Chaque visiteur qui s’arrête à Cassis ne peut manquer l’allusion : Qu’a vist Paris è noun Cassis a ren vist ! (qui a vu Paris, s’il n’a vu Cassis, n’a rien vu). Chaque année, ils sont 20 000 à avoir cette idée en tête. Après avoir vu Paris, ils n’ont qu’un objectif. Relier Marseille à la cité au pied du Cap Naille. « Chacun est victorieux de son propre Marseille – Cassis, qu’il le termine en 1h30 ou en plus de 3 heures », insiste Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte Marguerite.
Le club est la cheville ouvrière d’une épreuve dont ce sera la 47e édition, le 25 octobre. Au fil des années, elle s’est ancrée dans le paysage régional, puis national et désormais international. Puisque les engagés viennent du monde entier désormais. Cette année, 80 nations seront au départ. Avec des pointures qui pourraient aller chercher le record établi par Edwin Kipyego en 2017 (57’ 18”).
Un autre Kényan, Gilbert Kiprotich, sera à surveiller. Mais aussi le Djiboutien Hani Hersi et le Rwandais Muhitira, vainqueur en 2024.
Pour que la course se déroule dans des conditions optimales, le concours de partenaires est capital. Il y a les institutions, en première ligne les municipalités de Marseille et Cassis, qui bénéficient d’un coup de projecteur original, grâce aux caractères particuliers d’une course qui traverse un parc national, avec les calanques en toile de fond.
Danièle Millon résume le sentiment général des partenaires : « Nous sommes prêts à vivre une nouvelle fois l’effervescence d’une course incroyable. » La maire de Cassis souligne « l’aspect solidaire, avec les 800 bénévoles mobilisés et ces coureurs qui se lancent des défis à eux-mêmes ».
Du côté de Marseille, le conseiller délégué aux équipements sportifs de proximité et aux pratiques sportives libres, Yahya Güngörmez, insiste sur le fait « que ce rendez-vous fait partie de l’identité de notre territoire et voir les gens courir donne des envies à d’autres de les rejoindre ».
La Région et le Conseil départemental sont également des partenaires fidèles. « Nous sommes là pour soutenir une histoire, un art de vivre, des valeurs d’effort et de persévérance. Dans une passion commune dénommée Marseille-Cassis et une période particulière où retrouver du lien humain fait un bien fou », témoigne Ludovic Perney, vice-président (LR) de la Région. Alors que Thierry Santelli, son homologue du Département, salue « l’arrivée de partenaires privés de plus en plus nombreux. Une bonne chose car cela devient de plus en plus compliqué pour nos institutions d’accompagner de telles manifestations ».
Parmi les institutions, la Drajes prolonge. Arrivée au club l’an dernier, lorsqu’a été mise en route l’initiative des courses du Mois de l’inclusion (Marseille en rose, Algernon, Courses de la mémoire et Marseille-Cassis), elle insiste sur les vertus d’une épreuve « qui va au-delà de la seule performance sportive. La course s’ouvre au sport santé, à l’insertion professionnelle, à l’inclusion. Elle permet au plus grand nombre de vivre une belle expérience », détaille Souad Dinar.
Exemple de cette ouverture, les dossards solidaires. Cette année, mille ont été mis en vente. Cela va permettre d’apporter un soutien financier à quatre associations. La Maison des femmes Marseille-Provence, Sport dans la ville, la fondation Ambroise Paré de l’hôpital européen et Sauvage Méditerranée se partageront 200 000 euros.
Dans neuf jours, les 20 000 participants prendront le départ du parvis du stade Vélodrome. Les premiers seront les coureurs en fauteuil, dès 8h45. à partir de 9h, la première des neuf vagues leur emboîtera le pas.
Cette 47e édition sera la première dont le nom du principal partenaire sera mis en avant. AG2R La Mondiale a en effet intégré la grande famille « des Gaulois du sport » chers à Claude Ravel.
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