange plus, comme des bêtes », s’emballe une retraitée. Le syndicat lycéen, de retour de manifestation, en rajoute une couche.

    Pour Maurice Marsiglia, président de l’association Se déplacer en liberté (Asdel), c’est « la mobilisation qui a fait que M. Isnard a reculé ». Il annonce que l’Asdel prépare un argumentaire à destination des associations et des élus, propose de regrouper les associations en collectif et s’indigne de la mise en place de la tarification sociale. Une manière de « montrer du doigt les pauvres », estime-t-il, quand « 30 à 40% des ayants droit n’y ont pas recours ». Il explique que dans la Métropole, le versement mobilité, source de financement des transports, s’élève à « 2% de la masse salariale des entreprises de plus de onze salariés ». L’Asdel réclame « depuis très longtemps un alignement sur celui de la région parisienne à 3,2%, soit 220 millions d’euros ». De quoi renflouer les caisses. Revenir sur la gratuité, c’est « aller contre le sens de l’histoire », estime Roland Bourglan, qui a rejoint l’Asdel, précisant que « 47 réseaux sont dans la gratuité en France, soit un tiers des réseaux urbains de taille comparable ».

    Le maire d’Aubagne appellera au final à un pacte territorial pour la défense de la gratuité, comme bouclier non négociable, proposant aux habitants de s’en faire les ambassadeurs.

  • Les communistes portent secours à la protection de l’enfance

    Les communistes portent secours à la protection de l’enfance

    « Peser collectivement pour exiger la mise en place d’une véritable politique nationale et départementale ». Après avoir poussé le Département des Bouches-du-Rhône à organiser des assises, les communistes préparent le terrain. Samedi, les sections des 4e, 5e, 9e, 10e et 11e arrondissements ont invité parents, responsables associatifs, citoyens et professionnels du secteur à venir échanger au foyer du Peuple de Mempenti pour enrichir les propositions qui y seront portées.

    Abandonnée au national, sacrifiée dans les Bouches-du-Rhône, la protection de l’enfance ne joue plus son rôle. Une situation « catastrophique dans les Bouches-du-Rhône, où 963 mesures judiciaires pour protéger un enfant en danger, sans le retirer de sa famille, ne sont pas appliquées, où les travailleurs sociaux ne sont plus en capacité de suivre les familles, ni d’accompagner les 5 000 enfants placés », cite à titre indicatif, Gérard Frau. Assurant que « l’État, qui donne les compétences mais pas les moyens, est le premier déficient », le conseiller départemental accuse « l’absence de volonté politique d’un Département, plus riche que d’autres, aux mains de la droite, pointé par un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) et un autre de la Cour des comptes accablants ».

    Nathalie Tessier inaugure la délégation aux droits des enfants mise en place par le Printemps Marseillais « à construire avec l’Unicef ». Des premiers travaux sont à l’œuvre : « la création d’un baromètre des droits, un conseil pour laisser s’exprimer une jeunesse qui parle, un travail sur la prostitution… ». Magali Giorgetti, conseillère départementale, s’élève « contre la marchandisation » du secteur, « où les structures sont en concurrence sur des appels d’offres publics et tirent sur l’emploi » et propose « qu’il revienne dans le giron de l’état ».

    Zéro de conduite

    Cadre de santé aux urgences gynécologiques, Bénédicte Lamourette témoigne être en présence « au quotidien avec des enfants de Marseille ou venus d’autres communes où il y a encore moins de structures » et déplore « l’inexistence de plateforme dédiée aux violences sexuelles ». Elle propose de s’appuyer sur des expériences telle que « l’Amicale du Nid, qui a recensé 87 cas de viols cet été ».

    Des données qui manquent cruellement, sans lesquelles « on ne peut faire aucun travail, aucun suivi car on ne sait pas ce qui se passe. Les observatoires départementaux de la protection de l’enfance ont été créés en 2007. Ici, 20 ans après on a zéro chiffre » rappelle Johanne Ghénard, conseillère technique à la protection de l’enfance. Parmi les interventions dans la salle, Sophie Guérard, adjointe au maire apporte sa contribution : « Dans les réunions, on entend que les satisfecits des institutions. Ces assises doivent déboucher sur des actes ». Les communistes y veilleront.

    Les réunions publiques à venir

    Le 14 octobre à 18h15, halle Léo Ferré à Gardanne.

    Le 20 octobre à 18h15, salle Fernand Ros à Septèmes-les-Vallons.

    Le 3 novembre à 18h, Espace Simone Veil, salle Raoul Dufy à Martigues.

    Le 7 novembre à 17h, à la section PCF, place Voltaire, Arles.

    Le 12 novembre à 18h, Salle Gagarine ou Cinéma Le Méliès à Port-de-Bouc (à préciser).

    M.G

  • La nationalisation au cœur des Assises de l’industrie

    La nationalisation au cœur des Assises de l’industrie

    « Quand on parle de l’industrie, il faut rappeler qu’elle se construit avec les travailleurs », lance Serge Allègre, secrétaire général de la Fédération nationale des industries chimiques Fnic-CGT. L’union locale CGT de Martigues a renouvelé ses Assises de l’industrie avec la formule de l’an dernier, à savoir une réunion publique, jeudi soir, en la salle Raoul-Dufy, avec le maire (PCF), Gaby Charroux, et le bureau d’études Proneos pour invités, aux côtés de Serge Allègre et de nombreux responsables syndicaux du territoire.

    Car ce « territoire façonné par la pétrochimie, la métallurgie et des générations de travailleurs », comme le rappelle Virginie Piazolla de l’UL, n’échappe pas aux dynamiques qui agitent le monde du travail. Serge Allègre dresse un constat amer dans sa filière. « Nous assistons depuis 2024 à une accélération de la mainmise du capital sur nos outils. Les 890 000 salariés de la chimie ont subi 180 plans antisociaux, supprimant 12 000 emplois indirects et 75 000 induits », liste le responsable. « 95% de ces plans se font dans des entreprises sans difficultés financières qui perçoivent des millions d’euros d’aides publiques », affirme-t-il.

    Nationaliser pour quoi ?

    Le secrétaire général de la Fnic-CGT estime à près de « 2 880 milliards d’euros d’aides publiques jetés aux actionnaires parasites en vingt ans ». Référence aux travaux du sénateur (PCF) Fabien Gay, rapporteur d’une commission d’enquête ayant évalué à 211 milliards d’euros les aides publiques accordées aux entreprises en 2023. « Ça aurait pu servir à investir dans nos outils de production et à nationaliser les grands secteurs comme l’énergie », avance Serge Allègre, en nuançant : « Pas une nationalisation étatique, mais une réappropriation par les travailleurs pour répondre aux besoins et investir dans l’outil de production ».

    Ces Assises soulèvent une contradiction dans le mouvement social actuel. « Est-ce que l’état est un bon patron ? », résume le secrétaire général de l’UL, Daniel Bretonnès. « EDF est possédé par un État-actionnaire et reverse des dividendes alors qu’on est en plan social », explique Stéphanie Villeton, de la centrale de Martigues. « La SNCF est une entreprise nationalisée, mais à gestion capitaliste, avec les mêmes considérations pour la santé et la sécurité des travailleurs, tance Jérémy Zucchelli, de l’UL de Miramas. Avec ceux au pouvoir, ça signifie nationaliser les pertes et privatiser les profits », argue-t-il.

    C’est ce que souligne Alan Pirrottina, du bureau d’études Pronéos et compagnon de route de la CGT : « La socialisation des moyens de production est une chose, mais elle nécessite la démocratie populaire dans les entreprises et de reposer le droit des travailleurs au centre. » « Il faut que les salariés aient le pouvoir décisionnaire », conclut Daniel Bretonnès.

  • Concertation publique à venir autour d’une mutuelle communale à Gardanne

    Concertation publique à venir autour d’une mutuelle communale à Gardanne

    La mesure avait été promise pendant la campagne municipale. En conseil, ce jeudi, la majorité a mis en délibération une convention de partenariat entre la commune, le Centre communal d’action sociale (CCAS) et la mutuelle Just, en vue de la mise en place d’un dispositif de mutuelle communale. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précise Claire Campodonico, élue à la santé. Et de détailler : « La commune et le CCAS interviendront uniquement en qualité d’intermédiaire sans participation financière ni substitution à l’organisme de complémentaire santé. » Une consultation auprès de cinq mutuelles a été menée en amont. Dans l’opposition de gauche, si l’objectif d’accès au soin est partagé, l’existence d’un « dispositif public à destination des plus démunis : la complémentaire santé solidaire » est appuyée. « La première responsabilité de la commune et du CCAS est d’informer et d’accompagner systématiquement les habitants qui peuvent y avoir droit afin qu’aucun ne renonce à ce dispositif par méconnaissance. » Autre point soulevé par l’opposition, une mise en demeure de « corriger une défaillance dans le traitement de certains remboursements de santé », notée en mars 2026 par une « autorité de contrôle prudentiel et de résolution », selon Laurent Deshaies. « Des retards de paiement, c’est rentré dans l’ordre », appuie la majorité, qui appelle à se rendre, le lundi 12 octobre, à la Maison du Peuple, ou une réunion publique détaillera le dispositif. L’horaire reste à préciser.

  • À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    « Madame la Présidente, nous nous permettons de nous adresser à vous à propos de la situation inquiétante de la Seynoise des Eaux qui assure la gestion de la distribution de l’eau potable sur la Seyne », alerte le comité local de Révolution Écologique pour le Vivant.

    Et de rappeler que, créée en 2017, cette Société d’économie mixte à opération unique (Semop) était bénéficiaire jusqu’en 2022, y compris après une baisse des tarifs en 2017 qui a profité aux abonnés seynois.

    « Aujourd’hui, le constat est accablant, puisque le déficit cumulé pour les trois dernières années sous la présidence des équipes de Bicais-Minniti avoisinerait le 1,8 million d’euros », ajoutent les militants qui crient au scandale et à l’incompétence.

    Les comptes n’y sont plus

    Et de poursuivre : « Il est en effet inconcevable, et nous ne doutons pas que vous partagez notre avis, que la gestion de l’eau potable de la deuxième ville du Var soit traitée de façon aussi calamiteuse ».

    Le comité demande à ce que soit mis un terme à cette situation et considère « qu’il n’est pas question que l’argent public vienne renflouer une société incompétente ».

    Aussi pour que la clarté soit faite, les militants souhaitent l’organisation d’une réunion publique regroupant les administrateurs de la Seynoise des Eaux, avec donc les représentants de la municipalité, ceux de la Métropole et ceux de SUEZ, et les représentants des CIL pour prendre en compte les intérêts des consommateurs. Et de conclure : « Cela permettrait de mettre en œuvre des solutions pérennes qui ne devront en aucun cas pénaliser les abonnés seynois ».

  • Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Alors que les premiers travaux de terrassement du projet d’élevage industriel de poules pondeuses ont commencé mardi à Saint-Jurs, et qu’un permis a été accordé pour un projet similaire à Roumoules, plusieurs associations ont déploré mercredi lors d’une conférence de presse la multiplication de ces installations sur le plateau de Valensole, qu’elles estiment « illégales ». Elles souhaitent déposer « dans les prochaines semaines » « un référé suspension » et « une plainte » concernant le projet de Saint-Jurs, a annoncé l’avocat et ancien adjoint marseillais Sébastien Barles, dénonçant des atteintes à la biodiversité et aux nappes phréatiques. Hervé Garcin, président de cette nouvelle association de protection de l’environnement du plateau de Valensole, a expliqué « mener la lutte » contre cette « épidémie de poulaillers industriels ». L’ancien député LFI Léo Walter et de nombreuses associations étaient à ses côtés mercredi pour dénoncer ces projets, alors qu’une réunion publique était organisée à Saint-Jurs.

    « Je ne comprends pas cette mobilisation, parce qu’on est sur des élevages qui sont relativement petits, et qui n’ont aucune nuisance sur l’environnement », a réagi Stéphane Monmagnon, gérant de la Compagnie générale d’agriculture, en charge des deux projets d’installation de poulaillers. Il affirme que les animaux y seront « dans des conditions confortables, à l’extérieur » et que ces projets garantissent des « revenus pour l’agriculteur entre 2 500 et 3 000 euros net par mois ». « On a suivi le parcours que nous impose la loi, y compris les instances de protection de la nature, personne n’a eu à redire », affirme-t-il. Contactée, la mairie de Saint-Jurs n’a pu être jointe dans l’immédiat.