« L’inquiétude est générale, elle va au-delà des fonctionnaires. Quand le prix du carburant en fait un produit de luxe et que les services publics se dégradent, et que plus localement, on ne sait pas où on va à la Métropole, car si des économies sont faites, elles vont l’être sur le dos des fonctionnaires… ça fait beaucoup ! », lance Patrick Rué, secrétaire général des Territoriaux FO 13.
Dans les rangs du syndicat, la colère et les difficultés à vivre s’expriment : « Avec un point d’indice bloqué depuis 10 ans dans la fonction publique, on règle juste nos factures, des agents se cotisent pour payer l’essence afin de venir travailler et on a de plus en plus de demande de mutation », explique Thierry, agent technique. Crèches, écoles, éboueurs, déchetteries : les agents des services municipaux et métropolitains, nombreux derrière leur secrétaire général, sont descendus vers la préfecture, où l’UD FO 13 s’était rassemblée. « Des soignants n’arrivent plus à se soigner », témoigne encore Nicolas, FO AP-HM. Dans la police, le manque d’attractivité amène aussi à des difficultés de recrutement : « La nuit on est 40 pour tout Marseille », déplore Arnaud Blaise, délégué du syndical Un1té. « 1 million de fonctionnaires sont sous le Smic, soit les onze échelons en dessous de la catégorie C », rappelle Franck Bergamini, secrétaire général UD FO 13, avant de rejoindre l’intersyndicale pour y être reçu.

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