Tag: Gérard Gazay

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • Des colistiers de Mohammed Salem votent Squillari

    Des colistiers de Mohammed Salem votent Squillari

    Nouveau tournant en amont du second tour, à Aubagne. Après la fusion des listes de Jean-Pierre Squillari (union de la gauche hors LFI) et de Giovanni Schipani (DVC), la droite et le centre droit ont décidé de faire front commun. Le candidat Mohammed Salem (DVD), en tête de la liste Aubagne ensemble vers l’avenir, a rejoint la liste Passion Aubagne, portée par le maire sortant, Gérard Gazay (LR), arrivé deuxième du premier tour, avec 24,8%. Ancien adjoint à la santé du maire sortant lors de son premier mandat, Mohammed Salem avait confirmé la rupture en menant sa propre liste pour ces élections.

    Désolidarisation et retrait

    Ce ralliement ne passe pas auprès de quatre colistiers du docteur Salem. Yohann Otokpa, Gilles Ferrero, Violette Picard et François-Marie Lucchini ont signé un communiqué de presse, ce mardi. Ils y dénoncent un choix fait « sans aucune concertation avec son équipe », et annoncent se « désolidariser de cette orientation ». Alors que Mohammed Salem a mené une campagne à « la ligne politique claire : proposer un chemin différent pour Aubagne », insistent les ex-colistiers, son union avec le maire sortant, pourtant critiqué pendant la campagne, est perçue comme un manque de cohérence. Les signataires déplorent « une crédibilité politique mise en cause par cette prise de décision unilatérale ».

    Plus qu’une dénonciation, les anciens colistiers affirment « apporter [leur] soutien à la liste de rassemblement conduite par Jean-Pierre Squillari », avec la volonté affichée de « rester fidèles à l’esprit dans lequel nous nous sommes engagés dans cette campagne ».

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay présente ses colistiers

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay présente ses colistiers

    C’est sur la scène du cinéma Le Pagnol que le maire sortant Gérard Gazay (LR) a, samedi, révélé les 42 autres visages de sa liste baptisée « Passion Aubagne ». En lice pour un troisième mandat consécutif, le candidat présente une équipe « à 40% renouvelée », avec 19 nouvelles recrues et 24 élus sortants, dont lui-même. Parmi ses comparses déjà présents sur la liste « Aubagne Ensemble » en 2020 : Sophie Amarantinis-Gallian, Alain Rousset, Danielle Menet et Vincent Rusconi, respectivement placés à la deuxième, troisième, quatrième et cinquième places de la liste de l’époque. Hélène Julien Tric, sixième en 2020, a rejoint la liste de Giovanni Schipani (SE) mi-janvier après l’annonce de sa démission.

    Nouveaux profils de la « société civile »

    La liste « de droite et de centre-droit », selon son chef de file, se dote aussi de profils issus de la société civile. Quatre d’entre eux viennent du monde de la santé (trois infirmières dont deux libérales et un médecin) et trois du monde de l’enseignement et de la formation. Les ressources humaines et la finance sont aussi représentées avec une gestionnaire de patrimoine, un expert-comptable et un chef d’entreprise. La solidarité est elle incarnée par Julien Coclet et Marine Coetto, respectivement « directeur d’une association d’insertion » et « ex-directrice en action sanitaire et sociale ». Cinq jeunes (de 20 à 35 ans) intègrent également l’équipe, avec parmi eux un agriculteur, une diététicienne, un peintre dans l’industrie, une infirmière et une responsable de centre esthétique.

  • Sept épiceries de nuit contraintes à trois mois de fermeture par la mairie

    Sept épiceries de nuit contraintes à trois mois de fermeture par la mairie

    Du 11 février au dimanche 10 mai, 7 épiceries de nuit, situées en centre-ville et périphérie doivent, selon l’arrêté municipal pris par le maire, fermer leurs portes en nocturne, le lundi, mardi, mercredi, jeudi et dimanche de 21h à 6h du matin, et le vendredi, samedi et les veilles de jours fériés, de 22h à 7h. Parmi ces commerces, figure l’épicerie de nuit du 8, avenue de Verdun, fermée par arrêté préfectoral le 29 août, alors qu’un jeune employé avait été tué par balles par un commando cagoulé de 3 individus. Suite à cela, « on avait fait fermer 3 autres épiceries aux alentours en novembre, pour trois mois. Comme l’arrêté arrivait à son terme le 8 février, le maire a décidé de le reconduire », explique Vincent Rusconi, adjoint à la sécurité.

    Depuis la fermeture de ces commerces établis en centre-ville, au 12, rue Laget, 2, cours Barthélémy et 47, rue de la République, « beaucoup de nuisances n’ont plus lieu, clientèle qui arrive vers 2 à 3 heures du matin avec la musique à fond », argumente l’adjoint.

    Aux alentours de ces 4 épiceries, mais aussi celles du 14, avenue Elzéard-Rougier, 37, avenue des Goums et 4, rue de la Liberté, l’arrêté fait notamment état « de rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants, de comportements agressifs, de disputes et de rixes, de stationnements anarchiques (…) ». Il souligne que « les interventions régulières des services de police, les verbalisations et avertissements, ne suffisaient pas à mettre fin à ces troubles. »

    Ventes illicites

    Dans 2 épiceries de nuit, par ailleurs, les contrôles douaniers du 20 janvier dernier ont mis à jour des ventes illicites de protoxyde d’azote, et de cigarettes de contrebande. La fermeture par arrêté municipal de ces commerces est possible, indique l’élu, depuis le vote de la loi narcotrafic, en avril dernier.

  • À gauche, Aubagne en commun a composé une liste « équilibrée »

    À gauche, Aubagne en commun a composé une liste « équilibrée »

    Je sens qu’on n’est pas mal, on est mieux que quand on a commencé avec Maurice et Jean-Luc », blague mardi soir, devant plus de 100 personnes réunies au Cercle de l’harmonie, Jean-Pierre Squillari.

    La tête de liste de Aubagne en commun, rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, fait référence aux débuts, lorsque lui-même, Maurice Marsiglia et Jean-Luc Dimitri, il y a deux ans et demi se disent « comment faire pour chasser l’imposteur ». Il veut parler du maire sortant (LR) Gérard Gazay, élu depuis 2014 et candidat à sa réélection. Un peu avant, David Chiousse, directeur de campagne, apprécie : « On peut être fiers de ce qu’on a fait. » Et notamment de la composition de la liste, dévoilée ce soir-là aux soutiens. Elle le sera au public lors du meeting du samedi 28 février, à 11h au Bras d’Or. « C’est une liste qui ressemble à Aubagne, à la diversité de notre ville », souligne-t-il. « Construire une telle liste, c’est forcément un compromis, sans faire de compromissions », ajoute-t-il.

    « On va gagner »

    Jean-Pierre Squillari la juge « équilibrée ». David Chiousse précise : « Nous avions plusieurs contraintes : la parité hommes/femmes, la représentation de tous les quartiers, le renouvellement… » Il détaille : « La liste est composée de 43 personnes, dont 12 encartés et 31 citoyens. Sur les 43 candidats, seuls 7 ont déjà été élus. » Pour ménager l’effet de surprise le 28, la presse a dû accepter de ne donner que les 7 premiers noms de la liste : Jean-Pierre Squillari, Gaëlle Rodeville, directrice du festival ciné musique à Marseille, Denis Grandjean (Écologistes), directeur de l’école Nelson-Mandela quartier du Charrel, Hélène Di Vita (PCF), infirmière, Arthur Salone (PS), Clémentine Fardoux, enseignante, et François Otchakovsky-Laurens, enseignant-chercheur à l’université d’Aix-en-Provence, en histoire. Sûr de lui, Jean-Pierre Squillari a déclaré : « On va gagner, car sur le terrain les gens nous disent en avoir marre de Gazay et on nous dit : “on compte sur vous !” ».

  • À Aubagne, Gérard Gazay fixe ses grandes priorités

    À Aubagne, Gérard Gazay fixe ses grandes priorités

    « Vous pensez que si nous n’avions pas attiré l’hôpital, le commissariat, l’école d’ingénieurs, ils seraient venus ici ? Moi, je ne le pense pas. Cela s’est construit depuis le premier mandat, et voilà les résultats que nous avons », se félicite Gérard Gazay, vendredi, à l’Espace des libertés. Ces trois projets font partie des « projets engagés », qu’il s’engage à livrer s’il est élu. Le 4e est le musée de la céramique, qui s’installera dans la Villa Barthélémy. « Nous signons avec le propriétaire dans quelques jours », annonce-t-il.

    En début de soirée, le candidat de la liste « Passion Aubagne » a expliqué que le programme présenté était le fruit d’ateliers avec la population, menés de septembre à décembre, des 500 contributions reçues sur un site dédié, et celles des élus de son équipe.

    De 200 à 400 caméras

    Les « fondations » du programme s’appuient sur « trois fondamentaux à consolider » Le maire sortant énumère : « Une fiscalité stable avec 0% d’augmentation des taux communaux, le maintien de la gratuité des transports en commun ». Sans surprise, il déclare que « la sécurité est un de nos piliers. En 12 ans, la délinquance de proximité a baissé de 47%. Lorsque nous sommes arrivés [en 2014, Ndlr.], il y avait zéro caméra. Aujourd’hui, il y en a 200 ». Et le candidat veut les porter à 400 « pour annihiler tous les endroits où la délinquance pourrait se développer ». Interrogé à ce sujet, il déclare : « La gauche vote systématiquement contre l’extension du réseau de caméras. »

    C’est bien de ce côté-là de l’échiquier que se trouve son adversaire politique. Gérard Gazay a souvent cité la gauche, ou l’a évoquée en filigrane. Dans son programme, il écrit : « Vous êtes nombreux [les habitants d’Aubagne, Ndlr.] à exprimer vos inquiétudes face à ce que représenterait une autre orientation : retour de la dérive financière, démantèlement de la vidéoprotection, transformation de notre ville en cité. » Une allusion à la demande insistante, à gauche, de loger davantage la population, notamment la plus précaire, tant les besoins sont immenses. En matière d’urbanisme, il fixe le cap : « On construit de petits collectifs, mais pas de grands ensembles. » Il a maintenu l’idée de « créer une pension de famille », où pourraient loger les sans domicile fixe.

    Parmi ses cinq nouveaux projets, il cite « l’extension du tramway vers Marseille » qu’il avait combattu sous la gauche, « l’enfouissement des réseaux, une nouvelle maison de quartier à La Tourtelle, la création d’un itinéraire urbain reliant les trois autoroutes, et un 2e bus à haut niveau de service qui desservira le futur hôpital ».

  • À Aubagne, un groupe sonde les candidats sur le logement

    À Aubagne, un groupe sonde les candidats sur le logement

    « Nous voulons interpeller les candidats sur la place qu’ils font à ce sujet majeur, désormais première source de dépenses des Français », écrit, dans sa lettre ouverte envoyée la semaine dernière, le groupe logement solidarité Aubagne. Le courrier a été adressé aux candidats Gérard Gazay (LR), maire sortant, Mohammed Salem (SE), Giovanni Schipani (SE), Jean-Pierre Squillari (gauche, citoyens et écologistes), et Elodie Malek (LFI). À Aubagne, ville de 47 529 habitants, les problématiques de logement sont bien identifiées par ce groupe, créé il y a deux ans. Ce jour-là, autour de la table, figurent Roland Bourglan, référent à Aubagne de la Fondation pour le logement (anciennement Abbé Pierre), Christine Vandrame, Carmen Heuman, Cristel Migliaccio.

    « Le besoin local est immense »

    Et la situation est plutôt effrayante. Si la ville se trouve dans les clous du taux de logement social voulu par la loi, avec 27,4% et 5 500 logements sociaux selon le groupe ; 60% des demandes à Aubagne le sont « pour du logement très social, pour un public en grande précarité, dont les revenus sont en deçà de 13 000 euros par an », éclaire Roland Bourglan. Par ailleurs, 72% des Aubagnais sont éligibles au logement social. « Le besoin local est immense : 10 000 demandes de logement en cours à Aubagne, dont un peu plus de 3 000 concernent le logement social », cite Christine Vandrame. Aussi la lettre interroge : « Quel type d’offre de logements sociaux avez-vous l’intention de favoriser, en direction de quelle population ? » L’autre problématique majeure est celle du logement indigne. « Aubagne compterait le chiffre record de 21% de logements privés potentiellement indignes, soit environ 2 700 logements sur la ville », expose la lettre. Dans « logement indigne », on trouve le péril (danger pour la vie), et l’insalubrité (danger pour la santé). D’où la question aux candidats : « Quelles sont vos préconisations ? » Reste « le scandale des familles sans solutions de logement », épingle le groupe. Ils seraient 40 à 60 dans la ville, qui dorment dans la rue, dans des voitures ou des abris de fortune. Ouvrir une pension de famille serait une solution pour héberger, de façon pérenne, des personnes qui ne peuvent pas vivre seules. Gérard Gazay tout comme le candidat Jean-Pierre Squillari en souhaitent une. Le groupe voudrait savoir où elle serait localisée. Encore faudra-t-il se pencher sur le cas des personnes en situation de mal logement extrême.

  • Aubagne : Giovanni Schipani éreinte la gestion de Gazay

    Aubagne : Giovanni Schipani éreinte la gestion de Gazay

    «Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour construire une ville plus à l’écoute, plus humaine et plus forte », déclare, devant un auditoire de 364 personnes réunies à l’Espace des libertés, le candidat de « Aubagne mérite mieux ».

    Juste avant, l’Aubagnais de 35 ans, qui fut adjoint à la jeunesse durant le 1er mandat du maire (LR) Gérard Gazay a dit vouloir porter la voix des électeurs « autour d’un projet à la fois réaliste et réalisable ». Dans son équipe, Wahiba Thiery (finances) a constaté qu’il y avait aujourd’hui « moins d’agents municipaux, mais une masse salariale qui a explosé » sous la gestion du maire Gérard Gazay.

    « Le social sera protégé »

    Or « cette gestion-là, ça veut dire plus de strates hiérarchiques. Plus de cadres très bien payés. Et pendant ce temps, le terrain se vide », a-t-elle relevé. Au contraire, a développé la jeune femme, avec le programme de Giovanni Schipani, « le social sera protégé ». Le candidat, selon « la conviction que personne ne doit plus être laissé de côté », veut par exemple « une meilleure coordination entre les associations, les services de la Ville, les acteurs sociaux, notamment pour les personnes sans domicile et les situations de grande précarité. » Il défend le projet, dénommé Aubagn’elles, de « créer une maison municipale dédiée à la protection des femmes victimes de violence ». Mais aussi « une équipe de médiation sociale ». Il promet la cantine à 1 euro pour les enfants scolarisés. Le budget du Centre communal d’action sociale sera « augmenté de 10% ». Giovanni Schipani s’engage par ailleurs « à baisser de 10% les indemnités du maire et de ses adjoints ».

    Il entend également « mettre fin à la bétonisation », « classer les meilleures terres agricoles en zones protégées, et sécuriser l’eau ».

  • Le Dr Salem veut ranimer Aubagne avec deux plans clés

    Le Dr Salem veut ranimer Aubagne avec deux plans clés

    « Pour moi, la politique n’est pas un besoin, c’est un choix », a assuré le Dr Mohammed Salem, 67 ans. « Aubagnais de cœur depuis trente-cinq ans », le chirurgien, chef de service de la chirurgie à l’hôpital d’Aubagne, adjoint au maire (LR) Gérard Gazay de 2014 à 2016, a esquissé l’élu qu’il souhaite devenir : « Un maire humain, à l’écoute, un maire de terrain, sans langue de bois ». Alors qu’il voit « dépérir » le centre-ville depuis une dizaine d’années, il veut « redynamiser Aubagne ». Le candidat a annoncé : « Notre priorité sera le centre-ville.

    « Chaque projet sera chiffré »

    Peu avant, il a souligné : « Rappelons une vérité que certains préfèrent oublier : la dette d’Aubagne est une dette d’avant 2014 ». C’est-à-dire lorsque la municipalité était à gauche. Il a lancé : « Nous refusons le populisme. Chaque projet que nous porterons sera chiffré, financé, assumé ».

    Pour ranimer le centre-ville d’Aubagne, le Dr Salem veut construire, sur l’Esplanade de Gaulle, « le village des Halles ». Un projet « qui est le fruit de plusieurs mois de travail, d’échanges, de visites de terrain ». à l’intérieur, « nous avons construit une offre équilibrée, pensée pour compléter l’existant, pas pour le concurrencer ». Le coût : 1,8 million d’euros. Ces Halles seront « un moteur. C’est un effet domino positif pour l’ensemble du centre-ville », a-t-il plaidé. Conçu « comme un lieu qui rassemble toutes les générations », le Site du Bras d’Or sera réhabilité, pour un coût de 10 millions d’euros (60% de subventions, 30% de partenaires privés, 10% d’autofinancement). « Le Bras d’or de demain sera un lieu multimodal : on y trouvera du sport, de la culture, du numérique, de l’emploi et du lien intergénérationnel », a tracé le chirurgien. Ces projets seront explicités lors de son meeting du 3 mars prochain, a-t-il annoncé.

  • Le candidat Squillari esquisse une ville d’Aubagne solidaire

    Le candidat Squillari esquisse une ville d’Aubagne solidaire

    « L’Aubagne conviviale, solidaire, attentive à tous sans discrimination, l’Aubagne que nous aimons n’a pas disparu dans la médiocrité des clientélismes et dans l’esprit de clan », assure Jean-Pierre Squillari, lors de ses vœux, face à plus de 600 personnes, mardi soir. Il poursuit : « Beaucoup, de toutes opinions, nous le disent : Aubagne n’est plus Aubagne. Par manque d’imagination pour sa ville, par incompétence et par souci unique de sa carrière politique, le maire Gérard Gazay a rendu inaudible tout ce qui faisait sa notoriété et la créativité dont elle est encore capable. Un maire-éteignoir ! »

    Après avoir rhabillé pour l’hiver Gérard Gazay (LR), candidat pour un 3e mandat, Jean-Pierre Squillari, qui a dirigé notamment le centre de secours d’Aubagne, a fait de même pour Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille : « Cette Métropole technocratique et hypertrophiée doit impérativement être remise en cause, au service des habitants. Le long chapitre d’immobilisme ouvert chez nous par le duo Gazay-Vassal doit se refermer. »

    Pour opérer cette « rupture avec les années Gazay », Jean-Pierre Squillari suit, avec son équipe, trois caps : « Réparer, respirer, protéger. » Parce que, « depuis deux ans à sillonner Aubagne, on a entendu beaucoup de détresse », a témoigné Clémentine Fardoux, avant que le candidat ne prenne la parole. Il est nécessaire de « protéger ». Aubagne en commun annonce vouloir créer « un abri immédiat pour les personnes en détresse sur la voie publique ». Mais aussi « une mutuelle municipale qui sera moins chère et remboursera mieux ». De même qu’un « service public des pompes funèbres. Le prix des obsèques baissera et pas qu’un peu. »

    Cantine municipale

    La gauche veut aussi s’emparer de la question de la sécurité : « Nous avons une police municipale dont il faut changer le fonctionnement, avec prévention et répression, sans angélisme. » Sitôt l’équipe d’Aubagne en commun élue, un vaste plan écoles sera lancé. « L’entretien des établissements et la cantine scolaire reviendront en gestion municipale. Nous nous opposerons à toute tentative de remettre en cause la gratuité des bus, une menace que n’écarte pas la Métropole », réaffirme Jean-Pierre Squillari.

    « Réparer » passera aussi par « redonner à cette ville une place à toutes les cultures, car c’est un élément essentiel du vivre ensemble », a évoqué Gaëlle Rodeville. « Respirer » consistera à agir pour « une ville plus fraîche et plus saine » : ombre, fontaines… Pour rappeler le cap politique, enfin, Jean-Pierre Squillari a martelé : « Nous, nous marchons sur nos deux jambes : ni Macron ! Ni Le Pen ! Ni Gazay ! Ni Mélin ! Nous, c’est Aubagne ! »