Depuis le début de la campagne, une des certitudes partagées résidait dans le fait que le scrutin serait serré. Cela s’est vérifié, ce dimanche à l’issue du premier tour où il est délicat de prédire qui prendra la succession de Cécile Helle, maire (PS) sortante qui ne se représente pas. D’une courte tête avec 27,04%, Olivier Galzi (DVD) arrive en tête devançant de 1,5% la candidate d’extrême droite Anne-Sophie Rigault (25,52%). Ce duo profite d’un âpre duel à gauche où finalement David Fournier (PS), issu de la majorité sortante, coiffe d’une courte tête (19,89%) l’insoumise Mathilde Louvain (19,03%). Soit 234 voix d’écart sur plus de 5 000 chacun.
Derrière, l’entrepreneur Stéphan Fiori (DVD) qui caressait l’espoir d’accéder au second tour, reprendra le chemin de son cabinet d’assurances ce lundi matin puisqu’il n’obtient que 7,39%. Candidature de témoignage, Stéphane Geslin (parti des travailleurs) émarge à 1,23%. Côté participation, moins d’un électeur sur 2 s’est déplacé (52,34% d’abstention) avec de fortes disparités selon les quartiers, parfois avec seulement 25% de participation dans le quartier populaire des Olivades.
À gauche, le scénario tant redouté des deux listes au coude-à-coude est donc arrivé. Sur le pur papier arithmétique, elle est en mesure de conserver la ville à gauche. « Cet aspect est inédit et incroyable », se réjouit Mathilde Louvain, « fière d’avoir quadruplé » le score de 2020 porté à l’époque par Farid Faryssy, aujourd’hui candidat avec David Fournier. « On va avoir des discussions », promet la candidate insoumise, soutenue notamment par le PCF et Génération.s. Du côté de David Fournier, qui n’a jamais fermé la porte, ce dimanche soir l’heure était encore à la réflexion entre colistiers quant à une alliance. Rappelons que Place publique ou le PRG, soutiens de David Fournier, ont fait un casus belli de ce rapprochement. « Je pense qu’il y aura une majorité pour une alliance, on est confronté à principe de réalité si on ne le fait pas, c’est la défaite assurée face à la droite et l’extrême droite », confiait-on dans l’entourage du candidat peu après 23h30. Avec la perspective d’une très longue nuit quant à la mise en place d’une nouvelle liste devant respecter les équilibres de chacun. Dimanche soir, Olivier Faure, patron des socialistes, a récusé tout « accord national » avec LFI mais a laissé la place à des ententes au cas par cas.
Loin de ces maux de tête, Olivier Galzi savoure. « Ils feront bien ce qu’ils veulent, je ne me suis jamais positionné par rapport aux autres mais dans l’intérêt des habitants qui, dans tous les quartiers m’ont placé en tête, constate l’ex-journaliste TV. Mettre en tête un mouvement qui n’existait pas il y a six mois et sans étiquette politique est inédit et prouve qu’il y a une volonté de renouveau. » Quant à Anne-Sophie Rigault, elle semble une nouvelle fois vouer à jouer les opposantes lors du prochain mandat.

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