Il y a un peu plus de trois ans, citoyens et élus s’étaient largement mobilisés pour contester la fermeture du bureau de poste de Saint-Ruf. Si celle-ci n’avait rien donné, le lieu ayant finalement été fermé, ils sont plusieurs à vouloir manifester à nouveau si les fermetures de bureaux de poste se confirment.
La section Avignon-Morières-Le Pontet du PCF a, dans un communiqué, affirmé son refus d’« un nouveau recul du service public ». Tout en regrettant que « La Poste y avait déjà rendu la fréquentation de ces bureaux plus difficile en y imposant des horaires d’ouverture inadaptés », la section locale du parti assure que « fermer les lieux où l’on peut encore être accueilli et accompagné revient à éloigner davantage les services de ceux qui en ont le plus besoin ». Et demande à La Poste de renoncer à ces fermetures afin de garantir « un maillage postal à la hauteur des besoins de ses habitants ».
Une position également partagée par Fabrice Tocabens (PS), élu d’opposition au Département, qui dénonce « une nouvelle attaque de Direction de La Poste contre le service public ». Une décision qui est pour celui qui est également conseiller municipal d’opposition à Avignon « à contresens de toutes les politiques menées dans ces quartiers populaires, une fois de plus les personnes âgées ainsi que les plus pauvres vont perdre un service public essentiel ». Mais aussi Laurence Lefèvre, conseillère départementale d’opposition (DVG) et ex-adjointe au maire lors de la précédente mandature. « Les arguments avancés sont toujours les mêmes : moins de courriers, changements des usages, moins de colis, une activité qui évolue… Toujours pour finalité, réduire la présence de La Poste, mais à aucun moment la question essentielle : qu’en est-il du service public ? », pousse-t-elle dans un communiqué. Et poursuit en rappelant qu’un service public « ne se résume pas à faire des économies ou à rechercher la rentabilité » ; mais qu’il consiste « avant tout à rendre un service aux citoyens, à maintenir une présence de proximité et à garantir à chacun l’accès aux services essentiels ».
Du côté de la municipalité actuelle, contactée par La Marseillaise, pas de réponse ni de réaction pour l’heure. Se pose également la question de la vacance du lieu, la ville étant confrontée ces dernières années à cette problématique.

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