Tag: Conseil Départemental

  • Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    « Nous sommes le département en France qui dote le mieux les collèges ». À quelques jours de la rentrée, Martine Vassal (DVD), présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône entend rappeler l’effort fourni par la collectivité pour la rentrée scolaire des collégiens. Et il y a de quoi faire : « Nous avons en charge le bâti des collèges publics, l’entretien, les personnels qui y travaillent mais aussi le temps de cantine », rappelle l’élue marseillaise. La collectivité a donc sous sa houlette 105 000 collégiens pour cette année 2026-2027 et 1 917 agents du département qui officient dans ces établissements.

    Concrètement, elle met en avant son action sur la question du pouvoir d’achat des familles avec le kit de fourniture offert. « Chaque rentrée scolaire est chère : il faut les fournitures, les équipements vestimentaires… Nous voulons être proactifs sur cette problématique en offrant l’équivalent de 800 euros par un collégien qui entre en 6e », vante Martine Vassal. Dans le package qu’auront les minots qui entrent au collège, ils auront notamment un ordinateur portable et une calculatrice scientifique, ce qui concerne tout de même 24 400 entrants en 6e. Et l’ensemble des collégiens, de la 6e à la 3e donc, ont droit à un kit de fournitures scolaires et 150 euros crédités sur la carte Cjeune. Coût total de cette aide aux familles : 17 millions d’euros pour la collectivité. La présidente de cette dernière insiste sur l’utilisation encadrée des ordinateurs : « On a bloqué les réseaux sociaux après 21 heures ». Le tout, sur fond de lutte contre le harcèlement : « Depuis 2024, nous proposons des formations sur le harcèlement scolaire et aujourd’hui, 903 agents ont été formés à ces problématiques ».

    Autre angle d’attaque de Martine Vassal : le coût de la cantine. « Il ne change pas, il est à 3 euros, il reste à 3 euros », martèle-t-elle.

    Sécurité et hommage à Samuel Paty

    Fidèle aux mantras de sa famille politique à droite de l’échiquier, l’élue fait aussi tout un focus sur la sécurité dans, et autour, des collèges. « L’idée c’était de pouvoir équiper les collèges qui le pouvaient du dispositif “100% sécurité” Nous avons installé plus de 1 800 caméras de vidéoprotection », explique l’élue. On compte donc 104 collèges équipés par ce dispositif qui inclut un contrôle d’accès par des sas sécurisés, un réseau de vidéoprotection et un rehaussement des clôtures autour des établissements. Autre totem de Martine Vassal : la projection du film L’Abandon qui revient sur les onze derniers jours de l’enseignant Samuel Paty, assassiné par un terroriste en 2020. « Il y aura au moins 2 classes pour les collèges volontaires qui assisteront, le 12 octobre, à une projection du film dans les cinémas », développe-t-elle, sans s’avancer sur un chiffre précis. Tout un programme pour les minots donc.

  • Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    À un mois des sénatoriales, la seule certitude est qu’il y aura forcément un nouveau sénateur vauclusien. Des trois actuels, Alain Milon (LR) est le seul à ne pas repartir, assumant le rôle de président de comité de soutien de son acolyte Jean-Baptiste Blanc. Lucien Stanzione (PS) postule à nouveau dans un scrutin très indécis.

    Gros embouteillages

    à droite

    Sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc fait figure de grand favori pour être réélu. Disposant d’un socle de voix de grands électeurs favorable, apprécié dans son camp comme à gauche, celui qui gère aussi
    la délégation finances au Département a réussi à convaincre Dominique Santoni d’être à nouveau seconde de liste. La présidente du conseil départemental est attendue ce jeudi soir à Gordes pour une réunion de soutien à Jean-Baptiste Blanc en présence de Gérard Larcher, actuel président LR du Sénat. Reste à savoir, en cas d’élection, un
    scénario plausible, qui lui succéderait à la présidence du Département. Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’association des maires de Vaucluse, sera 3e de liste. Parti tôt en campagne, Jean-Baptiste Blanc a sillonné le Vaucluse tout l’été mettant en avant son bilan. Il se prévaut du soutien de la majorité sénatoriale, courrier à l’appui signé par Hervé Marseille (UDI). Un parti dont le président vauclusien, Thomas Faure, a lui choisi la candidature d’Anaïs Hausmann, précisant faire un « choix personnel » bien que le camp Hausmann y associe l’UDI. Un embrouillamini qui a eu le don d’agacer Jean-Baptiste Blanc.

    Adjointe et compagne du maire d’Avignon, Anaïs Hausmann incarne le Bon sens des territoires, mouvement créé par Olivier Galzi (DVD) et qui sera officiellement lancé le 10 septembre lors d’une réunion publique. Pour l’heure, la composition de sa liste reste secrète et la candidate vise plutôt le 3e siège. Face à son déficit de notoriété et d’ancrage, Anaïs Hausmann a également arpenté le terrain, convaincue d’être complémentaire de Jean-Baptiste Blanc en jouant la carte du renouvellement. Ce vendredi, elle recevra la ministre Aurore Bergé pour un déjeuner de Femmes de territoire. Un nouveau cercle qu’elle co-préside, décorrélé des sénatoriales, mais dont le timing vise à la crédibiliser. « Il faut faire attention aux divisions et j’appellerai à la responsabilité dans un département où le RN est présent », prévient Gérard Larcher, dans Vaucluse matin. D’autant que Sylvie Viala, présidente du Modem, nous confirme également sa volonté de déposer une liste.

    Le RN en embuscade

    Ce morcellement à droite et l’éparpillement de listes pourraient mécaniquement profiter à l’extrême droite. Fort de victoires aux municipales, le RN espère glaner son 1er sénateur vauclusien, en la personne de Thierry D’Aigremont son délégué départemental. Sur le papier, l’étiage de grands électeurs n’est pas tout à fait suffisant pour y parvenir mais une victoire ne serait pas en soi une surprise. Mi-août, il a adressé une lettre aux élus, tapant sur ses adversaires dont les partis sont affaiblis au national.

    À gauche, Lucien Stanzione en difficulté, LFI y sera aussi

    Sénateur (PS) sortant, Lucien Stanzione n’a pas abandonné l’idée de conserver son siège mais « la bataille sera difficile ». Avec les pertes à gauche d’Avignon et Carpentras, il mise surtout sur son expérience et son réseau auprès des élus acquis depuis six ans pour rempiler au palais du Luxembourg. Contrairement à 2020, sa liste ne sera pas une addition de partis. Selon nos informations, confirmés par les intéressés, Sandrine Raymond, maire de Saint-Pierre-de-Vassols, et Philippe Armengol, maire de Velleron, devraient être numéros 2 et 3 de la liste. Enfin, LFI a désigné Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues comme candidat Vaucluse
    en commun, aux côtés
    de l’Avignonnaise Mathilde Louvain.

  • Solidarité Paysans Provence doit s’adapter sans subvention

    Solidarité Paysans Provence doit s’adapter sans subvention

    Un tiers du budget en moins pour l’association Solidarité Paysans Provence. L’annulation de la subvention par le conseil départemental a été actée le 21 juillet. Un soutien qui s’élevait à 113 000 euros.

    L’association accompagne les agriculteurs de toute la région Paca dans leurs difficultés financières, administratives, juridiques, mais aussi psychologiques. « Notre accompagnement est global et s’étend de quelques semaines à plusieurs années. On est là pour redresser l’exploitation et la personne », explique Alexandra Bedogni, directrice de l’association.

    La subvention supprimée était spécialement destinée à l’accompagnement des agriculteurs bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active). À l’échelle de la région, l’association suit près de 270 agriculteurs tous les ans, dont une centaine au RSA. « Notre but est de les sortir du système du RSA pour qu’ils vivent de leur exploitation », affirme la directrice.

    De lourdes conséquences

    Derrière Solidarité Paysans Provence, six salariés assurent l’accompagnement des agriculteurs et le bon fonctionnement de l’association. « Sans ces 113 000 euros, on est obligé de licencier au moins une personne en septembre », déplore Elisabeth Andrieux, trésorière. La structure dit déjà être en sous-effectif pour répondre aux appels. « On doit lâcher quelques appels pour se concentrer sur les financements », souffle la trésorière. Des financements désormais « très limités » : « On toque chez les autres Départements et Régions, mais on nous dit que c’est trop tard. »

    Contacté, le conseil départemental justifie cette suppression par un manque d’« efficacité ». Il argue qu’en 2025, « 42 bénéficiaires ont été accompagnés pour un objectif de 63, et seules quatre sorties du RSA ont été enregistrées. » Et d’insister : « Le Département est tenu de concentrer ses moyens sur les dispositifs les plus performants. » Un argument « non entendable » selon l’association et les agriculteurs. Certains témoignent anonymement : « Si je suis encore en vie, je ne peux que remercier Solidarité Paysans pour leur soutien dans les épreuves délicates de notre vie professionnelle. »

  • Le Vaucluse labellisé par le Tour de France

    Le Vaucluse labellisé par le Tour de France

    En lien avec ce double événement, mais pas que, Amaury sport organisation [organisateur du Tour de France] a labellisé « deux vélos » le Département. Ce prix, jusque-là réservé aux Villes, a été ouvert aux Départements cette année. « Cette distinction vient récompenser l’ensemble des politiques publiques vauclusiennes en matière de vélo menées de longue date », se félicite le Conseil départemental. Les 165 km cumulés des 3 vélos-routes ont ainsi été salués.

  • [Entretien] Jean-Luc Beccari, directeur du Sdis 13 : « Pensez à nous, au bout du bout, il y a des vies »

    [Entretien] Jean-Luc Beccari, directeur du Sdis 13 : « Pensez à nous, au bout du bout, il y a des vies »

    La Marseillaise : Le risque incendie était estimé sévère ce jeudi 23 juillet, comment appréhendez-vous cette nouvelle alerte ?

    Jean-Luc Beccari : Avant de vous répondre, je voulais rendre hommage à nos collègues de Savoie et de Gironde, puisque ce sont trois sapeurs-pompiers qui sont décédés depuis le début de la saison, et qu’on a en tête leur sacrifice. On appréhende cette journée avec beaucoup de préparation, on sait faire. C’est une des journées où les indicateurs de risque sont les plus importants depuis le début de la saison, même si depuis mi-juin, on en a eu une succession. Aujourd’hui, quasiment 980 sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône sont prêts, dans leurs casernes, ou prépositionnés sur le terrain, pour faire face aux opérations de secours courantes, mais aussi surtout au départ de feu que l’on pourrait avoir dans des conditions de sécheresse et de vent extrêmes sur certaines zones du département.

    Concrètement, que se passe-t-il quand un feu est détecté ?

    J.-L.B. : Très souvent, c’est un appel de secours par un témoin qui voit une fumée ou directement le feu du bord de la route. Sur le 18 et le 112, on le prend en compte directement. La détection peut aussi se faire par notre réseau de vigies, une trentaine, positionnées sur des points hauts des massifs forestiers. L’ensemble de ces éléments sont récupérés ici, dans ce centre opérationnel, et vont nous permettre d’engager les premiers moyens d’intervention, souvent d’ailleurs des forestiers sapeurs du Conseil départemental qui maillent, avec 60 patrouilles, le territoire. Et on va faire converger les moyens de secours des casernes et du dispositif préventif que vous voyez derrière moi prépositionné sur le terrain.

    Quel premier bilan tirez-vous
    de cette saison par rapport
    à la précédente
     ?

    J.-L.B. : Nous avons eu 379 départs de feu depuis le 1er juin. C’est plus que l’an passé, mais les surfaces sont contenues. Pas moins de 95% des feux sont éteints avant d’atteindre les 5 hectares. L’an passé, nous avions eu trois feux qui avaient pratiquement créé la totalité de la surface. Mais soyons humbles, on a une grosse journée à passer, et surtout, nous sommes le 23 juillet, notre saison est encore devant nous.

    L’usage de nouvelles technologies, comme les caméras dotées d’intelligence artificielle, est-il un atout ?

    J.-L.B. : Ces caméras intelligentes sont pour l’instant expérimentales, utilisées en « back-up » du dispositif humain. Il faut les mettre à l’épreuve du réel car on a beaucoup d’activités autour des massifs et du monde qui circule sur les routes. Trois projets sont en cours, on en tirera des conclusions en octobre.

    Vous insistez aussi sur
    la prévention. Quel message souhaitez-vous faire passer
    à la population
     ?

    J.-L.B. : Tout notre dispositif a, bien évidemment, une limite. Celle des départs de feu multiples, celle de l’imprudence qui peut créer des départs de feu dans des zones extrêmement dangereuses, et aujourd’hui, malgré notre mécanisme mis en place, rien ne peut être plus efficace que le comportement de la population dans ces journées à risque. Alors quoi dire ? Pensez à nous ? Pensez à ceux qui sont tombés il y a quelques jours en Gironde. Pensez à eux quand vous êtes en voiture et que vous êtes tentés de jeter votre mégot par la fenêtre. Pensez aussi à ceux qui perdent leur maison. Peut-être, alors, que vous ne ferez pas un barbecue en bordure de massif cet après-midi ou que vous ferez très attention si vous voulez couper un métal avec une disqueuse à proximité d’un massif forestier. Plus de 90% des incendies sont d’origine humaine. Cette mobilisation de chacun est indispensable. Et c’est pour ça que, même si on le répète sans cesse, il va falloir aussi vraiment mobiliser les gens. Au bout du bout, il y a des vies et il y en a trois qui sont tombées, c’est déjà trois de trop.

    Alors que les incendies sont
    de plus en plus précoces
    et intenses, pensez-vous qu’il faille revoir votre doctrine, l’attaque massive des feux naissants
     ?

    J.-L.B. : Je pense que les grands principes de notre stratégie nationale sont toujours bons. Même si dans leur mise en œuvre, il y aura toujours de l’amélioration continue. L’évolution majeure est à avoir dans nos réflexions autour de l’aménagement du territoire. Il faut absolument qu’on réfléchisse au cloisonnement de nos massifs, à l’aménagement agricole et aux coupures vertes, à réinvestir les espaces qui peuvent être en friche, à travailler sur des ceintures peut-être vertes autour d’un certain nombre de villages, dans certaines configurations. L’aménagement DFCI pour « Défense de la forêt contre l’incendie », est capital pour accéder également aux massifs. Et puis il y a les obligations légales de débroussaillement. Il faudra, quoi qu’il en soit, passer un cap. Parce qu’on a encore trop de situations où la lutte et la défense des points sensibles sont rendues extrêmement compliquée, voire dangereuse, parce que l’habitation ou les accès ne sont pas débroussaillés, parce qu’il n’y a pas d’eau disponible et parce qu’on a de la voirie, parfois, qui ne nous permet même pas d’accéder avec nos véhicules sur des lieux habités. L’enjeu immédiat est probablement d’intervenir de manière plus conséquente et plus forte pour arriver à améliorer la « défendabilité » des zones d’interface entre habitat et forêt. Une oliveraie, une vigne entretenue, ou l’agro-pastoralisme qui existaient quand nous avons investi notre espace rural ou péri-rural et qui, petit à petit, ont perdu du terrain, peuvent aussi réellement être de nouveaux outils.

  • Une Maison d’enfants à caractère social s’installe aux Arcs-sur-Argens

    Une Maison d’enfants à caractère social s’installe aux Arcs-sur-Argens

    Ces structures sont parfois accueillies avec réticence par certains riverains qui, à travers leurs préjugés et comme souvent pour tout ce qui relève du domaine social, les associent à des perturbateurs de la tranquillité publique. Pourtant, les MECS n’accueillent pas « de délinquants, mais des enfants sous protection de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui ont subi des violences et qui nécessitent des placements. La société a le devoir de les protéger, et le Département le fait du mieux qu’il peut », rappelle le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson.

    Un message que la mairie des Arcs-sur-Argens a souhaité relayer auprès de la population à travers cette journée portes ouvertes organisée mardi à la Villa Saint-Exupéry. L’occasion de présenter l’établissement, qui vient de s’installer dans la commune, au sein d’un bâtiment flambant neuf. Coût du projet : plus de 4,3 millions d’euros, dont 1,47 million financé par le Département du Var.

    Surface triplée,

    confort amélioré

    Heureusement, « on a été très bien accueilli par le maire et les habitants, qui se montrent curieux », se réjouit Bénédicte Zafosnik, directrice adjointe de l’établissement et de la filière protection de l’enfance du groupe Uman, gestionnaire des lieux. Ce déménagement était prévu depuis 2016. Il a permis de tripler la surface d’accueil (1 200 m²) et d’augmenter le nombre de résidents de 18 à 22. Avec 20 chambres, toutes dotées de sanitaires (contre 7 pour 3 sanitaires auparavant). Et pour un meilleur confort de vie, « même en passant de la mer à la forêt », sourit Bénédicte Zafosnik : salles de jeu, espaces de repos et pour les familles, cuisines coopératives, terrasses, le tout encadré par une équipe d’éducateurs, psychologues, agents techniques, maîtresses de maison, surveillants de nuit…

    « Ce déménagement était très attendu, même s’il a fallu travailler avec les enfants, notamment sur le changement d’école », note la directrice adjointe. Si le personnel n’a pas changé, la directrice avoue que « ça a été une question pour certains, mais la maison importe plus que les kilomètres parcourus le matin. »

  • Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté

    Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté

    « Ce n’était pas du tout prévu, surtout dans ma tête, parce que quand on est remplaçant de quelqu’un d’aussi dynamique que Dominique [Lain], on ne pense même pas qu’il peut mourir, ce n’est pas possible. » Fernand Brun, maire (DVD) de Pignans depuis 2020, aurait certainement préféré ne jamais devenir conseiller départemental du canton du Luc, avouant même qu’il « ne se (serait) jamais présenté de (lui)-même ». Mais la disparition de son « ami » Dominique Lain, maire du Luc, le 14 juin dernier, a poussé celui qui était son suppléant depuis 2015 à embrasser la fonction.

    À 73 ans, cet ancien infirmier et cadre de santé, passé par le PS dans sa jeunesse, qui a occupé les fonctions de président de l’association nationale de formation des personnels hospitaliers et de secrétaire fédéral FO Santé (de 2007 à 2014), espère « apporter (sa) très modeste contribution. J’ai occupé des fonctions qui m’ont permis de cottoyer beaucoup de politiques. J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie, cela m’a servi d’expériences. » Il travaillera en binôme avec la maire de Collobrières Christine Amrane, tandis que la place de vice-préisdent laissée vacante par Dominique Lain sera occupée par Robert Beneventi, conseiller du canton d’Ollioules.

    Désaccord sur la dette du Grand Prix

    L’autre dossier du jour consistait à prendre acte du rapport d’enquête de la Chambre régionale des comptes au sujet du Groupement d’intérêt public (GIP) Grand Prix du Castellet. Rendu le 23 juin, il fait état de 35,7 millions d’euros de dette et de budget liquidatif, ainsi que de multiples dysfonctionnements : modèle financier structurellement déficitaire, recettes insuffisantes, contournement du conseil d’administration (notamment par la signature d’un protocole d’accord à 550 000 dollars entre le GIP et Formula One Management, branche commercial de la F1, pour l’étude de faisabilité d’un grand prix à Nice, sans que la matérialité des opérations effectuées ne soit établie), marchés passés sans publicité ni concurrence…

    En outre, le Département s’apprête à réaliser un versement d’1.6 millions d’euros sur les 5 qui lui sont demandés par le liquidateur, au titre du remboursement de la dette entreprises. Mais elle bloque les 3,4 restants, en attendant de voir s’il y a eu des malversations. Auquel cas, la saisine du procureur par le Département afin d’alerter d’un risque pourrait se transformer en plainte.

  • [Incendies] Christian témoigne de ses difficultés à (se) reconstruire

    [Incendies] Christian témoigne de ses difficultés à (se) reconstruire

    Tout en haut de la montée Pichou, une vue à couper le souffle sur la mer… Et des collines toujours noircies après le passage des flammes, voilà un an déjà. C’est là qu’habite Christian Apercé. De sa petite maison de 50 mètres carrés au sol il ne restait rien que quatre murs noircis. « On a évacué avec ma femme et nos petits-enfants. Je suis toujours perturbé, en colère, parce que j’estime que ma maison n’aurait pas dû brûler », nous confie-t-il ému.

    S’il a eu « la chance » de pouvoir être logé par sa famille puis de trouver un appartement meublé en location au Rove, il aura passé l’année à se battre avec les assurances. « C’est un véhicule qui a brûlé qui a provoqué l’incendie, on a notre assurance en première ligne, qui rembourse en principe les frais de la maison, mais pas tout », explique-t-il. Et pour ce qu’elle ne prend pas en charge, c’est avec celle de « la voiture, la Métropole, la commune des Pennes Mirabeau, du conseil départemental » qu’il faut traiter. Malgré six réunions, le chiffrage des dégâts est repoussé « en novembre, puis décembre, janvier, février » poursuit-il, « et là, je l’ai eu dernièrement au mois de juin. » Problème : il n’est pas d’accord. Pour lui il manque 50 000 euros…

    Des normes drastiques

    Car sa maison, située en zone rouge, nécessite des mises aux normes drastiques. « Certains postes n’ont pas été pris en compte pour la reconstruction », précise Christian, comme l’installation d’un écran entre les tuiles et la charpente pour éviter l’embrasement ou des volets capables de résister une demi-heure au feu.

    Membre de l’association des victimes de l’incendie qui rassemble selon lui 200 personnes, il attend toujours le compte rendu de l’intervention des pompiers pour savoir ce qui s’est passé ce 8 juillet 2025, estimant que les réponses de la préfecture ne sont « pas très claires. » « Pourquoi les pompiers ont mis tant de temps à venir ? Pourquoi on n’a pas eu les canadairs ? Pourquoi nous a-t-on confinés ? Une voisine a cru mourir dans sa cave ! », déroule-t-il dans un souffle. Il raconte les gens qui ont éteint avec des seaux plongés dans la piscine, cette voisine qui a été brûlée par le nuage de cendres chaudes… « Et pendant qu’on cramait, Monsieur le préfet félicitait ses troupes », s’indigne-t-il.

    Durant 20 ans, il a sensibilisé sur les risques incendie avec son association environnementale. « On a mis des citernes dans la colline autour, elles n’ont pas servi. Tout ça pour ce résultat catastrophique… », se désole-t-il. Ce qui le fait tenir, c’est la solidarité. « On sent qu’il y a des liens très forts, des copains que je n’avais pas vus depuis longtemps m’ont recontacté », raconte-t-il. Malgré les incendies qui ont de nouveau démarré cette année, il n’a « pas peur ». Et pense réintégrer ses pénates en début d’année prochaine, « si ça se passe bien… ».

  • Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Dans un territoire marqué par l’agriculture, sur le littoral comme dans l’arrière-pays, l’agritourisme représente un levier de diversification essentiel pour les exploitations agricoles confrontées à des défis économiques et climatiques croissants. Un enjeu d’autant plus important dans le premier département touristique de France. Déjà doté d’une proportion d’exploitations engagées dans cette activité deux fois supérieure à la moyenne nationale, le Var entend structurer et renforcer cette dynamique.

    Une filière qui incarne « une alternative au tout plage et tout soleil », appuie le président (LR) du Département, Jean-Louis Masson, et qui permet de « faire découvrir le département dans son authenticité et ses spécificités, et représente un complément de revenu intéressant pour les agriculteurs ».

    C’est à cet égard que le Comité de pilotage « Agritourisme dans le Var », créé en 2025 et réunissant l’État, le conseil départemental du Var, la chambre d’agriculture du Var, l’Agence de développement Touristique (ADT) Var tourisme et les représentants des filières, lance un guide d’accompagnement des projets agritouristiques. « Le diagnostic de la chambre d’agriculture montre une volonté de développer l’activité agritouristique. 180 agriculteurs ont émis ce désir », affirme Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Une simplification des lois attendue

    Ce guide, voué à être réactualisé avec les retours d’expérience, affiche une triple vocation : faciliter l’accès aux règles d’urbanisme pour les exploitants, qui ne sont pas forcément spécialistes en la matière ; ériger des règles communes entre élus, chambre d’agriculture et services de l’État pour que les projets soient lus avec les mêmes critères, et enfin, permettre aux exploitants d’identifier l’ensemble des volets à prendre en compte, sur le plan pratique (risques naturels…) comme légal.

    Sur ce dernier aspect, « nous attendons une loi de simplification », milite Sylvain Audemard, président de la chambre d’agriculture du Var, qui joue un rôle de « guichet unique » pour « orienter les exploitants dans leur projet ». Un texte voué à apporter plus de souplesse en matière d’urbanisme et de fiscalité, deux freins à l’expansion de l’activité agritouristique. « Dès lors qu’on est raisonnable sur les objectifs et qu’on ne transforme pas les exploitations agricoles en lieux touristiques, tout est conciliable à travers l’adaptation des textes nationaux », a répondu le préfet Simon Babre, laissant entendre que les services de l’État étaient ouverts à l’idée, mais pas à n’importe quel prix.

  • [Entretien] Clara Gimenez : « On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort »

    [Entretien] Clara Gimenez : « On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous résumer votre parcours
    au PCF
     ?

    Clara Gimenez : J’ai adhéré au PCF à 14 ans en 2009 après un cours d’histoire sur Marx où j’ai découvert que des gens avaient une grille d’analyse de la société qui me correspondait assez. J’étais depuis un an chez les Jeunes communistes et j’ai adhéré à la cellule de Pignan. Vers 2013, j’ai intégré l’exécutif du conseil départemental aux côtés de Michel Passet. En 2014, j’ai été élue d’opposition à la mairie de Pignan puis j’ai déménagé à Montpellier et donc démissionné. Je suis membre du conseil national du PCF depuis 2018. Dimanche 21 juin, le débat a eu lieu et ma candidature a été retenue. Je suis élue dans la majorité de la Ville et de la Métropole de Montpellier depuis 2020.

    Certains militants attendent une gestion plus collective. Comment pensez-vous gérer la fédération ?

    C.G. : Je partage le besoin du travail collectif. On est toujours plus intelligents à plusieurs. Seul on va plus vite, mais collectivement on va plus loin. À 31 ans, j’ai encore beaucoup à apprendre de mes camarades. Je vais aller à la rencontre des sections et des cellules qui organisent des fêtes durant l’été et des responsables dans les mois à venir. On va travailler collectivement à la proposition d’un exécutif départemental à la mi-juillet, qui sera composé d’une petite dizaine de personnes. Le conseil départemental désignera les camarades qui en seront. L’idée c’est d’avoir une représentation la plus diverse possible et d’avoir des camarades qui aient des responsabilités, des missions, pas un groupe de bureaucrates. L’ambition c’est, en septembre, de pouvoir adopter une feuille de route départementale qui vienne décliner les décisions du congrès départemental.

    Qu’attendez-vous du congrès national et pourquoi soutenir la base commune du conseil national ?

    C.G. : J’attends de ce congrès qu’il permette de partir en ordre de marche pour la période qui s’ouvre, qui n’est pas seulement la présidentielle. Je souhaite un débat sur : qu’est-ce qu’un Parti communiste utile demain pour le monde du travail ? J’attends des débats sur les modalités d’organisation, notre stratégie, notre vision. C’est pour cela que j’ai soutenu le texte du conseil national. Je crois que c’est un texte qui nous permet de nous réinscrire dans le paysage. Pas uniquement sur la présidentielle, même si je pense qu’il y a une nécessité d’avoir un candidat. Pas forcément pour le score qu’on fera, mais pour se saisir de tous les moyens qu’on aura pour parler à notre classe sociale, la reconquérir et faire grandir la conscience de classe. C’est aussi une étape dans la réflexion sur ce que pourrait être le socialisme à la française comme moyen d’atteindre une société communiste, qui rompe profondément avec la société capitaliste.

    Quelle sera votre position vis-à-vis des partenaires de gauche dans l’optique des futures élections ?

    C.G. : Je défendrai mon point de vue dans ma réunion de section mais au final ce sera une position collective, je crois à démocratie interne. Je porterai le choix de tous les communistes. Pour ce qui est des relations avec nos partenaires de gauche, c’est la question du rapport de force des luttes dans le pays. Ces dernières années, on a déjà prouvé qu’on savait faire des accords de sommet, ce n’est pas un problème. La réalité c’est qu’on a une gauche qui, toute mouillée, ne dépasse pas 30%. La question c’est : comment on fait grandir des choses dans la population. Pour moi, c’est la clé. Historiquement la gauche a toujours été forte quand le PCF était fort. On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort. C’est la tâche à laquelle je vais m’atteler dans les mois qui viennent dans l’Hérault et au plan national. Ce sera l’une des conditions de la victoire de la gauche. Dans l’Hérault, on a eu davantage de votants
    [sur les 4 textes, Ndlr]. Quand on fait le travail, on arrive à enrayer l’érosion naturelle des adhérents en faisant des adhésions et en fidélisant nos adhérents. Il faut poursuivre le travail engagé de reconstruction des cellules au plus près des lieux de vie de nos adhérents, ce qui est de nature à encourager la participation régulière aux différents moments forts du parti. Avoir de plus petites réunions permet de s’exprimer plus facilement, notamment pour les nouveaux adhérents, c’est moins intimidant.

    Pour vous, que signifie être communiste en France en 2026 ?

    C.G. : C’est vouloir rompre avec le système capitaliste tel qu’il est aujourd’hui, vouloir transformer profondément la société dans laquelle on vit. C’est avoir à cœur de reconstruire une conscience de classe qui nous permette de gagner la lutte des classes. C’est aussi être au plus près des habitants où qu’ils soient, apporter des réponses concrètes à leur quotidien. Mais c’est aussi coller des affiches, distribuer des tracts, car ce sont des moyens pour reconquérir cette conscience de classe.