L’État étend le contrat initiative emploi à trois nouvelles villes

Au départ, le contrat initiative emploi (CIE) était un dispositif dédié au territoire marseillais. Le préfet de région Georges-François Leclerc a décidé de l’étendre à d’autres communes du pourtour de l’étang de Berre – Martigues, Vitrolles et Port-de-Bouc – en publiant un arrêté au début du mois de septembre.

Le principe est simple : l’État apporte une aide financière aux entreprises du secteur marchand souhaitant recruter en CDI ou en CDD de six mois minimum un demandeur ou une demandeuse d’emploi habitant dans un quartier prioritaire de la Ville. Le directeur départemental de France Travail Nicolas Conard développe : « C’est une mesure qu’on additionne à un contrat de travail et qui permet à l’employeur d’avoir accès à une prise en charge de l’ordre de 30% du Smic chargé pendant six mois. » Sur les 1 000 CIE qui sont à pourvoir, 489 ont déjà trouvé preneurs. Pour le reste, « premier arrivé, premier servi », affirme-t-il.

Selon le fonctionnaire fraîchement arrivé dans les Bouches-du-Rhône, c’est un « coup de pouce non négligeable » qui peut « accélérer le recrutement » dans les entreprises du territoire qui sont « majoritairement des TPE et des PME ».

« Ce dispositif se concentre sur des quartiers prioritaires de certaines villes où les freins sont plus importants, et qui méritent que les pouvoirs publics mettent plus d’énergie, affirme le sous-préfet d’Istres Christophe Borgus. On essaye de favoriser l’emploi dans des fleurons du territoire tout en aidant les personnes éloignées du monde du travail mais qui ont du talent à mettre un pied à l’étrier. »

Gagnant-gagnant

À Martigues, Provence Studios a bénéficié d’un CIE pour le recrutement d’Ange Giovannangeli, un Port-de-Boucain anciennement agent de sécurité dans les concerts et les spectacles qui souhaite se reconvertir dans la chanson. À la tête du complexe dédié à l’industrie du cinéma, Olivier Marchetti explique : « Lorsqu’on a voulu ré-internaliser le service de catering, j’ai directement pensé à lui car c’est un artiste et il a toujours été en contact avec ce monde-là. » Seulement, la conjoncture économique de la filière n’était pas au beau fixe. « Clairement, on n’est pas dans une période euphorique au niveau de l’activité. Le fait de mettre un petit peu d’huile dans les rouages permet de débloquer des situations. On aurait embauché, mais pas maintenant. Alors que c’est dans les périodes où c’est un peu plus complexe qu’on a besoin d’un maximum de moyens humains pour faire repartir la machine. Grâce au CIE, on se développe. »

Pour Ange Giovannangeli, ce contrat est une vraie opportunité : « Je rencontre des producteurs qui peuvent m’aider dans mon projet artistique personnel. » Un dispositif « gagnant-gagnant », résume Christophe Borgus.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *