L’enquête collective réalisée par La Marseillaise, le collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Le Poing et l’Arlésienne avec le soutien financier du Fonds pour une presse libre est d’utilité publique.
Elle permet d’objectiver le bilan de 10 municipalités dirigées par l’extrême droite dans le sud de la France en matière de relations avec le mouvement associatif.
Ses résultats sont éclairants : derrière le ripolinage de l’extrême droite, les choix politiques restent constants. Parmi les situations constatées : des coupes qui visent la culture, la solidarité, les centres sociaux, la lutte contre le racisme et les discriminations, mais aussi une forme de clientélisme voire de prise de contrôle des structures associatives.
Derrière les vidéos TikTok
Un état de fait qui ne surprendra pas les opposants de l’extrême droite mais qui mérite d’être connu par tous les citoyens. D’autant qu’au-delà de cette attitude vis-à-vis du mouvement associatif, plusieurs maires d’extrême droite du sud de la France ont été, dans la dernière période, aux prises avec la justice, comme Marine Le Pen l’est au plan national.
Voilà la réalité de l’extrême droite dans notre région. Derrière les députés encravatés et les vidéos TikTok de Jordan Bardella, il y a des pratiques et un projet politique clair.
À celles et ceux qui pensent qu’« on ne les a jamais essayés », La Marseillaise, journal fondé dans la Résistance témoigne du contraire.
L’extrême droite a déjà été essayée dans l’histoire. Dans le présent aussi, et ce n’est pas reluisant.

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