RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

Il y a eu la révolution des transports, avec la mise en service de nouveaux bus à haut niveau de service, une première prolongation du tramway à Marseille. Mais ce jeudi, c’est son contrecoup financier qui sera présenté aux élus de la Métropole Aix-Marseille, avec de la présentation du rapport d’orientations budgétaires. Les finances des transports virent en effet au rouge vif. « Le budget annexe fait face à ces difficultés structurelles avec un besoin de l’ordre de 80M à 90M d’euros dès le budget primitif 2026 », alerte ainsi le document qui parle d’un « véritable mur » financier. Dès 2025, la contribution d’équilibre s’est révélée insuffisante et l’épargne nette devrait être en déficit de 135 millions d’euros en 2028. « On pensait avoir une haie importante à franchir, là on a une muraille, le chantier financier (…) est colossal », souffle le vice-président LR aux finances David Ytier, avant le « temps du partage des constats ». Et de déplorer : « On nous demande de financer un développement de l’offre sans mettre les recettes qui permettent de financer. » D’autant plus que la Métropole doit faire face à 35 millions d’euros de ponctions de l’État.

Alors l’alternative est posée sur la table : « Dès le budget primitif 2026, augmenter les recettes et/ou baisser les coûts d’exploitation. » Sur la baisse des coûts, la Métropole propose d’emblée 14 millions d’euros d’économies « en supprimant les kilomètres peu productifs », les bus les moins fréquentés, sans toucher aux dessertes. Pour les recettes, elle espère préparer un nouveau plan Marseille en grand pour déployer les RER métropolitains et table sur une évolution législative pour augmenter le versement mobilité des entreprises… Mais surtout, la hausse des recettes commerciales « constitue un levier prioritaire, rapide et pérenne d’équilibre du budget ». Avec deux hypothèses : un prix du billet augmenté de 20 centimes (jusqu’à 3,6 millions d’euros de recettes) ou de 80 centimes (+10,2 millions d’euros). En augmentant au passage le tarif des dessertes de l’aéroport. Des hypothèses étudiées « pour le quatrième trimestre 2026 ». Même si David Ytier temporise : « Aujourd’hui il n’y a rien d’arbitré, on a seulement finalisé les constats. »

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