Depuis son élection à la présidence du Département, Dominique Santoni a pris l’habitude de recevoir la presse à la rentrée de septembre. Manière d’aborder plusieurs sujets d’actualité. Comme bien sûr les projets du Conseil départemental : un 5e centre de santé devrait voir le jour à Pernes-les-Fontaines en 2026, de même qu’un label sur trois années, « Vaucluse plus belles routes du sud, visant à rénover, embellir, fleurir, rendre cyclable » les voies phares du Département comme le Ventoux ou les gorges de la Nesque.
Le tout dans un contexte toujours incertain : « On prévoit un budget 2026 similaire à celui en cours, de rigueur et de désendettement car on n’a pas la planche à billets mais du bon sens », livre Dominique Santoni, « agacée » par la situation du pays. Elle ne voit pas d’autre issue qu’une nouvelle dissolution. « J’en ai marre du spectacle donné », se désole la présidente, qui n’attend rien de particulier de Sébastien Lecornu. Même un poste de ministre ? « Ce serait passionnant mais ce n’est pas d’actualité et en 4 mois, impossible de faire des réformes », répond-elle.
Dominique Santoni reste donc concentrée sur le Vaucluse et plus largement les collectivités, seules à même, « par leur proximité », d’apporter des réponses concrètes. Et de soutenir ainsi davantage de décentralisation alors qu’aujourd’hui les départements ne lèvent plus de fiscalité directe. « Je suis bien ici », assure la présidente pour qui il est trop tôt de parler de second mandat (les départementales ne sont prévues qu’en 2028). « Il ne faut pas faire plus de deux mandats », confie-t-elle, laissant supposer qu’elle serait prête à rempiler.
D’autres élections locales approchent, les municipales en mars. L’ex-maire d’Apt n’est pas intéressée par un retour à l’Hôtel de ville, mais s’inquiète pour Avignon. « Quand je vois la dispersion dans la majorité [lire page précédente] avec 4 élus qui sont candidats ou soutiennent un autre candidat, le risque clairement c’est LFI », estime Dominique Santoni. Plus que le RN ? « Oui, assume-t-elle. Je ne crois pas non plus aux promesses du RN mais son projet fracture moins le pays que LFI, chez qui je ne vois que du chaos et un projet qui ne rassemble pas les Français. » Quant à la droite, la présidente voit d’un bon œil l’arrivée possible d’Olivier Galzi qui, comme elle, parle « du parti du bon sens » et appelle Julien Aubert à s’en rapprocher.

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