Tag: Conseil Départemental

  • Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    C’est le conseiller départemental aixois délégué au Bel Age Jean-Marc Perrin (DVD), président du bailleur social 13 Habitat depuis le mois de juillet 2025, qui récupère les délégations du handicap et devrait occuper la présidence de la Maison départementales des personnes handicapées (MDPH). Des responsabilités confiées par la présidente (DVD) du Département Martine Vassal face à « la nécessité pour la bonne marche des affaires départementales », à travers un arrêté pris ce mercredi matin suite à l’éviction de la vice-présidente Valérie Guarino, dont le ralliement à l’extrême droite a été annoncé lundi.

    Restera cependant à réunir un conseil d’administration pour changer la présidence de la MDPH, qu’elle occupe toujours. Quant aux délégations aux routes et à l’aménagement du territoire, retirées à Marie-Pierre Callet et Laure-Agnès Caradec en ce début de semaine, leur faisant perdre leurs indemnités d’élues, elles restent pour l’heure aux mains de la présidente de la collectivité.

  • Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Après six mois passés sur la façade de l’hôtel du Département, la bâche de soutien à Christophe Gleizes a été installée, ce mardi, aux Archives et bibliothèque départementales de Marseille. Ce journaliste a été condamné en appel à sept ans de prison en Algérie, où il s’était rendu pour un reportage. Pour Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, ce lieu dédié au savoir et à la transmission permet de rappeler qu’« un journaliste est injustement retenu loin des siens » et que la défense d’un journaliste revient à défendre « l’oxygène de notre démocratie ».

    Un concours dédié aux collégiens

    La cérémonie a aussi marqué le lancement de « Collégiens 13 Infos », concours de journalisme porté par le Département et le Club de la presse Marseille-Provence. Entre presse écrite, radio, vidéo et web, les élèves seront accompagnés par des professionnels afin de développer leur esprit critique face aux fake news et, peut-être, de susciter des vocations.

  • [Exclusif] Les délégations des élues ralliées au RN au conseil départemental retirées

    [Exclusif] Les délégations des élues ralliées au RN au conseil départemental retirées

    La sanction n’a pas tardé pour les nouvelles alliées du RN. La présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a retiré ce mardi les délégations de trois de ses vice-présidentes, Laure-Agnès Caradec, Marie-Pierre Callet et Valérie Guarino, deux semaines après leur ralliement à l’extrême droite. Une menace qui avait été agitée ce lundi pour le groupe de la majorité de droite Provence unie, si celles-ci ne démissionnaient pas de leur mandat (notre édition du 02/06).

    « L’exercice de fonctions exécutives au sein de notre collectivité suppose une adhésion claire à la majorité et à son action », affirmait le groupe majoritaire dans un communiqué, les accusant de faire « passer les ambitions personnelles avant l’intérêt général ».

    Désormais tête de liste du RN pour les sénatoriales, Marie-Pierre Callet avait déjà dit sa volonté de rendre sa délégation. L’arrêté pris ce lundi abrogeant ses fonctions mentionne ainsi ce souhait, exprimé par un courrier daté du 18 mai, le jour même de l’annonce de son ralliement. Mais ce geste n’était pas suivi par les deux autres élues, qui voient leurs délégations retirées sans plus de commentaire ce mardi, Valérie Guarino perdant aussi par la même occasion les délégations liées à sa présidence de la Maison départementale des personnes handicapés (MDPH).

  • Conseil départemental des Bouches-du-Rhône : Martine Vassal exige la démission des ralliés au RN

    Conseil départemental des Bouches-du-Rhône : Martine Vassal exige la démission des ralliés au RN

    La passe de trois. Après les ralliements des vice-présidentes (ex-LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône Laure-Agnès Caradec et Marie-Pierre Callet, c’est au tour de la présidente de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) Valérie Guarino, troisième vice-présidente de la collectivité, de rejoindre les bancs de l’extrême droite.

    Un ralliement qui est tout sauf une surprise : l’ex-adjointe au maire de Carry-le-Rouet s’était déjà alliée avec le candidat soutenu par le RN, lors des dernières municipales. Sans réussir à battre l’édile (LR) sortant, René-Francis Carpentier. « Valérie Guarino a successivement trahi Roland Mouren, Eric Diard aux législatives, Francis Carpentier à Carry et aujourd’hui Martine Vassal, persifle un proche du groupe majoritaire, Provence Unie. Lorsqu’on construit son parcours politique sur la trahison, on le paye un jour ou l’autre dans les urnes. La preuve récente avec sa défaite à Carry. »

    Mais avec ces ralliements, commencés déjà en 2023 avec le maire de Marignane Eric le Dissès, le RN, qui n’avait initialement que deux élus dans l’hémicycle départemental – Cédric Dudieuzère et Sandrine D’Angio – annonce dans les colonnes de La Provence, ce lundi, qu’il va désormais y constituer un groupe, fort de ces six membres. « Il a fallu du temps pour que les hommes et les femmes qui ne se sentaient pas bien dans cette majorité finissent par en tirer les conclusions », tente le responsable du RN dans le département, Franck Allisio.

    Taper au porte-monnaie

    Du côté de la majorité de droite, la réplique n’a pas tardé. « L’exercice de fonctions exécutives au sein de notre collectivité suppose une adhésion claire à la majorité et à son action. à la demande de la présidente, il a donc été demandé aux vice-présidentes concernées de remettre leur démission », a réagi, dans l’après-midi, le groupe Provence Unie. En menaçant : « À défaut, leurs délégations seront retirées, entraînant la cessation des indemnités attachées à ces fonctions. » Un ton qui s’est considérablement durci au fil de l’eau. L’entourage de la présidente Martine Vassal (DVD) parlait d’un « non-événement » après le ralliement de Laure-Agnès Caradec, et celle-ci avait obtenu que Marie-Pierre Callet rende sa délégation « dans un souci de clarté ». « L’heure est au travail, à l’action et aux résultats pour les habitants de notre territoire, elle n’est pas aux manœuvres politiciennes, ni aux stratégies individuelles qui font passer les ambitions personnelles avant l’intérêt général », cingle aujourd’hui la majorité, à deux ans des départementales.

  • Double mobilisation pour le secteur social à Marseille

    Double mobilisation pour le secteur social à Marseille

    Toujours en souffrance, les salariés des structures associatives du secteur social et médico-social étaient sur le pont, ce mardi. « L’État est notre financeur principal, aujourd’hui on est devant la préfecture pour se faire entendre sur nos rémunérations ! », plante Coralie Dumarais, responsable de la branche associative de la CFDT Santé Sociaux des Bouches-du-Rhône. Une mobilisation qui ne vient pas de nulle part puisqu’elle se tient en pleine négociation, entre organisations syndicales et patronales, sur la convention collective. « L’État nous demande de fusionner les conventions collectives pour l’ensemble du secteur, il en veut une unique. La problématique, c’est qu’il se dédouane complètement en ne voulant pas donner un budget précis », développe Coralie Dumarais. Avant de pointer un « blocage » logique suite à ce manque de cadrage : « Cela fait trois ans qu’on est en bras de fer, rien ne bouge. »

    Un besoin urgent

    de financements

    Problème : il y a urgence dans un secteur où certains salariés commencent leur carrière « en dessous du Smic » du fait justement des conventions collectives pas vraiment protectrices. « La précarité augmente, il y a un turnover énorme, le secteur se vide par manque d’attractivité », résume la militante, qui a été reçue en préfecture suite à la mobilisation.

    Même discours, ou presque, pour Sud Santé Sociaux, dont les militants étaient devant le Conseil départemental cette fois, puisque la collectivité a la compétence de l’action sociale. « Les budgets se réduisent comme peau de chagrin, il y a un sous-financement de nos structures. Beaucoup de collègues ne trouvent plus de sens dans le métier », explique Bachir Staali, co-secrétaire départemental de l’organisation. La conseillère municipale déléguée à l’accès aux services publics, Katia Yakoubi (L’Après) qui est justement assistante sociale, tonne : « Le secteur social devrait être une priorité de l’État et chacun doit prendre ses responsabilités. La Ville prendra la sienne. »

  • Le Domaine du Rayol doublement récompensé

    Le Domaine du Rayol doublement récompensé

    Il est l’un des diamants les mieux protégés du littoral méditerranéen, que la France entière envie au Var. Propriété du Conservatoire du Littoral, le Domaine du Rayol est un espace naturel protégé de 20 hectares de jardins paysagers composés de la flore de régions du monde biologiquement semblables à la sienne, et de 14 hectares maritimes, ouvert tous les jours de l’année. Jonché sur la corniche des Maures, au Rayol-Canadel-sur-Mer, entre le Lavandou et Saint-Tropez, en face des Îles d’Hyères, il est une nouvelle fois primé pour son engagement en faveur de la nature et du territoire, à travers ses actions de sensibilisation, de recherche et de conservation autour de la biodiversité méditerranéenne

    Le 9 avril dernier, il s’est vu remettre le Trophée « Esprit du Golfe » par l’Union patronale du Var (UPV) lors des 8e rencontres de l’économie du Golfe de Saint-Tropez. Un prix qui vient consacrer le Domaine en tant que « joyau touristique dans un espace naturel protégé, terrestre et maritime inscrit dans son territoire depuis 35 ans », et qui vient saluer l’engagement de ses équipes, sous la coupe de sa directrice Sybille Bernard, dans la préservation et le partage de ce site d’exception, qui revendique quelque 100 000 visiteurs chaque année.

    Un appel à financement pour le projet Bastidon

    La seconde distinction a été remise le 5 mai par le conseil départemental du Var à l’occasion de la 2e édition des Prix de l’innovation du département. Le Domaine du Rayol s’est vu remettre le Prix thématique « Valoriser notre terroir », pour sa pépinière d’acclimatation. Celle-ci a été conçue pour anticiper les effets du réchauffement climatique sur les paysages méditerranéens et viser une gestion durable de l’eau, en développant des essences végétales en provenance du monde entier, et reconnues pour leur résistance au stress hydrique. Ce projet permet de réduire l’irrigation des aménagements paysagers, avec pour ambition d’offrir aux professionnels, aux collectivités et aux particuliers des solutions scientifiquement éprouvées afin d’adapter leurs espaces verts. Ces deux prix viennent renforcer le développement du projet phare du domaine : la transformation du Bastidon, demeure construire au début du XXe siècle, dans laquelle résidait le chef jardinier, en galerie botanique immersive. Son ouverture est prévue pour 2028. Conçue autour de scénographies innovantes et de dispositifs sensoriels pédagogiques, elle visera à offrir aux visiteurs une plongée immersive au cœur de la biodiversité méditerranéenne.

    Une réalisation unique en Europe, qui bénéficie déjà du soutien de plusieurs partenaires nationaux et locaux : la Région Sud, le Département du Var, la Fondation du patrimoine, la Mission Stéphane Bern et Loto du patrimoine (130 000 € attribués en décembre 2025)… Et pour réaliser son ambition, elle lance désormais un appel aux entreprises et acteurs économiques du Var et de la région Sud, qui pourront, en tant que mécènes locaux, bénéficier du rayonnement d’un acteur économique et environnemental majeur. Mais surtout, œuvrer à la protection et à la mise en valeur de notre bien commun.

  • Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Au milieu d’une cinquantaine d’agents du Département de Vaucluse, vêtus de gilets jaunes et orange fluo, une grande benne remplie à ras bord de pneus trône, ce jeudi 21 mai, à proximité du chantier du carrefour de Bonpas. À quelques mètres de là, un camion-grappin ramasse des dizaines de sacs-poubelles déposées le long de la route menant aux travaux. Le tout s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de nettoyage et de dépollution du site, menée en parallèle des aménagements routiers.

    Une « opération coup de poing », comme la qualifie Isabelle Pacaud, cheffe du service Politique et expertise en infrastructures routières, en charge de l’opération. Les abords des 800 mètres de voirie, qui mènent également au marché aux puces d’Avignon situé à quelques dizaines de mètres, ont été défrichés et nettoyés par des agents des routes, mais aussi par des volontaires « des bureaux » issus d’autres services, ainsi que par des employés du groupe Vinci. « C’est un fléau commun. Chaque jour, nos agents ramassent en moyenne 10 kg de déchets par kilomètre », assure Jérôme Pissonnier, directeur d’exploitation adjoint de Vinci Auvergne-Rhône-Alpes. Un peu plus de 6 tonnes de déchets ont été ramassées, dont des centaines de pneus, le coin étant connu comme un « dépôt sauvage », regrette Dominique Santoni.

    « C’est un éternel recommencement. C’est un site reculé et loin de la ville, donc, certains ne s’embêtent pas », glisse Isabelle Pacaud, qui demande du civisme et espère que « la police pourra attraper les contrevenants ». L’élue départementale évoque de son côté la mise en place de panneaux préventifs lors d’une prise de parole devant les agents. « Oui, c’est plus cher de déposer en déchetterie, mais on est tous sur la même planète. Beaucoup trop de gens cèdent à la facilité. On met notre pierre à l’édifice et on espère que cela aura un effet papillon », poursuit Dominique Santoni.

    Fin en 2027

    L’occasion est également propice pour faire un point sur l’avancée des travaux de ce « principal point noir du trafic routier » en Vaucluse, selon le conseil départemental. Et « on avance bien, sans retard », assure la présidente, qui estime que le chantier sera bien terminé en 2027, sans pouvoir préciser « si ce sera plutôt en juin ou en septembre ». Avec des échéances importantes qui arrivent dans les prochaines semaines, comme l’ouverture à venir, en juillet, de la bretelle Avignon Sud, qui va relier le péage de l’A7 à la Cité des Papes et devrait fluidifier la circulation, d’après les services départementaux. Mais, aussi, des discussions autour de la mise en place d’un parking de covoiturage à proximité de ce même péage, avec Vinci, ce qui « va avancer durant cet été », assure l’élue. « À part ça, pas de ralentissements particuliers. Pour l’instant, ça fonctionne », conclut-elle.

  • Le département du Var récompense la recherche et l’innovation

    Le département du Var récompense la recherche et l’innovation

    Lancés fin 2024 par le conseil départemental, les Prix de l’innovation et de la recherche du Var s’inscrivent dans le cadre de la politique « Var, terre d’innovation », qui entend mettre en relation le domaine public, la recherche, la formation et les activités économiques, en promouvant de nouveaux modèles de développement territorial pour les années venir.

    Cette année, plus de 50 candidats, étudiants, associations, chercheurs, acteurs de l’économie sociale et solidaire, entrepreneurs ou collectivités locales ont concouru dans cinq catégories (innovations technologique, sociale et environnementale, prix des collectivités et le prix nouvellement créé « valoriser notre territoire »), auxquelles s’ajoutait le prix « coup de cœur du jury ».

    « Comme en matière de protection de l’environnement, nous avons l’ambition de fédérer l’innovation. Nous avons eu des projets de qualité, compliqués à départager », a salué le président du Département, Jean-Louis Masson.

    Ont ainsi été récompensés, entre autres, le projet Stop Crabe 83 (innovation environnementale), qui vise à limiter la prolifération du crabe bleu par des moyens scientifiques et sociaux, le dispositif Seat Up (innovation sociale) destiné à favoriser l’accueil des personnes à mobilité réduite lors des concerts grâce à des sièges ajustables en hauteur, et le projet de chauffage solaire Sunaero (innovation technologique), qui permet de diffuser un air chauffé jusqu’à +30 °C par rapport à la température extérieure. Chacun d’entre eux a reçu une aide de 10 000 euros. « Et on réfléchit à accompagner les projets pas encore mûrs dans leur progression », note Laetitia Quilici, vice-présidente du Département à la commission numérique, enseignement supérieur, recherche et innovation.

  • Le vélo à l’honneur pour pédaler en roue libre à Martigues

    Le vélo à l’honneur pour pédaler en roue libre à Martigues

    Jean-Luc Hanrard est sans appel : « C’est encore trop compliqué de pédaler entre son domicile et son travail dans l’Ouest de l’étang de Berre. » En participant à la manifestation nationale « Mai à vélo », avec son association Les Vélos des étangs, le cycliste compte bien sensibiliser le public à cette problématique.

    Vendredi 8 mai, à 18h30, le vernissage de l’exposition métropolitaine itinérante l’Utopiste Cyclable sera suivi de la projection de deux films documentaires : Mécanique solidaire et When we cycle, à la Cascade. Le lendemain, le cours du 4 septembre sera interdit aux voitures, du cinéma à la rue Lamartine, pour permettre aux enfants de s’amuser à vélo en toute sécurité.

    Des connexions intercités demandées

    Le coprésident des Vélos des étangs aimerait que les élus locaux se saisissent de la question de la mobilité. « Il y a six villes à relier en urgence : Martigues, Saint-Mitre-les-Remparts, Fos, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Dans notre secteur, les routes sont larges pour que les poids lourds circulent, mais il y a très peu de petites routes. Comme il n’y a quasiment pas d’aménagement, souvent, on est obligés de prendre ces routes au trafic dense, ce qui est dangereux. »

    L’association, qui imagine des itinéraires sur son site, participe aux réunions de travail organisées dans le cadre du Plan vélo de la Métropole, mais « rien ne se passe », déplore Jean-Luc Hanrard. En 2022, l’administration affichait l’objectif d’aménager 500 km d’axes structurants et 200 km basés en grande partie sur les réseaux de Véloroutes et voies vertes. Depuis sa mise sous tutelle et les récentes élections, ces questions semblent « à l’arrêt ». Mais le président associatif attend beaucoup de ces nouveaux mandats.

    « Il y a quelques mois, la route qui longe l’A55 entre Châteauneuf-les-Martigues et La Mède a été transformée en voie centrale banalisée avec deux pistes cyclables et une voie de circulation au milieu par le conseil départemental, note-t-il tout de même. La preuve que c’est possible. »

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.