La Marseillaise : Pourquoi avoir quitté vos responsabilités au PCF ?
Jean-Frédéric Déjean : Car les statuts du PCF préconisent de ne pas occuper le même poste plus de neuf ans. Après trois mandats, c’est l’occasion de donner des responsabilités à quelqu’un d’autre. Je ne quitte pas le Parti ! J’accompagnerai la suivante, Margaux Efthimiadi-Alpe, élue le week-end dernier, je continuerai à militer activement et à jouer le rôle d’élu municipal et communautaire.
Quels sont les enjeux du mandat municipal malgré la défaite ?
J.-F.D. : Je retiens que malgré tout, les scores ont placé une liste d’union de la gauche portée par un communiste en tête. Il faut mesurer la qualité de notre travail : nous avons augmenté notre score de plus de 2 000 voix au 1er tour comparé aux municipales de 2020. Idem au 2nd tour, où on en fait 600 de plus, alors que Patrick de Carolis en perd au lieu d’être réélu au 1er tour. Cela démontre que notre démarche unitaire est pertinente et que la gauche n’est pas morte à Arles.
Quelle est votre plus grande fierté après 10 ans à la tête de la section du PCF arlésien ?
J.-F.D. : Notre capacité à renouveler nos adhérents. Nous avons perdu des camarades âgés, mais aussi réussi à faire venir de nouvelles adhésions et maintenir un effectif équivalent à mon arrivée en 2016. La section est active en dehors de la vie municipale : loto, ferrade, drôle de Noël, solidarité avec Cuba et 1336… Je retiens les 3 semaines de législatives en 2024 où tout le peuple de gauche s’est rassemblé sans se disputer, c’était la première fois que je voyais un tel enthousiasme. C’est là que le désir d’Union pour Arles s’est créé.
Quel rôle a tenu le PCF dans votre parcours personnel ?
J.-F.D. : Avant d’être secrétaire de section en 2016, j’ai effectué une formation de cadre. Il y a une volonté dans le Parti d’accompagner les adhérents dans l’acquisition de connaissances économiques, philosophiques et sociologiques, ou l’animation de collectif. Entre mon adhésion en 2013 et aujourd’hui je ne suis plus le même homme. Je le dois à la bienveillance de mes camarades.
Que comptez-vous faire lors des prochaines échéances électorales ?
J.-F.D. : Mon engagement c’est avant tout de consolider le rassemblement de la gauche citoyenne et écologiste à Arles, d’être présent sur le terrain dans le cadre de mes mandats. Concernant les échéances électorales, je n’ai pas de plan de carrière, ce n’est pas pour cette raison que je me suis engagé. Tout dépendra de l’état de l’union de la gauche, de ce que veulent les communistes et l’Appel d’Arles. Mais ça ne me ferait pas peur.

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