« La rentrée se passe de façon tout à fait satisfaisante », commence Xavier Leroux, président de l’Université de Toulon (UTLN). Les effectifs sont en hausse, même si leur évolution définitive reste encore à confirmer aux alentours de la Toussaint, les inscriptions étant aujourd’hui beaucoup plus étalées dans le temps.
Concernant l’offre de formation, aucun bouleversement majeur n’est annoncé cette année. L’établissement poursuit toutefois son travail d’adaptation et d’évolution des cursus, avec des nouveautés attendues à l’horizon 2029 en fonction des besoins du territoire.
La direction confirme son ambition de poursuivre sur la voie de la professionnalisation par l’apprentissage, même si celui-ci est « plus difficile parce que moins accompagné ». Elle souhaite également augmenter la proportion d’étudiants poursuivant leurs études jusqu’au niveau master.
Xavier Leroux assume et revendique par ailleurs la proximité de l’Université avec le monde socio-économique, notamment dans le domaine de la recherche. Un portail permet ainsi aux partenaires de formuler leurs besoins et d’être orientés vers le ou les laboratoires susceptibles d’y répondre.
« Les étudiants et leur réussite sont au cœur de nos préoccupations », insiste Xavier Leroux. Avec un accompagnement qui reste au cœur de l’action de l’établissement, aussi bien au niveau de l’orientation, du parcours, du rythme des études et des conditions de vie. L’objectif affiché étant également de prendre en compte l’équilibre, le bien-être et la santé de ces jeunes.
Les besoins peuvent varier selon les sites universitaires. Les étudiants du campus de La Garde, qui disposent de davantage d’espaces de convivialité pour déjeuner que ceux du centre-ville de Toulon, expriment par exemple des attentes différentes en matière de pause méridienne. Les seconds privilégient un temps de pause plus court et des fins de journée moins tardives, contrairement aux premiers.
Le président de l’Université de Toulon a également mis l’accent sur la dimension stratégique liée à la Défense et aux partenariats institutionnels.
L’université est présentée comme un établissement dual, c’est-à-dire entretenant à la fois un lien étroit et durable avec son territoire, en s’impliquant activement dans le développement économique, social et culturel du Var et de la région Sud, tout en continuant à soutenir la formation généraliste, jugée « aujourd’hui moins attractive », ainsi que la recherche fondamentale. Une ligne de crête difficile sur laquelle Xavier Leroux affirme vouloir continuer à faire progresser l’établissement.
Implantée au cœur du premier département militaire de France et du premier port militaire d’Europe, l’UTLN a en effet fait de la dualité civile-défense un axe structurant de sa stratégie, pleinement intégrée à sa signature : « Sciences de la mer et sociétés méditerranéennes ». Cette stratégie s’appuie sur un écosystème territorial et partenarial associant les acteurs de la Défense, les entreprises de la Base industrielle et technologique de défense (BITD), les établissements académiques et les organismes de recherche.
C’est dans ce cadre que l’UTLN entend être pleinement associée au plan Jubelin, feuille de route destinée à préparer à l’arrivée du futur porte-avions F Libre, à l’horizon 2035. Pour autant, Xavier Leroux insiste : « Il ne faut pas que la dimension défense masque ce qui est notre cœur de métier : la formation, la recherche et les études ». Pas question non plus, du moins faut-il l’espérer, de militariser les étudiants ou les chercheurs de l’université. L’engagement consiste plutôt à penser plus globalement et à agir en faveur de l’intérêt général.

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