Tag: congrès

  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • La CGT veut sauver le centre de santé Joliot-Curie à Port-Saint-Louis

    La CGT veut sauver le centre de santé Joliot-Curie à Port-Saint-Louis

    La nouvelle direction de l’Union locale CGT de Port-Saint-Louis-du-Rhône a été élue jeudi, dans le cadre du congrès de l’organisation syndicale.

    Un moment incontournable de la démocratie ouvrière qui dresse le bilan et ouvre la voie de l’activité durant les trois prochaines années. Mais l’urgence du moment, pour le responsable réélu, reste la santé. « Notre centre de santé est désertifié et l’épée de Damoclès reste au-dessus tant que nous ne saurons pas ce que devient Oxance, en plan de sauvegarde » resitue le secrétaire général à propos du centre de santé Joliot-Curie créé par la CGT après trois ans de lutte en 1961.

    Des réunions publiques

    en septembre

    « La CGT est historiquement attachée au centre et on ne le laissera pas à l’abandon. Nous allons mener le combat pour sa sauvegarde avec la population, des réunions publiques sont prévues en septembre », prévient-il.

    Les autres préoccupations de l’Union locale sont dirigées vers les travailleurs de la logistique, « corvéables à souhait, à la polyvalence non rémunérée », où « la pénibilité des tâches a de grosses conséquences sur leur état de santé » selon le document du congrès proposé aux syndiqués. Le congrès a également adopté une motion pour dénoncer la répression syndicale. « Nous réaffirmons notre entière solidarité avec nos camarades Sophie Binet, secrétaire générale confédérale, Pascal Galéoté et Bernard Cristalli du GPMM ainsi que tous les militants poursuivis pour leur engagement syndical. » Mais aussi, « nous nous opposons à l’expulsion de ses murs historiques de la Bourse du travail d’Arles ». L’adversité forge la camaraderie.

  • Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Face aux militants communistes installés à la sortie de la station essence Total du boulevard André-Barnier, dans le 15e arrondissement de Marseille, les automobilistes s’arrêtent volontiers pour recevoir les tracts, lèvent le pouce en signe de soutien. Alors que les adhérents du PCF entrent ce vendredi soir dans leurs congrès de section, dans le cadre du 40e congrès du parti, les militants des quartiers Nord ont tenu à lancer une action sur le terrain, face à la flambée du prix des carburants, avant d’entrer dans les débats internes.

    « Nous faisons un congrès qui se prépare dans la vie, un congrès dans la vie avant de fixer nos orientations », sourit Mireille Chessa, membre du bureau de la section du 15e arrondissement son autocollant rouge bien en évidence, tracts à la main pour appeler à la nationalisation de Total. « Nous avons voulu connecter notre congrès avec la nécessité de mener le rapport de force sur le terrain, de mener des actions populaires, précise-t-elle. Le rassemblement ne peut se faire qu’autour d’objectifs comme celui-là, s’il n’est qu’une incantation, ça ne marche pas ! » Derrière, la file de voitures qui attendent de faire le plein gagne jusqu’au boulevard. « Nous avons bien choisi la station, sourit-elle. C’est un peu moins cher qu’ailleurs, donc il y a plus de monde. »

    Week-end de débats

    En face, le discours est bien accueilli. « Avec la guerre, ils nous ont habitués aux prix, merci Macron hein ! ironise un conducteur. Et ils sont où, les gilets jaunes ? » Il voudrait rester discuter, mais déjà d’autres véhicules veulent sortir de la station. « Tu vois la différence entre une action populaire et une action populiste ! Ils nous disent de continuer, nous sommes les seuls à faire ce genre d’initiatives. Les gens veulent que ça change maintenant. Des années qu’on n’a pas eu d’augmentations de salaires, et ils nous prennent un pognon fou avec le carburant ! », partage l’ancienne responsable syndicale. Un autre conducteur interpelle les militants sur la présidentielle, refusant de prendre le tract. « Souvent les gens dans les cités nous disent qu’on nous voit que pour les élections, explique Dominique Rieffel, enseignante en lycée professionnel retraitée. C’est bien qu’ils nous voient ici. Il y a encore des personnes qui ne nous connaissent pas, nous ne sommes pas assez visibles encore. » À côté d’elle sa camarade abonde : « Il faut mener des initiatives de terrain, sinon, comment tu mènes le rapport de force ? Nous courons toujours après les voix que François Hollande a perdues. Pour les ramener, il faut les ramener sur des propositions de gauche. » Même si elle se réjouit des bons scores de la gauche à Marseille, lors des municipales.

    De quoi nourrir le débat qui, dans sa section, se tient ce samedi, mais doit durer tout le week-end pour toutes les sections du PCF, dont quarante pour les Bouches-du-Rhône. Un week-end lors duquel les communistes amenderont la base commune du conseil national choisie par 61% des militants, et 74% des adhérents dans le département, pour mieux l’améliorer, mais renouvelleront aussi leurs exécutifs de section. « Nous avons déjà des propositions d’amendements qui sont arrivées, que nous allons discuter demain, qui vont dans le sens du renforcement, ou portent sur les questions internationales », expliquent les militants.

    Avant que leurs propositions ne soient examinées lors des congrès départementaux les 20 et 21 juin, puis lors du congrès national à Lille du 3 au 5 juillet.

  • [Entretien] Ludovic Perney : « Une page s’ouvre pour la droite »

    [Entretien] Ludovic Perney : « Une page s’ouvre pour la droite »

    La Marseillaise : Votre large victoire mardi soir est-elle celle d’une nouvelle génération chez LR ?

    Ludovic Perney : C’est d’abord un honneur, que je prends avec beaucoup d’humilité parce que c’est la marque de la reconnaissance d’un engagement constant et déterminé depuis mes 14 ans. C’est aussi une immense responsabilité, parce que la tache qui nous attend est grande, et une nouvelle page qui s’ouvre pour la droite à Marseille et en Provence. Aujourd’hui, ce sont de nouveaux visages qui ont émergé avec ces élections internes, seize délégués de circonscriptions ont été élus, nous rassemblons les générations. Maintenant, je souhaite construire une droite fière de ses valeurs, ferme sur le régalien, libérale sur l’économie et humaniste.

    Les LR n’ont plus d’élus au conseil municipal de Marseille et ont vu beaucoup de départs vers l’extrême droite…

    L.P. : Je l’avais souligné, depuis 1977 c’est la première fois qu’au conseil municipal de Marseille il n’y a plus d’élu de la sensibilité LR. Tout est à construire. Certains élus, qui avaient un certain parcours, sont partis. Mais depuis hier [mardi] soir, de nouveaux jeunes élus nous rejoignent, notamment Romain Amaro, le maire des Pennes-Mirabeau, une ville de 22 000 habitants, qui à la suite de mon élection fait le choix de reprendre son adhésion aux LR. On va construire une droite claire, sincère. Je suis sûr que d’autres suivront le même chemin.

    Catherine Pila a annoncé un recours face à des irrégularités, cela vous inquiète ?

    L.P. : Je suis très serein. Les adhérents m’ont accordé leur confiance à une très large majorité. Catherine Pila me reproche d’avoir fait campagne, d’avoir parlé aux militants. Oui, j’ai expliqué mon projet par des mails, quand elle a fait une campagne assez personnelle avec souvent des attaques contre moi-même. Je n’ai aucune animosité envers elle, je lui ai toujours tendu la main. Je l’appelle à respecter le choix des adhérents. Les Français en ont assez des querelles intestines. Désormais, nous avons du pain sur la planche, il faut nous mettre tous ensemble.

  • Ludovic Perney élu à la tête de la fédération LR

    Ludovic Perney élu à la tête de la fédération LR

    C’est une page qui se tourne pour les Républicains dans les Bouches-du-Rhône. À l’issue de deux jours de vote, les militants ont élu ce mardi soir à la présidence de la fédération le vice-président au conseil régional chargé de la jeunesse, Ludovic Perney. Celui-ci a recueilli 71,3% des suffrages exprimés, distançant nettement l’ex-présidente du groupe d’opposition au conseil municipal marseillais, Catherine Pila. Parmi les plus de 2 300 adhérents inscrits, ils sont 58,7% à avoir voté. Un résultat qui vient terminer la séquence des municipales et leurs conséquences pour la droite dans le département, entre son effondrement à Marseille face au RN et l’émergence d’une nouvelle génération de maires. Élu à Istres, Robin Prétot lui avait apporté son soutien, tout comme – plus discrètement – le nouveau président de la Métropole, Nicolas Isnard.

    « Si l’on m’avait dit, lorsque j’ai pris ma première carte à l’UMP à l’âge de 14 ans, que quelques années plus tard je présiderais la fédération départementale de ma famille politique, je ne l’aurais sans doute pas cru », partage l’élu âgé de 30 ans au moment d’annoncer les résultats du vote. Reconnaissant que « la tâche est immense pour retrouver la confiance des électeurs ».

    Mais derrière ce vote se jouait aussi un autre affrontement politique. « La candidature de Catherine Pila n’est poussée que par la volonté de Martine Vassal de garder une main sur le parti », accusait-il. Quand d’autres reprochaient à Ludovic Perney sa proximité avec le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. L’ex-présidente de la RTM lui avait aussi reproché d’utiliser illégalement les contacts des adhérents pour sa campagne et avait alerté les instances du parti. « La campagne étant terminée, je l’appelle à venir travailler à nos côtés, conformément au choix des adhérents, pour le succès de nos idées », propose-t-il désormais.

    Dans un communiqué, celle-ci « prend acte du résultat de l’élection ». Mais face à ce qu’elle désigne comme des « irrégularités », elle annonce « former un recours auprès de la Haute autorité des Républicains ». En précisant qu’elle « ne revendique pas la présidence de notre fédération ».

  • [Maj] Avec 61,38% des voix le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune du congrès du PCF

    [Maj] Avec 61,38% des voix le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune du congrès du PCF

    37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.

    24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés

    «Un communisme de conquêtes», le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.

    Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :

    «Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir. Communistes à l’offensive», 6 117 voix soit 25,35 %;

    «Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme», 1 833 voix, soit 7,60% ;

    «Résister et construire, une nouvelle page du communisme», 1 367 voix, soit 5,67 %.

    Dans notre région, les résultats sont :

    Bouches-du-Rhône inscrits 2 396, votants 1 390, participation 58,01% « Un communisme de conquêtes » 1 019, 74,06% « Communistes à l’offensive » 247, 17,95%, « Stratégie communiste » 57, 4,14%, « Résister et construire » 53, 3,85%.

    Var inscrits 409, votants 271, participation 66,26% « Un communisme de conquêtes » 127, 48,11%, « Communistes à l’offensive », 27, 10,23%, « Stratégie communiste », 14, 5,30%, « Résister et construire » 96, 36,36%.

    Vaucluse inscrits 344, votants 207, participation 60,17%, « Un communisme de conquêtes » 140, 68,63%, « Communistes à l’offensive » 35, 17,16%, « Stratégie communiste » 12, 5,88%, « Résister et construire » 17, 8,33%.

    Alpes-de-Haute-Provence inscrits 205, votants 132, participation, 64,39%, « Un communisme de conquêtes » 84, 63,64% « Communistes à l’offensive » 33, 25%, « Stratégie communiste » 9, 6,82%, « Résister et construire » 6, 4,55%.

    Hautes-Alpes inscrits 112, votants 66, participation 58,93%, « Un communisme de conquêtes » 54, 84,38%, « Communistes à l’offensive » 8, 12,50%, « Stratégie communiste » 1, 1,56 %, « Résister et construire » 1, 1,56%.

    Gard votants 845, inscrits 650, participation 76,92%, « Un communisme de conquêtes » 346, 54,32%, « Communistes à l’offensive » 219, 34,38%, « Stratégie communiste » 66, 10,36%, « Résister et construire » 6, 0,94%.

    Hérault inscrits 654, votants 610, participation 93,27% « Un communisme de conquêtes » 375, 62,09%, « Communistes à l’offensive » 185, 30,63%, « Stratégie communiste » 31, 5,13%, « Résister et construire » 13, 2,15%.

  • [Entretien] Léon Deffontaines, PCF : « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan »

    [Entretien] Léon Deffontaines, PCF : « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction après le choix du projet de base commune par les communistes ?

    Léon Deffontaines : Je me félicite de la mobilisation des communistes. C’est quand même assez exceptionnel, dans le contexte politique national, de réussir à avoir une telle vitalité démocratique. Je salue les dizaines de milliers de communistes qui se sont mobilisés, tout le long du week-end, pour choisir la base commune de discussion qui sera soumise aux congrès de section. J’observe que les communistes souhaitent poursuivre ce qui a été engagé par Fabien Roussel depuis 2018, notamment la réaffirmation d’un Parti communiste français qui soit un parti de premier plan sur la scène politique nationale et qui entend jouer un rôle de plus en plus important. C’est, je crois, très enthousiasmant et très intéressant. Cela vient conforter la stratégie et les orientations politiques entreprises ces dernières années. Maintenant, il incombe à la direction nationale de rassembler l’ensemble des communistes sur le texte majoritaire « Un communisme de conquête », qui est désormais la base commune de discussion pour que chaque sensibilité, mais surtout chaque adhérent, en prise avec les réalités militantes, puisse s’approprier le texte, débattre, et l’amender pour l’enrichir. C’est une nouvelle étape dans la perspective d’avoir un candidat communiste à l’élection présidentielle, en l’occurrence Fabien Roussel, et c’est une très bonne chose.

    Outre la question de la présidentielle, quelles sont, à grands traits, les orientations de la base commune de discussion ?

    L.D. : Elle propose un parti résolument tourné vers le monde du travail. Je pense que la préoccupation que chaque communiste a, c’est de savoir comment on est capable de faire reculer l’extrême droite et de permettre à la gauche de l’emporter. Cette question est centrale. Si on veut faire reculer l’extrême droite, il faut un Parti communiste, fort, présent, tourné vers le monde du travail qui, année après année, s’est détourné de la politique en général, de la gauche en particulier, voire même qui est tombé dans un vote Rassemblement national. Ce qu’exprime le vote des communistes, c’est que si on veut reconquérir cette base sociale, il faut un PCF tourné vers les travailleuses et les travailleurs, capables d’aller aux portes des entreprises, dans les entreprises elles-mêmes, pour discuter et démontrer que le RN n’est pas la solution et qu’un parti existe, à gauche, qui parle d’eux et défend leurs intérêts. C’est toute l’ambition de la base commune adoptée par les communistes ce dimanche.

    La spécificité du fonctionnement du PCF, c’est que le texte majoritaire devient la base de discussion de l’ensemble des adhérents. Fabien Roussel avait exprimé des inquiétudes avant le vote à propos de pressions extérieures. Comment, désormais, réunir l’ensemble des communistes sur ce texte ?

    L.D. : Dans l’histoire du PCF, depuis les années 2000 où on a des textes alternatifs qui peuvent être déposés dans nos processus de congrès, rares ont été les textes choisis à une aussi large majorité. Il y a eu un débat parfois houleux sur les réseaux sociaux, mais ce qui transparaît sur ces plateformes est assez éloigné de la réalité du parti. Il y a eu aussi une certaine forme d’ingérence de la part d’autres formations politique, notamment de la France insoumise, qui n’ont pas obtenu gain de cause. Cela démontre que le Parti communiste français n’est pas un parti qui se laisse influencer par d’autres formations. Je crois que cela démontre la vitalité démocratique, la force et la conviction des militants communiste dans la période. Aujourd’hui, j’invite celles et ceux qui ont pu s’exprimer parfois de manière virulente sur les réseaux sociaux, à construire collectivement le Parti communiste qu’on souhaite et donc à s’inscrire pleinement dans les congrès locaux, départementaux et enfin dans le congrès national qui aura lieu à Lille, les 3, 4 et 5 juillet. Près des deux tiers des communistes ont souhaité se rassembler sur ce projet de base commune, et les messages que l’on reçoit ce dimanche, de la part de soutiens des autres textes, montrent que ces camarades ont le souhait de s’investir aussi dans le processus de congrès.

    Propos recueillis par L.P.

  • Les communistes appelés aux urnes pour choisir leur base de discussion

    Les communistes appelés aux urnes pour choisir leur base de discussion

    Les communistes ont rendez-vous avec les urnes dans chacune de leur section jusqu’à ce dimanche.

    Objectif choisir le texte qui deviendra la base commune de discussion de l’ensemble des adhérents durant les congrès de section les 13 et 14 juin, puis départementaux les 19, 20 et 21 juin et enfin le congrès national prévu à Lille les 3, 4 et 5 juillet.

    Quatre textes sont soumis au choix des communistes. Il y a d’abord le projet de base commune adopté à 77% par le conseil national, intitulé « Un communisme de conquêtes » que le secrétaire national Fabien Roussel soutient de même que les porte-parole Léon Deffontaines ou Ian Brossat.

    Les statuts du PCF prévoient que si ce projet ne convient pas à au moins 300 adhérents répartis dans plusieurs fédérations, il est possible de présenter des textes alternatifs.

    C’est le cas de « communistes à l’offensive », un texte soutenu notamment par la députée Elsa Faucillon ou dans notre région les élus Pierre Dharréville, Jean-Marc Coppola ou Audrey Garino.

    Débat pluraliste mais pas de tendances

    Mais aussi du texte « Stratégie communiste » signé par plusieurs jeunes responsables départementaux dont Fanny Chartier, secrétaire à l’organisation de la fédération de Paris.

    Et enfin le texte « Résister et construire, une nouvelle page du communisme », signé notamment par plusieurs membres de la commission économique du PCF dont Frédéric Boccara.

    En débat entre les différentes orientations proposées : la question de la présidentielle et des législatives à venir mais aussi la notion de socialisme.

    Les textes sont disponibles en totalité et en résumé sur le site congres2026.pcf.fr

    Selon les règles de fonctionnement du PCF qui prévoient un débat pluraliste mais rejette le fonctionnement en tendances propre aux organisations social-démocrates, c’est le texte qui recueillera le plus de voix qui deviendra ensuite celui de l’ensemble des communistes.

    Seuls les adhérents à jour de leurs cotisations sont susceptibles de prendre part au vote.

    Les communistes auront ensuite la charge de l’amender pour l’améliorer et en faire un texte qui les rassemble le plus possible.

  • La CGT rassemblée derrière Sophie Binet

    La CGT rassemblée derrière Sophie Binet

    J’ai une très mauvaise nouvelle pour Patrick Martin et Sébastien Lecornu : nous sommes en pleine forme, nous sommes rassemblés ! ». Tout juste réélue comme secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a chauffé à blanc les plus de 1 000 militants qui étaient réunis ce vendredi à Tours pour la conclusion du 54e congrès de l’organisation.

    Sous un tonnerre d’applaudissements et devant un parterre de drapeaux rouges, la syndicaliste a renvoyé l’image d’une CGT renforcée à l’issue de 5 jours de débats. « Ensemble nous avons participé à un congrès qui fera date. La CGT est debout, rassemblée, déterminée », martèle-t-elle lors d’un discours de clôture enflammé. Élue en 2023 au terme d’un 53e congrès pour le moins houleux et marqué par de fortes dissensions, Sophie Binet avait un « mandat de rassemblement » et entend bien faire savoir que l’objectif est atteint : « Ce n’était pas un mandat comme les autres mais le travail que nous avons conduit nous a permis de rassembler l’organisation ». Elle cite le vote sur le bilan d’activités, jauge d’appréciation du travail de la direction sortante, qui a été « voté à 82% ». « C’est la première fois qu’on atteint ce niveau de vote depuis 2013 », développe-t-elle en conférence de presse dans la foulée de son discours.

    Forte d’une stratégie pour les années à venir également largement validée par les congressistes (75% de votes favorables), Sophie Binet a envoyé une série de messages à l’égard des ennemis du monde du travail. Elle tacle « tous les rats qui veulent nous museler » et prévient : « Nous avons décidé d’un plan de bataille clair, nous avons adopté des orientations fortes. […] Ce congrès restera historique par ses décisions ».

    Des « enjeux structurels » entérinés

    En effet, les congressistes se sont accordés sur plusieurs « enjeux structurels » pour l’organisation. « On s’est doté d’un outil opérationnel pour lutter contre les déserts syndicaux avec les syndicats professionnels de territoire. Et d’une stratégie vers les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise (Ictam) pour progresser dans les entreprises du CAC 40 où l’on a un défi d’implantation », rappelle Sophie Binet, citant également « la construction de notre maison commune avec la FSU ». Si elle regrette tout de même des « petits rebondissements » lors du congrès, avec un envahissement de la tribune et des discussions parfois vives, l’essentiel n’est pas là pour la secrétaire générale. Elle loue « un congrès historique car il était profondément politique ». La syndicaliste revient évidemment sur « l’internationale ouvrière contre l’extrême droite » impulsée par la CGT via un meeting rassemblant « 109 syndicalistes venus de 71 pays différents ». Et dans la même veine, les prises de position contre l’extrême droite en France à moins d’un an des élections présidentielles (lire nos articles du 02/06 et 03/06). « On ne gagne pas contre l’extrême droite sans perspectives sociales. La recette du Front Populaire dont on fête les 90 ans c’est unité, mobilisation, alternative sociale. Voilà ce qu’il faut mettre à l’ordre du jour », tempête Sophie Binet. Laquelle entend bien que son organisation « se mêle des présidentielles » : « Nous avons fait de la défense de la sécurité sociale et des services publics une bataille stratégique pour les années qui viennent, notamment dans le cadre du débat présidentiel ». Une bataille peut-être victorieuse grâce à l’envie de « mieux coordonner nos luttes ».

    Autre grande victoire : « L’annexion à nos statuts de notre cadre commun d’action contre les violences sexistes et sexuelles ». Une décision bien plus que symbolique puisqu’elle concrétise « le féminisme de lutte des classes de la CGT » pour Sophie Binet. « Le deuxième message politique de notre congrès est sur l’égalité femmes-hommes », insiste-t-elle. De quoi lui faire hausser le ton : « Ce sont de mauvaises nouvelles pour ceux qui rêvent d’une CGT affaiblie. Nous avons mangé du lion ». Le patronat n’a qu’à bien se tenir.

    « Ce congrès restera historique par ses décisions »

  • Sophie Binet est sur la voie d’un nouveau mandat

    Sophie Binet est sur la voie d’un nouveau mandat

    De notre envoyé spécial, Amaury Baqué

    Un avant-goût de la future direction de la CGT a été entériné lors de cette avant-dernière journée du 54e congrès de l’organisation. Car la commission exécutive confédérale (CEC), et la liste de noms de syndicalistes qui la composent, ont été élues sans modifications par les congressistes. « Tout le monde a été élu, largement élu, c’est une bonne chose », note positivement Sandrine Mourey, secrétaire confédérale sortante. « La liste proposée pour composer la commission exécutive confédérale correspond à la meilleure équipe de direction en capacité de porter les orientations confédérales », abonde Myriam Lebkiri, également secrétaire confédérale.

    Si le rôle de cette instance est un poil technique, il faut la voir comme une direction élargie et ciment du futur bureau confédéral, ce dernier étant l’instance dirigeante majeure de l’organisation. « La CEC assure la direction de la CGT et de la conduite de l’action confédérale dans le cadre des orientations du congrès », explique Myriam Lebkiri. C’est de la composition de la CEC dont dépend l’élection du, ou de la future, secrétaire générale de la CGT. À un détail d’importance près : c’est le comité confédéral national (CCN), instance réunissant dirigeants d’Union départementale et des différentes Fédérations, qui élit le bureau confédéral, à partir de la CEC. En clair, le bureau confédéral et le secrétaire général de la CGT sont issus de la CEC, mais après un vote du CCN.

    Au regard des débats du congrès, notamment du vote à une majorité écrasante en faveur du bilan d’activités de la direction sortante, et de la validation sans appel du document d’orientation, Sophie Binet va être sans surprise reconduite en tant que secrétaire générale de la confédération, seule candidate officielle pour sa succession. Des sources concordantes au sein du CNN le confirment. Elle est évidemment présente au sein de la CEC approuvée par le congrès. Le CCN du 29 avril dernier avait approuvé la liste de candidats pour cette CEC dans des proportions parlantes : 79 pour, 5 contre et 12 abstentions.

    Quoi qu’il en soit, le mot de la fin sera dévoilé officiellement e vendredi matin, pour le dernier jour du congrès.