Les créneaux sont complets jusqu’en mars. Le neuropédiatre Michel Roussel s’est installé au sein de la Maison régionale de santé, place Champollion, où il tient désormais une permanence. Et vu les prises massives de rendez-vous, les besoins étaient bien là. « La démographie médicale sur Istres est très compliquée depuis quelques années, rappelle Aurélie Guindon, présidente de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Ouest étang de Berre. On a des difficultés au niveau des généralistes, mais aussi des spécialistes. De plus en plus partent à la retraite avec très peu d’arrivées. » D’après le maire Robin Prétot (LR), la commune de 45 000 habitants n’accueille que 13 généralistes, « ce qui en fait la 2e ville en termes de manque de médecin dans le département ».
Face à cette problématique, la nouvelle majorité a lancé le plan Caducée, dont le docteur Michel Roussel a bénéficié avec la mise à disposition de locaux. « On va essayer d’élargir cette offre, poursuit l’édile. On a des possibilités dans les étages inférieurs de ce bâtiment. On veut aussi accompagner les professionnels sur la question du logement. On sait qu’on a un problème d’attractivité sur ce territoire, qui est trop enclavé. (…) Les différents responsables politiques et institutionnels n’ont jamais mis les moyens pour développer les mobilités et les infrastructures, on en paye le prix. On est train de regarder les logements qu’on peut réhabiliter dans le parc foncier de la Ville pour les mettre à disposition des professionnels du soin dans un schéma temporaire. L’idée, c’est d’offrir un pack global : si vous venez à Istres vous avez des locaux et même un logement pendant un an. Ou plus, la réflexion est en cours. »

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