La première réunion avait été un succès. Pas moins de 700 personnes s’étaient rendues l’auditorium André-Noël de la mairie le 29 avril pour en savoir plus sur le projet d’incinérateur, obligeant les services à ouvrir la salle des mariages. Devant cette affluence, la Ville organise un deuxième rendez-vous d’information ce lundi 18 mai, à 18h, au même endroit.
À Istres, le dossier fait réagir. Installé à la Grande Goupède (Tubé Nord) depuis près de 15 ans, Suez envisage de transformer son centre de tri en chaufferie, en y ajoutant une unité de méthanisation pour traiter 35 000 tonnes de matières organiques chaque année et produire du biométhane et du digestat à destination d’exploitations agricoles du territoire ; mais aussi une unité de valorisation énergétique d’une capacité de 236 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, faits à partir de déchets non recyclables, qui seraient donc traités par incinération.
« Les deux posent problème », affirme le président de FNE 13 Richard Hardouin, qui avait envoyé un courrier au préfet pour lui demander de prolonger l’enquête publique de deux semaines, jusqu’au 2 juin. Chose faite. Le registre numérique dénombre pas moins de 2 680 contributions. La municipalité est elle-même montée au créneau, affichant une banderole « Non à l’incinérateur » sur l’hôtel de ville.
« Dans les combats, ce qui est important, c’est la mobilisation, affirme Richard Hardouin. La mobilisation est certaine, et elle est forte. Cela étant Suez est propriétaire du terrain, est déjà en activité, il a le soutien de l’État. (…) Disons que le projet a du plomb dans l’aile, même si le porteur a le droit pour lui. » Pour les opposants à cet incinérateur, tout reste donc à faire.

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