Tag: fermeture

  • À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    La garantie de sécurité du site dépend des salariés ! » Ce dimanche, Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT du site, réaffirme la volonté des travailleurs de Fibre Excellence de poursuivre la mise sous protection du site le temps nécessaire à sa sécurisation complète.

    Pour rappel, après sa liquidation judiciaire c’est un mandataire judiciaire qui a pris la main sur la gestion de l’usine de pâte à papier, et le site devait officiellement fermer, vendredi 28 août, avec la fin du contrat de travail des salariés. Mais nombreux sont les travailleurs qui s’inquiétaient de la manière dont la transition allait se faire et pointaient des risques industriels (lire nos articles du 29/08 et du 27/08) pour le site classé Seveso. « On veut tout faire pour éviter un déversement accidentel de produits chimiques dans le Rhône, un incendie ou autre… Il faut donc que les mesures nécessaires pour maintenir l’intégrité du site soient prises avec les concernés », rappelle Jean-Michel Bulinge.

    D’où des tensions avec le mandataire judiciaire la semaine passée, jusqu’à un gros coup de chaud le jour de la fermeture où la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) est venue constater la situation. « On connaît le site comme personne. Il y a de l’acide, de la soude, des produits alcalins, des bactéries, de l’acide phosphorique pour le traitement des eaux dans les bassins d’aération… On leur demande le temps de sécuriser avec notre expertise », expliquait, ce vendredi, Yohan, opérateur aux 24 ans d’usine.

    « L’arrêté préfectoral

    nous donne raison »

    Et visiblement, les travailleurs n’étaient pas dans le faux puisque la préfecture des Bouches-du-Rhône s’est fendue d’un arrêté inédit dans la foulée de la visite des services de l’État. Cet arrêté prescrit « des mesures d’urgence » à l’adresse du mandataire-liquidateur. Ce dernier, que La Marseillaise a pu consulter, constate que « la mise en sécurité du site n’a pas été initiée » par ledit mandataire et « qu’il convient de maintenir au-delà du 28 août 2026 une présence humaine adaptée sur site ».

    Plus que ça, la préfecture va dans le sens de la CGT et tacle l’action du mandataire : « Le liquidateur est mis en demeure d’assurer la surveillance du site et le maintien des dispositifs de sécurité […] sur la base d’une organisation comprenant […] l’équipe proposée par la CGT. » En clair, les salariés ont pu rester tout le week-end sur l’usine, comme le préconisait l’organisation syndicale. « Cet arrêté est une victoire. Il nous donne raison, on voit bien que l’action du mandataire ne tient pas la route », réagit Jean-Michel Bulinge. « Fermer sans plus de sécurité c’est de l’inconscience… L’arrêt, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. On n’arrête pas une usine à papier comme une boulangerie », abonde Jaïr Flor-Pachi, délégué FO et mécanicien atelier qui est entré à Fibre Excellence en 2003 en intérim puis salarié en 2012.

    « Jusqu’au bout

    des opérations »

    D’où un week-end apaisé avant une nouvelle semaine qui s’annonce chargée pour les travailleurs papetiers. « On a une réunion ce lundi avec le secrétaire général de la préfecture et les représentants des différents services de l’État concerné par le dossier », développe le syndicaliste. Une rencontre où les enjeux sont grands pour l’avenir du site : « Nous allons demander le maintien des salariés sur site, a minima pour les postes nécessaires pour qu’il y ait une garantie environnementale et sécuritaire. » Cette revendication concerne une quarantaine de salariés. Reste à savoir combien de temps cette situation de mise en sécurité va durer et si la préfecture accède aux demandes des travailleurs. « Dans tous les cas, il faut le maintien des travailleurs jusqu’au bout des opérations », conclut Jean-Michel Bulinge.

  • À Aix, les punaises de lit traquées dans les bibliothèques

    À Aix, les punaises de lit traquées dans les bibliothèques

    Mauvaise nouvelle pour les usagers des bibliothèques d’Aix-en-Provence. La Ville a décidé « un contrôle préventif de l’ensemble du réseau de bibliothèques » après la détection, la semaine dernière, de punaises de lit à la bibliothèque de la Halle aux Grains. La décision de fermer les établissements a été prise jeudi soir.

    « À ce jour, aucune punaise de lit n’a été détectée dans les autres bibliothèques municipales », précise la mairie dans un communiqué. Mais « afin de confirmer cette situation et de préparer la rentrée dans les meilleures conditions, la Ville a choisi d’engager un contrôle préventif de l’ensemble des établissements. Cette opération nécessite leur fermeture temporaire au public ».

    Six sites concernés par

    la fermeture temporaire

    Sont concernées la bibliothèque Méjanes, la bibliothèque des Deux Ormes, Li Campaneto, le point lecture de Puyricard ainsi que la bibliothèque et les archives municipales Michel-Vovelle. La bibliothèque de la Halle aux Grains demeure fermée dans le cadre du protocole déjà engagé. Les boîtes de retour des Deux Ormes et de Li Campaneto sont également fermées.

    Les documents pourront être rendus et les réservations retirées dès la réouverture, précise les services de la Ville. « L’objectif est de pouvoir rouvrir l’ensemble des bibliothèques dans les meilleurs délais, avec toutes les garanties nécessaires pour accueillir sereinement usagers et agents », précise la mairie qui « informera le public de la réouverture des établissements sur ses sites internet et ses réseaux sociaux ainsi que sur ceux de ses bibliothèques ». Les punaises de lit ont été détectées sur le mobilier de la bibliothèque de la Halle aux Grains grâce à l’intervention de chiens renifleurs. Le traitement consiste à utiliser de la vapeur, puis des insecticides

    En octobre 2019, infestée par les punaises de lit, la plus grande bibliothèque de Marseille, l’Alcazar avait dû fermer ses portes au public pendant plusieurs jours. Depuis les années 1990, une recrudescence mondiale des punaises de lits est observée.

    Quant à l’impact sur les habitants, 145 consultations chez un médecin liées aux punaises pour 100 000 habitants ont été recensées en 2020 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la deuxième région la plus touchée.

  • Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Une saison des incendies pour le moment maîtrisée

    La saison n’est pas terminée, le front des incendies est resté stable dans le département, note Jacques Witkowski avec 512 feux recensés depuis le 1er juin, soit 67 de plus qu’en 2025, une augmentation de 15%. S’il y a eu « beaucoup de départs de feux », ils ont été « éteints très vite », mis à part celui de Rognac et de Lançon-de-Provence. Outre la prévention, la préfecture mise aussi sur le répressif avec le respect des obligations légales de débroussaillement. Des communes ont été mises en
    demeure, un camping à Beaurecueil fermé le temps d’agir. Les gendarmes missionnés dans les massifs ont interpellé 350 personnes pour comportements dangereux. Le représentant de l’État se prépare désormais aux épisodes cévenols qu’il appréhende.

    Accompagner les consommateurs de crack

    Face à l’augmentation de la consommation de crack dans le centre-ville qu’il juge « préoccupante », le préfet a mis en place des actions. D’abord répressives pour éviter « les enkystements » mais il mise aussi sur la prise en charge médicale des consommateurs. « Co-porté » avec la Ville, un site d’accueil de 17 places a ouvert mi-août, un autre de 10 places va suivre. Soit 500 000 euros investis par l’État pour leur fonctionnement. Un coordinateur médical a été mis en place. Le développement des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues, deux seulement à Marseille, est souhaité, et à long terme, l’installation d’une halte soins addictions plus que soutenue. Reste à trouver le site…

    Métropole : la balle renvoyée aux politiques

    Prévu le 10 septembre, le vote de la décision modificative du budget métropolitain marque une nouvelle étape. Pour le préfet, « budgétairement, l’affaire est réglée ». Et de réaffirmer le strict rôle de conseil et de contrôle de la légalité de l’État. « Je souhaite que la Métropole sorte de cette ornière », assure-t-il. La mission Bussereau-Debat devant permettre d’entamer des « discussions politiques » sur ses compétences ou limites géographiques.

    Vigilance sur Fibre excellence

    Alors qu’à Tarascon les salariés de l’usine de pâte à papier restent mobilisés après la fermeture du site ce vendredi 28 août (lire aussi page 5), le préfet indique avoir saisi le liquidateur pour s’assurer de sa mise en sécurité. Et si les lieux doivent être dépollués, ils le seront par le repreneur, ou, à défaut, par le propriétaire actuel, assure-t-il. Mais pas question pour autant de laisser la CGT le bloquer, s’il le faut, « on interviendra par contrainte », promet-il.

    Des économies sur l’hébergement d’urgence

    Une « dépense de 117 millions d’euros dans le département », permet de financer 6 000 places dans deux types d’hébergement d’urgence, l’un dans le diffus, l’autre provisoire à l’hôtel rappelle le préfet. Sur ce dernier, 1 562 places, « on a décidé de reprendre en main budgétairement les choses », indique-t-il, avec un nouveau contrat au 1er octobre avec des hôteliers. Et la réalisation d’un « état zéro », le préfet dénonçant « des situations irrégulières », avec « des gens à l’hôtel depuis 6 ans » Et de marteler : « Je suis comptable des deniers publics, je ne peux pas engager ce que le Parlement n’a pas voté. » Or au 1er janvier, le dépassement « était de 8 millions, là encore à 3 millions », déplore-t-il.

    Parallèlement en 2025, 1 400 logements ont été récupérés auprès des bailleurs, 991 cette année. « Presque 2 500 places, un effort notable », estime-t-il.

  • Fibre Excellence, la fermeture sous tension d’un site Seveso

    Fibre Excellence, la fermeture sous tension d’un site Seveso

    « Ce sont 11 000 m3 de produits dangereux qui se déverseront dans le Rhône si on coupe l’électricité comme l’a envisagé le mandataire ». C’est, au bas mot et résumé par François Batista, responsable UD CGT 13, ce qui inquiète les salariés alarmés par la fermeture précipitée du site.

    Ce vendredi à 23h, leur contrat de travail prend fin. Dans la matinée, le mandataire, qui balaie d’un revers les alertes des travailleurs de l’usine à papier de Tarascon, avait missionné des techniciens pour couper l’électricité conformément à ce qu’il avait annoncé la veille. Il estimait être « sur une simple mise en sécurité du site » avec « une coupure maîtrisée » et quatre personnes pour veiller à la sécurité d’un site de 45 hectares où sont encore stockées des tonnes de produits chimiques dangereux.

    Les CRS en stand-by

    Un document interne que La Marseillaise a pu consulter, indique que la situation est beaucoup plus complexe : « une vidange des capacités en six mois exige 5 personnes et durant les six mois, il faut l’effectif pour garantir la protection de ce site Seveso, sans compter les congés : 34 personnes ». Car, précise Jean-Michel Bulinge, DS CGT Fibre Excellence, « les bacs de liqueurs sont pleins alors que le mandataire avait avancé qu’elles étaient figées, cristallisées », dans les cuves. « La Dreal a pu le constater avec nous ce soir ». Une visite de l’usine permet en effet de comprendre le process de fabrication de la pâte à papier.

    Des tas de copeaux sont massés au sol. « C’est très inflammable, on a déjà eu 4 incendies en 18 ans », se souvient Jhonatan, opérateur au parc à bois. Au-dessus d’une cuve à liqueur un panneau avertit « atmosphère explosive ». Frédéric, autre « castor » du site et par ailleurs pompier volontaire, assure devant un autre silo : « L’eau qu’on pompe du Rhône est plus sale que celle qu’on rejette, mais si les pompes sont désactivées, la fosse se remplit et il n’y aura plus de traitement des eaux. Et je suis doublement inquiet car en cas d’incendie, si on essaie d’éteindre certains produits chimiques avec de l’eau on peut aggraver la situation ». Plus loin, Julien, responsable opérationnel, ouvre la vanne d’un autre gigantesque bac à liqueur blanche au pied de la grande chaudière surnommée « la cocotte-minute ». Et un flot de liquide s’écoule. Sur le site, les salariés tiennent bon et demandent « le maintien de l’activité industrielle, tout en garantissant la sécurité des populations, la protection de l’environnement ». Vendredi, l’administrateur n’était pas sur place. Les forces de l’ordre se tenaient prêtes à évacuer l’usine en fin de journée. Mais « après le constat de la Dreal, rien ne bouge, a indiqué Jean-Michel Bulinge, surtout pas nous ».

  • À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    « La Préfecture reprend la syntaxe de l’enquête, alors qu’elle est pleine d’erreurs. On ne peut pas exiger une fermeture sur la base de soupçons, il faut des certitudes », s’est indigné Maitre Nicolaï Gregory, jeudi, devant le Tribunal administratif de Marseille, dans le cadre d’un plaidoyer pour demander la réouverture des restaurants cassidains Don Camillo et Dolce Vita, dans le viseur de la justice depuis quelques mois. Visés par enquête menée par le parquet de Marseille, la brigade de recherches d’Aubagne et le groupe interministériel de recherche (GIR) de Marseille pendant un an d’après La Provence, les établissements avaient été perquisitionnés en juin pour soupçons de blanchiment et travail dissimulé. Les enquêteurs estimaient alors, toujours selon La Provence, une dissimulation de recettes d’au moins 700 000 euros par an et par établissement. Les propriétaires avaient dans la foulée été placés sous contrôle judiciaire et ont été interdits de gérer leur structure. Mais, alors qu’aucun procès n’a encore eu lieu, la Préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé de renforcer ses mesures de précaution en ordonnant leur fermeture administrative pour six mois, sur le fondement de la loi narcotrafic, dans le cadre de soupçons de blanchiment d’argent. De quoi pousser Maitre Nicolaï, avocat des deux structures, devant le Tribunal administratif à demander l’annulation de cet arrêté. « Les anciens responsables ont été écartés et c’est désormais un nouveau gérant qui s’occupe des structures et, malgré le harcèlement que lui imposent les forces de police, aucune infraction n’a été constatée, a-t-il souligné pendant l’audience. Et cette durée de six mois est folle, les restaurants ne pourront pas survivre. »

    La Préfecture entend

    « défendre l’économie »

    La représentante de la Préfecture a, sans surprise, maintenu ses positions, soulignant que les activités de blanchiment, répondant à un « système installé depuis plus de 10 ans d’après l’enquête », constituaient un danger pour l’équilibre de l’économie locale. « Le blanchiment ne se contente pas d’accompagner, il participe à la criminalité organisée, (…) ce qui justifie cette décision », a-t-elle par ailleurs souligné en introduction. À propos du changement de propriétaire, elle assure que la Préfecture ne l’a jamais directement mis en cause, mais insiste sur sa présence dans l’entreprise depuis 2024 et note « une forme de continuité » entre l’ancienne et la nouvelle équipe. Concernant le reste des employés, pour beaucoup venus en soutien lors de l’audience, une démarche interprétée par Maître Nicolaï comme preuve de l’absence de « traite des êtres humains » évoquée dans l’enquête, la Préfecture y voit, elle, une certaine logique. « Nombreux d’entre eux sont là depuis un moment et sont même accusés d’avoir participé aux infractions », a-t-elle asséné.

  • Fibre Excellence à la croisée des chemins

    Fibre Excellence à la croisée des chemins

    La date fatidique du 28 août se rapproche pour les ex-salariés du site Fibre Excellence de Tarascon et la situation commence à se tendre sensiblement.

    Alors que c’est ce vendredi que l’usine de pâte à papier doit définitivement fermer ses portes, après sa liquidation judiciaire le mois dernier, les travailleurs du site occupent toujours leur ancien lieu de travail. Et ce mercredi, ils se sont même opposés à la venue d’une entreprise de maintenance industrielle qui doit prendre en charge la transition post-fermeture. « La présence de cette entreprise ne répond ni aux besoins ni à la mise en sécurité du site. On ne les laisse pas rentrer ! », dénonce Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT dans l’après-midi. Rappelons qu’après la liquidation du site, les salariés avaient été rappelés à leurs postes pour assurer la sécurité de l’usine classée Seveso alors qu’ils recevaient leurs lettres de licenciement. Ils avaient tiré la sonnette d’alarme sur un risque industriel réel lié à cette transition (lire notre article du 24 août). « Les effectifs prévus par le manutentionnaire ne correspondent pas aux besoins de sécurité. Il n’est pas capable de maintenir les installations en état », développe le syndicaliste. De quoi provoquer un coup de chaud sur le pays d’Arles avec des tensions entre salariés et nouveaux venus. Le tout, piloté par un mandataire judiciaire qui a en main le site depuis sa liquidation. « La situation est tendue, le mandataire judiciaire a menacé de se retirer et de laisser à l’abandon le site ! On lui dit chiche, allons-y, la balle sera dans le camp du préfet ! Et on ne laissera pas un site Seveso rempli de produits chimiques à l’abandon », relate Jean-Michel Bulinge. La CGT entend d’ailleurs interpeller la préfecture des Bouches-du-Rhône une nouvelle fois sur la situation « dans les deux jours à venir ».

    Si c’est la sécurité du site à l’instant T qui préoccupe ses anciens salariés, c’est bien l’avenir du site qui en dépend. « Selon ce qui va être fait, ou pas, les installations pourraient être dégradées. Alors que les salariés font toujours tout tourner », rappelle le délégué syndical. D’où le combat actuel pour les préserver.

    Plusieurs scénarios possibles

    Car même liquidé, l’usine ne restera pas en l’état et une reprise du site est toujours possible : « C’est le mandataire judiciaire qui a la main, il peut vendre le site au plus offrant ». En clair, plusieurs scénarios sont sur la table : « Un repreneur peut toujours acheter le foncier et en faire ce qu’il veut… Il peut reprendre les salariés, créer une activité différente. Dans le pire des scénarios, on se retrouve avec un ferrailleur qui va démanteler et revendre au poids de la ferraille », développe Jean-Michel Bulinge.

    Ce débat sur l’avenir du site a justement fait l’objet d’une longue communication de la Région Sud, ce mardi. « Depuis la décision de liquidation, la priorité de la Région est de transformer cette crise industrielle en opportunité de réindustrialisation, tout en protégeant les salariés et l’ensemble de la filière bois », explique la collectivité. Avant d’assurer qu’elle a « diligenté une première étude économique afin d’organiser un tour de table d’investisseurs et d’industriels pour préserver l’avenir du site ». Une étude qui « a permis de cibler les domaines stratégiques pour une reconversion : BTP, logistique, économie circulaire ». Forcément, cette piste n’a pas la faveur des salariés : « Convertir le site coûterait 10 fois plus cher que trouver une solution pour reprendre l’outil actuel ». Reste que la Région entend poursuivre dans cette voie avec l’annonce du « lancement d’une seconde étude approfondie avec l’agence de développement économique risingSUD [entité de la Région, ndlr] ». Autant dire que le dossier est loin d’être conclu… Et si l’avenir de l’usine tarasconnaise est assombri, il est un peu plus clair pour celui de son usine-sœur de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, rescapée de la liquidation. Et notamment grâce à l’action de la Région Occitanie, dirigée par Carole Delga (PS) qui a déposé une offre de reprise avec un industriel.

  • Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Les rideaux métalliques du bureau de poste de Ferrières sont baissés vendredi 21 août. L’antenne n’accueille aucun usager depuis le début du mois, en raison de la pause estivale. C’est ce qu’explique l’affiche placardée sur la porte, qui indique néanmoins que l’espace pro reste ouvert de 8h30 à 17h en semaine, ainsi que le samedi de 8h30 à midi.

    En juin, le porte-parole du comité de vigilance postale de Martigues Francis Fournier s’agaçait : « Encore une fois, ce sont les zones populaires qui vont subir la dégradation du service postal ». Le bureau de poste de Ferrières dessert 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville : Notre-Dame des Marins, Canto-Perdrix ou Paradis Saint-Roch…

    Pour l’ancien postier, cette fermeture, bien que temporaire (l’antenne est rouverte ce lundi), est un échec. « C’est un mauvais signal », déplore-t-il. Si l’an dernier le collectif avait réussi a obtenir le maintien de l’antenne, menacée en raison d’une « baisse de fréquentation de 48% depuis 2019 », cette fois la mobilisation a eu plus de mal à prendre du côté des habitants.

    Du changement

    en septembre ?

    En interne aussi, le combat est compliqué. « À partir du moment où tu n’embauches plus des fonctionnaires, plus de CDI, que des CDD et des saisonniers, tu peux pas avoir des travailleurs et des travailleuses impliqués, dénonce Francis Fournier. Et puis la direction ne donne aucune informations aux organisations syndicales… »

    « La Poste va continuer à fermer », prévient le porte-parole du comité de vigilance postale. « Il y a quand même épisodiquement des fermetures sur Croix-Sainte, Jonquières a fermé tout l’été de midi à 14h, la Couronne n’est pas accessible le lundi… Dans le reste de la Côte Bleue, les bureaux de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins sont fermés un samedi sur deux, les autres ferment en tournant, la direction déplace le personnel parce qu’elle n’embauche plus et que les arrêts maladies pleuvent. Il y a une pénurie pas possible, le service publique se délite de l’intérieur ».

    Selon les informations du collectif, à partir de septembre, le bureau de Saint-Mitre-les-Remparts fermerait les après-midi, et celui de Croix-Sainte les mercredis. Contactée, La Poste n’a pas répondu à cette question.

    Une bonne nouvelle néanmoins : « Paul Sabatino, maire communiste du Rove siège désormais à la Commission départementale de présence postale territoriale, révèle Francis Fournier. On va travailler avec lui, je sais qu’il va monter au créneau ».

  • [Entretien] Patrick Bourdillon, CGT : « Avec l’ambulatoire, la prise en charge échoit aux familles »

    [Entretien] Patrick Bourdillon, CGT : « Avec l’ambulatoire, la prise en charge échoit aux familles »

    La Marseillaise : La maternité d’Apt a fermé en 2016, celle de la clinique Urbain V à Avignon en 2024. Quelles conséquences ont pu avoir ces fermetures ?

    Patrick Bourdillon : La baisse de la natalité considérable dans notre département a fait que l’absorption de l’activité d’Urbain V n’a pas eu pour conséquence une explosion des naissances sur le centre hospitalier d’Avignon. Mais la fermeture de l’hôpital d’Apt a amené beaucoup plus de naissances à Cavaillon, d’autant plus que la distance est importante depuis Apt. Et il y avait eu avant les fermetures à Vaison-la-Romaine et Pertuis. Si les chiffres de difficultés dans la naissance n’ont pas forcément augmenté, leur pourcentage par rapport au nombre de femmes qui accouchent lui augmente. On s’aperçoit surtout que c’est le nombre de professionnels en capacité de prendre en charge l’enfant, et la durée notamment de l’hospitalisation en post-partum, qui vont compter.

    Le rapport de l’Igas pointe le manque de places en réanimation en néonatalogie dans la région, quels constats faites-vous ?

    P.B. : Sur un centre hospitalier de la taille de celui d’Avignon, le service de néonatalogie n’est pas suffisant puisque c’est une maternité de niveau 2, donc nous n’avons pas de réanimation en pédiatrie. La plus proche est à Marseille, à pratiquement une heure de trajet. Un bébé en difficulté à Orange aura donc moins de chances qu’un bébé à la Timone. Mais les difficultés sur la réanimation existent aussi pour les adultes.

    Quelles sont les conditions de travail en néonatalogie ?

    P.B. : Elles sont plutôt bonnes dans la mesure où il y a un encadrement suffisant, même si parfois il y a des nécessités plus fortes. La néonatalogie est relativement préservée, mais nous ne sommes pas capables de gérer si beaucoup d’enfants ont des nécessités de soins, essentiellement pour les enfants prématurés ou pour ceux qui ont des complexités métaboliques ou des problématiques d’organes.

    Le travail de prévention est-il suffisant ?

    P.B. : Quand on voit les suppressions de subventions au Planning familial, on s’interroge… Ils ont dû faire appel à des dons en urgence ! D’autres préventions relèvent de la médecine de ville, mais le nombre de médecins est de moins en moins important. Cela a des conséquences, avant la naissance mais aussi après la grossesse. Il y a beaucoup d’arrivées aux urgences pédiatriques de jeunes mamans totalement perdues. L’ancien programme d’accompagnement du retour à domicile encourageait les jeunes mamans à rentrer le lendemain de l’accouchement, on a voulu faire de l’ambulatoire avec pour limite une prise en charge de l’individu qui échoit aux familles, et pas aux professionnels de santé. Alors il y a des incompréhensions sur la perception des symptômes de l’enfant, alors qu’il est de plus en plus compliqué de trouver des médecins, ne parlons même pas des pédiatres, pour voir si l’enfant est en danger ou pas. Le quadrillage médical ne se joue pas seulement sur les hôpitaux et maternités.

  • Les bibliothèques d’Avignon en mode été et ménage

    Les bibliothèques d’Avignon en mode été et ménage

    Ces interventions des modifications des jours et horaires d’ouverture, voire des fermetures. Ainsi, la principale bibliothèque, Ceccano, vient de fermer et rouvrira le 1er septembre. Un laps de temps permettant un nettoyage en profondeur aussi bien du mobilier, sols que des livres et étagères. Ce mardi, la bibliothèque Renaud-Barrault rouvre après 15 jours de ménage-fermeture. À noter que les bibliothèques Pierre Boulle, Champfleury, Paul et Alice Cluchier et Saint-Chamand ne rouvriront qu’en septembre. Détail sur bibliotheques.avignon.fr

  • Marseille : fermeture du métro dimanche 16 août de 5 heures à 14 heures

    Marseille : fermeture du métro dimanche 16 août de 5 heures à 14 heures

    Dans le cadre du projet de renouvellement des rames de métro et afin d’effectuer des essais, le métro (M1 et M2) sera fermé ce dimanche 16 août de 5 heures du matin à 14h.

    Pendant ces fermetures la RTM met en place trois lignes de Bus gratuites, avec une fréquence de 10 min de 5h à 14h00 . Le BM1A relie le métro La Rose au métro La Timone ; le BM1B part du métro La Timone jusqu’au métro La Fourragère et le bus relais BM2 effectue le trajet entre le métro Gèze jusqu’au métro Sainte-Marguerite Dromel. La ligne 3 du tramway est également renforcée avec une fréquence de 10 min dès 9h00.

    Le dimanche 13 septembre, le métro sera également fermé de 5h à 14h pour la suite des essais.