La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

Les urgences sont un service vital pour la population, en particulier dans nos zones rurales où l’accès aux soins est déjà difficile. » Une pétition, relayée sur les réseaux sociaux, rassemble plus de 7 000 signatures contre la fermeture ou la réduction des horaires d’ouverture des services d’urgence du département. Cela « met en danger la vie des habitants, allonge les temps de prise en charge et crée une inégalité flagrante d’accès aux soins », avancent les auteurs de la pétition.

à Manosque, Digne-les-Bains et Sisteron, les urgences sont régulièrement fermées la nuit, à partir de 18h30, et les patients doivent alors passer par le 15, qui régule les appels. « Le recours au 15 est vécu par beaucoup comme une entrave voire un tri pour l’accès aux soins. Cela permet également d’accompagner des mesures d’économies, sans mettre en place de véritables solutions de fond. »

« Beaucoup renoncent

aux soins »

Les 7 000 signataires demandent une ouverture des trois services d’urgences du département 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi qu’un renforcement des effectifs et la fin de la « discrimination géographique ». « Notre santé ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire », clament aussi les auteurs de la pétition. Les hôpitaux du département manquent souvent de médecins urgentistes.

« La fermeture des urgences est une grosse problématique dans le département depuis des années », explique Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « Il est déjà arrivé que les trois services d’urgences du département soient fermés la nuit », déplore-t-il. Il ajoute : « La population ne comprend plus rien, on ne sait pas quand c’est ouvert ou fermé, beaucoup de gens renoncent aux soins et prennent leur mal en patience. »

« Le 15 envoie parfois les patients vers d’autres départements, à Aix ou à Pertuis, qui sont souvent saturés. Il est arrivé que des patients aillent à Aix, qui n’avait plus de place et les renvoyait vers Marseille ou Toulon », regrette Cédric Volait, qui travaille à l’hôpital de Manosque. « Depuis avril 2023, les urgences sont fermées quasiment toutes les nuits à Manosque, faute de médecins urgentistes », précise-t-il. Le syndicat demande que tous les médecins fassent des gardes, , actuellement basées sur le volontariat.

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