Tag: Course à pied

  • [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    Chaque visiteur qui s’arrête à Cassis ne peut manquer l’allusion : Qu’a vist Paris è noun Cassis a ren vist ! (qui a vu Paris, s’il n’a vu Cassis, n’a rien vu). Chaque année, ils sont 20 000 à avoir cette idée en tête. Après avoir vu Paris, ils n’ont qu’un objectif. Relier Marseille à la cité au pied du Cap Naille. « Chacun est victorieux de son propre Marseille – Cassis, qu’il le termine en 1h30 ou en plus de 3 heures », insiste Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte Marguerite.

    Le club est la cheville ouvrière d’une épreuve dont ce sera la 47e édition, le 25 octobre. Au fil des années, elle s’est ancrée dans le paysage régional, puis national et désormais international. Puisque les engagés viennent du monde entier désormais. Cette année, 80 nations seront au départ. Avec des pointures qui pourraient aller chercher le record établi par Edwin Kipyego en 2017 (57’ 18”).

    Un autre Kényan, Gilbert Kiprotich, sera à surveiller. Mais aussi le Djiboutien Hani Hersi et le Rwandais Muhitira, vainqueur en 2024.

    « Vivre l’effervescence »

    Pour que la course se déroule dans des conditions optimales, le concours de partenaires est capital. Il y a les institutions, en première ligne les municipalités de Marseille et Cassis, qui bénéficient d’un coup de projecteur original, grâce aux caractères particuliers d’une course qui traverse un parc national, avec les calanques en toile de fond.

    Danièle Millon résume le sentiment général des partenaires : « Nous sommes prêts à vivre une nouvelle fois l’effervescence d’une course incroyable. » La maire de Cassis souligne « l’aspect solidaire, avec les 800 bénévoles mobilisés et ces coureurs qui se lancent des défis à eux-mêmes ».

    Du côté de Marseille, le conseiller délégué aux équipements sportifs de proximité et aux pratiques sportives libres, Yahya Güngörmez, insiste sur le fait « que ce rendez-vous fait partie de l’identité de notre territoire et voir les gens courir donne des envies à d’autres de les rejoindre ».

    La Région et le Conseil départemental sont également des partenaires fidèles. « Nous sommes là pour soutenir une histoire, un art de vivre, des valeurs d’effort et de persévérance. Dans une passion commune dénommée Marseille-Cassis et une période particulière où retrouver du lien humain fait un bien fou », témoigne Ludovic Perney, vice-président (LR) de la Région. Alors que Thierry Santelli, son homologue du Département, salue « l’arrivée de partenaires privés de plus en plus nombreux. Une bonne chose car cela devient de plus en plus compliqué pour nos institutions d’accompagner de telles manifestations ».

    Parmi les institutions, la Drajes prolonge. Arrivée au club l’an dernier, lorsqu’a été mise en route l’initiative des courses du Mois de l’inclusion (Marseille en rose, Algernon, Courses de la mémoire et Marseille-Cassis), elle insiste sur les vertus d’une épreuve « qui va au-delà de la seule performance sportive. La course s’ouvre au sport santé, à l’insertion professionnelle, à l’inclusion. Elle permet au plus grand nombre de vivre une belle expérience », détaille Souad Dinar.

    Exemple de cette ouverture, les dossards solidaires. Cette année, mille ont été mis en vente. Cela va permettre d’apporter un soutien financier à quatre associations. La Maison des femmes Marseille-Provence, Sport dans la ville, la fondation Ambroise Paré de l’hôpital européen et Sauvage Méditerranée se partageront 200 000 euros.

    Dans neuf jours, les 20 000 participants prendront le départ du parvis du stade Vélodrome. Les premiers seront les coureurs en fauteuil, dès 8h45. à partir de 9h, la première des neuf vagues leur emboîtera le pas.

    Cette 47e édition sera la première dont le nom du principal partenaire sera mis en avant. AG2R La Mondiale a en effet intégré la grande famille « des Gaulois du sport » chers à Claude Ravel.

  • La Marseillaise des Femmes soutient la cause

    La Marseillaise des Femmes soutient la cause

    Débordante d’énergie et de passion, Christine Rollais, présidente de La Marseillaise des Femmes, courait dans tous les sens, samedi après-midi à la Villa M, pour peaufiner les derniers détails de la deuxième édition de La Marseillaise des femmes en rose, organisée en partenariat avec la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM).

    Dans le cadre d’« Octobre Rose », campagne annuelle de sensibilisation au dépistage et de soutien à la lutte contre le cancer du sein, son association proposait un entraînement musical dans l’une des grandes salles de l’hôtel, suivi de rencontres avec quinze associations spécialisées et expertes du sujet, comme T’Hâtez-vous, Au Sein d’Elle ou Collectif Triplettes Roses. Plus d’une centaine de personnes, très majoritairement des femmes, ont suivi la chorégraphie de la coach sportive Charline.

    Petite nouveauté cette année : grâce à la course connectée, les participants étaient challengés en amont, avec 5,4 km à réaliser en marchant ou en courant, entre le 19 septembre et le 2 octobre, via leur smartphone et la plateforme Sports’N’Connect. « Il y a toujours de l’engouement, ça fait plaisir à voir », sourit Christine Rollais, tout en constatant une baisse de la participation par rapport à la première édition.

    Cette diminution s’explique notamment par la multiplication récente des événements autour d’Octobre Rose. « Bien sûr qu’en tant qu’organisatrice, j’aimerais remplir la salle, mais le plus important, c’est que la campagne, la prévention, la cause et la parole des femmes aient du succès », insiste-t-elle. Devenue incontournable depuis quelques années, La Marseillaise des Femmes – course éponyme qui reviendra en mai prochain pour sa 17e édition – se distingue par son engouement, son message inclusif et surtout sa patte marseillaise.

    Des éléments que l’on a retrouvés samedi lors de cette Marseillaise des Femmes en rose. « Prévention, dépistez-vous, c’est le béaba », lance la présidente Rollais. « La prévention peut permettre d’éviter 20 000 cancers du sein par an », complète Marie Batoux, adjointe (DVG) au maire de Marseille, chargée de la lutte contre les discriminations, de l’égalité de genre et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. « Un tel événement permet aussi de lever quelques tabous. Quasiment 75% des hommes qui apprennent le cancer de leur femme partent et les laissent seules face à la maladie. Il faut les accompagner », martèle l’élue marseillaise.

  • Quand les Marseillais voient la vie en rose

    Quand les Marseillais voient la vie en rose

    Courir pour une noble cause, comme la lutte contre le cancer du sein, donne des ailes aux courageux participants. Ils étaient près de 1 800 à s’être donné rendez-vous, dimanche matin au parc de la Maison Blanche – Charles-Aznavour, au cœur du 9e arrondissement de Marseille, pour prendre le départ de la 5e édition de Marseille en Rose.

    Premier rendez-vous du mois de l’inclusion, cet événement, créé par Cathy et Richard Taillandier, rassemble chaque année des coureurs et des marcheurs de tous âges autour d’une même ambition : se mobiliser, ensemble, contre le cancer du sein et faire de la solidarité une force collective. « Tout le monde se porte et on est tous dans la même galère. C’est une très belle expérience », lance Marie, pour sa première participation à Marseille en Rose. Venue seule sur place, elle a finalement retrouvé deux collègues sur la ligne de départ.

    Se surpasser contre le cancer du sein

    Les participants pouvaient choisir entre plusieurs parcours, de 2 à 10 kilomètres, selon leurs envies et leur niveau. Et malgré les apparences, tourner en rond dans la boucle du Parc de la Maison-Blanche peut faire rapidement perdre la tête, même pour les coureurs les plus aguerris. « J’ai commencé à avoir un point de côté au septième kilomètre, je me suis dit que j’allais arrêter », raconte Marie. Elle s’était fixé l’objectif de parcourir 10 kilomètres.

    Portée par la cause d’Octobre Rose, elle s’est finalement surpassée, franchissant la ligne d’arrivée le bras levé et le sourire aux lèvres. Cet accomplissement symbolise davantage qu’une simple prouesse sportive. « J’ai un membre de ma famille proche qui a été atteint par un cancer du sein. Je ne pouvais pas être insensible à un tel événement », confie Marie, pour qui voir la vie en rose prend aujourd’hui tout son sens.

  • Une course à longue haleine pour promouvoir l’inclusion

    Une course à longue haleine pour promouvoir l’inclusion

    Mois de l’inclusion, top départ ! Depuis l’année passée, octobre correspond forcément au mois de l’inclusion par le sport au sein du calendrier des événements marseillais. Une initiative lancée et imaginée par André Gireud, ex-président de la Fédération Française d’Athlétisme, co-créateur du Marseille-Cassis et de tant d’autres choses liées à sa ville et à la course à pied. Le projet regroupe les quatre courses historiques de la cité phocéenne que sont Marseille en rose, l’Algernon, les 5 et 10 kilomètres de la mémoire et donc Marseille-Cassis, feu d’artifice de quatre semaines intenses.

    Chaque course a son week-end et chaque course a ses actions spécifiques. Au sein du cadre idyllique qu’est le Cercle des nageurs, une conférence de presse s’est tenue, lundi matin, pour évoquer les grandes lignes de ce mois de l’inclusion. Bon nombre d’élus étaient présents comme Ludovic Perney pour la Région et Eric Mery, Thierry Santelli pour le Département et Sophie Guérard pour la Ville. Le tout chapeauté par Patrick Montel et Stéphanie Noguès-Besson, présidente du Collectif inclusion par le sport.

    Jean-Michel Leclercq, délégué régional académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), ouvrait le rendez-vous avec ces mots : « André est venu me voir pour me parler de son projet et on s’est dit “alors peut-être”. André est persuasif, je ne vous l’apprends pas, et ça s’est lancé. Je souligne l’adhésion de toutes les courses et collectivités locales. C’est un événement dans la continuité de Septembre bouge, qui a ramené beaucoup de monde sur le Vieux-Port. »

    Une poignée de projets liés à ces courses

    Marseille en rose s’apprête à ouvrir le bal, les 3 et 4 octobre. L’initiative phare de cette année sera de permettre à des femmes en rémission d’un cancer du sein d’être au départ. Ces derniers mois, elles ont été accompagnées par Laura Sabiani, chirurgienne à l’hôpital de la Conception, qui leur a permis de reprendre progressivement l’activité physique. Ensuite, l’Algernon occupera la Corniche Kennedy le week-end suivant. « 42 ans que l’on fait de l’inclusion par la course à pied et d’autres actions à travers l’année. L’idée est de gommer toutes les différences au départ, pour qu’il n’y ait plus de personnes valides ou handicapées et que l’on fasse tous un », souligne les organisateurs. Une soixantaine d’animations sont prévues sur les deux jours de l’événement. 8 300 personnes sont attendues au départ.

    L’association Courir pour la mémoire va fêter le 10e anniversaire de ses 5 et 10 km de la mémoire. Cette association « lutte contre les génocides et le négationnisme ». « Nous voulons porter et diffuser ce message de paix. Notre slogan pour 2026 est “toujours debout”, avec l’intention de créer un petit îlot de résistance sur la Corniche », explique Pascal Chamassian. Le parrain de l’édition n’est autre que Youri Djorkaeff, champion du monde 1998 et d’origine arménienne. Enfin, Marseille-Cassis bouclera le mois. Après les dossards verts en 2025, les dossards solidaires entrent en jeu pour 2026. Avec l’appui de quatre associations, l’initiative permettra d’aborder plusieurs sujets clés comme l’environnement et la santé. Ils seront 1 000 liés à ce projet, avec le dessein d’être le double en 2027.

  • Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    À jamais les premiers. En remportant, ce dimanche, le premier semi et marathon d’Avignon, Walid Boumaza et Lilian Eudier ont forcément marqué l’histoire sportive locale. S’ils doivent leurs victoires à leur entraînement et état de forme respectifs, une partie non négligeable de précieuses petites mains a largement contribué à leur succès. Quelque 550 bénévoles se sont mobilisés ces trois derniers jours pour que l’événement se déroule de la meilleure des manières pour les 4 000 coureurs -dont 40% de femmes- au départ (1 600 pour le semi et 2 400 pour le marathon).

    « Pendant la course, dites-leur merci, faites-leur un petit sourire, s’il y a un couac ce n’est pas de leur faute », remerciait déjà Bertrand Delhomme, co-organisateur, dès vendredi après-midi à l’ouverture du village de course et retrait des dossards. Le Vauclusien, déjà actif sur d’autres courses locales comme le semi du Ventoux, s’attendait à avoir « quelques détails d’organisation à ajuster » à l’issue de cette première. Si les marathoniens ont peut-être trouvé le temps long sur des lignes droites et boucles dans les confins de la Barthelasse, le parcours du semi (9km en ville et 11km sur l’île fluviale) ne laissait place à aucun ennui.

    Avec plus de 260 signaleurs qui assuraient les intersections, même dans les moindres et nombreuses ruelles de l’intra muros, impossible de faire fausse route. En plus d’aiguiller, les bénévoles délivraient aussi de nombreux encouragements, souvent personnalisés grâce aux prénoms affichés sur le dossard. On pensait voir le nombre de soutiens décroître sur la partie plus sauvage du tracé dans la Barthelasse, il n’en fut rien.

    Outre ces signaleurs, une centaine de bénévoles ont œuvré vendredi et samedi au retrait des dossards quand d’autres sont restés en place jusqu’à tard dimanche pour démonter la zone d’arrivée. Bananes, orange, pâtes de fruits, carreaux de chocolat, eau, sodas mais aussi bonbons et saucissons à l’arrivée, les 10 et 6 ravitaillements du marathon et du semi ont nécessité une forte logistique. « Eau plate ou eau gazeuse? », questionne Majiah sur la zone d’arrivée, où malgré l’abondance de coureurs, aucune attente n’est à noter.

    Vers une deuxième édition fin février

    Venue du Pontet, Majiah fait partie de la vingtaine de bénévoles préposées sur cette zone. « J’ai déjà donné des coups de main sur d’autres courses, là on a une référente, on communique sur un groupe dédié pour faire en sorte qu’il y ait une fluidité permanente », expose-t-elle entre deux verres servis. Sa nièce, Lina, est à ses côtés. Toutes deux sont là aussi pour encourager 3 membres de leur famille engagées sur la course.

    Greg est, lui, bénévole pour la première fois. De 6h30 à 16h30, il a géré le barriérage entre les ponts Daladier et du Royaume, filtrant les passages de vélos, piétons ou véhicules de sécurité. « Je cours régulièrement et je suis content d’avoir des bénévoles, là je suis blessé donc c’était l’occasion d’aider, c’est très fluide en interne, je renouvellerai l’expérience avec plaisir », relate Greg. Et peut-être même dans 5 mois déjà. Si un débrief de l’événement est prévu ce mardi, les organisateurs confirment vouloir organiser une deuxième édition, fin février, et ouvrir ainsi la saison des marathons.

  • Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Organiser un marathon demande autant, voire plus, de préparation que de courir 42,195 km. Après avoir ouvert les inscriptions en novembre dernier, le top départ est imminent. « On a hâte d’y être, de voir ce bel événement avec un affect important puisqu’on est du territoire », souligne Bertrand Delhomme, coorganisateur avec Christophe Cecco. Les deux Vauclusiens sont déjà à la manœuvre sur des courses dans le département mais changent de braquet avec cette première édition du marathon, mais aussi du semi.

    Depuis plusieurs jours, la température sportive monte en ville avec de grandes affiches roses annonçant l’événement, des panneaux d’information indiquant les restrictions et un marquage au sol du parcours avec une trace rose (marathon) et orange (semi). Et comme pour un départ, beaucoup de monde s’est pressé ce vendredi après-midi devant l’espace Jeanne-Laurent pour l’ouverture du village et le retrait des dossards. Parmi les premières, Pascale qui repart même avec plusieurs dossards. « J’ai récupéré celui des copines de l’équipe féminine de Pujaut [Gard, côté Grand Avignon], on est six au total à participer au semi », indique-t-elle.

    Au total, 4 000 coureurs s’élanceront dimanche depuis la gare centre jusqu’au centre de loisirs de la Barthelasse et un parcours roulant. 2 400 sont inscrits sur le marathon (départ 9h) et 1 600 sur le semi (départ 8h). « Il y a 1 350 Vauclusiens et 300 Avignonnais mais 85 départements et 15 nationalités sont représentés dont beaucoup d’Allemands et de Belges », détaille Bertrand Delhomme. L’organisation est aussi rendue possible par la mobilisation des services municipaux, impliqués dans la logistique, sécurisation et nettoyage. « Cela va être exceptionnel, la météo aussi », prédit Xavier Bourgue, adjoint aux sports, saluant aussi la participation de partenaires privés (NGE) mais aussi de 550 bénévoles. « Pensez à eux tout au long du parcours, faites-leur un sourire et remerciez-les », invite Bertrand Delhomme.

  • Avignon : des restrictions de circulation en raison du marathon de dimanche

    Avignon : des restrictions de circulation en raison du marathon de dimanche

    Quelque 4 000 coureurs vont prendre, ce dimanche 27 septembre, le départ du semi-marathon (8h) et du marathon (9h) d’Avignon. Une première pour la Ville qui va forcément avoir des répercussions dans l’intra-muros, autour des remparts et sur l’île de la Barthelasse entre 4h30 et 15h.

    Les tracés de 21km et 42km au départ de la gare centre, autour des remparts, dans le centre-ville et sur la Barthelasse, pousse la Ville « inviter les usagers à anticiper leurs déplacements et remercie les habitants et riverains pour leur compréhension durant cette première édition».

    La municipalité liste les principales restrictions avec un dispositif déployé progressivement au cours de la matinée : 4 h 30 : fermeture du tour des remparts Sud, dans les deux sens, jusqu’à 11 h ; 7 h : fermeture du tour des remparts Est, dans les deux sens, jusqu’à 11 h ; 7 h 30 : fermeture du pont Daladier dans les deux sens, du tour des remparts Nord et Ouest jusqu’au pont de l’Europe, ainsi que de l’île de la Barthelasse. Le parking des allées de l’Oulle sera également fermé.

    La circulation sera rétablie progressivement après le passage des coureurs. Les tours des remparts Sud et Est rouvriront à 11 h. Le pont Daladier, les remparts Nord et Ouest ainsi que le parking des allées de l’Oulle seront de nouveau accessibles à partir de 11 h 30. La circulation sur l’île de la Barthelasse sera rétablie à 15 h.

    Pendant la course, le pont de l’Europe restera ouvert. Quant à celui du Royaume, il restera accessible jusqu’au parking de l’île Piot.

    Le tramway, dont le terminus sera à l’Arousaire depuis Saint-Chamand, sera aussi perturbé avec d’autres lignes du réseau Orizo.

    Tous les détails et plans sont à retrouver sur avignon.fr et ici

  • Nouvelle formule pour le Grand trail de Serre-Ponçon

    Nouvelle formule pour le Grand trail de Serre-Ponçon

    Depuis février dernier, les inscriptions aux quatre parcours proposés affichent complets. Pour la 5e édition du trail, il y aura 2 165 coureurs répartis sur les 15, 30, 60 et 100 km, soit 800 coureurs de plus que lors de l’édition précédente. Un événement qui a pu se développer notamment « grâce à l’ancienne organisation du trail », souligne Coline Baroux, codirectrice de l’événement. Les nouveaux organisateurs et les 180 bénévoles seront présents au cours du week-end. Un engouement impressionnant qui dépasse leurs attentes.

    Une multitude d’activités

    « On a eu énormément de demandes pour les dossards, beaucoup de personnes auraient aimé participer, mais on veut se concentrer sur la qualité et sur le côté festif, souligne Coline Baroux. On a changé les parcours car il y avait un ultra avant qui était intense. On préfère une animation plus festive avec un parcours centralisé qui passe par le village d’Embrun, cela permet d’assurer une bonne sécurité avec un événement qui reste de qualité. »

    Le plan d’eau d’Embrun sera mis en avant avec un village « Trail et Outdoor ». Ce dernier proposera de nombreuses activités gratuites : initiations sportives, artisans et producteurs locaux, jeux en bois ou encore initiation au yoga, accompagné d’un espace bien-être.

    Le but est de s’affirmer comme « un lieu de rencontre et de découverte ». Des massages, un sauna, ainsi qu’une machine de cryothérapie seront également proposés comme services payants. Deux soirées musicales seront organisées avec la présence de deux fanfares et Radio Tutti. Un programme qui promet d’enflammer le lac d’Embrun et ses alentours.

  • Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Après un voyage à vélo et en course à pied en Amérique du Sud, trois accompagnateurs en montagne ont décidé de jouer à domicile en parcourant la Routo, d’Arles vers le Piemont en Italie, puisque deux d’entre eux sont originaires de l’Ubaye, et le troisième de Nice. Jason Costa et Loïc Preghenella se sont donné le défi de battre le record de temps de parcours en course à pied, tandis que leur ami Bruno Maximim les suit en camion pour les ravitailler. « On nous a prêté un camion dans lequel on dort. On ne sait pas si c’est un bon cadeau ou un cadeau empoisonné vu toutes les galères qu’on a avec ! », lance ce dernier. « Les pratiques d’antan, la transhumance sont aussi importantes pour nous », explique-t-il.

    Les sportifs parcourent environ 62 kilomètres par jour, et se lèvent à cinq heures tous les matins. « Demain, on attaque les montagnes et les gros dénivelés », expliquent les coureurs de passage à Digne mardi. « Dès qu’il y en a un qui va moins bien, on se fait des blagues pour se remotiver », confie Jason. « Quand on repart après manger avec un ressenti de 39 degrés, en courant sur du bitume, on se demande pourquoi on fait ça », avoue-t-il.

    Sur leur route, ils rencontrent de nombreux personnages. « Avant-hier, on a dormi chez des gens qui sortaient d’une mise en bouteille de leur vigne. On leur a promis de boire la bouteille qu’ils nous ont offerte à notre arrivée à Cuneo », racontent-ils. « À Aix, un petit jeune de 13 ans est venu courir avec nous toute la journée ! », se rappelle Bruno. « Ce matin, on s’est arrêtés 30 minutes pour discuter avec un berger », se réjouit Jason.

    Les deux amis visent une arrivée à Cuneo en Italie ce dimanche au plus tard. Ils espèrent faire un film et écrire un livre sur leur aventure.

  • La Marseillaise des Femmes passionne

    La Marseillaise des Femmes passionne

    Après le rose en 2024, puis le bleu l’année passée, le jaune s’est invité sur les maillots des participants de la 13e édition de La Marseillaise des femmes. Ils étaient plus de 8 500, femmes et hommes confondus, à s’élancer, dimanche matin depuis le parc Borély, pour parcourir un tracé de 5,4 km. Coureurs du dimanche ou passionnés de course à pied, chacun avance à son rythme sur cette distance accessible à tous. « Surtout quand on n’a plus 20 ans », sourit Ginette.

    Cette Marseillaise participait pour la première fois à l’événement, aux côtés de son amie Marie-Pascale, adepte de marche nordique à la Maison du bel âge. « C’est sympa, c’est festif et ça nous incite à faire un effort physique. Il y a toutes les classes sociales, tous les âges et toutes les origines. J’aime les événements où tout le monde se mélange », souligne la septuagénaire, surprise de voir autant d’hommes prendre part à La Marseillaise des femmes.

    Prise de conscience

    Car ces messieurs ne peuvent participer que sur invitation d’une femme, et seuls les temps des participantes sont pris en compte dans les classements finaux. « Je comprends parfaitement le sens premier de cet événement, mais je trouve dommage que les hommes aient des maillots différents de ceux des femmes », estime Martin, venu accompagner plusieurs collègues et facilement repérable avec son maillot vert.

    « Au tout début, ils étaient bien moins nombreux, mais depuis quatre éditions, grosso modo, ils représentent entre 10 et 11% des participants. Ils viennent passer un bon moment avec leurs conjointes ou leurs filles », explique Christine Rollais, présidente du Club des Marseillaises, l’association organisatrice.

    « Nous sommes plutôt contentes de cette prise de conscience : ils défendent les causes que nous portons, à savoir la lutte contre les violences faites aux femmes, avec Amnesty International et la recherche contre le cancer du sein, et avec la Fondation pour la recherche médicale », poursuit-elle.

    Un euro sur chaque dossard est d’ailleurs reversé à ces deux associations. En seize éditions, plus de 170 000 euros ont ainsi été récoltés. « On est contentes de pouvoir les aider, mais en même temps, on regrette d’avoir encore besoin de le faire. Cela signifie que les violences faites aux femmes existent toujours malheureusement en 2026. C’est pareil pour le cancer du sein : même si la recherche progresse avec des avancées extraordinaires et un taux de mortalité en baisse, notre engagement aux côtés de ces associations reste nécessaire », insiste la présidente, fière du travail accompli par son équipe. Même si la participation n’a pas atteint le niveau record de la précédente édition, qui avait réuni plus de 10 100 personnes. Une légère baisse qu’elle avait anticipée.

    Difficultés d’organisation

    « On s’y attendait un peu parce que l’événement tombait pendant un week-end de trois jours. Mais c’était le seul week-end du mois de mai où l’on pouvait l’organiser dans les meilleures conditions afin qu’un maximum de personnes puissent participer », explique Christine Rollais.

    La présidente confie toutefois que la fréquentation a finalement dépassé les prévisions établies avant la course, malgré les menaces de pluie au-dessus du Parc Borély. Comme en 2024, l’organisation a dû se tourner vers ce site « sympa et choupinou », mais espère retrouver, dès l’an prochain les plages du Prado. « Moi, la mer, je ne peux pas y résister », glisse la Marseillaise.

    Présent sur place aux côtés d’Anthony Canali et de Cyprien Vincent, élus des 6e et 8e arrondissements, le nouvel adjoint aux sports de Marseille, Éric Méry, a affiché son soutien à La Marseillaise des femmes. « L’objectif, s’il n’y a pas de superposition d’événements, c’est un retour sur les plages du Prado. Il n’y a aucun sujet là-dessus », assure l’avocat phocéen, président du collectif MadMars.

    Verdict l’année prochaine.

    « Notre engagement aux côtés
    de ces associations reste nécessaire »