Les deux journées du festival Marseille fait son cinéma, créé par la Plateforme en association avec l’Alhambra, mettent à l’honneur le cinéma phocéen, une filière en pleine évolution. Au programme : conférences, projections et ateliers participatifs. Des rencontres avec des professionnels auront lieu, permettant aux visiteurs de se familiariser avec le processus de création d’un film.
La Marseillaise : Pourquoi mettre à l’honneur le cinéma marseillais ?
Cyril Zimmermann : Marseille est une ville où, historiquement, il y a beaucoup de choses qui se sont passées dans le domaine du cinéma. Elle est devenue une ville de tournage dans les vingt dernières années et, plus récemment, s’est dotée d’écoles dans la filière du cinéma : Kourtrajmé, CinéFabrique, la Satis, les AIS. Il y a eu une croissance de l’offre de formation pour les jeunes. Il y a aussi de nouvelles infrastructures qui se sont créées, avec la base logistique de Gèze, ou Provence Studio à Martigues. La cinémathèque française va aussi bientôt s’installer à Marseille. On est donc, collectivement, en train de s’équiper en talents, en formations, en infrastructures. Avec Marseille fait son cinéma, nous voulons faire un état des lieux de Marseille, qui devient une capitale du cinéma, française, européenne et méditerranéenne. Il y a à la fois une évolution assez monumentale ces dernières années, couplée à notre envie, en tant qu’établissement d’enseignement supérieur, de fédérer autour de nous les acteurs de l’univers du cinéma. Nous voulons nous regrouper ensemble pour nous donner, collectivement, le maximum de visibilité vis-à-vis des publics informés, des professionnels, de façon à ce que cela crée un effet cumulatif, un cercle vertueux.
Comment avez-vous pensé la programmation ? À quoi peuvent s’attendre les visiteurs ?
C.Z. : On a bien choisi notre nom : la programmation est pensée pour mettre à l’honneur Marseille et le travail qui y est fait dans la filière du cinéma. On a monté la programmation en trois parties : dans l’espace Plaza, il y aura des activités pédagogiques plutôt pour les jeunes publics. Les écoles de cinéma, notamment les AIS ou la Satis, vont délocaliser des ateliers pour montrer à des adolescents comment on crée l’image, comment on monte un film, comment on produit du son. Dans la salle des sucres, seront diffusés en permanence des films réalisés par des élèves des différentes écoles de cinéma de la métropole. Dans l’espace cabaret, il y aura, le vendredi 27 et le samedi 28, des rencontres menées par des professionnels de l’univers du cinéma. Robert Guédiguian va raconter sa relation avec Marseille et les tournages. Seront aussi présents Karim Dridi et Margaux Fournier, qui vient de recevoir un César pour Le bain des dames. L’idée est de réunir des personnes importantes du paysage du cinéma marseillais. Nous voulons donner aux gens l’envie d’essayer de faire du cinéma, montrer que ce n’est pas inaccessible. L’idée est d’être aspirant et enthousiasmant.
Après cette première édition, souhaitez-vous réitérer ces journées de rencontres ?
C.Z. : Nous voulons créer un rendez-vous du cinéma marseillais, une fois par an. Notre volonté est d’attirer de plus en plus de curieux et de passionnés dans ce lieu festif.
12 rue Urbain V, 13002 Marseille.
Entrée gratuite.

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