Tag: Course à pied

  • Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis

    Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis

    Franchir la ligne d’arrivée est une prouesse qui ne doit jamais être minimisée. Encore moins sur une course comme Marseille-Cassis, qui réserve chaque année son lot de surprises et d’émotions.

    Quel que soit leur profil, les participants ont tous une histoire à raconter. Car au-delà de la performance magistrale du vainqueur du jour Kiprop Kimutai (voir ci-contre), il y a avant tout des milliers de messieurs et Madame «Tout-le-Monde». Des femmes et des hommes qui jonglent au quotidien entre travail, vie de famille et obligations diverses, et qui doivent souvent composer avec un cruel manque de temps pour préparer une telle échéance. « La montée (de la Gineste) a été difficile, mais je pense que tout le monde s’y attendait. Mais après, ce n’était que du bonheur ! La foule te porte, tu avances avec le sourire. On essaie de faire le vide, de mettre tout le reste de côté pour aller au bout », raconte Alphonse, Aixois et supporter de l’OM, reconnaissable à son maillot olympien, quelques heures avant le coup d’envoi au Vélodrome face au Havre.

    À l’arrivée, les émotions se mêlent et ne se ressemblent pas. Il y a les épanouis, les survoltés, les déterminés, ceux et celles qui poussent un cri de rage ou de délivrance en franchissant la ligne, sous les yeux émerveillés de leurs proches venus les encourager fièrement jusqu’au bout. Ces derniers mètres, souvent les plus difficiles, sont parfois ceux où il faut aller puiser au plus profond de soi pour trouver les ressources nécessaires et ne rien lâcher. « Je pense qu’il n’y a pas tant de monde que ça capable de le faire, et je suis content d’avoir coché cette case », se réjouit Alain Bernard. Le nageur aubagnais, double champion olympique, s’était fixé un objectif de deux heures. Pari réussi, puisqu’il a franchi la ligne d’arrivée avec dix minutes d’avance sur son temps de référence. « Je ne suis pas fait pour courir, il va me falloir quatre ans pour récupérer après cette interminable Gineste », plaisante-t-il. Sur l’épreuve chère à l’organisation de la SCO Sainte-Marguerite, il y a aussi les insatisfaits, les perfectionnistes, ceux qui repartent avec le goût amer d’un objectif manqué, mûrement réfléchi et préparé pendant des jours, des semaines, voire des mois avant le grand moment de l’année.

    Et surtout beaucoup d’épuisés, ceux qui ont tout donné pour venir à bout des quelque 20 kilomètres séparant le stade Vélodrome des hauteurs de Cassis, jusqu’à parfois s’effondrer, terrassés par la fatigue ou rattrapés par une blessure.

    « C’était dur ! Après la descente, ça ne fait que remonter, puis redescendre. On pense que c’est fini, mais pas du tout ! », souffle Flavio, accoudé à la rambarde de sécurité au terme de l’effort. « Je connaissais déjà la course et je m’étais pourtant bien préparé, avec certaines ambitions, mais c’était un peu plus pire que ce que je pensais. Dès le premier tiers du parcours, j’ai compris que ça allait être compliqué », raconte Lucas, un Bordelais, mais Marseillais par alliance, venu aux côtés de son frère, plus aguerri. Le profil vallonné, d’environ +330 m de dénivelé positif, épargne très peu de privilégiés, y compris de grands habitués de la haute performance. « J’ai beaucoup marché, je me suis demandé si j’allais arrêter, c’était très compliqué », reconnaît la championne olympique de natation, Laure Manaudou, huit ans après sa dernière apparition à Marseille-Cassis.

    Évasion collective

    Si beaucoup de coureurs viennent de Marseille et de ses alentours, fiers de prendre le départ de la course mythique de leur territoire, d’autres arrivent de régions bien plus lointaines de notre chère Provence, voire de l’étranger. Certains ont parcouru des centaines, parfois des milliers de kilomètres pour découvrir ce tracé provençal, entre ferveur populaire et paysages emblématiques. « C’est la plus belle course de France ! », s’enthousiasme Alban Pellegrin, célèbre aventurier de Koh-Lanta. « C’est un comble de dire ça pour un Lyonnais », ironise-t-il. Pour sa quatrième participation, le coureur ne cache pas son attachement à cette épreuve si particulière dans son parcours sportif. « C’est cette course qui m’a donné envie de courir, en octobre 2022. La première fois que je suis venu ici, je me suis dit qu’il fallait être fou pour faire ça. Mais quand on franchit la ligne d’arrivée, on se demande déjà : “Quand est-ce qu’on recommence ?’’. C’est toute la complexité de Marseille-Cassis : prendre du plaisir, essayer de se faire mal et, au bout du compte, être fier de soi », résume celui qui a notamment bouclé 72 marathons en 72 jours en 2025.

    Au-delà du défi sportif, Alban retient surtout la dimension collective de la course à pied. « Il n’y a rien d’individuel dans la course à pied, surtout à Marseille-Cassis, où l’on est porté par 20 000 personnes. On s’encourage mutuellement », souligne-t-il. Une solidarité qu’il a lui-même mise en pratique en accompagnant l’humoriste Arnaud Tsamère, lui aussi habitué de l’épreuve, même si ses talents s’expriment davantage au volant que dans l’effort pédestre. Finalement, tous les participants ne viennent pas dans le but de faire une performance, mais bien pour profiter d’un élan collectif et s’évader le temps d’un instant. « La météo était au rendez-vous, l’ambiance était au top, tout le monde était gentil… C’était trop bien ! Ça fait du bien, avec tout ce qui se passe en ce moment. J’ai adoré cette belle cohésion. On s’en fiche d’où l’on vient, du quartier d’origine ou de son milieu social, on est tous là pour courir et profiter ensemble. Et ça fait du bien au cœur », s’enthousiasme Clara, malgré la fatigue qui se fait sentir, comme chez beaucoup de coureurs, dans les deux derniers kilomètres. « Il faut en avoir sous le pied », glisse-t-elle, bien décidée à prendre sa revanche l’année prochaine. Le rendez-vous est pris également pour l’organisation, « surtout après une telle réussite », conclut Claude Ravel, président de la SCO Sainte-Marguerite.

  • [Marseille-Cassis] Les conseils de Yann Schrub

    [Marseille-Cassis] Les conseils de Yann Schrub

    À la veille de la course, les participants auront l’occasion de rencontrer Yann Schrub, médecin, champion d’Europe de cross et recordman d’Europe du 10 km sur route, ce samedi à 10h30, à Villa M Marseille, afin d’apporter son expérience de sportif de haut niveau et ses conseils pour aborder la course dans les meilleures conditions.

  • [Marseille-Cassis] Avant la course, l’excitation lors de la remise des dossards

    [Marseille-Cassis] Avant la course, l’excitation lors de la remise des dossards

    Comment entrer dans le concret avant une course ? En allant chercher son dossard, évidemment. Vendredi, les quelque 20 000 coureurs prévus au départ de la 47e édition de Marseille-Cassis se sont rués vers le parc Chanot. L’un des hangard, avec vue sur le stade Vélodrome, accueillait le village éphémère. Ses 43 stands d’exposants, de partenaires et de l’organisation formaient un véritable labyrinthe où l’ambiance était garantie.

    Dès l’entrée, des personnes de tous âges et de tous horizons se présentaient aux bénévoles pour récupérer leur précieux sésame. C’était le cas de David, Strasbourgeois venu spécialement pour l’occasion. Il s’apprête à découvrir, « en détente », la course. « La montée de la Gineste va être costaud, donc on va voir. J’ai plus l’habitude de faire des marathons, je vais essayer de ne pas partir trop vite et je vais demander des conseils », explique celui qui est venu courir avec sa femme et plusieurs amis.

    Marseille-Cassis est désormais réputé et s’internationalise de plus en plus avec environ 40 nationalités sur la ligne de départ. Herbert a fait le voyage depuis Vienne, en Autriche, pour être au départ de l’épreuve. « J’espère surtout que je vais rester en bonne santé, plaisante-t-il. Je suis venu parce que c’est un challenge et que les paysages sont magnifiques. J’espère qu’il y aura beaucoup de monde pour nous supporter. »

    Un sac rempli de surprises

    Après la remise du dossard et la déambulation parmi les stands, place au sac cadeaux, distribué par une armée de bénévoles vêtus de bleu. Georgina est l’une d’entre elles et en détaille le contenu : « Avec les consignes de course, nous mettons une flasque en plastique pour tous les coureurs, ainsi qu’une crème, des fruits secs et des bonbons. » S’ajoute aussi le t-shirt officiel de la course, couleur menthe à l’eau, en 2026.

    Dans les allées, les sourires et les selfies se multiplient à mesure que le village se remplit en cette fin d’après-midi. La fourmilière prend de l’ampleur. Baskets blanches et chaussettes rose fluo, Marie, Bretonne installée à Marseille, se dit « excitée » et a hâte de réaliser son second Marseille-Cassis : « Les dix premiers kilomètres vont être les plus stressants, surtout que ça remonte encore après. Mais l’ambiance va être bonne et on est tous dans la même galère. » Même constat chez Alice, d’un calme olympien, prête à affronter la course dominicale pour une troisième fois. à 18h30, le village ne désemplissait pas.

    Les participants ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, il sera temps de prendre le départ.

  • [Marseille-Cassis] Une foule de personnalités au rendez-vous

    [Marseille-Cassis] Une foule de personnalités au rendez-vous

    De Thomas Pesquet à Pierre-Ambroise Bosse, en passant par Jean-Jacques Goldman, qui ne marchait pas seul d’ailleurs, le célèbre semi-marathon provençal Marseille-Cassis réunit, chaque année, une flopée de personnalités publiques de tous horizons.

    Principalement issus du monde sportif, souvent plus préparés à un tel défi, mais aussi issus d’autres univers, à l’instar de l’animateur Samuel Étienne, du journaliste Gilles Bouleau ou encore de l’ancienne directrice générale de la société Miss France, Sylvie Tellier. Pour cette 47e édition, trois anciens pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, qui ont assurément écrit certaines des plus belles pages de la natation française, seront, dimanche matin, prêt à défier le col de la Gineste : Camille Lacourt, le dossiste aux cinq titres mondiaux, l’Aubagnais Alain Bernard, champion olympique du 100m nage libre aux Jeux de Pékin en 2008, et Laure Manaudou, championne olympique du 400m nage libre aux Jeux d’Athènes en 2004. Si ces messieurs participeront pour la première fois à Marseille-Cassis, la célèbre protégée de Philippe Lucas et sœur du champion olympique Florent Manaudou a déjà participé à la grande course en 2018. Adepte de la course à pied depuis quelques années, elle s’était clairement fixé l’objectif de se présenter sur la course provençale, six mois après avoir passé la ligne d’arrivée de son premier Marathon de Paris en 4 h 30 min 44 s.

    Au-delà du trio de nageurs, l’ancien joueur de l’OM Dimitri Payet, le chef cuisinier Juan Arbelaez, la présentatrice TV Ophélie Meunier et l’humoriste Arnaud Tsamère seront aussi de la partie. Diane Leyre, miss France 2022, devait être présente, mais a préféré se retirer « par souci de sérénité et de sécurité », en raison des rassemblements prévus ce week-end.

  • [Marseille-Cassis] L’heure du grand défi pour les 20 000 participants

    [Marseille-Cassis] L’heure du grand défi pour les 20 000 participants

    Il sera 9 heures, dimanche, quand la première vague s’élancera.

    Dans ce groupe, qui donnera le ton d’une potentielle chasse au record, figureront les candidats à la victoire. Sachant que les premiers auront parcouru les 20 km en moins d’une heure. Et que l’objectif est même de faire mieux que les 57’18’’ du Kenyan Edwin Kipyego en 2015.

    Mais pour l’immense majorité, l’objectif est ailleurs. Pour chacun de ceux qui franchiront la ligne d’arrivée, ce sera une victoire. La victoire sur soi-même. La victoire sur les éléments. La victoire du dépassement de soi. « Chacun relève son défi personnel, avec comme maître mot la solidarité », insiste Danielle Milon. La maire de Cassis est une fervente supportrice d’une épreuve « qui a largement dépassé le cadre d’une simple compétition ».

    Se dire « je l’ai fait ! »

    Si dimanche sera la partie émergée de l’iceberg, Marseille-Cassis était déjà lancé dès l’arrivée de l’édition précédente. Et sept mois avant le grand départ, les 20 000 dossards étaient déjà attribués en un temps record. Qu’est-ce qui fait donc courir ces amateurs ?

    Il y a le prestige d’une épreuve qui rayonne bien au-delà de l’axe Marseille-Cassis. Le bonheur de traverser un parc national, celui des Calanques sur plus de 13 km, qui offre un cadre unique au monde. Et même si les participants n’ont pas vraiment le temps d’apprécier le paysage, une fois franchie la ligne d’arrivée, il y a la satisfaction de se dire « je l’ai fait ! ».

    D’autres peuvent également s’amuser à repérer les personnalités présentes sur la ligne de départ et qui, elles aussi, rêvent de venir à bout de la Gineste (lire par ailleurs). Dans un passé plus ou moins récent, certains ont ainsi pu se retrouver au côté de Jean-Jacques Goldman, Laure Manaudou, Nathalie Simon ou encore Thomas Pesquet. Ce dernier n’avait pas encore décroché les étoiles, mais en tandem avec son frère, le spationaute avait bouclé son Marseille-Cassis en deux heures.

    Sur les 20 km, le spectacle sera donc sur le bitume, avec des coureurs costumés. Mais il y aura également de l’ambiance sur des points stratégiques. Sur 17 postes, dont le premier après 2,3 km de course, des animations sont prévues. Avec comme fil conducteur la musique. En plein effort, les flonflons apporteront un encouragement apprécié et appréciable, transformant l’épreuve en fête géante.

    Côté performances, huit vagues de départ sont programmées, en fonction du niveau de chacun. La première vague, qui est aussi la plus rapide, partira sur une base de course autour de 1h30. La deuxième comprendra deux niveaux, à 1h30 et 1h45. Les six suivantes proposeront trois possibilités, avec un lièvre à 1h45, un à 2h et un troisième à 2h15. Ces coureurs d’allure seront reconnaissables à leur bannière colorée, quatre couleurs : vert, bleu, jaune et rouge, en fonction des objectifs de chacun.

    Pour ceux qui visent une performance, il sera possible à leurs suiveurs de connaître en direct leur temps de passage aux 5e, 10e et 15e km en se connectant sur le site officiel de la course.

    Question pratique, pour se rendre sur la zone de départ, au plus tard à 8h30, les engagés devront avoir leur dossard et leur bracelet « coureur » et se présenter sur l’esplanade Ganay, puis traverser le stade Vélodrome avant de rejoindre le boulevard Michelet : par l’allée Ray-Grassi (objectif moins de 1h45) ou le parvis Jean-Bouin pour les autres.

  • [Marseille-Cassis] Alexis Miellet, demi-fondeur tout-terrain, vise les sommets

    [Marseille-Cassis] Alexis Miellet, demi-fondeur tout-terrain, vise les sommets

    Il chaussait du 26 qu’il baignait déjà dans ce milieu. Alexis Miellet est quasiment né avec des baskets de course aux pieds, portés par ses parents, ex-athlètes de haut niveau. « J’ai fait mon premier cross à l’âge de 3 ans, très très tôt. Mes parents étaient donc athlètes, j’ai toujours un peu été dans ce milieu-là, même si j’ai fait du foot jusqu’à mes 15 ans. C’est vraiment les cross UNSS qui m’ont poussé à me lancer à 100% dans la course à pied », explique l’intéressé. Le Dijonnais est devenu un homme tout-terrain. Piste, sous-bois et même route. Ce dimanche, il sera au départ de la 47e édition de Marseille-Cassis. Véritablement une première pour celui qui a découvert la course, en détente, l’an passé.

    Dernière ligne droite

    de sa première carrière

    « Ce sera une première fois et demie parce que j’ai accompagné ma conjointe l’année dernière. Je ne l’ai pas fait à fond, mais là, ce sera à fond cette année. C’est quand même une grande classique française. Après, je suis supporter de l’OM, donc forcément, ça va être un plaisir de faire une course où on part au pied du Vélodrome », s’amuse Miellet.

    Forcément, courir 20 km sur un tracé avec dénivelé, ce n’est pas trop sa tasse de thé à l’origine. Le demi-fondeur a adapté sa préparation pour être performant dans le col de la Gineste et ses alentours : « Oui, je suis spécialiste de plus court, 800, 1 500, 3 000 m steeple. Quand j’arrive sur du 10 km, je me débrouille plutôt bien, mais c’est moins ma spécialité. Là, c’est encore plus long. J’ai essayé de me préparer en conséquence, surtout que le parcours est assez particulier ».

    L’année 2026 d’Alexis Miellet a été remplie d’émotions diverses. Elle a sportivement débuté très tôt, dès janvier, avec un podium lors du relais mixte des championnats du monde de cross. Ensuite, sa vie et celle de Romane, sa compagne, a été bouleversée avec l’arrivée d’Ambre, leur petite fille. « J’ai été papa au mois de mars. C’était un peu plus compliqué sur la saison estivale, avec le sommeil en moins. Ce n’était pas optimal pour la performance, mais j’ai réussi à m’en tirer avec un titre de champion de France », raconte-t-il.

    Champion d’Europe 2024 du 3 000 m steeple, le pensionnaire du Dijon Université Club, son club de toujours, a été éliminé en séries des Europe de Birmingham, au mois d’août. Un coup de moins bien, dans une saison à rallonge, l’une de ses dernières. Celui qui trouve la piste « relativement monotone » et qui a « toujours voulu être polyvalent » ambitionne de finir sa carrière en stade aux Jeux de Los Angeles, en 2028, à 33 ans. Avec d’autres objectifs à venir : « Le dernier challenge, ce sera de participer une troisième fois aux Jeux Olympiques à Los Angeles. Après, j’aimerais avoir une belle carrière sur la route. Je sais que je ne pourrais pas faire les mêmes choses sur la route que sur la piste, car ce sont moins mes qualités. Et puis je vais prendre de l’âge ».

    Alexis Miellet pense aussi au présent et tentera, dimanche, d’ajouter son nom au palmarès du prestigieux Marseille-Cassis. « Il y a deux Kenyans qui sont vraiment costauds, mais être à la lutte pour le podium, c’est accessible. » Un podium avant de rejoindre les tribunes du Vélodrome pour suivre OM-Le Havre suffirait déjà à son bonheur.

    EN CHIFFRES

    57’18

    Le Kenyan Edwin Kipyego possède toujours, à l’heure actuelle, le record all-time du Marseille-Cassis.

    L’athlète a bouclé les 20 km du tracé en 57 minutes et 18 secondes.

    2022

    Depuis l’année 2022, aucun Français n’a levé les bras sur Marseille-Cassis.

    Le dernier à l’avoir réalisé : Hassan Chahdi, en 1 heure et 44 secondes.

    Cette année, Louis Gilavert, Alexis Miellet et Nicolas Navarro sont les Tricolores les mieux placés pour l’emporter.

  • [Marseille-Cassis] La course à pied, un tremplin vers l’emploi et l’inclusion

    [Marseille-Cassis] La course à pied, un tremplin vers l’emploi et l’inclusion

    Ils étaient près de 100 jeunes à participer à l’initiative Marseille-Cassis des quartiers, lancée en 2024 et étendue en 2025. Les organisateurs de la course et les différents acteurs du projet ont décidé d’une 3e édition pour cette 47e de l’épreuve bucco-rhodanienne. « Le bilan des deux premières éditions est relativement positif. On va dire que c’est une opération qui a été menée un peu rapidement, mais on trouvait que ça avait du sens. Force est de constater que les partenaires, France Travail, y trouvaient vraiment un bel intérêt », explique Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite.

    Pizzo et Gilavert comme parrains

    Le dispositif est cette année légèrement amplifié, avec trois axes travaillés. « 53 jeunes issus de structures marseillaises comme l’École de la 2e chance, l’Epide et l’Addap vont participer à ce Marseille-Cassis. Ils ont suivi un entraînement physique et se sont bien investis là-dedans ces derniers mois », détaille dans un premier temps Laurent Manneveau. Ensuite, des jeunes demandeurs d’emploi de la région de Marseille ont été sélectionnés par France Travail pour courir ou être bénévoles sur l’événement. Ils ont tous un lien avec le sport ou souhaitent y travailler, ils sont une quarantaine dans ce cas.

    Pour terminer, sur le volet santé et inclusion, 25 personnes en rémission de cancer seront également au départ de l’épreuve de 20 kilomètres.

    Cette fois, le champion du monde du 10 000 mètres Jimmy Gressier n’était pas disponible pour remettre les dossards aux participants. Mais deux autres membres de l’équipe de France seront présents, vendredi, à 14 heures, pour la distribution d’une partie des dossards. Charlotte Pizzo et Louis Gilavert, spécialistes de demi-fond et licenciés à la SCO Sainte-Marguerite, font office de parrain et marraine pour cette troisième édition.

    Au total, 118 personnes sont liées au Marseille-Cassis des quartiers en 2026. Un nombre régulier par rapport aux années précédentes.

  • La Maison des femmes rejoint l’aventure Marseille-Cassis

    La Maison des femmes rejoint l’aventure Marseille-Cassis

    Les dossards solidaires constituent le nouveau dispositif lancé par les organisateurs de Marseille-Cassis pour cette 47e édition. Quatre associations abordant quatre thématiques différentes ont été sélectionnées. Pour la cause féminine, le choix s’est tourné vers La Maison des femmes Marseille Provence. Ce service de soins des hôpitaux de Marseille est situé dans le 5e arrondissement. Chargée de développement de l’association, Fanny Pillard en explique ses missions : « C’est un service qui prend en charge des femmes victimes de violences, dans lequel elles rentrent dans un parcours de soins personnalisés et sur mesure en fonction de leurs besoins. Ces femmes peuvent consulter différents professionnels, ça peut être des psychologues, des psychiatres, des assistantes sociales, il y a des sages-femmes, des gynécologues, sexologues et médecins généralistes. »

    Des ateliers collectifs sont également proposés et l’idée est de centraliser les services pour améliorer le suivi de ces femmes. Le dépôt de plaintes peut également se réaliser à l’association grâce à des avocats, et cela depuis fin 2025. Concrètement, le but est « de prendre soin d’elles, de les accueillir tous les jours ». « En général, une femme reste deux ans dans notre service. Ça peut être beaucoup plus court en fonction des situations et ça peut être plus long aussi », explique Fanny Pillard. Environ 800 femmes sont suivies à l’année par l’antenne marseillaise de La Maison des femmes, un nombre malheureusement conséquent.

    Un don record

    grâce aux coureurs

    Au total 19 salariés et une cinquantaine de bénévoles œuvrent pour accompagner ces victimes de violences, pas suffisant pour répondre à la demande, d’après la chargée de développement. « Non, on commence à avoir une liste d’attente puisqu’il y a de plus en plus de femmes qui viennent chez nous. Je pense qu’on pourrait être beaucoup plus nombreuses pour pouvoir accueillir tous les besoins et réduire le temps d’attente sur certaines consultations », martèle Fanny Pillard. Une psychologue est arrivée il y a peu, une autre doit suivre, ainsi qu’une psychiatre à mi-temps. Une première avancée pour renforcer les moyens de l’association.

    Grâce à cette sélection par l’organisation de Marseille-Cassis, La Maison des femmes a travaillé d’arrache-pied avec les coureurs pour récolter le plus de dons possibles. « Depuis des mois, on travaille autour de ce dispositif pour que les 250 personnes qui vont courir pour la Maison des Femmes puissent collecter des fonds, qu’elles aient assez d’éléments pour communiquer autour de ce qu’on fait ici à la Maison des Femmes. Donc ça a été un gros projet de coordination. »

    Le gain total recueilli par l’ensemble de ces coureurs est de 60 000 euros. « Je ne m’attendais pas à autant, mais ça veut dire qu’il y a des personnes qui se sont vraiment donné des objectifs très personnels pour nous soutenir. C’était un peu la surprise », raconte Fanny Pillard. Les 250 personnes ayant montré leur solidarité à La Maison des femmes seront, par ailleurs, facilement reconnaissables le jour de la course. En effet, l’organisation leur a concocté des dossards de couleur rose. Immanquable, même parmi les 20 000 participants au départ d’une 47e édition complète quelques instants après le début des inscriptions.

    EN CHIFFRES

    60 000€

    C’est la somme récoltée par les 250 coureurs ayant acheté un dossard solidaire pour aider La Maison des femmes.

    1 750

    1 750 euros ont été récoltés par un seul et même coureur, c’est le record de cette première édition des dossards solidaires. Le plancher était fixé à 200 euros.

    30%

    L’association note que 30% des violences conjugales démarrent au moment de la première grossesse.

  • Marseille-Cassis poursuit son engagement écologique

    Marseille-Cassis poursuit son engagement écologique

    Être plus responsable est devenu une obligation pour n’importe quelle course et Marseille – Cassis ne fait pas exception. Ces dernières années, l’épreuve a évolué pour garantir un respect de l’environnement plus strict. Dossards recyclables, ramassage et tri des déchets, sensibilisation auprès des coureurs, transports alternatifs privilégiés et gestion de l’eau font parties des engagements pris par l’organisation.

    « Le parcours iconique de Marseille-Cassis traverse notamment le Parc national des Calanques sur près de 12 km, offrant aux coureurs un sublime décor entre mer et garrigue. Ce cadre unique contribue depuis près d’un demi-siècle à l’image de la course et participe à sa renommée », pointe l’organisation, sachant pertinemment que le lieu de la course rend celle-ci attractive.

    Des postes de ravitaillement multiples

    L’eau et sa distribution étant une question centrale dans une course comme Marseille-Cassis, l’organisation a encore amélioré son dispositif pour 2026. L’an passé, la nouveauté était la mise en place d’une rampe d’eau au 7e kilomètre, juste avant les pourcentages les plus forts du tracé. Cette mesure est reconduite à l’identique pour la 47e édition et une rampe similaire sera également posée dans la zone d’arrivée, pour ravitailler au plus vite les participants.

    Trois autres points de ravitaillement sont prévus aux 5e, 10e et 15e kilomètres, avec des postes équipés de pistolets de distribution. Une innovation devant permettre de gâcher le moins possible d’eau, pour remplir les gourdes, flasques et autres gobelets réutilisables qui seront utilisés durant l’épreuve. Par ailleurs, 1 000 éco-cups seront remplies au préalable afin d’optimiser le ravitaillement des coureurs. Une flasque souple sera d’ailleurs remise à chaque personne, lors du retrait des dossards. Les organisateurs précisent : « Au ravitaillement de Luminy (5e kilomètre), un dispositif spécifique d’alimentation en eau du réseau urbain sera installé avec le concours de la Société des eaux de Marseille Métropole. Grâce au soutien de la Ville, les postes du col de la Gineste et de Bois Joli seront quant à eux alimentés par des citernes d’eau potable ». Une ambition écologique tout en permettant l’alimentation de l’ensemble des participants.

  • Le marathon d’Avignon va revenir en mars

    Le marathon d’Avignon va revenir en mars

    C’était dans l’air du temps, et c’est officiel depuis samedi.

    Après une première édition qui a séduit les amateurs et attiré du beau monde dans les rues de la cité papale, le marathon d’Avignon aura un successeur. Avec un nouveau positionnement dans le calendrier, puisque la course aura lieu le dimanche 14 mars 2027.

    L’ouverture des inscriptions est imminente puisqu’annoncée pour « avant la fin du mois d’octobre », sur le site et plateforme unique de Finishers. De 3 500 participants au marathon et semi le 27 septembre dernier, l’organisation double presque la jauge et prévoit de mettre en vente 3 000 dossards pour le marathon et autant pour le semi.

    L’ambition des organisateurs est de faire de cette course un rendez-vous sportif majeur du sud de la France, rassemblant coureurs, habitants, bénévoles, entreprises et associations autour d’une course alliant performance et découverte patrimoniale. Pour son acte I, l’épreuve avait fait le plein. Voici les chiffres clefs de cette édition inaugurale, qui s’est courue le 27 septembre dernier :

    – 1 728 coureurs ont été classés sur le marathon (1 308 hommes, 420 femmes).

    – 1 729 l’ont été sur le semi-marathon (942 hommes, 787 femmes).

    – Plus de 3 450 finishers.

    – 393 coureurs et coureuses (342 sur le semi, 51 sur le marathon) ont trouvé un nouveau propriétaire grâce à la plateforme de revente mise en place avec Finishers.

    Au-delà de la performance sportive, le marathon avait avant tout une dimension solidaire. En effet, 1 euro a été reversé pour chaque dossard. Une opération qui a permis de collecter 10 500 euros au profit du Fonds AV’ENCE, dédié aux hôpitaux d’Avignon et soutenu par Charlotte de Turckheim.