Après avoir voulu restreindre l’accès à certaines plages et parcs, qu’il veut réserver aux seules familles et personnes âgées à travers un « pass anti-racailles », Franck Allisio s’attaque à l’hôpital. à l’occasion d’une conférence de presse ce lundi matin, le candidat du RN à Marseille a en effet annoncé qu’il souhaitait « investir dans des sas de sécurité aux urgences avec filtration et une doctrine simple : un patient aux urgences, un seul accompagnant ». « L’objectif est simple, améliorer les conditions d’accueil des patients, mais aussi éviter que les médecins s’inquiètent de leur sécurité », explique-t-il en lisant ses notes. Une mesure qui s’accompagne de l’installation de bureaux de police municipale ouverts 24h/24 dans les hôpitaux volontaires, d’aides à l’installation de vidéosurveillance ou de boutons d’alerte pour les cabinets médicaux, de subventions pour lutter contre les déserts médicaux urbains…
Mais, interrogé sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cette limitation du nombre d’accompagnants aux urgences, le député de Marignane reste évasif. « Une règle sera fixée, on la fera respecter au besoin par la police municipale », répond-il. Et pour cause. « La police des visites est un pouvoir du directeur », explique Me Caroline Lantero dans un entretien pour la revue juridique Dalloz. Un pouvoir encadré par une jurisprudence qu’oublie le parlementaire.

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