Ce samedi à partir de 9h, les bénévoles du groupe local Toulon – La Garde de la Ligue de protection des oiseaux de la région (LPO Paca) vous invitent à observer la biodiversité et les espèces qui peuplent la partie urbaine du fleuve de l’Eygoutier, au cœur de Toulon dans le quartier de La Rode.
L’Eygoutier suit un espace naturel sensible départemental (ENS). C’est-à-dire qu’il passe par un site naturel remarquable par sa richesse écologique, géologique ou paysagique qui fait l’objet d’une protection et de gestion menée par le conseil départemental. Et ce, du pont de Suze jusqu’à La Palasse avant d’entrer dans la zone urbaine toulonnaise. Bien qu’en grande partie sous-terrain, la coulée verte et la ripisylve qui se développent sur les rives du cours d’eau en ville en font un repère de biodiversité riche, d’où cette sortie d’observation.
D’ailleurs, vous retrouverez des panneaux et espaces labellisés « Refuge LPO » qui jalonnent les abords du fleuve pour encourager l’accueil de la petite faune sauvage.
Une histoire militaire
Ce fleuve est aussi appelé par les locaux « la rivière des amoureux ». Ce surnom plus poétique que l’Eygoutier est dû a une erreur de traduction et à une déformation phonétique du provençal. En effet, ce fleuve était autrefois bordé de nombreux mûriers en aval du pont de Suze il a donc été surnommé en langue provençale « riviero deis amourié », ce qui signifie « la rivière des mûriers ». Mais, avec le temps la ressemblance entre le mot provençal « amourié » et le mot français « amoureux » a modifié la traduction provençale qui a été déformée par l’usage populaire en « rivière des amoureux ».
Il prend sa source à La Crau et se dirige vers l’ouest en passant par le Plan de La Garde et du Pradet n’a pas toujours eu cette embouchure. Son cours d’eau naturel a été déplacé entre 1679 et 1681 par l’ingénieur militaire Sébastien Le Prestre de Vauban, plus connu sous le nom de Vauban, qui était à l’époque chargé par Louis XIV de transformer le port de Toulon en un port de guerre d’envergure.
Le fleuve côtier formait alors un delta marécageux au niveau de l’actuel port marchand et pouvait participer à l’ensablement du port, ce qui empêchait les grands navires de guerre d’y naviguer. C’est pourquoi son tracé a été déplacé vers le Mourillon. Du canard colvert aux papillons en passant par le lézard des murailles et oiseaux divers, c’est tout un monde qui s’offre à vous. Sans compter que la Ville agit également en faveur de la protection et de la préservation des martinets noirs et des chauves-souris.
Samedi de 9h à 12h.
Point de rendez-vous au
160, rue Amiral Nomy
83000 Toulon

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