C’est au dernier moment que le maire (RN) des 11-12 Olivier Rioult a inscrit à l’ordre du jour du conseil d’arrondissements une convention de partenariat avec l’association éclats de femmes, « qui effectue un travail remarquable pour accompagner les femmes victimes de violences et de harcèlement » défend-il, afin d’accueillir à titre gracieux ses permanences et relayer ses actions. Et pour cause : financée par le milliardaire Pierre- Edouard Stérin, l’association proche du groupuscule identitaire Nemesis a été créée par la vice-présidente de l’UDR ciottiste, Claire Geronimi. « Vous faites de la cause des violences sexistes et sexuelles une récupération honteuse à la seule fin de votre discours anti-migrant », dénonçait dans l’opposition l’adjointe (DVG) Rebecca Bernardi, s’alarmant d’un accompagnement « sans expérience et sans expertise professionnelle ». Une association sans antenne reconnue à Marseille, « dont il est très difficile d’avoir des rapports de gestion », pointe Sylvain Souvestre (LR). Qui interroge : « Pourquoi ne pas travailler avec des associations marseillaises ? » Et de s’étonner de ce soutien quand le maire d’arrondissement reste collaborateur parlementaire d’un député UDR.
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Les mairies de secteur au cœur du jeu municipal
Une semaine après l’élection officielle du maire (DVG) de Marseille Benoît Payan par son conseil municipal (notre édition du 30/03), c’est au tour des conseils d’arrondissements, pour la première fois élus distinctement, de désigner en ce dimanche de Pâques les huit maires de secteur de la ville. Des secteurs qui ont été bousculés par la vague des municipales : pour la première fois, la droite marseillaise n’en dirigera plus aucun, tandis que, après la gestion calamiteuse du FN dans les 13e-14e entre 2014 et 2020, l’extrême droite en dirigera deux. La conseillère régionale (RN) Eleonore Bez devrait s’installer dans la mairie du 5e secteur, tandis que le délégué du RN pour Marseille Olivier Rioult devrait devenir maire des 11e-12e. « Je l’ai reçu la semaine dernière, pour lui expliquer comment fonctionnait la mairie de secteurs », confirme le maire (LR) sortant Sylvain Souvestre. Mais l’hypothèse d’un switch avec la députée RN du secteur Monique Griseti, à l’occasion des prochaines législatives, reste avancée par certains. Sollicité à ce sujet, Olivier Rioult n’a pas donné suite. « Nous sommes huit élus en mairie mais la résistance va au-delà », promet d’ores et déjà la tête de liste (PS) du Printemps marseillais dans les 11e-12e, Yannick Ohanessian.
Les maires sortants du Printemps marseillais de leur côté devraient être reconduits : Sophie Camard (GRS) dans les 1er-7e, Anthony Krehmeier (PS) dans les 2e-3e, Didier Jau (EELV) dans les 4e-5e, Olivia Fortin (MadMars) dans les 6e-8e. S’y ajoute l’arrivée de Tina Biard-Sansonetti (DVG) dans les 13e-14e, remportés sur la droite. Si elle est allée à la rencontre des agents, elle n’a pas été reçue par la maire (DVD) sortante Marion Bareille. « Elle m’a de manière très courtoise orientée vers la directrice générale des services », explique la tête de liste du Printemps marseillais, qui a commencé à se pencher sur le fonctionnement de la mairie de secteur. « Pour être en mesure de respecter la parole donnée pendant la campagne, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement actuel », explique-t-elle. Avant de fouiller dans les détails des comptes, elle compte bien y installer un défenseur des droits des locataires. Dans les 15e-16e, après l’annonce de son retrait par la maire de secteur (DVG) sortante Nadia Boulainseur, c’est Jean-Marc Coppola (PCF) qui devrait prendre la tête d’un secteur qui a été dirigé jusqu’en 2008 par les communistes.
Quelles compétences ?Les insoumis, pour la première fois, pourront bénéficier d’une tribune dans quatre des huit secteurs, avec au total douze élus. « La reconstruction va passer par là, croit aussi le maire sortant des 11e-12e, Sylvain Souvestre. Il est hors de question que je lâche le terrain, je serai vigilant à ce que tout ce que j’ai mis en place ne soit pas supprimé. » Son ancrage lui a permis de réaliser le double du score de Martine Vassal, et dans un courrier aux présidents d’associations et de CIQ, il promet de rester « disponible et engagé ».
Reste l’épineuse question des compétences, absente du programme du Printemps marseillais. Le rapport gouvernemental qui devait être rendu en février ne le sera qu’en juin, et l’arrivée au pouvoir du RN dans deux secteurs change quelque peu la donne. « La réforme du scrutin n’est pas allée au bout », regrette encore Sophie Camard, qui reconnaît : « Nous avons les mairies de secteur les moins déconcentrées. » La nécessaire remise sur pied de la caisse des écoles et du centre communal d’action sociale lors du premier mandat n’a pas permis de les décentraliser. Au-delà des équipements de proximité, de l’état civil et politiques d’animations, des vœux et avis votés en conseil d’arrondissement, « la grande compétence qu’il faut y rajouter, c’est la démocratie locale », pointe-t-elle. Malgré tout, les mairies de secteur restent « un point de repère institutionnel et citoyen », qui permet d’être au contact des habitants et de mener une politique de médiation volontariste, notamment avec la préfecture de police. « Avec une loi vieille de 1982, je les trouve très modernes dans le monde d’aujourd’hui », sourit Sophie Camard.
Les horaires des conseils d’installation de dimanche
1er-7e arrondissements : à 14h30, au 61, la Canebière.
2e – 3e arr. : à 14h30, au 2, place de la Major.
4e – 5e arr. : à 16h30, au 13, square Sidi-Brahim.
6e-8e arr. : à 16h30, au 125, rue du commandant Rolland.
9e-10e arr. : à 14h30, au 150, boulevard Paul-Claudel.
11e-12e arr. : à 16h30, boulevard Bouyala-d’Arnaud.
13e-14e arr. : à 18h30, 72 rue Paul-Coxe.
15e-16e arr. : à 18h30, au 246, rue de Lyon.
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Sylvain Souvestre fait de la surenchère sécuritaire à Marseille
L’élu a d’entrée de jeu blâmé « l’abandon du secteur par Benoît Payan pendant six ans », le mettant dos à dos avec le RN, qu’il accuse d’« incompétence ». Sylvain Souvestre s’est félicité des actions menées par ses équipes dans son secteur, observant la « réalisation d’un grand nombre de travaux avec un grand nombre de satisfactions ».
Sécurité et proximitéSi peu de nouveaux projets ont été présentés, le maire sortant a réaffirmé ses lignes de conduite, faisant de la sécurité une « priorité ». Il a annoncé sa volonté de poursuivre des mesures engagées durant le dernier mandat, avec l’installation de « 185 caméras » dans les rues, « l’éviction du squat de la Valentine » et la création de « stationnements intelligents ».
Valérie Boyer, arrivée à la fin de la conférence, a souligné l’importance de « la sécurité, qui est la première pierre que l’on doit mettre dans cet édifice de reconstruction de Marseille ».
Le maire des 11-12 a insisté être candidat à « une élection locale, pas nationale », ayant pour préoccupation « le quotidien des habitants ». Il a déclaré avoir « déjà obtenu la prolongation du tramway des Caillols jusqu’à la Valentine et à la Barasse », et a promis « la rénovation immédiate de la piscine de la Bombardière », sa priorité dans la rénovation des équipements publics. La sécurité se jouera aussi aux abords des écoles, qu’il a déclaré vouloir « sécuriser » par « l’installation de barrières ».
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![[Entretien] Sylvain Souvestre : « Si Allisio ne vient pas ici, ce serait un manque de courage politique »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/7ab9d4ba78a8057e7e0806c9294d349a.jpg)
[Entretien] Sylvain Souvestre : « Si Allisio ne vient pas ici, ce serait un manque de courage politique »
La Marseillaise : Vous présentez vos vœux de fin de mandat, de quoi êtes-vous particulièrement fier ?
Sylvain Souvestre : En partant d’une feuille blanche sur des domaines qui m’intéressent comme le sport, il y la création des premiers paddles municipaux de France, gérés à 100% mairie de secteur, et qui ont un succès monstre. Je suis très fier aussi de l’Académie des sports qui réunit les clubs du secteur sur des tournois, des stages. À côté de la rénovation des équipements, il y a la création de la Maison des abeilles et de la biodiversité, aussi. Je suis fier aussi d’avoir mis fin aux squats de Saint-Marcel, de la Barasse et de St-Jean-du-Désert, et d’avoir pu rénover aussi avec la Métropole et sa présidente, les noyaux villageois de Saint-Barnabé et Saint-Marcel, ou la place de l’église de la Valentine. Quand il y a de la volonté, on réussit de belles choses.
Il y a des regrets, des choses que vous n’avez pas pu faire ?
S.So. : Il y a déjà la frustration de ne pas avoir eu, pas un accord, mais rien qu’une réponse du maire de Marseille aux demandes qui le concernaient. J’ai écrit plus de 1 500 courriers sur cinq ans sur des problématiques d’école, j’ai proposé l’installation de 185 caméras de vidéosurveillance… pas une réponse. Je regrette d’avoir vu ce secteur laissé en dehors du plan école. Aucune n’a été entamée sur ce mandat. La première est inscrite dans la prochaine vague et débutera en 2027. C’est La Figonne à Beaumont, une des quatre écoles « Geep » qui auraient dû être terminées depuis trois ans si le partenariat public-privé (PPP) n’avait pas été dénoncé par cette majorité. Pour la première fois de l’histoire, Marseille a de l’argent, c’est inadmissible d’avoir laissé 124 000 habitants au pain sec et à l’eau. J’ai même proposé à l’adjoint à la sécurité d’installer un poste de police municipale dans des bâtiments vides à Saint-Marcel… C’est du mépris.
Qu’est-ce qui fait la force d’un maire de secteur ?
S.So. : Ma force en tout cas, c’est mon engagement dans la proximité. Je me lève tous les jours à 4h30, je travaille toute la journée, je vais chaque jeudi matin aux opérations de propreté coups de poing de la Métropole. Cette proximité fait la force des maires de secteur, quel que soit leur bord. Il est dommage que la modification de la loi PLM n’ait pas renforcé ces pouvoirs.
Votre discours très sécuritaire sur un secteur où le RN est très fort, est-ce nécessaire ?
S.So. : Notre secteur historiquement à droite, a une identité, des traditions et des marqueurs forts. Je me suis battu contre la sortie de Pagnol de la Buzine, j’ai dénoncé la censure du film Sacré-Cœur. Après, les gens disent qu’ils veulent de la sécurité, même si on est assez protégé ici par rapport d’autres. Nos principaux problèmes, c’est l’incivisme, le jet clandestin, le stationnement illégal, ce qu’on peut résoudre grâce à de la vidéosurveillance et de la police de proximité. Si certains, comme le RN ou LFI, cherchent à nationaliser l’élection, c’est pour compenser leur absence du terrain. Moi, je suis dans l’action de proximité et les résultats. Franck Allisio, candidat du RN sur la ville, était élu du secteur en 2020 avant de démissionner pour aller se faire élire député à Marignane. Aura-t-il le courage d’être à nouveau candidat ici ? Où va-t-il se protéger en l’étant juste sur la ville ?
Si jamais Franck Allisio venait sur ce secteur, vous seriez prêt ?
S.So. : Je l’attends, j’espère qu’il viendra. Même si je crois qu’il n’y habite pas, il a été plusieurs fois candidat et a toujours voulu être ici. Si Franck Allisio ne vient pas dans les 11-12, ce serait un manque de courage politique. Le RN cherche à incarner la sécurité, mais c’est un vernis auquel beaucoup de gens ne croient pas. Je peux comprendre leur ras-le-bol, mais je peux vous dire qu’ils font la différence entre le local et le national. Ils parlent d’insécurité, d’immigration, mais savent que ça ne se règle pas à ce niveau. Puis on est identifié, avec mon équipe, avec Valérie Boyer, on a des résultats. Le marqueur de la proximité peut faire la différence. Et la crédibilité aussi. Les gens qui viennent à deux mois du scrutin et n’ont pas été là pendant six ans… Personne n’est naïf.
Vous êtes référent sur les 11-12. Vous y serez candidat ?
S.So. : Je suis quelqu’un de très légitimiste, je m’inscris dans un collectif. Tant que notre candidate n’a pas arbitré, je ne vais pas me positionner. Mais j’ai bien entendu la volonté de défendre ce secteur. Je serai là où je suis le plus utile pour les habitants des 11-12.
En mairie centrale aussi donc ?
S.So. : Ça peut. Mon souhait parce que je maîtrise moins bien les autres secteurs est de m’engager pour les 11-12.
Qu’est-ce que vous souhaitez aux habitants pour cette année ?
S.So. : Je leur souhaite des débats sains et sereins, sur du fond, avec de vraies propositions, pour qu’ils puissent choisir en toute connaissance. Je leur souhaite aussi de continuer à être fier de ce secteur, de cette qualité de vie et de conserver ce dynamisme, cet état d’esprit et cette bienveillance entre nous.
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Nicolas Sarkozy prêt à enterrer le front républicain à Marseille ?
Tout juste libéré, toujours sous contrôle judiciaire, Nicolas Sarkozy dédicace, ce jeudi à Marseille, son Journal d’un prisonnier, sorti la veille. Dans cet ouvrage publié aux éditions Fayard, propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, le seul président de notre histoire récente à être passé par la case prison raconte ses vingt jours de détention. Plus de 200 pages, où il se dépeint comme un martyr à la découverte de « l’enfer » carcéral – bien qu’ayant bénéficié d’un régime d’exception – et assure être « innocent ».
L’ancien chef de l’État a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour associations de malfaiteurs dans l’affaire du financement illégal de sa campagne électorale de 2007 par des fonds du régime libyen.
Pour ce déplacement marseillais, le multicondamné est attendu dans la Librairie Arcadia, dans les 11-12, un secteur municipal géré par la droite mais où le RN est particulièrement influent. Une « reconnaissance » pour les « très nombreux courriers qu’il a reçus quand il était incarcéré et notamment de la part des Marseillais », veut croire le maire de secteur Sylvain Souvestre (LR).
« Parler à tous les électeurs »L’annonce de la visite de l’ancien champion de la droite a provoqué l’ire de la majorité municipale. « Soutenir et avoir de l’amitié pour quelqu’un, ce n’est pas nier une décision de justice. Aujourd’hui, jusqu’à preuve du contraire, M. Sarkozy est libre », justifie Sylvain Souvestre, renvoyant le Printemps marseillais à une prétendue alliance avec l’insoumis Sébastien Delogu aux municipales, « qui, lui, a été condamné pour avoir frappé un proviseur », se défend le maire des 11-12. Pour rappel, Nicolas Sarkozy est définitivement condamné dans deux autres affaires, celle dite des écoutes de l’Élysée et Bygmalion.
Le gris de la cellule du prisonnier vire au brun lorsqu’il y enterre le front républicain. Au téléphone avec Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy lui assure qu’il ne s’associera pas à un barrage à l’extrême droite. « Je l’assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet », promet-il à la fille de Jean-Marie Le Pen, évoquant au passage un « rassemblement le plus large possible » à droite, « sans exclusive et sans anathème ». De quoi pousser son camp dans les poubelles de l’Histoire auxquelles appartiennent le Rassemblement national ? « Il n’a jamais écrit ou jamais appelé à l’union des droites. Il dit simplement qu’il faut parler à tous les électeurs », rattrape Sylvain Souvestre, rappelant qu’il a lui même fait le ménage dans ses rangs.
À la Région, Renaud Muselier est sur la même ligne : « Dans son livre, il dit du bien de moi et des bébés Chirac de l’époque, je le verrai ce jeudi. Nicolas fait du Sarko, j’ai lu dans son livre qu’il disait “une alternative ne réside pas dans un accord ou non avec le RN mais dans une volonté de parler sincèrement, vraiment, profondément, à ses électeurs qui ne sont plus les nôtres après l’avoir été”. Je note qu’il avait asséché le RN par son discours républicain lorsqu’il a mené ses campagnes présidentielles. Je vais garder cette thèse là », assure-t-il.
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Vassal rend hommage aux victimes du 7 octobre
Devant un olivier fraîchement planté, Sylvain Souvestre (LR), maire des 11e et 12e arrondissements, Romain Simmarano, président du collectif de droite « Une génération pour Marseille », Martine Vassal, présidente de la Métropole et candidate DVD à la mairie de Marseille ou encore Valérie Boyer, sénatrice LR, ont rendu hommage aux victimes du 7 octobre, deux ans après l’attaque terroriste.
« On a inauguré le 4 avril ce parc Sarah-Halimi, le jour même de la date anniversaire de son assassinat », rappelle Sylvain Souvestre, ayant « à cœur d’être aux côtés de la population juive », car « nous sommes de racine judéo-chrétienne ». Pour Romain Simmarano, à l’heure des « pourparlers de paix en Égypte » qu’il voit comme « une petite lumière au bout du tunnel », il s’agit aussi de penser aux otages « qui doivent être libérés », avec une minute de silence.
Évidemment, Martine Vassal ne dit pas autre chose. « Hier, lors de la séance du conseil métropolitain, nous avons rendu hommage à toutes les victimes », indique-t-elle, à la fois celles « du plus gros massacre depuis la Shoah », mais aussi « des victimes palestiniennes qui en ont découlé », les « terroristes » s’en servant « comme des boucliers humains ». Et de soutenir, même si elle n’en partage pas toutes les idées, le plan de Trump, se félicitant d’une « décision courageuse, qui va dans le bon sens ». Le « premier élément de paix », restant la « libération inconditionnelle des otages qui restent ». Et d’avertir : « Il ne faut surtout pas confondre la position des juifs de France avec le gouvernement israélien. » Des « juifs de France stigmatisés et pointés du doigt, attaqués pour ce qu’ils sont. Ce n’est pas acceptable » sur « un territoire du bien vivre ensemble ».
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La droite veut (encore) rendre le château de la Buzine à Nicolas Pagnol
Pour une énième fois ce vendredi, la droite marseillaise avait donné rendez-vous à la presse devant les grilles du château de la Buzine (11e arr.) pour tirer le bilan du Printemps en matière de protection du patrimoine. Face au 1/9e de page consacré au sujet dans le bilan municipal qui en comptait 144, Romain Simmarano, président du collectif Une Génération pour Marseille, attaque : « Ce n’est pas à la hauteur de la 2e ville de France ! » Pour le maire (LR) des 11-12 Sylvain Souvestre, la Buzine, où la droite avait ses entrées et qui est désormais reprise en régie, est « le symbole de l’échec en termes de culture ». Il évoque une baisse de la fréquentation de 40% depuis la reprise, quitte à comparer les goûters payants alors proposés aux enfants avec l’usine à films qui depuis a accueilli près de 16 500 personnes, rit-on à la municipalité. Mais le maire de secteur insiste : « Ce que nous voulons, c’est redonner la Buzine à Nicolas Pagnol [le petit-fils de Marcel Pagnol, Ndlr]. »
La droite a cependant d’autres propositions. « Des villes comme Nice ont des brigades anti-tag qui interviennent dans les 24 heures », avance Sandra Blanchard, la secrétaire générale du collectif. Lequel propose aussi un guichet unique du patrimoine, la création d’un musée de la marine avec les collections de la CCI, une nouvelle exposition pour le musée d’histoire consacrée aux communautés qui ont fait Marseille, la demande d’une protection patrimoniale de la digue du large. Maltraité par la droite lorsqu’elle était à la mairie, le patrimoine marseillais bénéficierait-il alors de moyens renforcés ? « L’idée, ce n’est pas de mettre plus de moyens, c’est un meilleur pilotage des équipes », répond Sandra Blanchard.



