Ils s’étaient déjà retrouvés en juillet dernier devant les grilles du rectorat pour dénoncer la précarité de leurs emplois. Ce mardi, huit organisations syndicales appellent les assistants d’éducation (AED) à une grève nationale. Dans les Bouches-du-Rhône, ces agents chargés de « l’encadrement et de la surveillance des élèves » se mobiliseront sur le parvis du rectorat d’Aix-en-Provence, dès 11h, dans le cadre d’un rassemblement organisé par la CGT Éduc’Action. Une délégation sera reçue par le recteur.
Parmi les principales revendications à l’origine de ce mouvement, figure le non-renouvellement de postes, que la CGT Éduc’Action juge « arbitraires ». « Dans les Bouches-du-Rhône comme partout en France, des AED se retrouvent sans emploi après six ans de service pour des motifs flous, illégaux ou inexistants (…), estime le syndicat. C’est par la menace permanente du non-renouvellement que les hiérarchies imposent des conditions de travail bien au-delà du cadre légal. Les AED ne veulent plus se laisser faire et s’organisent. »
De ce fait, les agents exigent « saisine systématique de la CCP [Commission consultative paritaire, Ndlr] en cas de non-renouvellement » des contrats. Autre motif de colère : des rémunérations jugées trop peu revalorisées et l’absence d’une grille salariale dans l’académie, selon le syndicat.
« La question des grilles salariales, c’est l’une des raisons pour lesquelles on avait fait grève, l’année dernière. Il ne s’agit pas de les modifier, mais les mettre en place. La Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) nous avait dit que le sujet était sur le bureau de la direction des ressources humaines du rectorat ; on pensait avoir gagné. Sauf qu’à la rentrée de septembre, le recteur a dit non, expliquant attendre des directives nationales », rapporte Stephan Cremades Raffi, pour la CGT Educ’action 13. Cette grille, qui permettrait aux agents de bénéficier d’augmentations de salaire, existe pourtant déjà dans d’autres académies. « L’académie d’Aix-Marseille est à la traîne », estime le syndicat.
Au niveau national et académique, la CGT éduc’Action revendique notamment, pour tous les AED, « un statut de fonctionnaire de catégorie B à 32 heures par semaine », une augmentation de salaire « immédiate de 400 euros par mois avec une grille salariale sur le modèle des AESH » et le respect, dans l’académie, d’un ratio 80 élèves par agent, nécessitant donc la création de postes. La CGT estime actuellement qu’il n’y a qu’un AED pour 120 élèves. Le syndicat réclame également « la prise en compte de la totalité des heures de nuit en internat ». à ce stade, le syndicat n’est pas sûr de reconduire la grève : « Le CDD et le chantage à la reconduction des contrats sont un frein à la mobilisation, sans compter le salaire qu’on perd : sur un Smic, ça joue. »

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