« Je suis le symbole de ce que le rap est devenu : une musique décomplexée qui touche tout le monde », aime à dire Niska, tête d’affiche de la soirée d’ouverture du festival Marsatac, vendredi 12 juin au Parc Borély. À ce compte-là, rien d’étonnant à ce que ce rappeur, qui développe ses rimes sur des musiques aussi bien inspirées de la pop occidentale que de l’Afrique, n’ait écoulé, la semaine passée, tous les billets d’un double concert au Stade de France prévu en 2027 en seulement quelques heures. « La soirée du vendredi met à l’honneur ce que le rap fait de mieux aujourd’hui », indiquent les organisateurs de ce festival qui programmera aussi, lors de cette date inaugurale, une « nouvelle génération de talents rap », constituée d’artistes comme Jeune Morty, Huntrill et La Rvfleuze. Au menu également, la chanteuse martiniquaise Meryll, qui swingue de la pop au dancehall en passant par le hip-hop, ou encore l’artiste aux sons électro-orientaux, Ino Casablanca.
Soirée la plus attendue de Marsatac, la date du samedi 13 juin se jouera à guichets fermés. Le Parc Borély accueillera alors Théodora, phénomène de la pop francophone engagée et féministe, alias « Boss lady », qui a fait chavirer les cœurs et les hanches avec des tubes comme Kongolese sous BBL ou Fashion Designa, ainsi que le rappeur Disiz, à l’origine de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le titre Mélodrama interprété avec une certaine… Théodora. Jeune chanteuse guyanaise de dancehall à la trajectoire ascendante, la Pas jalouse Bamby, comme le suggère l’une de ses chansons phares, sera aussi très attendue par la jeunesse qui déferle à chaque climax du printemps sur le Parc Borély au moment de Marsatac. La journée de clôture du dimanche 14 juin a, elle, « été pensée comme une grande fête populaire », notamment marquée par une « programmation solaire majoritairement marseillaise avec des collectifs qui soutiennent la place des femmes et minorités de genre sur scène et défendent un droit inaliénable à la différence ».

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