Des aspects du réaménagement de la RN296 crispent les maires

C’est à quelques mètres de l’échangeur des Platanes Sud que le maire de Venelles, Arnaud Mercier, convie la presse, ce lundi. Un choix loin d’être anodin puisque l’enquête publique sur le réaménagement de la RN296, clôturée le 16 octobre, prévoit notamment la suppression de cette jonction entre la D13 et la RN296. La procédure prévoit la fermeture de dix-sept accès directs à cette voie, dont trois concernant des routes ou des chemins communaux et quatorze des voies privées.

Aujourd’hui, sept maires du Val de Durance contestent le scénario privilégié dans le cadre de l’enquête publique. Le projet de réaménagement de la RN296 étudie plusieurs façons de réaliser ses aménagements. Pour autant, l’option favorite retenue par l’enquête publique – qui ne signifie pas que le projet soit définitivement arrêté – semble retenir la variante 3 bis du projet, qui inclut une fermeture de l’échangeur. Ainsi que, dans « certains scénarios, (les deux sorties) de Saint-Donat, ce qui aurait forcément un impact pour tous les habitants du Val de Durance. Nous sommes là dans l’intérêt de nos populations, pour qu’ils puissent accéder à la ville d’Aix, accéder à la rocade de façon plus fluide, plutôt que de passer par Venelles ou Puyricard », poursuit Arnaud Mercier.

La condamnation de cette sortie imposerait aux automobilistes d’être redirigés vers les sorties des Platanes nord ou de Puyricard. « On découvre, au travers des variantes, qu’on ferme des échangeurs routiers qui sont des exutoires pour les populations du Puyricard, de Venelles, de Saint-Estève, de Peyrolles, de Jouques… Il n’est pas question qu’on puisse fermer des échangeurs qui, eux, relient des routes et qui permettent d’accéder à la RN296, enchaîne Jean-David Ciot. On ne peut pas priver [des milliers] de véhicules par jour d’accéder à la RN296 où renvoyer les flux ailleurs, qui vont passer dans tous les petits chemins alentours. »

D’accord sur le fond

Sur le fond, le projet de réaménagement vise d’abord à « sécuriser cet axe de 5,6 km », indique la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), qui ajoute que « les enjeux de sécurité sur la RN296 sont importants » et ambitionne un « aménagement des transports collectifs ». Le projet propose notamment la création d’une voie réservée aux transports en commun (VRTC). Des objectifs « partagés par l’ensemble des maires », soulignent les édiles. Mais impossible, selon eux, d’imaginer un scénario susceptible d’aggraver les difficultés de circulation.

Autre point de crispation, le manque de communication autour de l’enquête publique « à laquelle on n’a jamais été associés », estime Jean-David Ciot, maire du Puy-Sainte-Réparade.

Un constat partagé par un riverain concerné par une éventuelle fermeture de l’échangeur des Platanes Sud. « La première enquête était en 2016, puis ça a été caduc avec le Covid. On a appris par d’autres voisins que c’était relancé. »

Les maires penchent davantage pour la variante dite 3, qui permet de « modifier moins les entrées et sorties », selon Arnaud Mercier. Le collège de maires a fait inscrire au dossier d’enquête publique ses constatations.

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