Tag: agents territoriaux

  • FO dans la rue pour un vrai pouvoir d’achat

    FO dans la rue pour un vrai pouvoir d’achat

    « L’inquiétude est générale, elle va au-delà des fonctionnaires. Quand le prix du carburant en fait un produit de luxe et que les services publics se dégradent, et que plus localement, on ne sait pas où on va à la Métropole, car si des économies sont faites, elles vont l’être sur le dos des fonctionnaires… ça fait beaucoup ! », lance Patrick Rué, secrétaire général des Territoriaux FO 13.

    Dans les rangs du syndicat, la colère et les difficultés à vivre s’expriment : « Avec un point d’indice bloqué depuis 10 ans dans la fonction publique, on règle juste nos factures, des agents se cotisent pour payer l’essence afin de venir travailler et on a de plus en plus de demande de mutation », explique Thierry, agent technique. Crèches, écoles, éboueurs, déchetteries : les agents des services municipaux et métropolitains, nombreux derrière leur secrétaire général, sont descendus vers la préfecture, où l’UD FO 13 s’était rassemblée. « Des soignants n’arrivent plus à se soigner », témoigne encore Nicolas, FO AP-HM. Dans la police, le manque d’attractivité amène aussi à des difficultés de recrutement : « La nuit on est 40 pour tout Marseille », déplore Arnaud Blaise, délégué du syndical Un1té. « 1 million de fonctionnaires sont sous le Smic, soit les onze échelons en dessous de la catégorie C », rappelle Franck Bergamini, secrétaire général UD FO 13, avant de rejoindre l’intersyndicale pour y être reçu.

  • Force Ouvrière motive ses troupes mais part divisé

    Force Ouvrière motive ses troupes mais part divisé

    Force ouvrière montre les muscles avant la journée de grève et d’actions de ce mardi 29 septembre. « Pour les secteurs comme les écoles, les crèches, les cimetières, les bureaux municipaux, la grève va être très suivie », se félicite Patrick Rué, l’indéboulonnable secrétaire général du syndicat FO des agents territoriaux de la Ville de Marseille et de la Métropole.

    Ce lundi, sur le parvis du Mucem, son syndicat entend faire une démonstration de force avec la visite spéciale d’un bus deux étages de la Fédération des services publics FO et la présence de son secrétaire général, Laurent Mateu. « Le bus est là dans le cadre d’un tour de France en vue des élections professionnelles mais aussi pour informer la population soit sensible aux problèmes des fonctionnaires », développe Patrick Rué. Son secrétaire général abonde : « On arrive dans une période où une grande partie des agents de la fonction publique territoriale touche moins que le Smic. Il est temps de bouger, le mécontentement doit se faire entendre. »

    Des tensions

    avant les élections

    Problème : Avant la visite au Mucem, ce bus FO a fait un tour auprès de Franck Bergamini, le secrétaire général de l’UD FO 13 (lire encadré ci-contre). Une UD qui ne reconnaît pas comme légitime le syndicat des territoriaux de la Ville de Marseille et de la Métropole tenu par Patrick Rué, depuis l’émergence d’un autre syndicat dissident, uniquement sur le champ métropolitain, dirigé par Carine Pinet (lire notre article du 06/03). En effet, Franck Bergamini jugeait le syndicat historique de Patrick Rué « en dehors des statuts confédéraux ». Et ce, alors que la fédération a pris parti pour Patrick Rué. En bref, des dissensions qui ressurgissent avant les élections professionnelles, en décembre prochain, où FO joue sa place de première organisation dans les deux collectivités. « On n’a pas reconnu le syndicat de Carine Pinet. Notre secrétaire confédéral, Frédéric Souillot, a préconisé une assemblée générale. Quoi qu’il arrive, il y aura des listes déposées, et l’on verra quelle liste sera retenue. Il faut gérer ça au mieux », explique Laurent Mateu. Cette espérance de résolution du conflit par le haut est partagée par Franck Bergamini, mais avec une nuance. Car dans le cas où deux listes seraient bien déposées, il prévient : « La confédération tranchera. » D’ici là, les territoriaux fidèles à Patrick Rué se rassemblent devant leur local du boulevard d’Athènes pour cette grève du 29.

  • Face à l’urgence sociale, la CGT 13 passe à l’offensive

    Face à l’urgence sociale, la CGT 13 passe à l’offensive

    « On a l’obligation d’élever le niveau : le 25, il y aura des actions de grève partout dans le département. » Ce lundi, à la Bourse du travail de Marseille, Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, tape du poing sur la table. « Il y a 30 000 emplois qui sont menacés dans les Bouches-du-Rhône, des services publics qui se dégradent, des camarades criminalisés », tonne-t-il, le ton grave. Une référence aux multiples entreprises et industries menacées à plus ou moins court terme, à la multiplication des plans sociaux et à l’austérité qui fait tant de dégâts dans la fonction publique : « Il y a une urgence sociale. »

    Autour de lui, on retrouve des représentants de plusieurs secteurs : énergéticiens, finances publiques, agents portuaires, hospitaliers ou encore postiers… Tous sont réunis pour annoncer « une journée d’actions et de grève » qu’ils espèrent d’ampleur pour jeudi prochain.

    Concrètement, l’organisation table sur « des préavis dans plusieurs entreprises du privé », différentes actions, mais aussi un « arrêt de travail sur le Grand Port Maritime de Marseille [GPMM, Ndlr.] qui est prévu, de 9h à 15h ». Car c’est à la porte 2C qu’un « meeting » est prévu à 11h30 comme « point d’orgue » de cette journée de mobilisation.

    Tout un symbole dans la période. « La criminalisation de l’action syndicale s’intensifie. Pendant les retraites, c’était les camarades de l’énergie. Aujourd’hui, ce sont les camarades du GPMM qui sont attaqués », tempête le secrétaire général de l’UD CGT. Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT GPMM, justement concerné directement puisque visé par une procédure en justice, abonde : « Au port, on est à la croisée des chemins. Il y a des sites industriels historiques menacés par un manque d’investissement du patronat. Ce dernier n’a de cesse de s’alimenter des fonds publics : ArcelorMittal, Kem One… » Condamné en première instance dans l’affaire de la gestion des comptes du Comité d’entreprise du port, il rappelle : « On a fait appel, il est suspensif. On va continuer le combat : ceux qui pensaient qu’on allait être diminué, c’est le contraire. Et c’est pour cela qu’on fait ce rassemblement sur le port, un lieu symbolique. »

    Plus globalement, ce sont les militants de tous le département qui seront dans l’action. « On a une journée de mobilisation régionale sur la question des salaires. On veut vivre dignement de nos salaires et lutter contre la précarisation de nos emplois », explique Renaud Henri, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, évoquant une action « choc sur un poste de transport gaz qui alimente Marseille », ce jour-là. Les agents de différents services publics seront aussi dans l’action. « La fédération des services publics organise une semaine d’action sur les salaires, avec un appel à la grève le 25 justement », explique Johnny Benoit, pour la Coordination syndicale départementale des agents territoriaux, aux côtés de Frédéric Larrivée, pour la CGT Finances Publiques 13, et de Greg Fontaine pour la CGT AP-HM ou encore de Sabrina Manca pour la CGT Activités Postales. C’est d’ailleurs Baptiste Talbot, ancien secrétaire général de la fédération des Services publiques, qui va prendre la parole pour la CGT, au niveau confédéral, lors du meeting.

    Même principe à l’autre bout du département : « La CGT est menacée d’expulsion de la Bourse du travail d’Arles par le maire. Le tribunal administratif va juger l’affaire justement ce 25 juin. C’est une atteinte grave aux libertés syndicales et c’est en lien avec les discriminations dont sont victimes les camarades du GPMM », conclut Claude Mas, pour la CGT arlésienne. De quoi boucler la boucle.

  • Martigues : une charte lie agents et profs en maternelle

    Martigues : une charte lie agents et profs en maternelle

    « Le travail conjoint constitue un pilier de la sécurité affective et matérielle des enfants et des adultes » fréquentant les écoles maternelles de Martigues, selon le maire (PCF), Gaby Charroux. Une vision qui conduit l’assemblée d’une partie des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) de la Ville à entamer une démarche de co-écriture d’une charte de collaboration, ce mercredi matin, salle Dufy.

    L’idée de cette charte est de « formaliser le travail complémentaire des Atsem et des enseignants au sein de l’école », d’après Estelle Vidal, du service enfance famille de la Ville, notamment pour clarifier les missions de chacun. Avec 72 classes de maternelles et 67 Atsem, le travail s’étend sur un an pour déboucher sur une mise en application de la future charte à la rentrée 2027.

    Un outil de référence

    Cette future charte « n’est pas un document administratif de plus sur le bureau, mais un outil de référence utile et vivant qui fixe des principes de respect, d’écoute et de reconnaissance », selon Nicolas Bouland, inspecteur de l’Éducation nationale représentant la direction académique. C’est dans ce sens aussi que Gaby Charroux insiste sur « le partenariat étroit et constant de la Ville avec l’éducation nationale » pour « garantir le cadre bienveillant et adapté aux besoins de chaque enfant ».

    Une collaboration à deux étages, dans la classe et les institutions, fruit d’une « spécificité de l’école maternelle française d’avoir deux agents de deux employeurs différents », note Thierry Vasse, vice-président de l’Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation, des villes et collectivités territoriales (Andev). Ex-directeur d’école, inspecteur et directeur général adjoint d’une collectivité, ce dernier est revenu sur l’histoire de la profession, débouchant en 2018 sur l’« appartenance à la communauté éducative » des Atsem et de « l’institutionnalisation du dialogue avec les parents ». Une montée en compétences qui s’accompagne de responsabilités à réglementer en bonne intelligence.

  • La CGT des services publics monte au créneau

    La CGT des services publics monte au créneau

    L’Union départementale et son collectif services publics jugent nécessaire d’intervenir dans la campagne des élections municipales », campe Frédéric Larrivée, pour la CGT des Finances publiques du département, ce mardi, aux côtés des représentants des travailleurs de différents pans des services publics.

    Tous portent le même message en vue du premier tour, ce dimanche : « Il y a la possibilité d’avoir un relais au rapport de force. » Et, in fine, que l’élection des maires, « premier échelon politique », est cruciale sur bien des aspects pour le monde du travail comme pour les administrés. « Il y a des règles d’injustice fiscale, au national comme au local », entame Frédéric Larrivée, prenant l’exemple de la taxe foncière, compétence municipale. Monia Haddaoui, pour la CGT Éduc’Action 13, abonde avec l’exemple de « la loi pour le statut des AESH [accompagnants d’élèves en situation de handicap, Ndlr] refusée par les sénateurs ». Lesquels sont élus par les grands électeurs et représentent les collectivités.

    Le lien est tout trouvé avec l’alerte de la CGT Métropole AMP : « La montée du fascisme pourrait donner un représentant de l’extrême droite à la tête de l’établissement », s’inquiète Dominique Maccari pour le syndicat. Car la composition de l’hémicycle métropolitain dépend des municipales. « La question du visage politique qu’aura la Métropole peut entraîner une vraie baisse de moyens via les dotations aux communes », ajoute Véronique Dolot, de la CGT AMP.

    « L’extrême droite,

    c’est du recul social »

    Laquelle craint « des mesures dont l’objectif serait d’affaiblir tout bloc d’opposition aux idées fascistes ». Johnny Benoît, pour les agents territoriaux du Département, en sait quelque chose : « Quand une collectivité est gérée par l’extrême droite, c’est du recul social. À Marignane, la priorité est d’investir dans la levée de drapeau et les uniformes plutôt que de rénover le bâti scolaire. »

    Même inquiétude à l’hôpital, avec la CGT de l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille) qui dénonce un potentiel relais des politiques libérales dans la santé : « Les conseils de surveillance des hôpitaux publics sont présidés par les maires. C’est là que se votent les budgets et se décident les orientations », conclut Greg Fontaine pour l’organisation.

    Amaury Baqué
  • L’ouverture dominicale de la bibliothèque d’Avignon trouve ses adeptes

    L’ouverture dominicale de la bibliothèque d’Avignon trouve ses adeptes

    Depuis le 21 septembre, la bibliothèque Renaud-Barrault ouvre ses portes au public les dimanches après-midi, de 14 à 18 heures. Selon les premières données recueillies, 155 personnes en moyenne s’y rendent, chaque fin de week-end.

    « Pour nous, c’est un succès », se réjouit Bernard Autheman, conseiller municipal délégué aux bibliothèques, aux musées et à la culture provençale. Tout en assurant que ce chiffre-là « est en augmentation depuis novembre », l’élu insiste sur l’importance « d’avoir un équipement culturel ouvert le dimanche après-midi dans un quartier politique de la ville nous paraît essentiel », la bibliothèque étant située sur la rocade Charles-de-Gaulle. Chaque semaine, jusqu’à 1 300 personnes fréquentent l’établissement.

    S’appuyant sur une étude menée avec un étudiant en sciences politiques, fondée sur un questionnaire auquel 300 personnes auraient répondu, l’élu souligne que le public est majoritairement familial : environ 60% d’adultes et 40% d’enfants. Les femmes représenteraient deux tiers des usagers et un tiers des visiteurs ne viendrait que le dimanche. Comme quoi le rendez-vous a déjà trouvé ses adeptes.

    Un projet prolongé ?

    Comme annoncé lors de sa mise en place, le choix de la bibliothèque Renaud-Barrault plutôt que d’autres établissements, comme Ceccano en intra-muros, est assumé. « Avignon est une des rares villes à avoir un tel lieu dans un quartier prioritaire. Pour nous, c’est un lieu de vie culturelle, sociale et éducative. L’occasion de réunir tous les acteurs et les habitants », insiste Bernard Autheman. Depuis la réouverture du site fin 2024, plus de 1 000 personnes supplémentaires se sont inscrites à la bibliothèque. Un quart des prêts de documents sont également effectués à Renaud-Barrault.

    La mise en place d’une permanence avait notamment été décidée lors du conseil municipal du samedi 29 novembre dernier. Le projet avait suscité des interrogations chez les syndicats d’agents territoriaux, qui évoquaient une mise en place « sans concertation réelle ». Les permanences sont donc effectuées de façon équitable entre les agents du service. Les demi-journées dominicales travaillées sont également majorées.

    L’année en cours constitue une phase d’expérimentation de cette ouverture dominicale. « La culture et l’éducation sont essentielles à la vie démocratique et cette action est prioritaire », glisse le conseiller municipal qui, ne figurant sur aucune liste aux prochaines élections municipales, ne sera plus dans l’organigramme de la municipalité d’ici quelques semaines. Il espère que cette action sera « prolongée et amplifiée » par le ou la futur(e) maire de la Cité des Papes. À bon entendeur… ou lecteur.

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    À quelques jours seulement de l’annonce de sa décision concernant sa plus que probable candidature, à laquelle à La Marseillaise nous n’avons jamais douté, tout le monde essaie de décrypter le moindre signe ou de lire entre les lignes. Mais bien sûr rien ne transparaît dans les propos de la maire sortante sans étiquette Josée Massi ce mardi matin en salle des fêtes. À moins que…

    « Soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été simple. Elle a comporté son lot de difficultés et d’incertitude », commence-t-elle, en expliquant qu’elle ne souhaite pas s’appesantir dessus. Et pourtant il y aurait eu matière. Et d’expliquer : « Ce que j’en retiens, c’est que notre ville, une fois encore, a su faire face. »

    Une capacité de résilience face aux lourdes péripéties traversées pendant ce mandat qu’il est en effet bon de souligner. La première étant la déflagration qu’a provoqué la condamnation de son prédécesseur Hubert Falco. Le contexte économique, la cure d’austérité imposée par l’État aux collectivités et l’instabilité politique au niveau national faisant le reste. Sans compter l’adversité locale. Mais de tout cela Josée Massi maire de Toulon ne dira mot. Elle préfère voir plutôt « la solidité de l’administration mise en lumière par les défis relevés, avec professionnalisme ».

    « Toulon ne pourrait rien sans vous »

    La première magistrate a donc salué « l’esprit de responsabilité dont chacun a su faire part ». Celle aussi « des services, qui ont assuré la continuité des missions, dans des conditions parfois complexes ». Tout comme « les équipes de terrain, Ville et Antennes, qui maintiennent ce lien de proximité absolument indispensable avec la population ».

    Sans compter aussi l’esprit de responsabilité des élus, qui ont travaillé en étroite coordination avec les agents territoriaux pour garantir la cohérence et la stabilité de l’action publique.

    Et de poursuivre : « Dans ces moments, une évidence s’impose : Toulon ne pourrait rien sans vous. Votre engagement, votre expertise, votre sens du devoir et votre attachement au service public constituent la plus grande force de notre collectivité. »

    Une reconnaissance des missions accomplies qui a visiblement touché le personnel venu nombreux assister à ces vœux.

    Et la maire de Toulon de conclure : « J’en suis persuadée, on n’arrive à rien tout seul. L’esprit d’équipe est un atout précieux : cette coopération entre les services, la capacité à se soutenir, à partager les connaissances, à trouver des solutions ensemble, ont été déterminantes tout au long de l’année, et elles le resteront. En ce début de nouvelle année, je formule le vœu que la Ville poursuive dans cette voie : celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, du respect des valeurs du service public. »

    Presqu’un programme.

  • La prime « CIA » fait des remous chez les territoriaux de Marseille

    La prime « CIA » fait des remous chez les territoriaux de Marseille

    La CGT des agents territoriaux de la Ville de Marseille débute l’année sur les chapeaux de roues. L’organisation syndicale a déposé un « préavis de grève reconductible du 1er au 31 janvier 2026, couvrant l’ensemble des services municipaux ». Et si le préavis reprend, sans surprise, des revendications d’ordre national sur fond de « politique d’austérité depuis le mandat d’Emmanuel Macron », une « nouveauté importante » s’est ajoutée dans les demandes des agents. « Face aux nombreuses situations injustes remontées par les agents ces dernières semaines, la CGT a décidé d’ajouter une nouvelle revendication au préavis : la fin des inégalités dans l’attribution du CIA », explique la CGT Territoriaux Ville de Marseille. Et cette dernière ne parle pas de l’agence de renseignement états-unienne mais du complément indiciaire annuel (CIA). Une sorte de prime, versée pour l’année 2025 en ce mois de décembre, intégrée au régime indemnitaire des fonctionnaires, lequel est une partie de la rémunération de l’agent public. « C’est la première année que le CIA est attribué d’une manière aussi injuste », dénonce Mikael Casanova, secrétaire général de l’organisation. Avant de développer : « Le CIA est en place depuis un moment à la Ville, mais auparavant il dépendait de “raisons exceptionnelles”. Par exemple pour les agents qui ont aidé sur les Jeux olympiques ou les événements de la rue d’Aubagne. » Et c’est là où ça coince pour l’organisation syndicale. Car selon elle, le CIA a été attribué « au soi-disant mérite» pour 2025. « Ce sont les supérieurs hiérarchiques des agents qui l’ont donné de manière subjective. Certains se sont investis et ont eu le niveau 1, donc 0 euro, d’autres beaucoup moins et ont eu le niveau 3, plusieurs centaines d’euros », poursuit le syndicaliste. Il y voit là « un outil opaque, source de divisions entre collègues, générateur d’injustices et de frustrations, sans critères clairs ni équité de traitement ».

    Un réexamen pour FO

    En tout cas, la CGT n’est pas la seule organisation à se pencher sur le sujet. Le 14 décembre dernier, Patrick Rué, figure du syndicat FO de la Ville, s’alarmait sur les réseaux sociaux : « FO a demandé à ce que les agents privés de prime sans critères objectifs puissent demander la révision de cette décision ! ». Deux jours plus tard, son organisation explique avoir obtenu « le réexamen des décisions de niveau 1 » après « une alerte auprès de la direction des ressources humaines ». « Les procédures d’évaluation […] ont été appliquées d’une manière différente d’un manager à l’autre ou d’une direction à l’autre. De nombreux agents s’estiment injustement lésés par la décision d’attribution », développe le syndicat. Avant de se féliciter : « Le maire [Benoît Payan Ndlr] a donné suite favorable à la demande de réexamen. »

  • Avignon : les agents territoriaux lèvent leur préavis de grève

    Avignon : les agents territoriaux lèvent leur préavis de grève

    Il n’y aura pas de grève ni rassemblement prévu ce mardi matin devant l’Hôtel de ville d’Avignon. L’intersyndicale (CFDT-CGT-FO-Fédération autonome des agents territoriaux) a levé le préavis de grève illimité déposé depuis jeudi dernier après s’être mis d’accord avec la Ville quant à une revalorisation salariale (Rifseep).

    « Nous avons obtenu la revalorisation de tous les agents de catégorie C, à l’exception des encadrants qui faisaient partie de la deuxième phase du réexamen du Rifseep prévue en 2026 », indique l’intersyndicale dans un communiqué. Le point bloquant jusque-là était que seulement 60 % des agents étaient concernés par cette augmentation.

    « Sur l’enveloppe des 300 000 euros prévus pour 2025 et autant en 2026 nous avons ponctionné sur celle de 2026 où il restera environ 170 000 euros », détaille Claude Nahoum, le Premier adjoint. Plus de 1 000 agents vont ainsi voir leur fiche de paye augmenter de 15 à 80 euros selon les postes. « Les 132 Atsem [agents des écoles maternelles], qui avaient un petit Rifseep à 160 euros, vont prendre 80 euros supplémentaires avec une rétroactivité sur 9 mois, et ce juste avant Noël », se félicite Nicolas Garcia (FO).

    L’intersyndicale a joué la prudence, acceptant « à contre-cœur, l’arbitrage du cabinet du maire qui menaçait de supprimer l’enveloppe budgétaire de 300 000 euros et de la rétroactivité de 9 mois à laquelle les agents auraient pu prétendre ». « On n’a pas voulu prendre de risque », concède Nicolas Garcia qui ne digère tout de même pas la méthode. Cet accord sera conclu ce mardi matin en comité social technique (CST).