Tag: Association

  • À Digne-les-Bains, FO alerte sur les réductions d’effectifs à Sanofi et à l’hôpital

    À Digne-les-Bains, FO alerte sur les réductions d’effectifs à Sanofi et à l’hôpital

    Réductions d’effectifs » à Sanofi Sisteron, « maltraitances » à Coallia, suppressions de lits à l’hôpital… Le syndicat FO a tiré la sonnette d’alarme lundi, lors d’une conférence de presse balayant de nombreux sujets. « On ne renouvelle pas les départs à la retraite, on prend des CDD à la place », a déploré Patrice Richaud, secrétaire de FO au centre hospitalier de Manosque. Selon lui, certains salariés sont en CDD depuis trois ou quatre ans. « Depuis le 1er septembre, il y a eu une forte augmentation d’activité au bloc, et dans le même temps ils veulent passer de 30 à 24 lits en chirurgie », a-t-il par ailleurs regretté, alors que la direction de l’hôpital est en train de préparer un plan d’efficience prévoyant des réductions d’effectifs. « Pourquoi supprimer que des soignants et pas des directeurs, alors qu’on en a 17 ou 18 ? », a questionné Patrice Richaud. « On ne peut pas diriger l’hôpital public comme une entreprise », a ajouté Kevin Martin, secrétaire de FO santé 04 à l’hôpital de Digne.

    Contactée, la direction du centre hospitalier reconnaît des réductions d’effectifs, mais refuse toujours de parler de suppressions de postes. Elle renvoie à son dernier communiqué de septembre, depuis lequel « rien n’a changé ». « Les mesures peuvent évoluer en fonction des retours des médecins », précise-t-elle.

    Suppressions de postes

    Du côté de Sanofi, Samuel Bertorello et Philippe Ghizzardi, délégué syndical central d’activité chimie, ont déploré un « désengagement industriel » et une « baisse d’activité de 30% de la production annoncée ». Selon FO, 30 postes de techniciens auraient été supprimés sur une période d’un an à Sisteron. « Les 30 collaborateurs ont déjà été repositionnés entre 2024 et 2026, dont certains en interne », affirme de son côté la direction.

    « Les baisses d’effectifs concernent exclusivement des suppressions de postes sans licenciement direct », précise Philippe Ghizzardi. Selon lui, « plus d’une quarantaine de postes ont été classés sensibles pour permettre au site de se séparer de ces fonctions », ce que conteste Sanofi. « Nous n’avons pas de projet en cours sur le site de Sisteron. Concernant les équipes de production, ces évolutions relèvent d’un projet déjà annoncé en 2023, lors de la fermeture d’un bâtiment du site dédié au développement de médicaments matures, qui n’était plus adapté à la stratégie d’innovation. »

    FO est le troisième syndicat de Sanofi Sisteron, derrière la CFE-CGC et la CGT qui a la majorité absolue.

    Jessica Pichotin, secrétaire du syndicat départemental de l’action sociale, a ensuite évoqué la situation de Coallia, association qui accueille notamment des enfants placés, et dont elle est la déléguée syndicale FO. « Nous faisons face à des fermetures de services dans le domaine de la protection de l’enfance sur toute la région », a-t-elle regretté. Selon elle, « une vingtaine de postes ont déjà fermé depuis le début de l’année sur Digne suite à des pertes d’agréments ». Contacté, Coallia n’a pas pu être joint dans l’immédiat. « Les collègues qui ont perdu leur poste, ça fait plus de huit mois qu’ils sont chez eux, on attend soit qu’ils démissionnent tout seuls, soit qu’ils demandent une rupture conventionnelle, alors que nous réclamons un PSE », a avancé la déléguée syndicale.

  • Un ciné-débat à Manosque établit le lien entre 1936 et 2026

    Un ciné-débat à Manosque établit le lien entre 1936 et 2026

    Les mêmes affrontements, les mêmes combats, les mêmes interrogations » : avec son ciné-débat sur le Front populaire organisé vendredi, l’assemblée citoyenne du bassin manosquin a voulu mettre cette période charnière de l’histoire politique et sociale du XXe siècle en résonance avec l’actualité, entre difficultés sociales et économiques grandissantes, montée de l’extrême droite et instabilité politique. « 1936 renvoyait à 2026 », soulève Jean-Claude Cauvin, l’organisateur de cette soirée, également membre de la section de Manosque du PCF.

    Des enseignements à tirer pour les luttes actuelles

    Le documentaire de France 3 1936, le Front populaire entre joie et colères a été projeté en début de soirée. Ce dernier rassemble des témoignages d’ouvriers et d’acteurs politiques de l’époque, à gauche comme à droite, ayant vécu cette période. Le film raconte la société de l’époque, ses réalités, ses fractures politiques et ses transformations culturelles et sociales qui ont façonné la France.

    La projection a été suivie d’un échange un échange avec Gérard Leidet, président de Promémo et historien spécialiste du mouvement ouvrier, qui a contribué à la réalisation du documentaire en tant qu’expert. Les échanges ont porté sur les enseignements à tirer pour les luttes actuelles comme pour la perspective politique. « L’incontournable rassemblement des forces de gauche » a notamment été évoqué, raconte Jean-Claude Cauvin. « Une voie nouvelle ne saurait déboucher sans rassemblement de toutes les forces de gauche, sans la reconnaissance de leur diversité et surtout sans un puissant mouvement populaire avec au cœur le monde du travail », avance-t-il, qualifiant l’union de la gauche d’« indispensable, mais très compliquée ».

    Dans les prochains jours, avec la suite de la mobilisation, « ce qui va être fondamental, c’est l’irruption du monde du travail dans le mouvement, et la journée du 5 novembre va être déterminante », espère le communiste, fondateur de l’assemblée citoyenne du bassin manosquin. Cette association a pour objectif de promouvoir l’éducation populaire, la défense des droits humains et combattre les logiques financières.

  • L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    Fêter un centenaire, rare pour un être humain, pas si fréquent pour une structure associative. C’est le bel accomplissement que va célébrer, en 2027, l’Union sportive mourillonnaise, fondée en 1927 dans « un quartier populaire, profondément marqué par la mer, les marins, les ouvriers », retrace Michel Grillot. « Le rugby y trouve naturellement sa place. L’USM devient un club de quartier, de copains qui se retrouvent autour d’un ballon et de valeurs simples : l’amitié, le courage, la solidarité, le respect. » Mais cette histoire est troublée par la Seconde Guerre mondiale, d’abord, qui met le club en sommeil de 1939 à 1946. Puis, à partir des années 1960, par les difficultés à assurer la pérennité du club. Une nouvelle dynamique émerge en 1991, avec « une bande de copains avec l’envie de refaire vivre le club. Personne ne pensait que nous serions là 35 ans plus tard ».

    Des festivités « ouvertes sur la ville »

    Aujourd’hui, l’USM compte 332 licenciés, de l’école de rugby au sport adapté jusqu’à l’équipe séniors. Il a formé plusieurs joueurs professionnels passés ensuite dans les rangs du grand frère du RC Toulon. Mais au-delà de ces réussites sportives, « nous sommes fiers de tous ceux qui ne sont pas passés pros, et disent avec le sourire qu’ils ont porté ce maillot », tient à souligner Michel Grillo. Car avant tout, « les clubs amateurs sont des acteurs essentiels de la cohésion sociale et de la vie du territoire. Leur rôle dépasse largement les limites du terrain. Ils créent des liens, là où notre société a tendance à en perdre ». Cela, grâce à une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, sans qui « le club ne tiendrait pas ». Pour les accompagner, l’embauche d’un salarié à temps plein est souhaitée, « car la pérennité d’une association ne peut reposer que sur la bonne volonté », clame le président de l’USM.

    Pour fêter ces 100 ans d’histoire, le club a prévu de nombreuses festivités pour 2027. Sur les terrains, forcément, avec un tournoi international jeunes en mars et un tournoi de rugby adapté en avril. Mais aussi avec des événements « ouverts sur la ville, pas uniquement célébrés entre ses joueurs », appuie Jean-Luc Barthélémy, responsable des projets du club. « Nous voulons que les enfants, les habitants du quartier et les partenaires puissent s’approprier cette année. » À ce titre, chacun est invité à se rapprocher du club pour partager ses souvenirs. Y figureront, d’ailleurs, en bonne place, ceux qui ont fait l’US Mourillon et qui nous ont quittés trop tôt, comme Raoul Celioli, président du club à sa refonte en 1991, Jean-Alex Fernandez, créateur de l’école de rugby, ou encore Ludovic Astier, jeune éducateur du club disparu en 1998.

  • Des pitchouns journalistes au siège de « La Marseillaise »

    Des pitchouns journalistes au siège de « La Marseillaise »

    Il y avait des pitchouns journalistes à la conférence de rédaction de La Marseillaise ce jeudi. Des écoliers encadrés par des mamans et Francesca de l’association Cultures du Cœur 13 ont assisté aux échanges avant de prendre la place des journalistes autour de la grande table de réunion. Studieux, ils avaient noté les mots qui ont retenu leur attention pour en savoir plus et préparé des questions pour Léo Purguette, le président et directeur éditorial de La Marseillaise.

    Une initiation au journalisme qui a aussi été l’occasion de revenir sur l’histoire de notre journal, pour le plus grand bonheur d’un élève de CM2 qui savait déjà tout de l’Occupation et de la Résistance.

  • Marseille : la Marche pour le logement digne interdite ?

    Marseille : la Marche pour le logement digne interdite ?

    Alors que le procès en appel des effondrements de la rue d’Aubagne, survenus le 5 novembre 2018, s’ouvre lundi 2 novembre, la préfecture n’aurait pas donné son aval aux signataires de l’appel à la Marche pour la justice et le logement digne, prévue la veille. Celle-ci était annoncée de longue date par une quarantaine d’associations.

    « La préfecture des Bouches-du-Rhône nous a informés hier par voie téléphonique de son intention d’interdire la Marche pour la justice et le logement digne, prévue ce dimanche 1er novembre à 14h », annoncent le Collectif du 5 novembre – Noailles en colère, Assemblée des personnes délogées, Ligue des Droits de l’Homme – Marseille, Syndicat du logement à Marseille. Les signataires de l’appel à la Marche ont envoyé un parcours qui a été refusé par la préfecture, selon Kévin Vacher, « et n’a répondu à aucune de nos propositions ».

    « Cette décision arbitraire intervient après l’interdiction des manifestations, notamment contre la vie chère, à Marseille et ailleurs en France, et vient remettre en question la liberté fondamentale de manifester, considère le collectif organisateur. Nous la comprenons comme une insulte faite à la mémoire des victimes des effondrements et de l’habitat indigne, auxquelles cette Marche est dédiée. » Il fait appel au maire de Marseille pour qu’il intercède auprès de la préfecture.

    Contactée par nos soins, la préfecture n’a pas donné suite à notre demande de confirmation par un arrêté, à l’heure où nous écrivons ces lignes. Si cette interdiction « venait à être confirmée, nous la contesterions devant le tribunal administratif », ne plie pas le collectif. Il maintient son appel « à être nombreux et nombreuses au point de rendez-vous ce dimanche 1er novembre à 14h, métro Notre-Dame-du-Mont, pour ensuite nous rassembler sur la place du 5 novembre et réaffirmer notre soutien aux victimes et notre engagement dans la lutte contre le mal logement  ».

  • Pannes d’ascenseurs à Marseille : le bailleur PML s’engage sur l’urgence et le fond

    Pannes d’ascenseurs à Marseille : le bailleur PML s’engage sur l’urgence et le fond

    Dans le secteur de Malpassé, dans le 13e arrondissement, une délégation de locataires de Villecroze, des Oliviers, des Lauriers, des Cèdres et des Bleuets se sont mobilisés, à l’initiative de l’association Aclo-CGL pour dénoncer « des pannes récurrentes, des réparations qui tiennent trois heures ou trois jours », résume Nadia Zaimeddine. Une problématique qui concerne « l’ensemble de nos immeubles », précise l’associative.

    Sur le parvis de Frais-Vallon, trois voisines du bâtiment E6 de Villecroze sont assises sur des tabourets. « J’ai une prothèse au genou droit, à force de monter les huit étages, c’est le gauche qui flanche, déplore Rhamouna. On ne sort plus faire les courses si personne n’est là pour les remonter, sinon on reste toute la journée dehors. » à ses côtés, Halassi, 80 ans, un pied cassé, a « renoncé à aller chez le docteur ». Mirajé, 76 ans, déplore : « Mon mari est en insuffisance respiratoire. Il dort dans la voiture quand c’est en panne. » Pas mieux lotie aux Bleuets, une locataire appuyée sur sa canne déplore également devoir gravir « onze étages, ponctuellement ». Valide, Christophe n’en peut plus non plus de grimper, « après une journée de chantier, presque quotidiennement, les marches des Oliviers A ».

    Le vote au Sénat de la proposition de loi visant à réduire les délais d’intervention tarde. « Le sénateur communiste Jérémy Bacchi a promis de la pousser », rappelle Claude Dutto, militant de la section du 13e. Imrane Trocmé et Salim Alladine Abdallah, respectivement conseillers municipaux LFI sur les 4-5 et les 2-3, sont aussi à l’écoute des doléances. « Les prestataires n’ont pas de stock de pièces, c’est pourquoi nous demandons la mise en place d’une régie, qui pourrait constituer les siens », estiment les élus. Mais le circuit court reste tributaire d’une production des matériaux qui vient au mieux d’Allemagne, au pire de Chine.

    Un plan sur 10 ans

    « On entend qu’il y a une part de vandalisme dans les causes, mais c’est en troisième position, derrière le problème technique, puis le mauvais usage. Ce sont des réponses à l’urgence et sur le fond que nous venons chercher », explique Nadia Zaimeddine avant d’être reçue avec une délégation de locataires de chaque cité. Contactée, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire et fraîchement élue à la présidence de Provence Métropole Logement (PML), reconnaît : « C’est un travail au long cours. Nous avons un parc assez défectueux. Il faut parfois changer le palier, parfois l’ascenseur entièrement. » L’été caniculaire et les micro-coupures de courant n’ont pas favorisé le fonctionnement des appareils. Des rénovations, dans les années 2000, n’ont pas permis de régler l’ensemble des problèmes. « Et nos prestataires ont un souci d’approvisionnement de pièces de rechange », confirme la présidente de l’office.

    Conscient de l’envergure de la situation, le bailleur « agit sur deux niveaux : l’instant T et la rénovation ». Un plan sur dix ans prévoit « la transformation intégrale d’une quinzaine d’ascenseurs par an, de manière à avoir accès plus rapidement aux pièces sur le territoire ». Il a par ailleurs mis en place « des réunions hebdomadaires avec l’ascensoriste Paca services pour identifier les pannes, leur durée et le suivi », indique encore Audrey Garino, qui s’est engagée « à transmettre tous les documents concernant ces problématiques à l’association de locataires ».

    Poussant la porte de sortie de l’immeuble, la représentante de la CGL s’est dite « rassurée sur nos exigences de transparence » et attend la table ronde « promise rapidement, avec une date qui reste à fixer ».

  • Les bénévoles d’Embrun ramassent des fruits et en font don à l’aide alimentaire

    Les bénévoles d’Embrun ramassent des fruits et en font don à l’aide alimentaire

    Dans les jardins haut-alpins, pommes et poires sont au rendez-vous en cette fin du mois d’octobre. « J’en ai énormément, surtout cette année, lance Nicolas, le regard tourné vers ses trois grands poiriers, dont beaucoup de fruits sont déjà tombés au sol. Même si j’en transforme une grande partie en jus, il y en a toujours trop ! Alors autant que ça aide ! » Ce mardi, il a ouvert son jardin à trois bénévoles de l’association Aux arbres citoyens, dont l’antenne locale dans l’Embrunais a été créée cette année par Aurélie et deux de ses amies.

    L’objectif : se rendre dans les jardins de particuliers qui n’utilisent pas leurs fruits et les ramasser tout en passant « un bon moment ». En moins d’une heure, les bénévoles ont déjà rempli plusieurs cageots de poire. « On garde environ 10%, on donne 10% au propriétaire s’il le souhaite, puis on reverse les 80% restant à l’aide alimentaire », précise Aurélie. L’association en fait don par exemple à la Croix rouge, au Secours populaire, à des structures accueillant des demandeurs d’asile, ou encore à une maison de retraite qui organise des ateliers de cuisine.

    « J’étais effarée de voir tous ces fruits par terre, explique Aurélie, c’est pour cela que j’ai participé à lancer l’asso. » Max, son mari, participe aussi aux cueillettes : « C’est ridicule de perdre tout ça, tout en sachant que plein de personnes n’ont pas accès aux fruits car ils sont trop chers », dit-il. Pour Lauranne, c’est aussi un bon moyen de rencontrer des personnes qui partagent ses valeurs. Pour le moment, l’association compte une vingtaine de bénévoles : « C’est intergénérationnel : il y a des enfants, et notre doyenne a 83 ans ! ».

  • La Marseillaise et Divergence, un bouquet de bonnes ondes

    La Marseillaise et Divergence, un bouquet de bonnes ondes

    Quatre ans d’un partenariat riche en émissions « Quoi de neuf », commencé en septembre 2022 et devenu depuis une aventure collective, dans un nouveau lieu pour un nouveau projet. Nous pouvons résumer en ces termes le compagnonnage de La Marseillaise avec radio Divergence, une des plus anciennes radios associatives de Montpellier et de sa région.

    Avec sa signature sonore inimitable (à la pointe des musiques actuelles) et une grille d’émissions aussi variée qu’instructives et ludiques, Divergence s’est développée sans renier ses origines historiques, celles des radios libres, citoyennes et impertinentes. Une « ligne éditoriale » en phase avec les valeurs de La Marseillaise, née dans la Résistance en décembre 1943 et toujours animée, en 2026, par l’exigence de l’information juste et des combats progressistes du mouvement social et politique. Pour Divergence, la question sociale est aussi au cœur de la plupart de ses émissions. « Nous sommes en train de travailler à un partenariat avec la CGT de l’Hérault », précise Bruno Bertrand, le directeur des programmes.

    Football féminin et LineUp

    Cette dimension sociale se traduit également par le choix de confier des émissions à des associations telles que la Fédération des aveugles de France. Autre projet en cours de construction « un partenariat avec le Montpellier Football Club, 100% féminin, auquel La Marseillaise sera partie prenante », ajoute Bruno Bertrand. Ce sera une façon différente de raconter le sport et d’accompagner la croissance à échelle humaine de ce club qui évolue dans l’élite. La dimension culturelle, dans l’ADN de Divergence, prend également un nouvel élan puisque la radio travaille avec le tiers lieu « Restanque » géré par LineUP, fabrique culturelle et artistique. Le site est à proximité du pôle médias composé de radio Divergence, radio Clapas, autre grand média associatif de Montpellier, et de La Marseillaise. Un quartier en pleine transformation, baptisé Montpellier Sud où le pôle médias entend jouer un rôle citoyen. Aux côtés de Bruno Bertrand, pour mettre en ondes la grille des programmes de Divergence, diffusés sept jours sur sept, la réalisatrice Alice Rollet est aux manettes de la console à raison de « cinq à six enregistrements par jour » et d’« une dizaine de diffusions quotidiennes », explique la jeune femme. « La diversité des animateurs fait que chaque émission ne se ressemble pas. » Un métier où il faut conjuguer savoirs techniques et sens de l’humain puisqu’une trentaine de bénévoles assurent les émissions. Alice Rollet insiste aussi sur l’importance de la médiation, sa formation d’origine, avant de devenir une professionnelle de la radio. « Nous devons créer du lien avec le public », conclut Alice Rollet. Une ambition reçue cinq sur cinq.

  • Au Jas-de-Bouffan, des jeunes redonnent vie aux espaces verts

    Au Jas-de-Bouffan, des jeunes redonnent vie aux espaces verts

    Réunis vendredi après-midi pour présenter le résultat à leurs encadrants et à plusieurs représentants de la Ville, les participants ont conclu un projet mené dans le cadre de la Stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance (STSPD). À travers ce dispositif, la Ville d’Aix-en-Provence entend favoriser l’insertion, la citoyenneté et la responsabilisation des jeunes des quartiers prioritaires.

    Malgré une météo défavorable en début de semaine, le projet est allé à son terme. Les intempéries ont certes retardé le lancement du chantier, mais elles n’ont en rien entamé la motivation des jeunes mobilisés. Initialement prévu mardi, le rafraîchissement des espaces verts de la bibliothèque des Deux-Ormes a finalement débuté le lendemain. Étalé sur trois jours, le chantier a permis aux jeunes de participer au nettoyage du jardin. Avec, dans un premier temps, le ramassage des déchets et des feuilles, avant de passer à la restauration des bancs du parc. Décrits comme des « élèves en décrochage scolaire » par Romain, éducateur chargé du projet, ces jeunes ont participé à une mission visant à les « responsabiliser et leur faire découvrir des pistes professionnelles pour leur avenir ».

    Âgés de 16 à 17 ans, les quatre jeunes mobilisés évoquent une ambiance « très sympa et décontractée ». Fares, élève de seconde au lycée Gambetta, souligne l’approche originale du monde professionnel à travers ce chantier : « On a pu rencontrer différents professionnels qui nous ont donné une idée du monde du travail ». Pour Adam, scolarisé au lycée Vauvenargues, l’étape de la rénovation des bancs lui a fait prendre conscience « que le métier de peintre est complexe et surtout fatigant ». Toutefois, il maintient son intérêt pour la profession.

    Un projet porté par plusieurs acteurs

    Le chantier s’est déroulé sous l’encadrement des éducateurs spécialisés de l’Addap 13, une association qui œuvre dans les quartiers des Bouches-du-Rhône. Michael Crovasse, chef du service éducatif de l’association et présent lors de la restitution, a félicité les jeunes pour « leur assiduité et leur investissement dans le projet ». Il rappelle également l’intérêt de cette initiative pour le quartier : « Revaloriser un espace pour ensuite en parler et le faire découvrir à l’entourage ».

    En tant que chantier éducatif rémunéré, ce projet a été cofinancé par la Ville d’Aix-en-Provence, la Métropole Aix-Marseille ainsi que la préfecture des Bouches-du-Rhônes. Pour Elisabeth Huard, adjointe à la politique de la ville d’Aix, il était « important » de participer à la restitution du projet. Elle témoigne de son « réel plaisir et bonheur [à] venir admirer le résultat du chantier dans ce magnifique cadre ». L’élue tient également à rassurer les jeunes sur leur avenir : « On est là pour vous aider et vous faire progresser dans votre orientation ». Un message porteur d’espoir pour ces jeunes dont l’histoire reste encore à écrire.

  • [Week-end] Le Bazar festival célèbre la diversité culturelle à Marseille

    [Week-end] Le Bazar festival célèbre la diversité culturelle à Marseille

    À l’heure où les discours identitaires et xénophobes pullulent en France, Singa veut « construire des ponts entre les gens et célébrer la richesse de l’immigration à Marseille », insiste Arnaud Mispolet, codirecteur de l’antenne marseillaise. De 14h à 23h ce samedi 24 octobre, l’association organise un festival gratuit au centre socioculturel de la Cômerie, dans le 6e arrondissement. L’occasion de célébrer les talents et initiatives des personnes réfugiées et migrantes que l’association accompagne au quotidien.

    Une journée basée sur la rencontre et l’ouverture

    Au programme : découverte du Dabke, une danse traditionnelle syrienne, un marché de créateurs accompagné par l’association de 14h à 18h, un atelier d’écriture de textes de rap avec un artiste de Singa, un cours de Hatha Yoga (sur réservation) et une performance théâtrale réalisée par écrivivre, un collectif littéraire fondé par des mineurs non accompagnés.

    L’événement se veut également familial avec des activités pour les plus jeunes. De 15h à 16h, un atelier créatif visant à sensibiliser à la protection de la mer (sur réservation à 5 euros) sera proposé. En parallèle, un stand de maquillage et un photobooth seront en libre accès pour graver la journée dans les mémoires.

    Un épisode du podcast « Oh ! la dinguerie », qui riposte au discours anti-immigration, sera enregistré de 15h à 17h, avec la participation de Benoît Hamon, directeur général de Singa France, Anaïs Bernard de SOS Méditerranée et d’autres acteurs associatifs proches de Singa.

    Le programme nocturne n’est pas en reste. De 19h30 à 20h30, des humoristes s’essaieront pour la première fois au stand-up, sur réservation et rémunération au chapeau. La soirée se prolongera avec des festivités dont un spectacle de danse à 20h40, puis une programmation musicale composée d’une scène de rap et d’un DJ set brésilien.

    Au vu de l’application du couvre-feu ce samedi soir, dont le périmètre n’inclut pas la Cômerie, l’événement a été raboté d’une heure pour qu’il puisse se conclure à 23h. Des dispositions ont ainsi été prises pour « que chacun et chacune puisse rentrer sereinement chez soi ».

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