Au quartier La Tourtelle, le Parc des Trois Diamants n’a pas été choisi par hasard pour l’apéro de rentrée de Jean-Pierre Squillari.
Alors que le maire (LR) Gérard Gazay « veut céder dans des conditions très spéciales (…)» ce lieu, « pour une fois de plus supprimer un espace de respiration et faire couler le béton » ; « ici même, nous affirmons une autre vision pour notre ville », a amorcé la tête de liste d’Aubagne en commun. Dans le public, pas mal de visages des collectifs de l’Aubagne béton tour, qui, depuis janvier 2024, dénoncent chaque mois les programmes immobiliers qui selon eux défigurent la ville au profit de gens aisés.
Peu après, et pour la première fois depuis qu’Aubagne en commun est né, il y a six mois, Jean-Pierre Squillari, qui a depuis sillonné les quartiers de la ville à la rencontre de ses habitants ; a lancé : « Réparer, respirer, protéger : voilà le fil rouge de notre programme municipal. Une ville qui s’adapte enfin au changement climatique, qui protège ses habitants des risques climatiques qui nous menacent, une ville dotée d’une véritable police municipale de proximité, une ville où il fait bon vivre grâce à des services publics efficaces, et où chacun, quelle que soit son origine, ou son quartier, peut accéder aux services publics, au sport, à la culture et aux loisirs. » Il a dévoilé quelques mesures phares qui seront, jusqu’en novembre, mises en débat avec la population : par exemple, la création « d’un grand parc urbain au Bras d’Or, reliant le parc de la Botte, avec une piscine de plein air rénovée. Un vrai poumon vert, un lieu de loisirs et de fraîcheur pour toute la ville ». Mais aussi « une halle de vie et de marchés de producteurs, pour redonner vie à notre centre-ville et servir de locomotive au commerce local ». Sans oublier « des écoles publiques où il fait bon apprendre ».
L’ex-chef du centre de secours d’Aubagne, lui-même enfant d’Aubagne, a exprimé pourquoi selon lui, « nous avons la responsabilité de transformer l’espoir », né avec Aubagne en commun, « en victoire ». « Nous avons besoin de ce rassemblement pour mettre fin à la longue période de déclin sous Gazay, et pour empêcher le poison de l’extrême droite de s’installer dans notre ville. Car eux ne feraient qu’attiser les divisions, opposer les Aubagnais entre eux, quartier contre quartier. Nous voulons tout l’inverse : une ville qui rassemble, qui protège, qui accompagne », a-t-il revendiqué. Il a également salué les partis politiques qui ont rallié Aubagne en commun : le PS, le PCF, Place Publique, Génération. s, les Écologistes. « Je n’ai jamais adhéré à un parti politique », a reconnu Jean-Pierre Squillari. « Mais je sais, pour le vivre depuis trois ans, la force de l’action collective citoyenne. Je sais qu’à Aubagne, les mobilisations citoyennes ont déjà fait reculer le maire sur ses projets les plus nuisibles. Et je sais que ce rassemblement inédit peut changer l’histoire de notre ville », a-t-il appuyé, avant d’être généreusement applaudi.

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