Le budget à l’os des Universités

Les universités françaises vont mal ; financièrement s’entend. Le futur budget de la Nation redressera-t-il la barre ? Rien n’est moins sûr. Le plafond prévisionnel 2027 du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche est fixé à 31,8 milliards d’euros, soit une légère hausse à peine au-dessus de l’inflation, donnée fluctuante s’il en est. Il ne sera donc, sans surprise, absolument pas au niveau des défis que doivent relever les universités déjà étranglées comme le révèle le rapport issu des Assises du financement des universités, rendu public le 24 juin.

Ouvrir le débat démocratique

De plus, ce budget, selon le gouvernement, « confortera les moyens des grands opérateurs de recherche, notamment le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), le Cnes (Centre national d’études spatiales), ainsi que ceux dédiés à la vie étudiante ». Des étudiants menacés de voir leur aide au logement réduite.

Cerise sur le maigre gâteau budgétaire, faute de majorité pour la macronie à l’Assemblée nationale, la loi de finances 2027 pourrait ne pas être votée à huit mois de l’élection présidentielle et laisser place à une loi spéciale reconduisant le précédent budget.

Une année « blanche » ? Plutôt « noire » pour le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aussi, la décision des présidents d’universités de se mêler du débat lors de la campagne présidentielle, est une bonne nouvelle : le débat démocratique doit s’ouvrir et, parmi les enjeux du scrutin, la question des moyens publics pour les universités n’est pas la moindre.

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