Les droits des femmes virent à l’extrême droite dans les 11e et 12e arrondissements de Marseille

C’est au dernier moment que le maire (RN) des 11-12 Olivier Rioult a inscrit à l’ordre du jour du conseil d’arrondissements une convention de partenariat avec l’association éclats de femmes, « qui effectue un travail remarquable pour accompagner les femmes victimes de violences et de harcèlement » défend-il, afin d’accueillir à titre gracieux ses permanences et relayer ses actions. Et pour cause : financée par le milliardaire Pierre- Edouard Stérin, l’association proche du groupuscule identitaire Nemesis a été créée par la vice-présidente de l’UDR ciottiste, Claire Geronimi. « Vous faites de la cause des violences sexistes et sexuelles une récupération honteuse à la seule fin de votre discours anti-migrant », dénonçait dans l’opposition l’adjointe (DVG) Rebecca Bernardi, s’alarmant d’un accompagnement « sans expérience et sans expertise professionnelle ». Une association sans antenne reconnue à Marseille, « dont il est très difficile d’avoir des rapports de gestion », pointe Sylvain Souvestre (LR). Qui interroge : « Pourquoi ne pas travailler avec des associations marseillaises ? » Et de s’étonner de ce soutien quand le maire d’arrondissement reste collaborateur parlementaire d’un député UDR.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *