Dominique Santoni laisse « un Département qui est debout »

Lundi matin, je ne serai plus présidente », officialise, ce vendredi, Dominique Santoni (LR), devant la presse. Élue sénatrice le 27 septembre, elle vient donc de remettre sa démission après plus de 5 ans passés à la tête du Département. L’occasion de balayer, une dernière fois, dans ce format, l’actualité.

Sa succession

« Il n’y aura pas beaucoup de suspense », glisse-t-elle, préférant attendre la semaine prochaine pour dévoiler le candidat qui sera porté par la majorité. Christian Mounier, vice-président délégué à l’agriculture et l’eau, est dans les starting-blocks. Pas de date encore pour la plénière spéciale chargée d’installer un nouveau président mais on se dirige vers début novembre.

En attendant, c’est Thierry Lagneau, 1er vice-président, qui assurera l’intérim. « L’idée est de rester dans la stabilité et continuité », pose Dominique Santoni, qui reste élue au Département et se chargera du budget et de l’enfance. A-t-elle l’assurance que sa « majorité relative » actuelle se maintienne ? Alors qu’on prête des intentions de candidature à Anthony Zilio (DVC), maire de Bollène, qui avait fait pencher l’élection en faveur de Dominique Santoni. « On l’a beaucoup aidé, soutenu, j’étais encore la semaine dernière à Bollène, je ne vois pas très bien comment il changerait d’avis », estime-t-elle.

Son bilan

« Je laisse un Département qui est debout », se targue la présidente. Surtout sur le volet financier, au regard d’autres conseils départementaux, comme la Gironde qui n’arrive pas à équilibrer son budget. « Un résultat d’équipe où on a réalisé 95% de ce que l’on a promis », défend-elle. Postule-t-elle à nouveau pour briguer le canton d’Apt en 2028 ? « On peut le dire, oui. » Citant comme éléments de « fierté », le chantier de Bonpas ou le recrutement de médecins, Dominique Santoni n’a qu’un regret : « Ne pas avoir assez communiqué et expliqué sur ce que nous faisions. »

La protection

de l’enfance

Questionnée par La Marseillaise sur la protection de l’enfance, compétence phare des Départements, Dominique Santoni avoue que c’était un « domaine que je connaissais peu, mais qui m’a transformée ». Alors que les besoins sont criants et qu’un foyer vient de fermer (notre édition de mardi), la présidente souhaite garder cette casquette. « Je continuerai à animer le groupe de l’aide sociale à l’enfance, c’est un sujet sur lequel on peut toujours faire plus », assure-t-elle. La collectivité est en mesure d’ouvrir d’ici à la fin de l’année 4 places d’une unité intégrée expérimentale « pour accueillir les enfants les plus difficiles qui sont agressés et agresseurs ».

Son rôle au Sénat

« Je n’y suis pas partie parce que j’ai peur [de perdre aux Départementales de 2028], au contraire, mon camp est mieux armé qu’en 2021 », revendique-t-elle. Au sein de la commission des affaires sociales, elle veut parler « insertion, travail, aide sociale à l’enfance, le Sénat est une fenêtre pour débloquer des choses sur les territoires ».

La présidentielle

Plutôt désabusée par l’offre actuelle, Dominique Santoni ne se prononce pas. Si les idées de son chef de parti Bruno Retailleau ne lui déplaisent pas, le profil ne l’emballe pas non plus. « J’attends une femme ou un homme providentiel qui me transcende, amène de la passion », projette-t-elle, jugeant qu’une victoire du RN « n’est pas inéluctable ».

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *