Tag: Dominique Santoni

  • À Sorgues, le Pont centenaire des Arméniers entame sa cure de jouvence

    À Sorgues, le Pont centenaire des Arméniers entame sa cure de jouvence

    Le Mistral fait quelque peu bouger les haubans et câbles rouillés du pont des Arméniers, qui relie Sorgues à l’île de l’Oiselay, alors que deux ouvriers casqués et vêtus d’un gilet orange martèlent vigoureusement les charpentes métalliques de l’ouvrage, dans un Mistral qui fait lever quelques vaguelettes sur le fleuve qui passe en dessous. Ce sont les débuts des premiers vrais travaux sur la construction inscrite aux monuments historiques, qui fête ses 100 ans cette année, depuis sa fermeture en 1975 pour des raisons de sécurité.

    L’occasion pour le Département de Vaucluse, qui supervise le projet, de présenter les modifications et rénovations ce jeudi 11 juin. Au pied des pylônes hauts de 44 mètres, la présidente Dominique Santoni (DVD) évoque ainsi un chantier « qui dépasse le seul côté technique ». En effet, de nombreux paramètres compliquent la tâche des architectes et autres conducteurs de travaux. Le fait d’être un monument historique contraint à réutiliser une grosse partie des matériaux d’origine ; seuls les 200 câbles, haubans et suspentes vont être remplacés d’ici avril 2027. Tandis que la zone classée inondable et Natura 2000 réduit également la liberté d’action des entreprises qui s’emploient à la restauration.

    « Ce n’est pas le plus facile des chantiers, mais on fait beaucoup d’études. Ce sera long et beau », ajoute la présidente. « Cela a été une conception longue et difficile. On a aussi vu que la passerelle est très sensible au vent. Avec du Mistral comme il y en a aujourd’hui, ça bougeait tellement qu’on ne pouvait presque pas marcher dessus », précise Thomas Tamisier, conducteur d’opération pour le Département de Vaucluse.

    Plusieurs phases

    Le pont avait été construit en 1926 pour pouvoir faire passer les marchandises des maraîchers d’un côté à l’autre de la Sorgue, avec parfois des camions « jusqu’à 7 tonnes », assure Robert Reboul, petit-fils de l’un des maraîchers de l’îlot qui avait lancé le projet dans les années 1920.

    Deux ans et demi seront nécessaires pour pouvoir, plus de 50 ans après sa fermeture, repasser à nouveau sur le pont suspendu. Celui-ci permettra de compléter la ViaRhôna, voie cyclable qui traverse le Vaucluse. Deux années de travaux divisées en plusieurs phases, donc, jusqu’en 2028. Après les travaux préparatoires lancés en mars, dont l’installation d’une plateforme d’accès sur l’eau, place désormais au démontage de la structure suspendue. D’ici octobre, 25 tronçons du tablier vont être levés, ainsi que les suspentes et les câbles de suspension. Puis, d’octobre à avril 2027, ce sera au tour des pylônes d’être remis à neuf. Ce, avec la mise en place de nouvelles passerelles de visite, une restructuration des parements en béton, mais aussi la construction de quatre massifs de câbles au vent. De mai à octobre 2027, la nouvelle suspension va être installée tout en réinstallant le tablier. Avant de terminer, entre octobre 2027 et juin 2028, par la pose du système de garde-corps, la mise en peinture de l’ouvrage puis les travaux de voirie.

    De quoi réjouir les descendants des instigateurs du projet initial. Avec tout de même la petite crainte « que cela ne ramène une fréquentation accrue autour de cette terre préservée et des élevages », glisse Claude Reboul, autre petit-fils qui possède toujours des cultures sur l’Oiselay.

  • Première historique, le Tour féminin s’attaque au Ventoux

    Première historique, le Tour féminin s’attaque au Ventoux

    La petite reine et le Géant de Provence, une grande histoire d’amour. Et une nouvelle page de ce conte sera écrite en 2026 avec le passage et l’arrivée, pour la première fois, du Tour de France Femmes au sommet du mont Ventoux, le vendredi 7 août.

    Pour l’occasion, le Département du Vaucluse a organisé ce vendredi 29 mai une conférence de presse en présence de Marion Rousse, directrice de l’épreuve et championne de France sur route en 2012. « On ne se rend pas compte de l’importance que c’est de venir sur le Ventoux pour le Tour de France Femmes. On a besoin de lieux emblématiques et c’est l’un des lieux les plus mythiques et difficiles », confie-t-elle depuis la Cité des Papes, tout en révélant avoir grimpé le sommet la veille et que « c’était terrible ! ». « Le Ventoux a toujours été un juge de vérité. Et voir les femmes arriver au sommet, c’est reconnaître leur place », insiste Dominique Santoni, présidente (DVD) du Département.

    L’épreuve, « véritable point d’orgue de ce Tour », assure le Département de Vaucluse, sera la 7e étape de la Grande Boucle sur les neuf prévues. Celle-ci partira de La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche. Les coureuses entreront en Vaucluse par le village de Grillon et passeront par Richerenches, Visan, Buisson, Roaix, Séguret et Vacqueyras, puis Beaumes-de-Venise et Lafare. Et c’est là que les choses vont se corser avec, d’abord, le col de la Suzette, avant de bifurquer vers Malaucène puis Bédoin, via le col de la Madeleine, et de s’engouffrer entre les pins pour une vingtaine de kilomètres de montée jusqu’au sommet sans végétation, « où on se croit sur la lune », comme le rappelle Marion Rousse.

    Une étape qui, à deux jours de l’arrivée finale à Nice, risque de rebattre les cartes entre les favorites. Et de, peut-être, voir triompher à nouveau la Française Pauline Ferrand-Prévot, qui devra faire face à de rudes concurrentes, comme la Polonaise Katarzyna Niewiadoma ou encore la Néerlandaise Demi Vollering.

    Retombées et souvenirs

    L’occasion aussi de mettre en valeur le territoire, la course étant, comme chez les hommes, diffusée sur France Télévisions. « C’est une course de vélo, mais aussi un moment où la magie opère. Les gens sont en vacances et on en profite. J’ai personnellement des souvenirs avec mes grands-parents sur le bord de la route et je veux en créer avec mon petit garçon », glisse Marion Rousse. Tandis que Dominique Santoni assure que « pour 1 euro investi, il y en a 11 en retombées ». « Dans des villes comme Bédoin, on mesure les évolutions ces dix dernières années. Le vélo est devenu un pourvoyeur d’emplois », note Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud.

    Mais c’est aussi le moyen d’inspirer les jeunes générations, mais pas seulement. « On a besoin de ces cols mythiques. Comme lors de l’arrivée à l’Alpe d’Huez en 2024, où les vainqueurs donnent leur nom à un des virages. L’un porte le nom d’une femme [celui de Katarzyna Niewiadoma, Ndlr] et c’est hyper important. Cela peut inspirer une vocation aux jeunes filles. Mais aussi montrer aux mamans qu’elles ont toute leur place sur un vélo », assure Marion Rousse.

  • Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Au milieu d’une cinquantaine d’agents du Département de Vaucluse, vêtus de gilets jaunes et orange fluo, une grande benne remplie à ras bord de pneus trône, ce jeudi 21 mai, à proximité du chantier du carrefour de Bonpas. À quelques mètres de là, un camion-grappin ramasse des dizaines de sacs-poubelles déposées le long de la route menant aux travaux. Le tout s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de nettoyage et de dépollution du site, menée en parallèle des aménagements routiers.

    Une « opération coup de poing », comme la qualifie Isabelle Pacaud, cheffe du service Politique et expertise en infrastructures routières, en charge de l’opération. Les abords des 800 mètres de voirie, qui mènent également au marché aux puces d’Avignon situé à quelques dizaines de mètres, ont été défrichés et nettoyés par des agents des routes, mais aussi par des volontaires « des bureaux » issus d’autres services, ainsi que par des employés du groupe Vinci. « C’est un fléau commun. Chaque jour, nos agents ramassent en moyenne 10 kg de déchets par kilomètre », assure Jérôme Pissonnier, directeur d’exploitation adjoint de Vinci Auvergne-Rhône-Alpes. Un peu plus de 6 tonnes de déchets ont été ramassées, dont des centaines de pneus, le coin étant connu comme un « dépôt sauvage », regrette Dominique Santoni.

    « C’est un éternel recommencement. C’est un site reculé et loin de la ville, donc, certains ne s’embêtent pas », glisse Isabelle Pacaud, qui demande du civisme et espère que « la police pourra attraper les contrevenants ». L’élue départementale évoque de son côté la mise en place de panneaux préventifs lors d’une prise de parole devant les agents. « Oui, c’est plus cher de déposer en déchetterie, mais on est tous sur la même planète. Beaucoup trop de gens cèdent à la facilité. On met notre pierre à l’édifice et on espère que cela aura un effet papillon », poursuit Dominique Santoni.

    Fin en 2027

    L’occasion est également propice pour faire un point sur l’avancée des travaux de ce « principal point noir du trafic routier » en Vaucluse, selon le conseil départemental. Et « on avance bien, sans retard », assure la présidente, qui estime que le chantier sera bien terminé en 2027, sans pouvoir préciser « si ce sera plutôt en juin ou en septembre ». Avec des échéances importantes qui arrivent dans les prochaines semaines, comme l’ouverture à venir, en juillet, de la bretelle Avignon Sud, qui va relier le péage de l’A7 à la Cité des Papes et devrait fluidifier la circulation, d’après les services départementaux. Mais, aussi, des discussions autour de la mise en place d’un parking de covoiturage à proximité de ce même péage, avec Vinci, ce qui « va avancer durant cet été », assure l’élue. « À part ça, pas de ralentissements particuliers. Pour l’instant, ça fonctionne », conclut-elle.

  • La mixité du sport en débat à 100 jours du Tour féminin

    La mixité du sport en débat à 100 jours du Tour féminin

    Les pentes escarpées du sommet du Mont Chauve vont accueillir dans une centaine de jours, le vendredi 7 août prochain, l’antépénultième étape du Tour de France féminin. Une célébration pour le Département de Vaucluse qui a pour l’occasion organisé ce mercredi 29 avril une conférence « Femmes et sport » avec notamment la présence de Jeannie Longo, figure emblématique du cyclisme français.

    « Demain, une jeune fille, où qu’elle soit, ne doit pas se demander quelle est sa place dans le sport mais plutôt comment briller », résume ainsi Dominique Santoni, présidente (LR) de la collectivité.

    Une féminisation « extrêmement importante », comme le rappelle Magalie Dumontel, présidente de la Fondation Alice Milliat qui œuvre pour une meilleure visibilité et médiatisation du sport au féminin. « Des milliers de jeunes filles peuvent parfois douter. Cette étape spectaculaire est aussi une vitrine », plaide-t-elle.

    Même combat

    Jeannie Longo, figure emblématique du cyclisme français qui a notamment été championne olympique et triple vainqueur du Tour de France dans les années 80, était également présente dans ces débats. L’occasion d’illustrer les évolutions avec l’invitation également de Maëva Plagniol, jeune cycliste de l’équipe Dévoluy Région Sud. Questionnée par l’animatrice de la soirée sur les freins qu’elle a pu ressentir au cours de sa carrière, Jeannie Longo évoque le regard souvent négatif que portaient les professionnels du peloton masculin. En écho notamment la célèbre scène face à Marc Madiot, autre grande figure du cyclisme français, qui avait lancé à la championne en direct à la télévision en 1987 « qu’une femme sur un vélo, c’est moche », bien qu’il ait depuis fait son mea-culpa. « C’étaient les géants de la route contre les petites naines du macadam », se rappelle-t-elle. Maëva Plagniol, elle, se réjouit qu’il y ait eu beaucoup moins d’obstacles pour pratiquer le sport qu’elle aime, mais regrette que le parcours pour devenir professionnelle est bien plus compliqué que pour ses homologues masculins. « Les grandes équipes masculines ont des équipes jeunes, ce qui n’existe pas chez nous et complique notre parcours », pointe-t-elle.

    Les différentes intervenantes espèrent notamment que ces évolutions se poursuivent avec le retour du Tour de France féminin depuis 2022 et sa médiatisation.

  • Les élus locaux, une valeur refuge pour Dominique Santoni

    Les élus locaux, une valeur refuge pour Dominique Santoni

    Un an après avoir du renoncer à la cérémonie de vœux en raison du contexte de rigueur économique, Dominique Santoni a sacrifié à nouveau à la tradition, ce vendredi soir à Oppède. Là où il y a deux ans, la présidente LR du Conseil départemental avait filé la métaphore sportive en vue des JO 2024, elle a cette fois essayé de garder la flamme. « Je souhaite partager une soirée d’optimisme dans une période où il se fait rare », introduit l’ex-maire d’Apt devant quelque 600 invités, dont le préfet Thierry Suquet, et alors que l’ensemble des élus départementaux est montée sur scène avec elle.

    Son « fil conducteur » pour 2026, agir « les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, « faire son travail sérieusement tout en sachant rêver et se projeter ». Bref aux antipodes de ce qu’il se passe actuellement et depuis un an et demi au niveau national. Dernier exemple, on apprenait ce matin que les députés, réunis en commission en vue du projet de budget, avaient supprimé la DGF (dotation globale de fonctionnement), soit la plus grosse ressource financière des collectivités locales… Une mesure qui devrait être corrigée mais qui témoigne d’un éclatement des repères communs. Régulièrement en séance départementale, Dominique Santoni se désole de ce « spectacle » et égratigne l’État quand, à l’inverse, les élus locaux seraient des modèles de vertus et pôle de stabilité. « Le Département a fait un choix clair, de responsabilité en agissant sans démagogie et a voté [le 12 décembre dernier] son budget dans le calme et la sérénité », rappelle la présidente en remerciant les élus « pour le débat constructif et respectueux ». Et de piquer : « Vous avez le droit de le répéter à Paris. »

    « C’est à nous d’apporter des repères »

    En cette période électorale avec les municipales en vue (15 et 22 mars), Dominique Santoni, qui sera candidate à Apt sur la liste issue de la majorité, appelle donc les élus de terrain à ne pas décevoir la population. « Dans une France traversée par le doute, notre responsabilité d’élus locaux est immense, nous sommes les premiers témoins des attentes et inquiétudes des citoyens, constate-t-elle. Face à l’instabilité nationale c’est à nous d’apporter de la stabilité, des repères et montrer que l’action publique est utile, concrète et efficace. »

    Progression de 12 millions d’euros du budget solidarité, maintien des aides aux communes, poursuite des travaux du carrefour de Bonpas, nouveau centre médical à Pernes ou passage du Tour de France femmes sont cités comme autant d’exemples de pieds sur terre et tête dans les étoiles. Avec les municipales, le risque de voir passer des comètes est élevé. Les électeurs devront, eux, se méfier de ceux qui promettent la lune.

  • La lutte contre l’arrêt du bloc à Apt s’exporte en Cité des Papes

    La lutte contre l’arrêt du bloc à Apt s’exporte en Cité des Papes

    Pas moins de deux bus descendront d’Apt pour une manifestation ce jeudi 6 novembre à 15h30 devant la cité administrative d’Avignon contre la fermeture du bloc opératoire de l’hôpital d’Apt, dont le transfert vers l’hôpital de Cavaillon est prévu au 1er janvier prochain sur décision de l’ARS (voir encadré ci-contre).

    « C’est tout un territoire que l’on coupe de la santé, ce sont des vies que l’on met en danger », lâche dans un communiqué le collectif Apt.es à faire bloc, organisateur du mouvement soutenu par la mairie, la CGT ou encore la communauté de communes du Pays d’Apt Luberon, qui met à disposition les moyens de transport.

    L’ARS a décidé de la fermeture du service « dans un contexte marqué par un vieillissement de la population, une hausse des maladies chroniques et des tensions sur les ressources médicales » dénonce le collectif, tout en avançant un manque de rentabilité et une activité en berne. Mais, d’après l’équipe médicale, cette décision est « fondée sur des motifs erronés et dépourvue de justification économique, sanitaire et territoriale sérieuse », tout en démontant un par un ces arguments qui « entrent dans une logique de manipulation ». Tout d’abord, rapport d’activité du GCS Apt-Avignon à l’appui, il est assuré que « le déficit abyssal du centre hospitalier n’est pas lié à l’activité chirurgicale » et même qu’« au contraire cette activité est dans la dynamique préconisée par l’Anap ». Le volume d’activité serait lui en « constante augmentation », tout en lâchant qu’un transfert de l’activité d’endoscopie « arrive très à propos alors que le seul praticien endoscopiste de Cavaillon vient de partir à la retraite ».

    Ministres sollicités

    Trois recours avaient été déposés mais ont été rejetés par la justice. Au moins un nouveau recours en référé va être déposé « avec des arguments différents » nous confirme-t-on du côté du comité des usagers du centre hospitalier. Plusieurs courriers ont également été adressés à différents ministres et élus. À commencer par la présidente du Département et ancienne maire d’Apt, Dominique Santoni (LR), qui, après avoir rencontré le ministre de la Santé de l’époque, Yannick Neuder, en juillet dernier, a écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu. Dans cette lettre ouverte datée du 20 octobre, elle a réagi au discours prononcé par le locataire de Matignon face aux sénateurs le 15 octobre dernier, pendant lequel il assurait qu’il n’y aurait pas de fermeture d’hôpital en 2026. Elle demande donc un délai supplémentaire « pour redonner une activité à la hauteur des besoins de notre territoire ». L’ordre des médecins de Vaucluse s’est, lui, adressé à la nouvelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 23 octobre, évoquant dans sa lettre une fermeture « qui aura comme conséquences une difficulté d’accès aux soins ainsi qu’une prise en charge rapide, entraînant une possible perte de chance » pour les patients.

    L’ARS défend un projet global

    Depuis le début, l’Agence régionale de santé (ARS) répond invariablement que « ce n’est pas une fermeture, c’est un projet avant tout », défend Loïc Souriau, directeur de l’ARS 84. L’activité prévoit d’être transférée à l’hôpital de Cavaillon. « On propose d’injecter 10 millions d’euros pour refaire la moitié de l’hôpital, de consolider sa filière gériatrique, d’augmenter la capacité de l’Ehpad dans un timing assez court et avec des investissements qu’aucun hôpital n’a eu en Vaucluse », assure Loïc Souriau. L’ARS estime que « l’impact sur l’offre locale reste limitée dans la mesure ou la chirurgie pratiquée aujourd’hui à Apt est très faible ».

    F.C.

  • Le projet d’arrêté anti poids lourds entre les mains de la préfecture

    Le projet d’arrêté anti poids lourds entre les mains de la préfecture

    Le projet transmis

    La municipalité d’Avignon annonce, dans un communiqué émis ce mercredi 22 octobre, avoir transmis, ce lundi 20 octobre, un « projet d’arrêté expérimental de limitation de la circulation des poids lourds de plus de 38 tonnes sur la rocade Charles-de-Gaulle ». Cette mesure s’appliquerait de 7h à 19h, du carrefour avec l’avenue Pierre-Semard à celui avec l’avenue de Tarascon, pour une durée d’un an à compter de sa validation par la préfecture.

    La ville d’Avignon précise que ce « projet d’arrêté actuel est le plus proportionné possible, visant la plus haute classe de poids lourds, sur les heures les plus chargées de la journée, lorsque la congestion routière est la plus massive, le trafic piéton et vélo le plus important, lorsque les habitants amènent leurs enfants à l’école ou font leurs courses, et où, en conséquence, l’exposition à la pollution, au bruit et à l’insécurité routière est la plus prégnante ». Un suivi est mis en place, au fil de cette année d’expérimentation, à l’aide de différents indicateurs. Et ce, pour « en apprécier les effets et éventuellement le réajuster ».

    La préfecture attendue

    C’est donc désormais au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, de trancher sur la question. Un dossier de longue haleine, car la préfecture avait déjà refusé un premier projet en 2019, qui s’appliquait, lui, aux poids lourds de plus de 19 tonnes. Contacté, le préfet « ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet à ce stade ». Depuis ce refus, la mairie d’Avignon assure avoir réalisé un « énorme travail d’affinage entre 2022 et 2025 ». Et ce, avec des « dizaines » de réunions politiques et techniques, bilatérales et plénières.

    Motivations sanitaires

    La motivation principale de cette décision est notamment sanitaire. La municipalité explique que, bien qu’il faille « maintenir la desserte économique » du territoire, il faut assurer « la protection des populations, confrontées depuis de trop longues années à la pollution de l’air, aux nuisances sonores et à une insécurité routière ». En effet, plusieurs milliers de poids lourds défilent au quotidien sur l’axe autour duquel vivent plus de 17 000 habitants, « exposés depuis de trop longues années à une circulation routière disproportionnée en cœur de ville », souligne la municipalité.

    Un projet également soutenu par la section d’Avignon-Morières-Le Pontet du PCF, qui demande, dans un communiqué, que « la santé des habitants devienne une priorité ». « Sur la rocade d’Avignon, où la circulation dense génère des taux élevés de particules fines, les riverains, notamment les enfants issus de familles modestes, sont particulièrement touchés par l’asthme, la bronchiolite et d’autres pathologies chroniques ».

    D’autant que le projet de Zone à Faibles Émissions, dont la mise en place était prévue par le Grand Avignon, est pour l’heure à l’arrêt. En effet, l’Assemblée nationale a voté la suppression de celles-ci, en juin dernier. Et ce n’est pas près de revenir à l’agenda parlementaire.

    Une forte opposition

    Ce projet d’arrêté ne fait pas l’unanimité, avec, en parallèle, l’arrêt de la Liaison Est-Ouest (LEO), que beaucoup estiment être la solution, contrairement à Avignon et au Grand Avignon. À commencer par les organisations syndicales de transporteurs, qui estiment que cette interdiction forcerait leurs engins à un long détour et nuirait aux entreprises locales. Ainsi que les élus des Bouches-du-Rhône, qui ne veulent pas voir un flot de véhicules débouler sur leur territoire.

    La CGT cheminots affiche une position plus nuancée. La mesure « mettrait à l’arrêt le terminal ferroviaire multimodal de Champfleury » pointe le secrétaire général, Loïc Guigou. « Au regard des enjeux de santé publique, cet arrêté est normal », affirme pour sa part Williams Juan, secrétaire CGT cheminots 84 qui estime cependant qu’il « aurait fallu trouver des alternatives en amont ».

    Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, est aussi opposée au projet. « Aujourd’hui, interdire les poids lourds sur la rocade, de la manière dont c’est fait, ça me paraît aberrant. On a quand même trois départements qui ont donné des avis défavorables. Le préfet de région n’a pas l’air d’être non plus pour. Et on force, on force » confiait-elle, en septembre dernier. « Je comprends parfaitement les enjeux de santé publique, mais on va les envoyer où, ces camions ? La solution, c’est la LEO. On met la charrue avant les bœufs. »

  • Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Avignon : premier point d’étape du chantier de Bonpas

    Au sommet du monticule pas encore goudronné qui sera, à l’été 2026, l’un des nouveaux ponts du carrefour de Bonpas, Dominique Santoni, présidente (LR) du Département de Vaucluse, se réjouit ce mercredi 15 octobre de l’avancée du « plus grand projet » de sa mandature, à l’occasion d’un premier point d’étape de celui-ci, lancé en mai dernier.

    « Pour l’instant, on est dans les délais », confirme fermement au micro, devant des dizaines d’élus, d’employés et d’ouvriers, Valérie Verrier, conductrice d’opérations du service Maîtrise d’ouvrage du Département. Un ouvrage qui devrait donc être mis en service avant l’été prochain. Ce n’est cependant pas la première partie qui sera terminée. En effet, le giratoire permettant l’accès à l’autoroute A7 devrait être achevé dès cet hiver. « Nous n’avons pour l’heure pas eu de surprises », confirme Hervé Beynet, conducteur du service de maîtrise d’ouvrage du Département de Vaucluse.

    Contraintes multiples

    Et ce, même si de nombreuses contraintes pèsent sur ce projet censé régler le « nœud routier majeur de Vaucluse », comme le présente le Département.

    La plupart sont déjà connues, telle que la nécessité de maintenir la circulation. Et ce, grâce à la construction d’une route temporaire qui sera ensuite réutilisée comme une voie moins fréquentée. Mais aussi, ce que Hervé Beynet qualifie de « la plus grosse » contrainte du chantier, à savoir le canal EDF. Celui-ci, qui permet l’irrigation de cultures sur le territoire, doit être curé, démoli puis reconstruit. Mais cela n’est possible qu’en période dite de « chômage » de celui-ci, ce qui ne se tient que pendant deux petits mois en hiver. « Et vu sa taille, on ne peut pas tout faire d’un seul coup », confie le conducteur du service. L’opération sera donc réalisée en deux temps, en 2026 et 2027, pendant le laps de temps où celui-ci est vidé en hiver. Mais aussi des imprévus, comme par exemple la grue qui a dû être abaissée… à cause de l’aéroport à proximité. Cela, toutefois, sans conséquence, la situation ayant été réglée avec une grue plus petite, un drapeau à damier rouge et blanc permettant de la signaler aux pilotes en journée, ainsi qu’un signalement lumineux la nuit.

  • Helle et Santoni primées ensemble

    Helle et Santoni primées ensemble

    Chaque année, Le trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique, remet des prix à des élus pour « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » selon Alexandre Farro, président du trombinoscope. Pour la première fois, cette récompense, baptisée Prix des Territoires, a été décernée localement dans la Région Paca.

    Le Vaucluse et sa ville-centre Avignon ont été mis à l’honneur lors de la remise des prix, ce lundi soir à l’Hôtel de Région à Marseille. Ainsi, Dominique Santoni, présidente LR du Département, a été désignée « conseillère départementale de l’année », à l’issue d’un vote de cinq journalistes. « Une reconnaissance de l’action volontariste et innovante impulsée par le Département dans bien des domaines, et notamment celui de la santé », se félicite Dominique Santoni, qui n’oublie pas « tous ceux qui font vivre le Vaucluse au quotidien ».

    De son côté, Cécile Helle a été élue maire de l’année de la Région, aux côtés de cinq autres édiles (un par département). La première magistrate (PS) d’Avignon a été saluée pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats, comme elle s’y était engagée en 2014. « Engagement et action au service du bien commun… deux des valeurs qui ont été retenues pour cette distinction qui vient couronner 12 années d’engagement au service des Avignonnais », apprécie l’intéressée.

  • Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    C’est l’annuaire professionnel du monde politique. Depuis 1981 et l’arrivée au pouvoir de nombreux députés socialistes inconnus du grand public, le Trombinoscope présente en photos et biographies les acteurs de la vie politique. Chaque année, il décerne aussi des prix attribués par un jury de journalistes, afin de « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » pour reprendre la formule d’Alexandre Farro, président du Trombinoscope. Après le Grand Est, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur prend place parmi les régions accueillant les Grands Prix des Territoires.

    Les lauréats du jury composé de cinq journalistes de la presse régionale – dont Léo Purguette pour notre titre – ont été présentés, lundi soir.

    Parmi eux, deux communistes. Le sénateur Jérémy Bacchi reçoit ainsi le prix de « révélation politique de l’année » notamment pour son combat contre le narcotrafic après avoir initié l’Appel de Marseille. Le maire de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, celui de « maire de l’année » dans le département des Bouches-du-Rhône, au titre de son action quotidienne sur un territoire difficile et pour la victoire remportée dans le contournement autoroutier de sa ville, enfin financé après des décennies de combat.

    Le cardinal Aveline

    « prix spécial » du jury

    Dans le Vaucluse, Cécile Helle a été reconnue pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats malgré un bilan positif et, dans le Var, le prix remarque le travail réalisé par Edouard Friedler pour le logement à la mairie du Beausset.

    Parmi les autres lauréats figurent le député socialiste de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône (Aix-en-Provence/Septèmes), Marc Pena, comme « parlementaire de l’année », la présidente du département du Vaucluse, Dominique Santoni (LR), « conseillère départementale de l’année ».

    Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud est, quant à lui, distingué comme « personnalité régionale de l’année », notamment pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver. Son vice-président chargé des Sports, Ludovic Perney (LR), est également distingué

    Sans oublier le cardinal Aveline, « prix spécial » reconnaissant le travail effectué pour la venue du Pape François à Marseille, en faveur de la solidarité avec les migrants et, dans la foulée, son odyssée pacifique intitulée l’Armada de la paix, qui accostera dans le port phocéen le 25 octobre prochain.