[Marseille-Cassis] Alexis Miellet, demi-fondeur tout-terrain, vise les sommets

Il chaussait du 26 qu’il baignait déjà dans ce milieu. Alexis Miellet est quasiment né avec des baskets de course aux pieds, portés par ses parents, ex-athlètes de haut niveau. « J’ai fait mon premier cross à l’âge de 3 ans, très très tôt. Mes parents étaient donc athlètes, j’ai toujours un peu été dans ce milieu-là, même si j’ai fait du foot jusqu’à mes 15 ans. C’est vraiment les cross UNSS qui m’ont poussé à me lancer à 100% dans la course à pied », explique l’intéressé. Le Dijonnais est devenu un homme tout-terrain. Piste, sous-bois et même route. Ce dimanche, il sera au départ de la 47e édition de Marseille-Cassis. Véritablement une première pour celui qui a découvert la course, en détente, l’an passé.

Dernière ligne droite

de sa première carrière

« Ce sera une première fois et demie parce que j’ai accompagné ma conjointe l’année dernière. Je ne l’ai pas fait à fond, mais là, ce sera à fond cette année. C’est quand même une grande classique française. Après, je suis supporter de l’OM, donc forcément, ça va être un plaisir de faire une course où on part au pied du Vélodrome », s’amuse Miellet.

Forcément, courir 20 km sur un tracé avec dénivelé, ce n’est pas trop sa tasse de thé à l’origine. Le demi-fondeur a adapté sa préparation pour être performant dans le col de la Gineste et ses alentours : « Oui, je suis spécialiste de plus court, 800, 1 500, 3 000 m steeple. Quand j’arrive sur du 10 km, je me débrouille plutôt bien, mais c’est moins ma spécialité. Là, c’est encore plus long. J’ai essayé de me préparer en conséquence, surtout que le parcours est assez particulier ».

L’année 2026 d’Alexis Miellet a été remplie d’émotions diverses. Elle a sportivement débuté très tôt, dès janvier, avec un podium lors du relais mixte des championnats du monde de cross. Ensuite, sa vie et celle de Romane, sa compagne, a été bouleversée avec l’arrivée d’Ambre, leur petite fille. « J’ai été papa au mois de mars. C’était un peu plus compliqué sur la saison estivale, avec le sommeil en moins. Ce n’était pas optimal pour la performance, mais j’ai réussi à m’en tirer avec un titre de champion de France », raconte-t-il.

Champion d’Europe 2024 du 3 000 m steeple, le pensionnaire du Dijon Université Club, son club de toujours, a été éliminé en séries des Europe de Birmingham, au mois d’août. Un coup de moins bien, dans une saison à rallonge, l’une de ses dernières. Celui qui trouve la piste « relativement monotone » et qui a « toujours voulu être polyvalent » ambitionne de finir sa carrière en stade aux Jeux de Los Angeles, en 2028, à 33 ans. Avec d’autres objectifs à venir : « Le dernier challenge, ce sera de participer une troisième fois aux Jeux Olympiques à Los Angeles. Après, j’aimerais avoir une belle carrière sur la route. Je sais que je ne pourrais pas faire les mêmes choses sur la route que sur la piste, car ce sont moins mes qualités. Et puis je vais prendre de l’âge ».

Alexis Miellet pense aussi au présent et tentera, dimanche, d’ajouter son nom au palmarès du prestigieux Marseille-Cassis. « Il y a deux Kenyans qui sont vraiment costauds, mais être à la lutte pour le podium, c’est accessible. » Un podium avant de rejoindre les tribunes du Vélodrome pour suivre OM-Le Havre suffirait déjà à son bonheur.

EN CHIFFRES

57’18

Le Kenyan Edwin Kipyego possède toujours, à l’heure actuelle, le record all-time du Marseille-Cassis.

L’athlète a bouclé les 20 km du tracé en 57 minutes et 18 secondes.

2022

Depuis l’année 2022, aucun Français n’a levé les bras sur Marseille-Cassis.

Le dernier à l’avoir réalisé : Hassan Chahdi, en 1 heure et 44 secondes.

Cette année, Louis Gilavert, Alexis Miellet et Nicolas Navarro sont les Tricolores les mieux placés pour l’emporter.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *