Au deuxième étage du Muséum d’Histoire naturelle, la reproduction d’un titanosaurus tend son long cou à l’horizontale et semble souhaiter la bienvenue aux visiteurs de l’exposition « Dinosaures de Provence ». Au Palais Longchamp, jusqu’au 20 juin, une plongée jurassique invite le public à désosser les squelettes de ces animaux depuis l’ère du Crétacé supérieur, il y a 70 millions d’années, mais aussi dans ses spécificités provençales.
« C’est en Angleterre qu’on décrit les premiers dinosaures comme l’iguanodon ou le megalosaurus », expose à une ribambelle de minots un médiateur scientifique du Musée. « Mais saviez-vous qu’ensuite, en Provence, c’est Philippe Matheron qui a trouvé les premières espèces de dinosaures ? », poursuit-il devant le regard ébahi des enfants, pour qui l’entrée est gratuite, ainsi qu’à un adulte accompagnateur en ces vacances scolaires. « Père de la paléontologie provençale », cet ingénieur marseillais du XIXe siècle a découvert les premiers fossiles lors du « creusement du tunnel de la Nerthe dans la colline. Il a notamment décrit le rhabdodon », précise le médiateur de la Ville devant le moulage d’une fouille réalisée à Vitrolles, en 1995, qui représente l’un des squelettes de ce genre de dinosaure.
Déployant l’histoire de la paléontologie tout autant que d’intrigantes reconstitutions de dinosaures, l’exposition suscite la curiosité des plus petits comme des adultes, souvent massés devant des particularités provençales comme des coquilles marbrées. Des œufs de dinosaures retrouvés lors de fouilles préventives du cours Sextius, à Aix. « On en a beaucoup retrouvé en Provence, notamment lors de chantiers à l’emplacement du Monoprix dans les années 2000 », indique le médiateur scientifique. Autant d’embryons jurassiques dont des gisements ont été localisés, lors des dernières décennies, sur le site de la Saint-Victoire. La Provence, définitivement « une terre de dinosaures ».
Tarif plein : 6 euros ; réduit : 3 euros : gratuit moins de 18 ans

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