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  • [Entretien] Roser Pello : « Les quasars ont peut-être eu un rôle plus important dans la réionisation »

    [Entretien] Roser Pello : « Les quasars ont peut-être eu un rôle plus important dans la réionisation »

    La Marseillaise : Euclid a découvert 12 nouveaux quasars présents 770 millions d’années après le Big Bang –soit très tôt après la formation de l’Univers. Que va-t-on étudier à leur sujet ?

    Roser Pello : Une des premières choses que les astrophysiciens voudront étudier est leur contribution à la réionisation de l’Univers. Car ces quasars se trouvent dans cette période qui se termine environ un milliard d’années après le Big Bang. Sa date de début n’est pas claire. Elle intervient après les « âges sombres » : quand l’Univers était composé essentiellement de matière sombre, d’atomes d’hydrogène et d’hélium, sans étoile ni galaxie pour l’éclairer. La réionisation se produit justement après la formation des premières étoiles, galaxies et quasars qui, via les photons émis, font retourner l’hydrogène sous sa forme d’ion.

    Qu’imaginait-on du rôle des quasars dans cette réionisation ?

    R.P. : On le pensait anecdotique par rapport à celui des premières étoiles et galaxies –petites mais nombreuses– considérées comme les principales contributrices. Mais si nous commençons à trouver beaucoup de quasars à cette époque, cela signifie peut-être que leur rôle est plus important que nous le pensions.

    Comment va-t-on faire ?

    R.P. : Il faut construire une fonction de luminosité : déterminer, pour chaque tranche d’Univers à mesure qu’on se rapproche du Big Bang, combien de quasars on trouve pour telle ou telle luminosité. Cela permettra de définir le potentiel ionisant de cette population de quasars et de le comparer à celui des étoiles et des galaxies.

    Propos recueillis par X.B.

  • [Entretien] Stéphane Audebeau, Snes-FSU« L’École continue à s’enfoncer doucement mais inexorablement »

    [Entretien] Stéphane Audebeau, Snes-FSU« L’École continue à s’enfoncer doucement mais inexorablement »

    La Marseillaise : Si vous deviez noter la préparation de cette rentrée, vous mettriez combien ?

    Stéphane Audebeau : Je mettrais 4 sur 10. Pas la moyenne, parce qu’il y a très peu de choses qui changent alors que les enjeux sont énormes. Le ministre n’a annoncé aucune mesure importante face aux dysfonctionnements du système éducatif. L’École continue donc à s’enfoncer doucement mais inexorablement. Le premier problème reste la lourdeur des effectifs. On parle de baisse démographique, mais elle se traduit surtout par des suppressions de postes de titulaires, d’AED et, on le craint, de contractuels. Dans l’académie, tous les départements sont concernés et le Gard a été particulièrement touché par les suppressions de postes décidées lors de la préparation de cette rentrée.

    Le ministère répond justement qu’il y a moins d’élèves. Pourquoi ne pas réduire aussi les postes ?

    S.A. : Parce que cette baisse démographique devrait au contraire être une chance historique. On pourrait enfin réduire les effectifs par classe. Dans l’académie, il faudrait plus de 120 équivalents temps plein pour retrouver le taux d’encadrement d’avant les années Macron-Blanquer. On tourne autour de 28 élèves au collège, parfois 30 autour de Montpellier. Au lycée, on dépasse régulièrement 35, parfois 36. Pour faire vraiment du suivi individualisé au collège, notamment avec les élèves à besoins particuliers, l’idéal serait plutôt autour de 20. Même en éducation prioritaire, on peut monter jusqu’à 25 élèves par classe. Or ce sont justement des établissements où l’accompagnement individuel est essentiel. On pourrait profiter de la baisse du nombre d’élèves pour améliorer durablement les conditions d’apprentissage plutôt que supprimer les moyens en proportion.

    Le ministère affirme pourtant que 96% des postes proposés aux concours ont été pourvus. Ça ne vous rassure pas ?

    S.A. : Non, parce que le nombre de postes mis au concours a lui-même baissé. Cela ne garantit pas qu’il y aura un professeur dans chaque discipline partout. On sait qu’il y aura encore des manques, notamment en français, mathématiques, anglais ou technologie. Et même si les postes sont pourvus la première semaine, les absences arrivent vite. On manque de titulaire sur zone de remplacement (TZR), de remplaçants, et il faut ensuite chercher des contractuels dans l’urgence.

    Vous alertez aussi sur les AED et les AESH…

    S.A. : Oui. Dans le Gard, des postes d’AED ont aussi été supprimés au nom de la baisse démographique. Mais ce n’est pas mécanique : qu’un établissement ait 200 ou 180 élèves, il faut toujours ouvrir le collège, surveiller les permanences, faire fonctionner la vie scolaire. Pour les AESH, c’est un problème permanent. Avec des contrats de 24 heures payés autour de 900 euros par mois, on n’attire pas. Et avec la mutualisation, certaines doivent passer d’un établissement à l’autre ; des élèves n’ont parfois qu’une heure d’accompagnement par semaine. Pour nous, c’est une forte dégradation. Une AESH peut ainsi devoir choisir entre accompagner un élève pendant une évaluation en mathématiques ou en laisser un autre sans aide dans un autre cours. On perd aussi la continuité du suivi, alors que la connaissance de l’élève et de ses besoins est essentielle. Et, derrière, une partie de cette charge retombe sur les enseignants.

    Qu’est-ce qui explique selon vous la crise d’attractivité du métier ?

    S.A. : Le salaire reste essentiel, parce qu’il traduit la reconnaissance d’une profession. Un enseignant débute aujourd’hui à moins de 2 000 euros par mois. Dans les années 1980, un débutant à bac +5 gagnait autour de trois fois le Smic ; aujourd’hui, on est à peine au-dessus. Mais il y a aussi les conditions de travail : classes chargées, tâches supplémentaires, nouvelles missions. Et pendant ce temps, le ministre parle du téléphone portable ou du 11-Novembre. Pour nous, c’est un écran de fumée : les vrais problèmes, ce sont les conditions d’apprentissage des élèves.

    À quelques jours de la rentrée,
    est-ce qu’il reste encore des choses
    à faire bouger ?

    S.A. : Oui, il faut se battre jusqu’au dernier moment. Les suppressions de divisions sont actées, mais les effectifs réels peuvent obliger à revoir certaines décisions. La première semaine, on va intervenir partout où il faudra obtenir des créations de classes. Le problème, c’est que beaucoup d’arbitrages ont déjà été faits en juin ou juillet. C’est au moment où les élèves arrivent réellement dans les établissements que certaines situations deviennent intenables : une division qui manque, des inscriptions impossibles ou des classes beaucoup plus chargées que prévu. Le syndicat compte donc utiliser les remontées des établissements dès les premiers jours pour réclamer des ajustements.

  • [Entretien] Daniel Bretonès, CGT : « L’industrie est menacée par la crise et la financiarisation »

    [Entretien] Daniel Bretonès, CGT : « L’industrie est menacée par la crise et la financiarisation »

    La Marseillaise : La rentrée sociale va être dense. Quelles sont les dates à ne pas manquer ?

    D.B. : Il va y avoir pas mal de journées d’action : le 15 septembre dans la santé et l’énergie, puis le 29 septembre dans la fonction publique. Dans notre périmètre, on a l’industrie qui est menacée par la crise mais aussi par la financiarisation. Avec la Fédération de la Chimie et la Ville, on organise des assises de l’industrie à Martigues le 1er octobre, parce que Kem One est très menacé.

    Quelle est la problématique ?

    D.B. : C’est une entreprise qui est en difficultés financières seulement à cause de son montage financier. C’est une LBO, donc un système où l’entreprise qui reprend fait payer le crédit qu’elle a elle-même engendré par le site lui-même. Kem One a été rachetée en 2021 par le fonds de pension américain Apollo quasiment sans dette. Pourtant, on parle aujourd’hui de 700 millions d’euros de dette, et ce sont les salariés qui remboursent. Kem One fait plus de 60 millions de bénéfices mais a un budget de fonctionnement (hors salaire et maintenance) qui est au-delà de ce qu’elle gagne. C’est une gestion purement financière de l’économie. La LBO mise en place par Maastricht sert juste à engraisser la finance et à détruire notre industrie.

    Aujourd’hui on craint une revente de Monarch Alternative Capital, qui a pris le contrôle de l’entreprise en juin après qu’Apollo lui a cédé. Le groupe Apollo accepte de s’asseoir sur une partie de la dette, mais demande à l’État de compenser. Il y a une menace sur l’emploi, il y a quand même plus de 1 300 salariés concernés. C’est un groupe qui a un impact important sur la France et qui est primordial pour l’industrie. Il fait du PVC, du chlore et de la soude, qui est utilisée dans les centrales nucléaires et dont la production doit être locale parce qu’elle ne peut pas être transportée. Si Kem One tombe, aucun acteur en France ne sera capable de prendre le relais. C’est aussi un des premiers clients de Naphta Chimie, de LyondellBasel à Berre…

    Pour nous, il y a urgence de dénoncer ce genre de choses mais aussi proposer des solutions comme la nationalisation, ou un principe qui permet à l’État de devenir actionnaire quand il met de l’argent. Quand Kem One était en redressement, l’État a investi 300 millions d’euros. Aujourd’hui, il aurait pu être gestionnaire de cette boîte.

    Quel regard portez-vous sur
    la décarbonation après que
    le Carbon, qui était présenté comme l’une des locomotives,
    a finalement été abandonné ?

    D.B. : On met la lumière sur des projets qui n’arrivent jamais. Tout tombe à l’eau pour la simple et bonne raison que l’État français est créditeur et dépendant des banques. À l’époque, on empruntait à la banque de France avec un taux d’intérêt de 0, donc on ne payait pas de dette. Aujourd’hui, si on veut une vraie planification écologique ou industrielle, il faut sortir de la loi Pompidou-Giscard-Rothschild de 1973.

    Comment va se poursuivre la lutte pour le redimensionnement de l’hôpital ?

    D.B. : On est très inquiets, avec toutes les maladies professionnelles et les expositions, de savoir l’état de l’hôpital de Martigues. On se dit qu’en cas d’incident majeur, il n’y aura pas de service de santé puisqu’on est même pas capables de gérer des épidémies saisonnières. Les soignants sont maltraités par l’État, par leur direction, qui leur demande de travailler plus pour compenser le manque de personnel, mais aussi par les patients, qui sont en colère. Et puis, on a un gros souci au niveau du respect du droit de grève, avec des soignants qui sont systématiquement assignés. On a déjà interpellé la direction, les salariés en ont marre, ils peuvent même plus s’exprimer. Jeudi prochain il y aura une assemblée générale pour coordonner des journées de grève, mais aussi pour interpeller la population, parce que c’est notre hôpital à tous en tant que citoyens. C’est un bien commun.

    La campagne pour l’élection présidentielle va aussi rythmer l’année. Comment préparez-vous cette échéance ?

    D.B. : On a une réflexion pour rentrer dans une campagne contre les idées d’extrême droite, que même les politiques libéraux récupèrent. Pour nous, le gros combat à mener c’est de faire comprendre que le RN ne s’attaque pas qu’aux étrangers mais aussi aux personnes handicapées, aux services publics, à l’écologie, aux salariés… Les premières lois que passe l’extrême droite au pouvoir c’est pour réformer le droit du travail pour asservir les travailleurs. Parce que l’extrême droite travaille pour le grand capital.

  • [Entretien] « C’est un mépris à l’égard de la population de Mayotte »

    [Entretien] « C’est un mépris à l’égard de la population de Mayotte »

    La Marseillaise : Vous avez passé la nuit au commissariat de Mamoudzou où vous étiez placé en garde-à-vue après un rassemblement intersyndical. Que s’est-il passé ?

    Rivomala Rakotondravelo : Les forces de l’ordre ne voulaient pas que le Premier ministre nous voit. Nous avions une audience prévue le lendemain avec ses conseillers mais rien n’interdit qu’il y ait des banderoles, des drapeaux ou un attroupement sur son passage. Nous avions fait les démarches, dans les règles et dans les temps. D’habitude, si ça ne convient pas, on nous appelle et on essaie de trouver une autre organisation, ça n’a pas été le cas. Ils nous ont déplacés une première fois, en nous soulevant. Quelques minutes après ils nous ont demandé que l’on se pousse à nouveau, on a refusé. J’ai dit aux copains « on ne recule pas ». À un moment j’ai entendu un ordre « lui, vous l’interpellez », j’ai été menotté et une fois arrivé au commissariat on m’a dit que j’avais agressé un policier. Je suis ressorti libre, j’attends de savoir si le gendarme en question a déposé plainte. Dès ma sortie, je suis reparti en manif’.

    Que dire sur ces méthodes ?

    R.R. : C’est ce gouvernement. Nous avions reçu élisabeth Borne, et si je n’ai aucune considération pour cette dame-là, elle était venue, il y avait un millier de personnes dans la rue et tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu d’escarmouches. D’autres ministres sont venus après et nous avions pu discuter, il n’y a pas eu de bousculades. Cette fois-ci, c’était très différent. M. Lecornu est venu avec son équipe de Paris et Mayotte avait l’obligation de suivre. Ou pas.

    De toute façon, ils n’ont rien à dire. Il vaut mieux pour eux qu’on se taise et donc ils ne sont pas obligés de répondre. Ce jeudi s’est tenue une audience avec des conseillers du Premier ministre. On a tout fait pour que ça n’ait pas lieu comme ils le souhaitaient. On avait demandé une audience avec Sébastien Lecornu ou, au moins, un des ministres, vu qu’ils étaient six, il y avait l’embarras du choix ! Mais on n’a vu personne.

    Quelles étaient vos revendications ?

    R.R. : On avait juste demandé qu’ils ouvrent des négociations pour l’augmentation de l’indexation des salaires et de renégocier la question de la convergence sociale. Mais ils n’avaient rien sous la dent. Le gouvernement pensait que nous applaudirions la foultitude de ministres en visite sur l’île…

    La rentrée des classes reste marquée par le passage du cyclone Chido en décembre 2024. Quel est l’état des écoles ?

    R.R. : Il n’y a pas eu beaucoup de réparations. Si on était tatillon, on dirait qu’a minima 40% des écoles devaient fermer, mais en réalité c’est toutes les écoles. Depuis le passage du cyclone, les normes de sécurité ne sont pas respectées. Quelques écoles n’ont toujours pas été réparées, si bien que ça génère des fonctionnements atypiques, comme, par exemple, un établissement qui accueille trois écoles. Avant Chido, on était à 50% de rotation. Là, on est actuellement entre 65 et 70%. Le système scolaire fonctionnait de façon dégradée avant ce drame. Nous avions beaucoup de retard. Le rectorat dit qu’il nous faudrait 1 700 nouvelles salles de classe pour pouvoir normaliser la situation. Nous ne contestons pas ces chiffres mais je pense que ça peut être bien plus.

    Sébastien Lecornu, Édouard Philippe et Marine Le Pen ciblent l’immigration clandestine à Mayotte et occultent le reste ?

    R.R. : Contrairement aux autres départements d’Outre-Mer, nous sommes un peu plus résilients, un peu plus accueillants et, un peu plus naïfs. Quand ils viennent ici, c’est pour redorer leur image. Sébastien Lecornu s’est rendu dans les Landes, ça a pété là-bas, et donc après ça, il vient à Mayotte. La question de l’immigration est tellement poussée ici que c’est du lait pour Marine Le Pen. Les gens ici ne sont pas foncièrement racistes, non. C’est qu’il y a des difficultés et des problèmes non gérés.

    Comment jugez-vous l’attitude
    du gouvernement vis-à-vis
    des syndicats et de la population mahoraise dans sa globalité ?

    R.R. : C’est un mépris à l’égard des Mahorais, de la population qui vit à Mayotte. Il y a toujours eu un autre regard, historique de la France sur les Outre-Mer, mais Mayotte a l’outrecuidance, on va dire, d’être à 90% musulmane.

  • [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    La Marseillaise : Vous remettez votre titre en jeu. Comment se présente ce Provençal ?

    Mohamed Benmostefa : Je vous l’avoue je n’ai pratiquement pas joué depuis le début de la saison. J’ai juste fait les championnats doublette et triplette la Coupe avec mon club de Draguignan.

    On connaît votre capacité à être vite efficace et performant, surtout dans une compétition de cette envergure. Est-ce un handicap vraiment pour vous ?

    M.B. : Bien sûr. Tout joueur a besoin de rythme pour être efficace surtout au tir. J’espère simplement pouvoir me mettre dans le coup au fil des parties, si j’en ai l’opportunité.

    Et vos équipiers, dans quel contexte abordent-ils cette édition ?

    M.B. : Fabrice [Rouvin] est un peu dans le même cas que moi. Seul Thierry [Terreno] a accumulé les compétitions. Il semble le plus affûté.

    C’est votre première collaboration tous les trois au Provençal. Un coup d’essai peut devenir un coup de maître ?

    M.B. : C’est tout le mal que je nous souhaite. Surtout que nous jouons sous les couleurs de l’équipe de France. C’est un honneur et un devoir de faire honneur à ce maillot. Le Provençal c’est très spécial. Il n’y a pas plus ou peu de petites équipes utiles. Il faut prendre chaque adversaire au sérieux sinon on va au-devant de désillusions.

  • [Entretien] Mofak : « Le hip-hop c’est pas que le rap, c’est une culture »

    [Entretien] Mofak : « Le hip-hop c’est pas que le rap, c’est une culture »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous de cette 5e édition de la Breaking Cup ?

    Mofak : De marquer l’histoire, pour la danse et le hip-hop. À Marseille, déjà, mais aussi au niveau national. C’est un privilège d’être sur la scène de l’Opéra de Marseille pour la finale. C’est un espace culturel auquel tout le monde n’a pas accès… Pour un danseur hip-hop comme moi, pour avoir accès à ce genre de scène, il faut introduire une compagnie de danse ou autre. Là, c’est un battle de danse, c’est différent. C’est un privilège, un honneur de pouvoir y faire entrer le vrai hip-hop. C’est nous qui prenons les rênes, une après-midi, dans l’établissement de l’Opéra. Sur une scène emblématique. On casse les codes. Et moi, j’aime bien ce genre de contraste. Voir un battle de danse à l’opéra, ça tue. J’ai hâte !

    Et toute la semaine, avant la finale, des activités gratuites seront proposées ?

    Mofak : Tous les jours, il y aura des ateliers dans différents secteurs. C’est gratuit, accessible à tout le monde. C’est plus ciblé sur les jeunes, mais c’est ouvert à tout le monde, pour les personnes qui veulent pratiquer. Il y aura toutes les disciplines du hip-hop, tu vois : atelier d’écriture, rap donc, initiation à la danse, DJ et graffiti. Chaque jour dans un lieu différent dans Marseille avec à chaque fois les quatre disciplines, avec un intervenant pour chacune d’entre elles.

    Y a-t-il une discipline qui marche mieux que les autres ?

    Mofak : À Marseille, c’est le rap. Mais ce qu’on va faire, c’est qu’on va limiter, créer des rotations toutes les heures. C’est pas toujours facile de canaliser les petits. Il ne faut pas que les ateliers soient trop longs. Il faut que ça dure une heure, que ça reste dynamique, pour que tout le monde kiffe. Ils ne sont pas au courant, mais je pense qu’ils peuvent être touchés par le scratch et surtout par la danse. Le but, c’est de montrer que dans le hip-hop, il n’y a pas que le rap. Il y a autre chose. Ça s’est perdu avec certaines générations. Notre travail, c’est de ramener ça, de montrer aux jeunes que dans le hip-hop, il n’y a pas que le rap, il y a toute une culture.

    Comment expliquer que le rap ait pris la première place sur scène, notamment à Marseille, par rapport au breakdance par exemple ?

    Mofak : Alors ça, c’est une discussion un peu plus profonde. Au début du hip-hop, il y avait toujours des danseurs dans les groupes de rap. Après, pour résumer, les rappeurs ont commencé à signer dans des labels, et les labels ne voulaient plus forcément signer les danseurs. L’effacement des danseurs s’est fait comme ça. Mais quand on regarde IAM, à la base, c’étaient des danseurs. Freeman, c’était un danseur. Shurik’n aussi. Dans la Fonky Family, il y avait des breakers. Après, ça s’est effacé parce qu’ils se sont mis au rap.

    C’est important pour vous, en tant que chorégraphe, de diriger cet événement, qui a aussi une portée sociale ?

    Mofak : C’est important car il y a des petits danseurs qui sont très forts, qui n’ont pas la possibilité de voyager et ce genre de moment peut leur permettre de se montrer à l’international, grâce aux réseaux sociaux par exemple. J’ai envie de rendre ce monde accessible, et surtout aux gens de ma ville. D’autant que les battles permettent aussi de faire évoluer le niveau dans la ville. C’est très important d’avoir des événements dans notre ville, il n’y en a pas assez. À Paris, on en a pratiquement tous les week-ends, c’est pour ça qu’il y a le meilleur niveau, parce qu’il y a des événements qui incitent à pratiquer.

  • [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    [Entretien] Lionel Mathieu : « Au bataillon, nous avons une vie partagée avec les Marseillais »

    Viscéralement attaché aux hommes et femmes du bataillon, mais aussi à une ville, Marseille, avec laquelle il a appris à composer au quotidien, le vice-amiral nous livre, avant son départ, les grands axes de son action mais aussi son analyse sur l’évolution du métier et des risques auxquels les marins-pompiers sont confrontés.

    La Marseillaise : Lorsque vous avez été désigné commandant du bataillon de marins-pompiers de Marseille, quels étaient vos objectifs ?

    Lionel Mathieu : Le premier objectif, c’était de faire un peu le point sur ce qu’était le bataillon contemporain de mon arrivée. Il venait de traverser la période de la crise sanitaire, riche mais difficile. Dans les mois qui ont suivi ma prise de fonction, j’ai dégagé trois grandes orientations. La première c’est ce que j’appelle conserver notre excellence opérationnelle. C’est-à-dire remplir la mission vis-à-vis des Marseillaises et des Marseillais de la manière la plus optimale possible. Et pour ce faire, il faut d’abord continuer à s’entraîner, c’est un élément extrêmement important. Un entraînement conséquent et diversifié pour justement être polyvalent. Il faut aussi que le marin-pompier en opération soit soutenu par des médecins, par de la logistique, que son matériel soit toujours en bon état. Être bon en opération, c’est aussi conserver notre expertise maritime et portuaire. Le deuxième grand axe, c’était ancrer l’humain au cœur du bataillon car sa richesse, ce sont bien ses marins-pompiers et ses personnels. On a travaillé sur une modernisation de ce qu’on appelle la gestion de carrière, sur le maintien de conditions de travail acceptables avec des équipements de pointe, de la sécurité en intervention et des casernes aménagées. Il y a aussi les conditions de vie à l’extérieur du bataillon, le socle sur lequel se bâtit là aussi leur efficacité opérationnelle. Principalement une vie décente pour eux-mêmes et pour leur famille, c’est-à-dire trouver des logements, les aider à garder leurs enfants, trouver des emplois aux conjoints, s’occuper des blessés quand nous en avons, des décès aussi malheureusement. Le troisième axe, c’est de regarder demain…

    Justement, le métier a-t-il évolué ?

    L.M. : Oui parce qu’on a une évolution des risques de plusieurs natures. La première, le changement climatique avec des feux plus forts, des phénomènes météorologiques intenses où on recommence à parler en Méditerranée du risque de tsunami. De là découle l’évolution des énergies. On voit une ville qui s’électrifie de plus en plus. La propulsion des navires est différente, on a la présence de batteries dans les véhicules… Et enfin le troisième élément, ce sont les tensions, la montée de la violence. Elle n’est pas dirigée contre les marins-pompiers mais on est confronté à l’exacerbation de la violence des rapports humains. Derrière l’évolution de ces risques, il y a donc l’évolution de nos techniques, de nos stratégies, de nos matériels avec notamment la numérisation, l’apport de l’intelligence artificielle, il y a aussi un besoin et une volonté d’aller vers plus de partenariats, d’être plus ouverts sur notre environnement, à la fois dans les autres services au public, les universités. Mais aussi d’aller vers la population parce qu’il faut absolument qu’elle soit avertie de ces risques, préparée à avoir des bons comportements. Aujourd’hui, on peut dire que nous ne sommes plus des soldats ou des marins du feu mais des soldats ou marins de la crise. On attend de nous d’être un peu la boîte à outils de tout ce qui est un peu déréglé. Notre intervention à Mayotte par exemple, n’était pas du secours d’urgence mais de la reconstruction. Cela demande une évolution de l’état d’esprit, l’emploi de plus en plus important de nos spécialités, qu’elles soient aquatiques, de secours en milieu périlleux, de risques technologiques, sur l’usage des drones ou des robots, mais aussi de les combiner entre elles. Ce qui requiert une certaine dextérité.

    Vous dirigez aussi l’école des marins-pompiers. Pour vous, la relève est-elle assurée ?

    L.M. : Cette école c’est le projet d’avenir par excellence. C’est là que tout commence, où le jeune a sa première image du bataillon, où on lui donne les bases les plus importantes, celles qu’il va garder tout au long de sa carrière, même si après il repassera dans le cycle de connaissances. C’est un projet sur lequel il faut encore convaincre, parce que ce sont des investissements humains et financiers importants. À terme, on souhaite regrouper les 3 sites sur lesquels elle est répartie en un. On recrute 180 jeunes par an, c’est un peu moins de 10% de l’unité, nous n’avons pas de crise de vocation.

    Quand on est marins pompiers on est militaire mais aussi pompier de Marseille, comment se traduit cette double appartenance ?

    L.M. : Nous sommes une unité militaire qui vit dans la cité. J’ai 350 marins pompiers tous les jours, l’hiver, un peu plus l’été, qui sont en action dans la ville. Ça crée une proximité avec la population qui est extrêmement importante. Nous consacrons 37 minutes à chaque Marseillais par an. C’est ce que j’appelle la vie partagée. Après, il y a l’histoire commune, celle des grands événements heureux, malheureux, ou douloureux qui font cette vie. Parmi les premiers, on a eu les dispositifs de protection qu’on a mis en place pour la coupe du monde de rugby, pour les Jeux Olympiques, la venue du Pape. Encore ce 15 août, les marins-pompiers faisaient partie du paysage lors du spectacle de drones. Pour les événements malheureux, les drames humains, la mort, nous les côtoyons régulièrement. Massages cardiaques, décès de personnes âgées, d’enfants, on est dans les familles. Et puis il y a les événements douloureux comme la rue d’Aubagne ou la rue Tivoli. Il ne faut pas s’imaginer que le marin-pompier, même si de par son métier côtoie des choses difficiles, est insensible.

    Quelles sont selon vous les interventions les plus marquantes de votre temps de commandement ? Que retenez-vous de cette période ?

    L.M. : Au-delà des événements douloureux que nous venons juste d’évoquer, je retiendrai surtout le contact humain avec les marins-pompiers, avec les médecins, tous ceux qui optent pour le bataillon. J’ai trouvé ici une densité humaine que je n’avais pas beaucoup rencontrée, peut-être un peu sur le porte-avions Charles de Gaulle quand j’y ai servi. Je pense que ce qui va rester ce sont ces visages où on voit sourire, fatigue, engagement… Tout ce qui marque. Ces gueules saisies sur l’instant, dans la charge émotionnelle ou la satisfaction du contact avec son chef. C’est une espèce de complicité tout en retenue.

    Quels conseils donneriez-vous à votre successeur ?

    L.M. : En substance, je vais lui dire trois choses : « aime Marseille, aime les marins-pompiers et sois toi-même ».

    Le bataillon en bref

    Plus de 2 500 militaires et civils constituent le BMPM

    17 centres d’incendie et de secours du BMPM sont répartis dans Marseille

    L’unité intervient aussi sur 4 sites à l’extérieur de la ville, l’aéroport Marseille-Provence, Airbus hélicopters, le port de Fos-sur-Mer et celui de Port-de-Bouc.

    Plus de 126 000 interventions en moyenne, soit plus de 340 opérations par jour, sont réalisées chaque année, 81% des missions relevant du secours à personnes

  • [Entretien] Alban Desoutter : « La liberté d’expression doit prévaloir pour tous »

    [Entretien] Alban Desoutter : « La liberté d’expression doit prévaloir pour tous »

    La Marseillaise : Pourquoi la sanction contre Julien Thery vous semble-t-elle injuste ?

    Alban Desoutter : Il a relayé un texte critique d’une tribune pro-Israël parue dans Le Figaro en appelant au boycott d’une liste de personnalités signataires. Chaque fois qu’on s’en prend à des relais de l’État d’Israël, il y a cette accusation bien rodée et assumée d’une assimilation à de l’antisémitisme. C’est l’argument numéro 1 utilisé contre des associations ou LFI.

    Tout de même prétendre que Yvan Attal, Michel Boujenah ou Arthur seraient des « génocidaires » parce qu’ils se font des relais de l’État d’Israël, semble disproportionné, non ?

    A.D. : On peut discuter sur le fait qu’il puisse y avoir des complicités et les relais chez les personnalités mais cela fait partie du débat même si les termes peuvent sembler polémiques. Les plus outranciers sont les partisans de l’État d’Israël. Enrico Macias a appelé à éliminer physiquement les militants de LFI [à la TV avant d’être repris et de se rétracter, Ndlr.]. À Lyon II, quelqu’un a eu des positions pour le nettoyage ethnique de la Palestine et a reçu le soutien de L. Wauquiez au nom de la liberté d’enseigner après que son cours a été perturbé par des étudiants. Il n’y a eu aucune sanction. Il y a deux poids deux mesures. L. Wauquiez a même utilisé sa position de président du Conseil régional pour faire un chantage à la subvention. Or, quand J. Thery utilise sa liberté d’expression dans le cadre d’un canal privé sur les réseaux sociaux, indépendamment de ses activités universitaires, là on le sanctionne.

    C’est pour cela que vous dénoncez une « ingérence politique » ?

    A.D. : On a un vrai problème. L’université n’est pas un forum citoyen. Les sections disciplinaires ne sont pas la démocratie participative où chacun – notamment les partisans du gouvernement israélien ou de Trump – va venir dicter à la présidence ce qu’elle doit faire. Celle-ci a cédé à la pression de L. Wauquiez avec son chantage à la subvention. La liberté d’expression doit prévaloir pour tous. Les sanctions ne peuvent intervenir que dans le cadre d’un cours où un enseignant utiliserait sa position pour tenir des thèses anti-républicaines, négationnistes ou racistes. Je ne défends pas la publication de Julien Thery. Je dénonce le fait que sa sanction est disproportionnée et sous pression extérieure. Il peut faire appel auprès du Cneser. Son cas n’est pas isolé. Il y a eu une vague de répression interne dans les universités qui ont toujours eu une tradition de liberté. J’ai moi-même en tant que chercheur subi une sanction déguisée sur mon avancement pour mes prises de position syndicales.

  • [Entretien] Lucille Guenier : « Nos protocoles de sécurité ont été renforcés »

    [Entretien] Lucille Guenier : « Nos protocoles de sécurité ont été renforcés »

    La Marseillaise : Vous étiez à bord de l’Ocean Viking lorsque le navire a été attaqué par des gardes-côtes libyens. Pouvez-vous revenir sur les évènements ?

    Lucille Guenier : J’étais à bord, comme la plupart des équipes actuellement en mer, le jour de l’attaque. Les gardes-côtes libyens ont tiré sur notre bateau depuis le leur, de classe Corrubia, donc beaucoup plus petit, rapide et agile que le nôtre. Il n’y a pas eu d’abordage [assaut mené par un équipage pour monter à bord d’un autre navire, ndlr], mais c’était le risque. Depuis un an que l’attaque a eu lieu, aucune condamnation n’a été prononcée [malgré la plainte déposée par SOS Méditerranée, ndlr]. Les gardes-côtes libyens sont dans une totale impunité. Ils sont encore actifs. Il y a quelques semaines, nous avons même croisé le patrouilleur [navire des gardes-côtes], qui nous avait tiré dessus l’an dernier. Le constat aujourd’hui, après un an, c’est que rien n’a changé. Au contraire, les choses ont empiré. Ça a été un tournant pour nous en tant que personnel (…) mais pas au niveau politique. Ça n’a engendré aucune conséquence. Au contraire, le soutien aux gardes-côtes libyens par l’Union Européenne s’est amplifié.

    Vous parlez d’un tournant pour le personnel. Pouvez-vous en dire plus ?

    L.G. : D’abord, s’il n’y a eu aucune blessure physique, il y a eu des conséquences psychologiques. L’organisation a donc dû accompagner les équipes pour qu’elles puissent ensuite repartir en mer. Les opérations se sont arrêtées pendant quatre mois. Après, bien sûr, les protocoles de sécurité ont été renforcés et sont désormais beaucoup plus stricts. Il a fallu s’adapter au contexte et au fait que potentiellement, en faisant des sauvetages en mer, il était possible de se retrouver face à des gens qui tiennent des kalachnikovs alors que tout ce dont on dispose, nous, ce sont des gilets sauvetage. On a donc dû adapter nos protocoles de sécurité, accompagner le personnel navigant qui a été victime de cette attaque mais aussi celui qui ne l’a pas été et qui sait dorénavant que quand il opère en Méditerranée centrale, sur un terrain qui, a priori, n’est pas un terrain de guerre, il peut se retrouver sous la menace des balles.

    Avez-vous recueilli des témoignages de réfugiés d’interpellations violentes ?

    L.G. : Oui, très souvent. Les personnes qu’on secourt ont souvent essayé plusieurs fois de traverser la Méditerranée centrale. Elles se font intercepter par des gardes-côtes libyens puis sont, en général, ramenées dans des prisons informelles où elles sont torturées ou rançonnées pour pouvoir sortir. Il y a tout un système de collusion entre les gardes-côtes libyens, les passeurs et les trafiquants de traite humaine. C’est documenté par des journalistes, mais aussi par de récents rapports des Nations Unies. Et ces gardes-côtes sont en partie financés par l’Union européenne, dans le cadre d’une politique d’externalisation des frontières. Des bateaux leur ont notamment été fournis par l’Italie.

    Si cette situation ne cesse pas, si le soutien aux gardes-côtes libyens continue, d’abord les gens vont continuer de périr en Méditerranée, et ensuite, un jour, des personnels d’ONG, qui essaient de porter assistance à ces personnes, seront blessés ou perdront leur vie.

    Entretien réalisé par Margot Milhaud

  • [Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »

    [Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »

    La fête de la Cride se tiendra à l’espace Victorin Blanc, Pinède de la Cride, à Sanary avec une entrée gratuite et ouverte à toutes et tous.

    La Marseillaise : Quelle est la tonalité de cette 35e édition ?

    Jean-Pierre Meyer : C’est un événement qui symbolise la rentrée sociale et politique des communistes de l’ouest du Var. Et cette année, cela revêt une importance encore plus grande qu’à l’accoutumée : Après les élections municipales, le 40e congrès du PCF et avec devant nous de nouvelles échéances électorales, l’élection présidentielle et les législative. Forcément, il y a aussi le contexte où l’on mesure cruellement les effets dévastateurs de la politique libérale qui est conduite depuis des décennies dans le pays. On l’a vécu dans nos chairs, avec les incendies catastrophiques qui ont frappé le Var et qui ont mis en évidence le manque cruel de moyens. C’est un exemple, mais ce sont bien tous les services publics qui connaissent des difficultés inouïes de fonctionnement, indépendamment de la conscience professionnelle de ceux qui assurent le service public.

    C’est un moment de constats partagés mais aussi de réflexions pour l’avenir ?

    J.-P.M. : En tant que communiste, et ça s’est encore confirmé lors de notre dernière université d’été, nous voulons clairement nommer les responsabilités. Et c’est le système politique et économique, le capitalisme, dans lequel nous vivons qui est à l’origine de tous les problèmes que l’on rencontre. C’est à partir de cette position que nous déterminons ce qu’il nous appartient de faire dans la perspective de la présidentielle et des législatives. En clair, on se refuse d’entrer dans des dispositions de rassemblement comme cela a pu se faire dans le passé. Car malheureusement, quand la gauche a été au pouvoir, elle a été incapable de remettre en cause ce système, ce qui a eu comme conséquence le désaveu de la gauche tout entière. Ce sont ces sujets que nous allons aborder lors de cette fête, notamment avec le débat politique qui se déroule en fin de matinée. Nous souhaitons mettre la citoyenneté au cœur de notre démarche, au cœur de la fête de la Cride, car il faut construire une autre société.

    Il y a aussi des temps festifs
    et des stands divers…

    J.-P.M. : On va avoir un temps fort politique avec un débat à 11h. C’est un temps de rencontre et de débats avec les communistes. Si j’utilise le terme de « rencontre », c’est car cette fête est une fête ouverte, elle a la particularité de voir venir des citoyens qui ne sont pas au PCF. Peut-être même plus que des adhérents du PCF. Car notre objectif n’est pas de convaincre les convaincus. Mais justement de travailler à une dédiabolisation du PCF, de revenir aux questions de fond et de réhabiliter la politique. La question de la liberté de la presse est aussi au centre de la démarche, c’est pour cela qu’il y aura un stand de La Marseillaise, pour laquelle nous avons un attachement indéfectible.